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samedi 3 octobre 2015

Rêves oubliés - Léonor de RECONDO

Pourquoi je le lis :


Après Pietra viva et Amours que j'avais adorés, je poursuis avec ma découverte de l’univers de Léonor de Récondo...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Quand il arrive à Irùn où il espère rejoindre sa famille, Aïta trouve la maison vide. Le gâteau de riz abandonné révèle un départ précipité. En ce mois d'août 1936, le Pays basque espagnol risque de tomber entre les mains des franquistes. Aïta sait que ses beaux-frères sont des activistes.
 
Informé par une voisine, il parvient à retrouver les siens à Hendaye. Ama, leurs trois fils, les grands-parents et les oncles ont trouvé refuge dans une maison amie. Aucun d'eux ne sait encore qu'ils ne reviendront pas en Espagne. 
 
Être ensemble, c'est tout ce qui compte : au fil des années, cette simple phrase sera leur raison de vivre. Malgré le danger, la nostalgie et les conditions difficiles - pour nourrir sa famille, Aïta travaille comme ouvrier à l'usine d'armement, lui qui dirigeait une fabrique de céramique.
 
En 1939, quand les oncles sont arrêtés et internés au camp de Gurs, il faut fuir plus loin encore. Tous se retrouvent alors au cœur de la nature, dans une ferme des Landes. La rumeur du monde plane sur leur vie frugale, rythmée par le labeur quotidien : les Allemands, non loin, surveillent la centrale électrique voisine, et les oncles, libérés, poursuivent leurs activités clandestines.
 
Écrit comme pour lutter contre la fuite des jours, le carnet où Ama consigne souvenirs, émotions et secrets donne à ce très beau roman une intensité et une profondeur particulières. 
 
Léonor de Récondo, en peu de mots, fait surgir des images fortes pour rendre à cette famille d'exilés un hommage où une pudique retenue exclut le pathos.

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Mon avis :


Comme pour Pietra viva et Amours, c'est d'abord la plume de Léonor de Récondo qui m'a séduite dans ce court roman. Son style fluide et épuré laisse transparaître les émotions, à commencer par la nostalgie et le mal du pays qui taraudent les personnages...

En plus, Rêves oubliés évoque une période de l'Histoire que je ne connais pas bien, même si Une dernière danse de Victoria Hislop, lu il y a peu, m'avait déjà donné un aperçu de ce que pouvait être la guerre civile espagnole. Ici, Léonor de Récondo nous donne une vision très humaine de ce qu'a pu être la vie des exilés espagnols.

Un très beau texte qui fait immanquablement écho à l'actualité...

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vendredi 21 août 2015

Amours - Léonor de RECONDO

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Léonor de Recondo il y a seulement quelques semaines avec Pietra Viva dont j'avais beaucoup aimé l'écriture très élégante...

J'espère passer un aussi bon moment avec Amours, d'autant plus que la quatrième de couverture me plaît beaucoup et que les avis des lecteurs sont plutôt unanimes...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d'une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s'épanouir le sentiment amoureux le plus pur - et le plus inattendu. 
Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant espéré. 
 
Comme elle l'a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s'apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n'a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. 
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l'enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s'éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles... 
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d'un sentiment qui balayera tout.

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Mon avis :


J'avais beaucoup aimé Pietra Viva, mais j'ai encore préféré Amours, sans doute parce que l'histoire m'a davantage touchée.

Il s'agit d'une histoire d'amour et de maternité très émouvante et magnifiquement servie par l'écriture épurée et élégante de Léonor de Recondo qui laisse si bien transparaître les émotions.

Tout au long du roman, il y a comme un voile de mélancolie qui plane sur le récit laissant entrevoir que le bonheur des deux femmes, aussi intense et inattendu qu'il soit, ne peut durer. La tension créée par Et cette certitude que la fatalité frappera crée une tension qui m'a empêchée de refermer le livre avant la dernière page.

Un très beau texte...

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jeudi 4 juin 2015

Pietra viva - Léonor de RECONDO

Pourquoi je le lis :


J'avais envie de lire ce roman depuis longtemps, mais je n'étais pas la seule et j'ai dû attendre mon tour à la bibliothèque...
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J'aimerais aussi beaucoup lire Amours.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Michelangelo, en ce printemps 1505, quitte Rome bouleversé. Il vient de découvrir sans vie le corps d’Andrea, le jeune moine dont la beauté lumineuse le fascinait. Il part choisir à Carrare les marbres du tombeau que le pape Jules II lui a commandé. Pendant six mois, cet artiste de trente ans déjà, à qui sa pietà a valu gloire et renommée, va vivre au rythme de la carrière, sélectionnant les meilleurs blocs, les négociants, organisant leur transport. Sa capacité à discerner la moindre veine dans la montagne a tôt fait de lui gagner la confiance des tailleurs de pierre.
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Lors de ses soirées solitaires à l’auberge, avec pour seule compagnie le petit livre de Pétrarque que lui a offert Lorenzo de Medici et la bible d’Andrea, il ne cesse d’interroger le mystère de la mort du moine, tout à son désir impétueux de capturer dans la pierre sa beauté terrestre.

Au fil des jours, le sculpteur arrogant et tourmenté, que rien ne doit détourner de son œuvre, se laisse pourtant approcher : par ses compagnons les carriers, par la folie douce de Cavallino, mais aussi par Michele, un enfant de six ans dont la mère vient de mourir. La naïveté et l’affection du petit garçon feront resurgir les souvenirs les plus enfouis de Michelangelo.
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Parce qu’enfin il s’abandonne à ses émotions, son séjour à Carrare, au cœur d’une nature exubérante, va marquer une transformation profonde dans son œuvre. Il retrouvera désormais ceux qu’il a aimés dans la matière vive du marbre.

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Mon avis :


Hasard de mes lectures, c'est la deuxième fois en très peu de temps que je croise Michel-Ange. Après Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard que j'avais aussi beaucoup aimé, c'est l'élégante écriture de Léonor de Recondo qui m'a entraînée dans le sillage de l'artiste...
Pietra viva évoque une période tourmentée de la vie de Michel-Ange : deuil de l'homme qui le fascinait, souvenirs résurgents de sa mère morte quand il était enfant, difficulté à se mêler aux villageois de Carrare. J'ai surtout apprécié l'écriture de Léonor de Recondo, dont le style fluide et épuré nous entraîne au plus près des émotions des personnages.
Voilà un très bon moment passé en compagnie cet auteur dont je lirai sûrement très vite les autres romans...

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jeudi 1 janvier 1970

Point cardinal - Léonor de RECONDO

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup l'écriture de Léonor de Récondo et c'est ce qui m'a donné envie d'acheter son dernier roman, davantage que la quatrième de couverture...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille méticuleusement, tristement. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, volait quelques instants de joie et dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable.

Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture et dissimulé dans le coffre la mallette contenant ses habits de fête. Il s’apprête à retrouver femme et enfants pour le dîner. Petit garçon, Laurent passait des heures enfermé dans la penderie de sa mère, détestait l’atmosphère virile et la puanteur des vestiaires après les matchs de foot. Puis il a grandi, a rencontré Solange au lycée, il y a vingt ans déjà. Leur complicité a été immédiate, ils se sont mariés, Thomas et Claire sont nés, ils se sont endettés pour acheter leur maison. Solange prenait les initiatives, Laurent les accueillait avec sérénité. Jusqu’à ce que surviennent d’insupportables douleurs, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus réfréner ses envies incontrôlables de toucher de la soie, et que la femme en lui se manifeste impérieusement. De tout cela, il n’a rien dit à Solange. Sa vie va basculer quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois chez eux. À son retour, Solange trouve un cheveu blond…

Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il lui faut laisser exister la femme qu’il a toujours été. Et convaincre son entourage de l’accepter.

La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée. Avec des phrases limpides, des mots simples et d’une poignante justesse, elle trace le difficile chemin d’un être dont toute l’énergie est tendue vers la lumière.

Par-delà le sujet singulier du changement de sexe, Léonor de Récondo écrit un grand roman sur le courage d’être soi.

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Mon avis :


à venir...

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