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jeudi 28 juin 2018

Le joueur d'échecs - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Stefan Zweig il n'y a pas si longtemps avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme que j'avais adoré.

Depuis, j'ai aussi lu Marie Stuart et Marie-Antoinette que j'ai beaucoup aimés également.

Je poursuis donc mon exploration de l'univers de Stefan Zweig, avec de la fiction cette fois...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.

Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".

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Mon avis :


Dans Le joueur d'échecs, Stefan Zweig nous propose le portrait de deux hommes aux personnalités diamétralement opposées, tous deux joueurs émérites d'échecs : d'une part le champion mondial, intellectuellement limité et dépourvu de toute finesse, et de l'autre un homme discret et cultivé pour qui les échecs ont été la seule échappatoire pendant la guerre au point de mettre en péril sa raison.

Tout au long du roman, l'auteur s'attache aux détails qui rendent le récit si réel malgré l'abstraction du propos parfois et qui rendent captivant un jeu qui, habituellement, me laisse plutôt indifférente. Car comme dans  Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le plus remarquable dans Le joueur d'échecs c'est la passion que Stefan Zweig retranscrit si bien ; la passion du jeu qui envahit tout et prend possession du joueur jusqu'à le rendre fou.

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jeudi 4 janvier 2018

Quand tu n'étais pas là - Laura BLOOM

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a plu, elle laisse présager une grande histoire d'amour...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Summer Hill, en banlieue de Sydney. Comme tant d’autres en cette année 1940, le mari de Catherine est mobilisé dans le Pacifique. Elle attend de ses nouvelles... En vain. Persuadée d’être veuve, la jeune femme tombe amoureuse d’un soldat américain. Quand en 1946, son époux revient traumatisé des combats, Catherine est rongée par la culpabilité. Car l’adultère n’est pas son unique secret...

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Mon avis :


J'ai d'abord été un peu déçue parce que l'histoire ne correspondait pas à ce que je m'étais imaginé à partir de la quatrième de couverture. Ajoutez à cela le rythme assez lent, l'atmosphère un peu sombre... et en plus j'ai eu du mal à éprouver de la sympathie pour l'héroïne et c'est peut-être ce qui m'a le plus freinée.

Mais finalement, malgré un début difficile, j'ai bien aimé cette histoire qui m'a fait découvrir un aspect moins connu de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, loin du conflit européen auquel on pense d'abord, il est ici question des combats dans le Pacifique et des femmes qui font tourner le pays en attendant retour des soldats au front et qui devront alors leur céder la place et retourner aux fourneaux.

L'auteur s'attarde tout particulièrement sur les difficultés qu'ont Catherine et Robert à se retrouver après une si longue séparation alors qu'ils sont hantés par les souvenirs (les atrocités de la guerre pour lui, les remords d'avoir "fauté" pour elle). Le retour en arrière semble impossible pour eux et le conseil mille fois répété aux femmes de ne rien changer afin que leurs maris retrouvent leurs repères à leur retour semblent d'autant plus absurde que c'est seulement une fois qu'ils se décident à faire des projets et à s'écarter du chemin qu'ils s'étaient initialement choisis que Catherine et Robert finissent par se retrouver

Je ne regrette donc pas d'avoir persévéré pour suivre ces personnages plein de nuances qui donnent vie à une histoire émouvante qui évite les facilités.

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vendredi 17 novembre 2017

Ch’t’aime… moi non plus ! - Alex ROUSSEL

Pourquoi je le lis :


Le début de Ch’t’aime… moi non plus ! était proposé en bonus à la fin d'une autre romance (qui ne m'avait pas tellement convaincue d'ailleurs) ; et ces premières pages m'ont donné envie de découvrir le roman...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Jeune blogueuse pleine de vie, Soline va de défi en défi pour satisfaire ses followers, jusqu’au pari le plus fou : « Séduire une célébrité… et la garder ! »

Justement, Ethan Russell, l’acteur chouchou de Hollywood, est en France pour un film historique. C’est l’occasion rêvée ! Aussi sexy que sensuel, il fera la cible parfaite…

Téméraire et déterminée, Soline se fait engager comme figurante sur le tournage avec sa meilleure amie.

Mais l’acteur américain n’est pas en France par hasard…

Et Soline va se retrouver prise à son propre jeu !

Comment lui avouer la vérité, maintenant ?

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Mon avis :


La situation de départ m'a paru très artificielle et les coups de chance et autres heureux hasards sont un peu trop nombreux pour qu'on puisse prendre l'histoire vraiment au sérieux. J'ai aussi trouvé dommage que Soline, l'héroïne, n'ait pas une vraie vie : elle met tout entre parenthèses pour se "consacrer" à sa romance. Cependant, l'héroïne est sympathique ce qui permet de se laisser prendre par l'histoire malgré tout.

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mardi 29 août 2017

La maison des sœurs - Charlotte LINK

Pourquoi je le lis :


J'ai lu La maison des sœurs il y a une quinzaine d'années : j'avais adoré ce roman qui m'a fait découvrir Charlotte Link.

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En résumé (quatrième de couverture) :



Pour tenter de sauver son couple, Barbara part passer Noël avec son mari dans le nord de l'Angleterre dans une petite maison isolée. Victimes d'une tempête de neige, ils sont prisonniers de leur habitation, sans chauffage, sans électricité et sans vivres. Barbara découvre alors, caché sous une latte de parquet, un manuscrit dans lequel elle se plonge. C'est l'histoire à peine romancée de la vie de l'ancienne propriétaire des lieux, Frances Gray. Une histoire faite de souffrances, de drames, de trahisons, et qui révèle un terrible secret. Qui aujourd'hui encore pourrait s'avérer dangereux... 

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Mon avis :


C'est le roman qui m'a permis de découvrir, il y a une quinzaine d'années, Charlotte Link, un auteur que j'aime beaucoup et que je suis toujours avec plaisir.

Lors de ma première lecture, La maison des sœurs m'avait beaucoup plu, d'abord pour l'écriture élégante de Charlotte Link, ensuite pour l'intrigue à double niveau où passé et présent se font écho...

Je dois avouer que j'ai un peu moins apprécié cette seconde lecture : le roman m'a semblé long (plus de 700 pages quand même) et j'ai trouvé que l'histoire de Barbara et Ralph (nos contemporains isolés de tout par la neige) n'occupait pas tellement de place dans le livre. J'aurais aimé en apprendre davantage sur eux...

Malgré ces petits bémols, j'ai passé un très bon moment avec La maison des sœurs qui nous offre une série de beaux portraits de femmes au XXème siècle, depuis les suffragettes d'avant la Première Guerre Mondiale jusqu'à une avocate carriériste des années 90.

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mardi 13 juin 2017

Une terre d'ombre - Ron RASH

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture empreinte de mystère qui m'a donné envie de lire ce roman

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En résumé (quatrième de couverture) :


Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère – revenu de la Première Guerre mondiale amputé d'une main –, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d'un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n'y pousse et les malheurs s'y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu'une sorcière. Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d'une flûte en argent. L'action va inexorablement glisser de l'émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l'ignorance et à la peur d'une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.

La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l'intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.

Après Le Monde à l'endroit (Seuil, 2012), Une terre d'ombre prolonge une réflexion engagée par l'auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d'amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

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Mon avis :


J'ai bien aimé ce roman malgré son atmosphère un peu sombre et son dénouement dramatique.

D'une plume fluide et sans (trop) longues descriptions, Ron Rash plante le décor en nous dépeignant une nature belle et dangereuse qui tient un rôle au moins aussi important que celui des personnages qui évoluent dans ces immensités.

On sent d'ailleurs très vite que ceux-ci sont condamnés par avance : une fin heureuse semble si peu envisageable (même lorsque le frère et la sœur retrouvent espoir d'un avenir meilleur) qu'une sorte de chape de plomb pèse sur tout le roman, à l'image de cette ombre qui règne en permanence dans le vallon où vivent les Shelton.

A remarquer aussi l'inversion des rôles opérée par l'auteur : l'ennemi allemand apparaît ici comme une victime innocente et le soldat américain devient le méchant de l'histoire, lâche et injuste, à l'opposé se l'image héroïque qu'il souhaite donner.

J'ai donc beaucoup aimé cette lecture aussi belle et âpre que les paysages qui lui servent de cadre...

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samedi 13 mai 2017

L'if et la rose - Mary WESTMACOTT (alias Agatha CHRISTIE)

Pourquoi je le lis :


J'ai eu envie de découvrir une autre facette d'Agatha Christie...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Comment John Gabriel, ancien candidat au Parlement, un opportuniste, séducteur, homme à femmes et grand buveur, a-t-il pu devenir celui que l’on nomme le père Clément, saint homme dont l’altruisme exemplaire est admiré et reconnu de tous ?

Revenant sur sa propre vie, Hugh Norreys raconte comment ce personnage charismatique marqua la petite ville de Saint-Loo et bouleversa la vie de nombre de ses habitants. Parmi eux, Isabella Charteris, une belle jeune femme aristocratique, silencieuse et mystérieuse, menant une vie paisible dans un château, avec trois vieilles dames pour seule compagnie. Norreys en tomba amoureux, mais il ne fut pas le seul.

Ce roman d’Agatha Christie est le récit d’une passion tragique qui enchaîne inéluctablement deux êtres l’un à l’autre et transforme leur vie en destin.

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Mon avis :


J'ai bien aimé L'if et la rose même s'il n'y a ni meurtre, ni enquête dans ce roman d'Agatha Christie. Cela n'empêche pas qu'il y a une bonne dose de suspense malgré tout car on sent tout au long du récit que les personnages se dirigent vers un destin inéluctable.

On retrouve également tout le talent de l'auteur dans la description qu'elle fait de la petite société de Saint-Loo toute occupée des prochaines élections : chaque personnage est ciselé à petites touches, chacun apportant sa pierre à la construction de la tragédie qui se joue.

J'ai apprécié de découvrir une autre facette de cette auteur essentiellement connues pour ses romans policiers.

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lundi 20 mars 2017

L'heure indigo - Kristin HARMEL

Pourquoi je le lis :


Les jolies couleurs de la couverture ont attiré mon regard, puis la quatrième de couverture a fini de me convaincre...

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En résumé (quatrième de couverture) :

À Cape Cod, dans le Massachusetts, Hope s’affaire derrière les fourneaux de la pâtisserie familiale. Entre son travail, la rébellion de sa fille adolescente, son récent divorce et ses soucis financiers, elle frôle parfois le surmenage. Hope s’enfonce peu à peu dans la déprime et la résignation. Aussi, quand sa grand-mère Rose lui demande d’aller en France retrouver sa famille disparue pendant la guerre, Hope accepte sans hésiter. Décidée à reprendre sa vie en main, elle s’envole pour Paris en quête de ce passé dont elle ignore tout. Car le temps est compté : atteinte de la maladie d’Alzheimer, la mémoire de Rose faiblit. Pour tout indice, elle a donné à sa petite-fille une simple liste de noms et une adresse.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé L'heure indigo, même s'il s'agit d'une histoire très triste (j'ai versé une petite larme plus d'une fois tout au long de ma lecture, ce qui n'est pas si fréquent...). Certains aspects du roman m'ont d'ailleurs paru un peu trop mélodramatiques, surtout que côté émotions, on est déjà servi avec la réalité historique. En effet, le roman parle de l'Occupation allemande en France, des violences perpétrées à l'encontre des Juifs (des familles raflées, éclatées, déportées, massacrées...) et du sort des survivants une fois la paix revenue.

Au-delà d'un témoignage des atrocités commises pendant la Seconde Guerre Mondiale, L'heure indigo est également un plaidoyer pour la tolérance religieuse à travers des exemples très émouvants prouvant qu'il n'y a pas tant de différences d'une religion à l'autre.

Mais finalement, ce qui m'a le plus plu dans le roman, c'est l'histoire de Hope qui doit jongler avec des tas de problèmes et se sent prise au piège dans sa propre existence, ne sachant plus à qui faire confiance.

Une belle histoire, profondément triste...

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samedi 18 mars 2017

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Annie BARROWS & Mary Ann SHAFFER

Pourquoi je le lis :


J'ai lu Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates pour la première fois à sa sortie en France, il y a près de dix ans. J'avais adoré ce roman, mais j'avoue ne garder que peu de souvenirs des détails de l'intrigue et c'est pour y remédier que je me lance dans cette relecture.

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal..."

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...



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Mon avis :


J'ai adoré cette relecture qui m'a permis de redécouvrir cette magnifique histoire. Une si belle lecture que je n'ai pas envie d'en ternir la magie en analysant les personnages, le style,...

Je dirai juste que c'est un beau roman épistolaire, à la fois touchant et amusant qui rend hommage aux bonheurs simples de la vie et aux héros du quotidien sous l'Occupation. Malgré les sujets graves abordés, le ton reste léger et pudique et on se sent bien avec les personnages du roman au point d'être un peu triste de tourner la dernière page.

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vendredi 8 juillet 2016

Une saison de granit - Florian FERRIER

Pourquoi je le lis :


Parce que la quatrième de couverture a l'air intéressante et en plus l'histoire se passe en Bretagne...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Sur une île bretonne pendant l'Occupation, une jeune fille affronte la haine de sa mère et les secrets dévastateurs de sa famille... jusqu'au jour ou une rencontre va changer son destin.
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En 1943, Léonie, 17 ans, retourne sur son île natale après le bombardement de son pensionnat rennais. Elle y retrouve son père, mutilé de la Grande Guerre, et sa mère, une femme hautaine qui lui voue une haine profonde depuis sa naissance. Lasse d'endurer les humiliations quotidiennes, Léonie décide d'en comprendre l'origine. Quelle obscure vérité se cache derrière tant d'acharnement ?
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Tandis que Léonie exhume un à un les secrets du passé, sa route croise celle d'un parachutiste anglais dont l'avion s'est écrasé sur l'île. Elle décide de lui venir en aide. Alors que l'occupant se fait de plus en plus menaçant, Léonie parviendra-t-elle à sauver le jeune homme sans risquer sa propre vie ?

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Mon avis :


Une saison de granit est un roman riche en émotions et en péripéties, même si l'histoire a mis un peu de temps à démarrer.

J'ai aussi trouvé dommage que les émotions ne transparaissent pas davantage dans le texte alors qu'il est question de violences et de maltraitance, de drames passionnels et des premiers émois amoureux.  Mais la plume de Florian Ferrier reste d'une netteté implacable, cette "froideur" correspondant finalement plus à la personnalité glaçante de la mère qu'à celle de la jeune Léonie.

Si la typicité du quotidien sur une île bretonne n'apparaît pas franchement dans ce roman, j'ai bien aimé la façon dont l'auteur raconte l'occupation Allemande et l'ambivalence des soldats qui sympathisent parfois avec la population et apparaissent comme des jeunes hommes comme les autres, jusqu'à ce que les ordres les ramènent à un comportement plus martial, voire même répressif.


Même si tout nous amenait vers ce dénouement, j'ai été un peu déroutée par le changement d'état d'esprit assez soudain de la jeune héroïne. Mais cela ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier Une saison de granit, une belle histoire poignante.

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lundi 20 juin 2016

Sorbonne Plage - Edouard LAUNET

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques du site Babelio...

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En résumé (quatrième de couverture) :

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Au début du siècle dernier, des universitaires parisiens prennent leurs quartiers d’été sur la presqu’île de l’Arcouest, un joli coin de Bretagne. Ils y pêchent, se baignent, naviguent en famille. Le reste de l’année, ils mènent des combats politiques et scientifiques : dreyfusisme, pacifisme, rationalisme, antifascisme… et recherche atomique. Dans le groupe de l’Arcouest, aussi surnommé "Sorbonne Plage", quatre prix Nobel – Marie Curie, Jean Perrin, Frédéric et Irène Joliot-Curie – seront à deux doigts de prouver qu’une énergie formidable peut être extraite de l’infiniment petit pour être mise au service de l’humanité. Les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki feront s’effondrer le rêve de ces idéalistes ainsi que notre foi sans bornes en la science.

Tout en nous faisant découvrir cette histoire humaine et scientifique hors norme, Édouard Launet nous raconte aussi celle, plus dramatique, de la bombe atomique, aventure intellectuelle autant que politique.

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Mon avis :


Je pensais avoir reçu un roman, un peu dans l'esprit de Marie Curie prend un amant d'Irène Frain, mais pas du tout : Sorbonne Plage est un essai. Cela n'enlève rien à la qualité du texte, mais j'ai quand même été légèrement déçue car j'ai une nette préférence pour la fiction.
 
Je me suis d'ailleurs assez vite ennuyée dans ma lecture à cause de cet alignement de faits : personnages, dates, lieux, anecdotes, citations, etc. Il me manquait la fluidité d'un récit plus traditionnel pour arriver à entrer dans le livre.

Et pourtant, le texte est très documenté, émaillé d'anecdotes et de citations des personnages historiques en question et on sent transpirer l'enthousiasme de l'auteur pour son sujet. Le style d'Edouard Launet est agréable, dynamique et on a un peu l'impression qu'il s'adresse directement aux lecteurs, nous expliquant tout cela de vive voix, sans l'intermédiaire du papier.

J'avoue que je me suis aussi parfois sentie un peu perdue au milieu de la profusion de personnages et de faits scientifiques évoqués même si l'auteur fait tout pour rendre son sujet abordable en évitant de trop s'attarder sur les aspects très techniques.

Alors, même si ce livre n'est pas destiné à un public de spécialistes, je pense qu'un réel intérêt pour le monde scientifique et l'histoire des grandes découvertes du début du 20ème siècle (autrement dit quelques connaissances préalables sur le sujet) sont nécessaires pour pleinement apprécier Sorbonne Plage. Or ce n'est pas mon cas...





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mercredi 6 avril 2016

Pour l'amour d'une île - Armelle GUILCHER

Pourquoi je le lis :


Parce que la Bretagne..

Et comme la quatrième de couverture me semble intéressante, je n'ai aucune raison de résister.

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En résumé (quatrième de couverture) :


À la fin de ses études de médecine, Marine décide de retourner vivre sur la petite île bretonne où elle a grandi jusqu'à la mort de ses parents. Mais dans le froid venteux de novembre, l'installation se révèle difficile : les habitants désertent son cabinet et affichent ouvertement leur hostilité. Marine comprend que le secret de cette haine est caché dans le passé de sa famille.

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Mon avis :



Cette lecture aura été une petite déception pour moi...

Il s'agit d'un premier roman et malheureusement, cela se sent. Le style n'est pas toujours très agréable, avec des tournures maladroites et des descriptions accumulant les clichés. J'ai aussi trouvé dommage que l'histoire s'éparpille : des personnages secondaires sont trop nombreux et les intrigues secondaires se multiplient sans apporter grand chose au récit, comme s'il y avait un certain nombre d'anecdotes que l'auteur tenait à inclure dans son livre.

Je pense que le roman aurait eu besoin d'être retravaillé davantage avant d'être publié sous une forme un peu plus épurée car l'histoire a vraiment un potentiel même si l'auteur nous propose une vision trop sombre à mon goût des îliens, des villageois et de l'humanité en général : la majorité des gens sont décrits comme froids, malveillants, cancaniers, calomniateurs, etc. J'ai trouvé très difficile de m'attacher à cette jeune femme qui a une vision si tranchée de ses semblables.

De même j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire car, après un premier chapitre correspondant à ce qui est annoncé dans la quatrième de couverture, on repart dans le passé de l'héroïne pour la suivre dans une période déterminante de son adolescence ; tellement déterminante d'ailleurs que l'essentiel en avait été dit dans le premier chapitre, coupant court à tout suspense. Et il faut attendre la moitié du livre pour retourner, enfin, à l'intrigue du premier chapitre...

Enfin bref, ce n'est pas un mauvais roman, mais il aurait mérité d'être davantage travaillé...

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vendredi 25 mars 2016

La rose des vents - Dominique MARNY

Pourquoi je le lis :


C'est l'un des premiers romans de Dominique Marny que j'ai lu et j'avoue que je l'avais presque totalement oublié jusqu'à ce que je tombe dessus à la médiathèque. L'occasion idéale de me rafraîchir la mémoire...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans ce roman où se mêlent saveurs provençales, plaisirs éphémères, amour et suspense, défile la chronique intimiste et bouleversante de celles et ceux qui, en se rebellant contre l'inacceptable et en le dénonçant, ont donné une nouvelle dimension à leur existence et à celle de leurs contemporains.

En 1936, la Rose des Vents figure parmi les plus charmants hôtels du rivage méditerranéen ; Solange, la propriétaire, veille sur la destinée de celui-ci. Parmi les habitués ou les voisins de l'établissement se sont installés des exilés allemands : artistes pour la plupart qui, à l'exemple du Munichois Ernst, ont fui l'Allemagne dès les débuts du nazisme afin de sauver leur vie, défendre leur liberté d'expression et dénoncer la terreur qui sévit dans leur pays. 

A la Rose des Vents, ultime refuge, les destins se croisent, les amours se tissent et les rivalités s'exacerbent. Solange parviendra-t-elle à protéger un lieu d'exception que beaucoup envient ? Entourée de Philippe, séduisant et intrépide pilote d'hydravion, de l'idéaliste et attachante Marianne, la jeune femme luttera sans se décourager contre l'injustice, les complots larvés et le danger.

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Mon avis :


J'ai passé un bon moment avec ce roman qui s'attarde particulièrement sur les trois ou quatre années précédents le début de la Seconde Guerre Mondiale : Hitler a de plus en plus d'influence et sa politique se radicalise tandis qu'à travers l'Europe les "incidents et concessions" diplomatiques se succèdent et chacun choisit son camp. A travers le destin de quelques personnages, Dominique Marny évoque les difficultés des exilés allemands ayant fui leur pays à cause de leurs idées ou de leurs croyances et elle illustre l'évolution des mentalités en France et plus particulièrement dans un petit village de Provence. On se rend compte à quel point la situation se dégrade rapidement tandis que la tension augmente au fil des pages et ce d'autant plus qu'on sait qu'on se dirige inexorablement vers la Seconde Guerre Mondiale et ses atrocités.

La rose des vents, c'est aussi un beau portrait de femme, celui de Solange, veuve sans enfant qui a su recréer autour d'elle une famille de cœur entre ses amis et les employés de son hôtel. On la découvre à une période charnière de son existence où elle doit faire des choix tant dans sa vie amoureuse que dans les convictions qu'elle défendra. Une femme sensible qui malgré les doutes et les menaces fera front.

Le style de Dominique Marny est agréable bien qu'il manque, à mon goût, de la fluidité et de l'ampleur qu'aurait méritées cette saga historique. Cela ne m'a toutefois pas empêchée d'apprécier pleinement ce beau récit.

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vendredi 22 janvier 2016

Les fleurs sauvages des bougainvilliers - Katherine SCHOLES

Pourquoi je le lis :


Katherine Scholes fait partie de mes auteurs favoris et je crois avoir lu (et adoré) tous ses livres : 

  • La reine des pluies
  • La dame au sari bleu
  • La femme du marin
  • Les amants de la terre sauvage
  • La lionne 

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En résumé (quatrième de couverture) :


Peintre australienne, Kitty Hamilton a été contrainte de renoncer à son art pour suivre son mari Theo au bout du monde, dans la colonie britannique du Tanganyika.
Car Kitty a bien des choses à se faire pardonner... Après le scandale qu'elle a déclenché à Londres, la jeune femme n'a pas le choix : si elle veut regagner la confiance de Theo, elle doit endosser son rôle d'épouse modèle. Sans faire de faux pas. 

Mais, très vite, Kitty s'ennuie, étouffe dans l'univers ultracodifié des colons.
Alors, quand son chemin croise celui de Taylor, un Anglais aux positions anticoloniales tranchées, qui lutte aux côtés des Massaï pour la préservation de leurs terres, sa nature fougueuse refait surface. 
À l'ombre des bougainvilliers, drames et passions couvent. Déchirée entre son besoin de venir en aide à ce peuple démuni, son attirance pour le charismatique Taylor et le devoir de rester loyale envers Theo, Kitty saura-t-elle faire le bon choix ?

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Mon avis :


Ayant eu pas mal de contre-temps ces derniers jours, je n'ai pas pu consacrer autant de temps que d'habitude à lire et je pense que la lecture des Fleurs sauvages de bougainvilliers en a pâti. A force d'en lire un petit bout par-ci, par-là, je n'ai pas vraiment réussi à "entrer" dans l'histoire dont la construction, basée sur des flash-back, est assez complexe.

On retrouve ici les ingrédients habituels des romans de Katherine Scholes : l'Afrique (et plus particulièrement le Tanganyika, devenu depuis la Tanzanie), la dénonciation des abus de la colonisation, une histoire d'amour poignante,... Tout cela est très bien raconté, mais Les fleurs sauvages de bougainvilliers ressemble peut-être trop aux autres romans de l'auteur pour que je ne sois pas un peu déçue.

Par contre j'ai beaucoup aimé l'héroïne, une jeune femme touchante, empêtrée dans le carcan des obligations sociales et tiraillée entre ses efforts pour sauver son couple agonisant et son désir de liberté, entre sa volonté de se conformer à ce qu'on attend d'elle et son besoin d'exprimer sa créativité et ses opinions.

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samedi 3 octobre 2015

Rêves oubliés - Léonor de RECONDO

Pourquoi je le lis :


Après Pietra viva et Amours que j'avais adorés, je poursuis avec ma découverte de l’univers de Léonor de Récondo...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Quand il arrive à Irùn où il espère rejoindre sa famille, Aïta trouve la maison vide. Le gâteau de riz abandonné révèle un départ précipité. En ce mois d'août 1936, le Pays basque espagnol risque de tomber entre les mains des franquistes. Aïta sait que ses beaux-frères sont des activistes.
 
Informé par une voisine, il parvient à retrouver les siens à Hendaye. Ama, leurs trois fils, les grands-parents et les oncles ont trouvé refuge dans une maison amie. Aucun d'eux ne sait encore qu'ils ne reviendront pas en Espagne. 
 
Être ensemble, c'est tout ce qui compte : au fil des années, cette simple phrase sera leur raison de vivre. Malgré le danger, la nostalgie et les conditions difficiles - pour nourrir sa famille, Aïta travaille comme ouvrier à l'usine d'armement, lui qui dirigeait une fabrique de céramique.
 
En 1939, quand les oncles sont arrêtés et internés au camp de Gurs, il faut fuir plus loin encore. Tous se retrouvent alors au cœur de la nature, dans une ferme des Landes. La rumeur du monde plane sur leur vie frugale, rythmée par le labeur quotidien : les Allemands, non loin, surveillent la centrale électrique voisine, et les oncles, libérés, poursuivent leurs activités clandestines.
 
Écrit comme pour lutter contre la fuite des jours, le carnet où Ama consigne souvenirs, émotions et secrets donne à ce très beau roman une intensité et une profondeur particulières. 
 
Léonor de Récondo, en peu de mots, fait surgir des images fortes pour rendre à cette famille d'exilés un hommage où une pudique retenue exclut le pathos.

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Mon avis :


Comme pour Pietra viva et Amours, c'est d'abord la plume de Léonor de Récondo qui m'a séduite dans ce court roman. Son style fluide et épuré laisse transparaître les émotions, à commencer par la nostalgie et le mal du pays qui taraudent les personnages...

En plus, Rêves oubliés évoque une période de l'Histoire que je ne connais pas bien, même si Une dernière danse de Victoria Hislop, lu il y a peu, m'avait déjà donné un aperçu de ce que pouvait être la guerre civile espagnole. Ici, Léonor de Récondo nous donne une vision très humaine de ce qu'a pu être la vie des exilés espagnols.

Un très beau texte qui fait immanquablement écho à l'actualité...

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mercredi 16 septembre 2015

La scène des souvenirs - Kate MORTON

Pourquoi je le lis :


J'avais très envie de lire ce roman depuis un moment. J'avais beaucoup aimé Le jardin des secrets, lu il y a quatre ou cinq ans déjà et Les heures lointaines attend dans ma pal que je prenne le temps...

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En résumé (quatrième de couverture) :


La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend dans le Suffolk, au chevet de sa mère mourante. En feuilletant un album de famille, la comédienne découvre une photographie qu'elle n'avait encore jamais vue. Datée de 1941, celle-ci montre sa mère aux côtés d'une inconnue – une certaine Vivien, comme Laurel ne tarde pas à l'apprendre. Ce prénom, étrangement familier à ses oreilles, la ramène brusquement cinquante ans en arrière, au cœur d'un après-midi d'été étouffant. L'adolescente rêveuse qu'elle était alors avait assisté à un événement tragique qu'elle avait ensuite tout fait pour oublier. 
 
Hantée par ce souvenir, Laurel décide de fouiller dans le passé de sa famille. L'histoire secrète qu'elle exhume la plonge dans Londres, en pleine Seconde Guerre mondiale.

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Mon avis :


J'ai adoré...

L'histoire commence assez lentement tandis que Kate Morton prend son temps introduire les personnages et pour mettre en place le décor (après tout, l'une des protagonistes est actrice). Puis les personnages gagnent en profondeur et le mystère s'épaissit et avant qu'on ne s'en rende compte on est complètement happé par le récit qu'on ne lâche pas avant de comprendre.

Kate Morton nous propose ici de beaux portraits de femmes : d'une part deux femmes aux caractères diamétralement opposés pendant la Seconde Guerre Mondiale à Londres, et d'autre part, à notre époque, une femme qui enquête sur le passé de sa mère mourante. J'ai d'ailleurs été assez surprise par l'une des héroïnes, celle qu'on est censé suivre au plus près, m'a semblé de moins en moins sympathique au fil des pages, ce qui m'a laissé vraiment perplexe... jusqu'à ce que le voile se lève finalement.

En plus de ces portraits de femmes et de l'histoire de leur famille, j'ai aussi beaucoup aimé l'aspect historique de La scène des souvenirs. En effet, le plus gros du récit se déroule à Londres pendant le Blitz et j'ai apprécié de retrouver un peu la même atmosphère que dans La pelouse de camomille de Mary Wesley : on y ressent l'urgence de vivre alors que la menace des bombardements est omniprésente.

Une très belle lecture, dense et riche en émotions...

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vendredi 24 juillet 2015

Léon et Louise - Alex CAPUS

Pourquoi je le lis :


J'avais noté ce roman sur une de mes listes parce que la quatrième de couverture m'avait plu...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Le jour des obsèques du grand-père, la famille est en train d’attendre le prêtre dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, lorsqu’une petite dame énergique, portant un foulard rouge, s’approche du cercueil, pose un baiser d’adieu sur le front du défunt et, en souriant malicieusement en direction de l’assistance, actionne une vieille sonnette de vélo. Dans les premières rangées, on chuchote. Est-ce vraiment cette Louise ? Elle a donc osé ?

Léon et Louise n’ont pas vingt ans lorsqu’ils se rencontrent dans un petit village français vers la fin de la Première Guerre mondiale. Connus, reconnus, perdus de vue, séparés par les hasards de l’Histoire, les deux jeunes gens ne s’oublieront jamais.
 
Avec un sens délicat du détail et un souffle narratif puissant et élégant, Alex Capus explore les ressorts complexes de deux existences. Surgissent alors le décor et l’ambiance des différentes époques durant lesquelles nous suivons les péripéties des deux héros : la Normandie pendant la Première Guerre ; Paris sous l’Occupation ; le Quai des Orfèvres et la Banque de France ; l’action du préfet de police pour cacher les archives relatives à l’immigration ; l’opération de sauvetage de l’or de la République…
 
En réinventant la vie secrète de son propre grand-père sur plus de quarante ans, Alex Capus signe le roman d’un amour plus fort que le tourbillon de la vie, une irrésistible épopée qui a déjà séduit un grand nombre de lecteurs à travers le monde.

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Mon avis :


Comme son titre le laisse deviner, ce roman est une belle histoire d'amour entre une jeune femme pétillante et un jeune homme rêveur que le destin séparera, puis réunira à nouveau dix ans plus tard. Si Louise est présentée comme une femme un peu fantasque et très moderne pour l'époque, Alex Capus s'est surtout attardé sur le portrait très touchant de Louis, un homme simple, confronté à des choix plus que difficiles (Rejoindre la femme qu'il aime depuis d'adolescence ou rester avec son épouse et ses enfants ? Résister et mettre les siens en danger ou collaborer et piétiner ses convictions ?) et qui finalement parviendra à trouver un équilibre.

Léon et Louise, c'est aussi un roman historique qui raconte le quotidien des gens ordinaires, aussi bien que des aspects moins connus (ou en tout cas assez rarement évoqués dans les romans), comme l'évacuation des réserves d'or de la France pendant la seconde guerre mondiale.

J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Alex Capus : poétique et pleine de tendresse pour ses personnages, avec une pointe d'humour pour que le ton reste léger, tout comme la relation de Léon et Louise est toujours décrite avec délicatesse.

Un très bon moment de lecture...

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dimanche 28 juin 2015

Le fil des souvenirs - Victoria HISLOP

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques temps, j'ai lu (et beaucoup aimé) L'île des oubliés ce qui m'a donné envie de continuer à découvrir l'univers de Victoria Hislop...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Thessalonique, 1917. Le jour de la naissance de Dimitri Komninos, un terrible incendie ravage la ville et tous les biens de la famille. Sans cette catastrophe qui les force à s'exiler, son chemin n'aurait pas croisé celui de la petite Katerina, débarquée rue Irini après avoir été arrachée à sa mère en fuyant Smyrne...

Dès lors, les destins de la couturière prodige et de l'héritier d'un empire textile vont être liés à jamais, tandis que les guerres, les révolutions et la haine déchirent la cité, où chrétiens, juifs et musulmans vivaient jusque-là en harmonie.

Un siècle plus tard, de quels trésors Katerina et Dimitris sont-ils les gardiens ? Comment transmettre leurs secrets avant qu'il ne soit trop tard ? Après avoir traversé les pires tragédies, le temps est venu de dérouler le fil des souvenirs...

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé l'écriture de Victoria Hislop qui nous entraîne dans une grande fresque historique à travers le destin de quelques personnages représentatifs de la population de Thessalonique. J'ai trouvé le personnage de Katerina particulièrement attachant, fragile mais tenace, confrontée aux pires épreuves dès son plus jeune âge...

C'est juste dommage que la fin soit traitée un peu rapidement à mon goût...
Le fil des souvenirs m'a aussi permis de me rendre compte à quel point je connaissais mal l'histoire de la Grèce, qu'il s'agisse des échanges de populations avec la Turquie ou des "troubles" qui ont fait suite à la Seconde Guerre mondiale... Le roman a donc été l'occasion d'apprendre des tas de choses.
J'ai vraiment passé un bon moment avec Le fil des souvenirs, je crois même que je l'ai préféré à L'île des oubliés...

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samedi 10 janvier 2015

Les mystères de Camille - Karine LEBERT

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a plu...
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Du même auteur, j'ai aussi lu Les sortilèges de Tremblay il y a peu de temps.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Abandonnée sur les bords de Seine alors qu'elle n'avait que deux mois, Camille est recueillie chez Francine et Julien, un modeste couple de fermiers. Elle possède un véritable don pour faire la cuisine et rêve en secret de devenir pâtissière. Mais ce beau projet se heurte au destin que lui ont réservé ses parents adoptifs : une vie ennuyeuse auprès d'un mari bien terne.

Cependant Camille parvient à se faire embaucher comme serveuse dans un salon de thé, un métier pour elle plein de promesses, d'autant plus que son employeur, Martial Osmont, ne la laisse pas indifférente.

Elle ignore encore que le chemin qu'elle emprunte la mènera au mystère de ses origines.

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Mon avis :


Comme pour Les sortilèges de Tremblay, je n'ai pas du tout été convaincue par Les mystères de Camille. 

La trame du récit, quoique assez classique, est intéressante avec cette jeune femme de la campagne qui part pour la ville afin d'apprendre le métier qui la passionne même si cela ne correspond pas aux critères de son époque.

Un intrigue intéressante donc, mais le style de Karine Lebert rend la lecture assez ennuyeuse et même parfois fastidieuse. La manière dont elle gère le temps avec des bonds en avant suivis de longues explications pour raconter ce qui s'est passé entre temps, y compris pour des faits majeurs, alourdit inutilement le rythme.

Voilà pourquoi je ne lirai sans doute pas tout de suite un autre roman de Karine Lebert... 

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lundi 29 décembre 2014

Les sortilèges du Tremblay - Karine LEBERT

Pourquoi je le lis :


Toujours cet attrait pour ce qui s'écrit sur la Bretagne. En plus, la quatrième de couverture laisse présager d'une histoire teintée de surnaturel (ou de superstition ?) et de passion. A voir...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans la région de Cancale, les drames d’une lignée de dentellières originaires d’Irlande, rousses, belles et un peu sorcières. La fascination qu’elles exercent sur les hommes du cossu manoir du Tremblay pèse sur elles comme une malédiction. Du milieu du XIXe siècle à la fin du XXe, six générations de femmes prises dans les tourments de l’amour affrontent secrets et trahisons.

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Mon avis :


Ca n'a pas été un coup de cœur, loin de là...
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Dès la préface d'Yves Jacob, j'ai été sur la défensive : Karine Lebert est comparée à de grands auteurs régionalistes comme Marcel Pagnol, par exemple. Sauf que le style de Karine Lebert est loin d'égaler celui de ces écrivains qui font partie des classiques de la littérature française, il est même parfois maladroit.

J'ai fini par trouver le roman un peu long et répétitif au fil des générations, avec un suspense pas aussi intense qu'annoncé dans la quatrième de couverture. Le seul élément vraiment surprenant est l'épilogue qui constitue un pied de nez au destin et aux happy-ends conventionnels. C'est original mais cela ne correspond pas du tout au style du reste du livre.

Enfin (et là c'est juste mon chauvinisme qui parle), je n'ai pas tellement aimé la vision de la Bretagne que donne Karine Lebert : beaucoup de clichés, la plupart dévalorisants.

Je suppose que j'espérais trop de ce roman car les critiques sur les autres blogs sont globalement positives...

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jeudi 27 novembre 2014

La femme qui dit non - Gilles MARTIN-CHAUFFIER

Pourquoi je le lis :


C'est un article de journal qui a attiré mon attention sur ce roman qui semble raconter un beau destin de femme.

Et en plus l'histoire se passe en Bretagne...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Septembre 1938. Alors que le destin de l'Europe bascule à Munich, un voilier anglais jette l'ancre à l'Ile-aux-Moines. A son bord un riche Anglais et sa fille Marge. Elle rencontre deux jeunes Bretons, Blaise de Méaban et son meilleur ami Mathias. Elle épouse Blaise mais ne l'accompagne pas à Londres lorsqu'il s'embarque pour répondre à l'appel du général de Gaulle. Esseulée, elle fait de Mathias son amant - et le véritable père d'un fils prétendu légitime. Ce lourd secret de famille et la guerre feront le reste...
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De la débâcle à l'épuration en passant par la déportation, de Diên Biên Phu aux jeux Olympiques de Tokyo en passant par les casinos de La Baule et la guerre d'Algérie, ce trio amoureux traverse un quart de siècle. On y croise de Gaulle et Mitterrand et on y lit la lâcheté et l'opportunisme des hommes. mais aussi leur tendresse. Marge, joueuse, intrépide, délurée et libre, raconte leurs choix et leurs trahisons, leurs défaites et leurs victoires, leurs joies et leurs amertumes.

Elle aura fait de sa vie une fête galante et incarné une certaine idée de la France. Marge, à la marge des conventions : Marge, au centre de tous ces destins.

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Mon avis :


J'ai été servie, tant pour le destin hors norme de cette femme que pour l'image de ma chère Bretagne.

La femme qui dit non offre une vision inhabituelle de la seconde Guerre Mondiale loin des clichés et des idées de bon ton. La frontière entre résistance et collaboration apparaît bien floue, et même presque superflue.

Même chose pour la Bretagne : l'auteur en parle avec justesse et tendresse, mais il est beaucoup plus incisif avec les Bretons, en particulier avec ceux qui ont de trop grandes idées, comme les indépendantistes...

Mais le plus savoureux dans le roman de Gilles Martin-Chauffier, c'est l'écriture vive, pleine d'esprit et sans concession (voire même corrosive), tout fait à l'image de son héroïne si vivante et oublieuse des conventions.

Un délice...

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