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samedi 14 juillet 2018

La dentellière de la brume - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques semaines, j'ai lu Un été bigouden d'Anne-Marie Castelain. Son écriture m'avait beaucoup plu, c'est pourquoi j'ai emprunté un autre de ses romans disponibles à la médiathèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Angélique et sa famille, vaillants travailleurs de la mer, n'ont pas la vie facile dans ce petit port de pêche breton. Or Angélique aspire à un nouvel horizon. M. Jehan, contremaître de son usine, soupçonne en elle quelques talents cachés et la confie aux bons soins de la comtesse de Kéradec, directrice d'un atelier renommé de dentelle. Plus douée que ses camarades, rapidement distinguée, commence pour elle une ascension qui l'amènera jusqu'à Paris et ses lumières. Notre ambitieuse héroïne n'est pourtant pas au bout de ses surprises...

Le destin d'une jeune ouvrière bretonne qui deviendra une dentellière reconnue dans le Paris de la Belle Epoque. 

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue de ne pas retrouver le style si particulier d'Anne-Marie Castelain qui m'avait tant plu dans Un été bigouden. Non que La dentellière de la brume soit mal écrit, loin de là, mais c'est rédigé d'une plume plus classique mais très agréable.

La dentellière de la brume est un roman de terroir tout ce qu'il y a de plus traditionnel qui nous emmène à la pointe sud de la Bretagne, au tout début du XXème siècle. On découvre le quotidien des familles de pêcheurs à la sardine, qui après des années de profusion sont confrontées à une brusque pénurie de poissons. En découlent crise économique et disette, poussant les uns et les autres à chercher d'autres sources de revenus, comme les jeunes filles devenant dentellières...

La dentellière de la brume  m'a un peu rappelé La légende du pilhaouer, lu il y a peu, bien que l'atmosphère ne oit pas du tout la même : même époque, même coin de Bretagne, thème du "costume traditionnel opposé au costume moderne" en arrière plan, etc.

Malgré ma petite déception concernant le style, j'ai passé un bon moment avec ce roman.

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samedi 7 juillet 2018

La légende du pilhaouer - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire le dernier roman de Daniel Cario...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Dans toute tradition populaire circulent des croyances qui dépassent l'entendement. En Bretagne sans doute plus qu'ailleurs..." Ainsi débute en 1858 l'histoire du brodeur de Pont-l'Abbé qui créa un costume féminin d'une beauté exceptionnelle. Trois jeunes filles voulurent le porter le jour de leurs noces. Pour leur plus grand malheur.

Aux yeux de tous, Lazare Kerrec est considéré comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-l'Abbé. Péché d'orgueil ? Il a en tête de confectionner le plus beau des costumes mais que nul ne portera. La parure achevée, un gilet et un manchoù (sorte de petite veste) ornés de broderies somptueuses, révèle une telle maîtrise qu'on pourrait croire qu'elle est l'œuvre du diable. Qui sait... ? En 1860, à l'insu du brodeur, sa petite-fille décide de porter le costume pour son mariage. Folies et tragédies s'enchaîneront...

Des décennies plus tard, Zacharie Le Kamm, modeste pilhaouer – chiffonnier –, arrière-petit-fils du tailleur, a hérité de la parure. Même s'il désapprouve l'union de sa fille adoptive, Violaine, avec le fils d'un riche terrien, il accepte qu'elle revête les sublimes atours en ce jour de noces du printemps 1900. Comme pour défier la malédiction.

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Mon avis :


J'ai davantage apprécié La légende du pilhaouer que Trois femmes en noir (du même auteur) que j'ai lu dernièrement. Les personnages sont moins nombreux (on passe donc davantage de temps avec chacun) et j'ai aimé la façon dont le surnaturel s'invite dans le quotidien.

Dans le roman, on découvre la vie d'un pilhaouer, métier itinérant méconnu, ainsi que la vie d'un petit bourg breton au tournant du siècle partagé entre "francisation" et maintien des traditions.

La dernière partie m'a un peu moins plu car le récit devient un peu trop rocambolesque à mon goût, au point qu'on en oublierait presque le destin du costume maudit...

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mardi 12 juin 2018

Péril en mer d'Iroise - Jean-Luc BANNALEC

Pourquoi je le lis :


J'ai déjà lu les précédents romans de Jean-Luc Bannalec :

J'ai beaucoup aimé ces quatre romans, surtout pour la carte postale si pittoresque de la Bretagne que l'auteur nous offre à chaque fois.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Immersion agitée en mer d'Iroise pour le commissaire Dupin, qui, de Douarnenez, à la découverte de l'histoire de la cité sardinière, jusqu'à l'île de Sein, mène l'enquête.

Trois cadavres en trois lieux de crime, et le commissaire Dupin est sur le pont ! Le premier corps est retrouvé au petit matin dans un local de la criée de Douarnenez ; la victime est une pêcheuse professionnelle. Sur l'île de Sein, une jeune chercheuse spécialiste des dauphins gît dans le cimetière dit "des cholériques". Le troisième cadavre, enfin, sur la presqu'île de Crozon, est celui d'un professeur de biologie à la retraite, passionné d'histoire. Ces trois meurtres sont liés, cela ne fait aucun doute... Mais qui pourrait être le coupable parmi les travailleurs de la mer ?

Périls et mystères en mer d'Iroise sont au cœur de cette cinquième enquête de Dupin, forte en iode ! 

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Mon avis :


 Péril en Mer d'Iroise n'est pas une lecture désagréable, mais elle ne m'a pas enthousiasmée non plus.

En effet, aucune surprise avec ce nouvel opus du commissaire Dupin : du pittoresque avec la Bretagne en premier plan et une enquête qui semble parfois secondaire.

L'image donnée de la Bretagne est tellement idéalisée (avec des personnages passionnés, mais qui parlent comme des guides sur n'importe quel sujet pourvu que cela concerne la Bretagne) que je ne l'ai pas reconnue. Personne ne se lance dans de tels exposés sur la culture, l'économie, l'écologie aussi bien que sur la politique ou l'histoire à la moindre occasion.

Concernant l'enquête, je suis restée dans le flou jusqu'au bout, d'autant que pour maintenir une part de mystère, l'assassin n'a pas l'occasion de s'exprimer après avoir été démasqué. On ne sait donc pas exactement ce qui l'a poussé à tuer trois personnes, ni même ce qui liait vraiment les trois victimes. C'est assez frustrant.
 
Pas sûre que je lise le prochain tome...

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jeudi 31 mai 2018

De battre la chamade - Sophie TAL MEN

Pourquoi je le lis :


J'ai beaucoup aimé Les yeux couleur de pluie et Entre mes doigts coule le sable, je ne pouvais donc pas passer à côté du troisième volet des aventures de Marie-Lou...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En commençant son internat de médecine à Brest, Marie-Lou est très vite happée par le tumulte de l'hôpital. Un concentré d'humanité où les rencontres, les émotions, les disparitions aussi, font grandir, mûrir. Plus qu'un apprentissage, c'est une prise de conscience, sur soi et sur le monde. C'est là que bat le cœur de la vie.

Côté sentimental, les choses ne sont pas moins compliquées... Comment retenir l'instable et insaisissable Matthieu dans ses filets ? Lui qui a dû mettre la médecine entre parenthèses pour retrouver son père disparu ?

On retrouve l'énergie et la fraîcheur de l'auteur des Yeux couleur de pluie et de Entre mes doigts coule le sable dans ce roman du quotidien mouvementé de Marie-Lou et Matthieu. Un chassé-croisé amoureux sans répit, un portrait sans fard du monde hospitalier, des histoires d'amitié, beaucoup de résilience pour une vraie surprise.

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Mon avis :


De battre la chamade est dans la même veine que Entre mes doigts coule le sable.

On rencontre cette fois encore de nouveaux personnages hauts en couleurs, soignants ou patients, mais ils restent très nettement en arrière-plan, les aléas de la relation amoureuse de Marie-Lou et Matthieu occupant le plus gros du roman.

Le style de Sophie Tal Men, tout en légèreté, traduit avec justesse les émotions de son héroïne qui est toujours aussi attachante.

Une lecture très agréable donc même si le premier tome, Les yeux couleur de pluie, reste mon préféré.

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mardi 29 mai 2018

Trois femmes en noir - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Daniel Cario et en plus l'intrigue de ce roman se déroule en Bretagne, pas très loin de chez moi...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les années 1990, Port-Louis est le lieu de vie, d'attente et de solidarité, des femmes guettant le retour des marins. La découverte, un matin de printemps, du cadavre d'Eugénie à quelques mètres de la jetée plonge la petite communauté dans un climat lourd de suspicion...

A Port-Louis, près de Lorient, la vie suit son cours entre rythme des marées et horizon du grand large. Mais ce matin-là, deux vieilles pêcheuses de palourdes, Guite et Fanch, découvrent sur une petite plage le cadavre d'Eugénie, "brave fille un peu bizarre". Des indices sur le lieu du crime orientent l'enquête vers trois marins, estimés et respectés. Parti en mer, leur chalutier ne répond pas aux appels radio et tarde à revenir. Au cœur de la tourmente, trois femmes guettent fébrilement le retour des marins, l'une, son mari, la seconde, son frère, la troisième, son fils.

L'un d'eux serait-il l'assassin d'Eugénie ? 

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Mon avis :


Au-delà de l'enquête policière, Trois femmes en noir c'est surtout le portrait d'une petite ville côtière bretonne dans les années 1990, avec son bourg, sa citadelle-musée sa plage et son port qui rythment le quotidien de ses habitants hauts en couleurs.

J'ai trouvé l'atmosphère un peu trop sombre pour que le roman me plaise vraiment, mais ce n'est pas si surprenant étant donné mon peu de goût pour les romans policiers en général. En plus, on suit beaucoup de personnages et comme finalement on passe peu de temps avec chacun, aucun ne m'a vraiment touchée et j'ai eu du mal à me sentir concernée par l'histoire.

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vendredi 11 mai 2018

Le Chat, l'Ankou et le Maori - Michel RIO (avec les dessins de Marie BELORGEY)

 
Pourquoi je le lis :


J'ai trouvé ce conte joliment illustré à la médiathèque...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Jules Joseph Chamsou était un chat à quatorze rayures et trois prénoms, de la famille féline Tabby (son état civil complet était donc Jules Joseph Chamsou Tabby), pas mal du tout de sa personne. En d’autres termes, c’était un très beau grand fort chat." M. R.

Renouant avec l’art du conte, Michel Rio nous entraîne aujourd’hui sur les traces du chat qui, lassé de sa crêperie, décide d’aller voir si tous les lieux se valent. Au gré de ses tribulations sur les chemins de sa Bretagne natale, Jules Joseph Chamsou comprend bien vite que, livré à lui-même, il ne lui sera pas si facile de trouver sa pitance. Mais sa malice et son audace raisonneuse le tireront de bien des mauvais pas, et il nouera même quelques amitiés, notamment avec les korrigans de la lande, à qui il chantera un branle.

Répondant au charme et à la verve du conte, les dessins de Marie Belorgey, par leur précision et leur mystère conjugués, invitent le lecteur, enfant ou adulte, dans l’irrésistible tourbillon de cette aventure de chat cultivé et trompe-la-mort.

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Mon avis :


L'auteur nous propose ici un véritable voyage initiatique ponctué de rencontres avec toutes sortes de créatures (animaux, humains, korrigans et autres personnages mythiques.) et d'épreuves qui vont permettre au héros, un chat fugueur qui s'ennuyait chez lui, de gagner en sagesse...

A travers cette histoire originale, l'auteur nous projette dans l'univers des contes bretons traditionnels : on retrouve ici tous les éléments habituels de ces récits, y compris le mystère et une bonne dose d'ironie.

Le Chat, l'Ankou et le Maori est émaillé des illustrations de Marie Belorgey, des dessins en noir et blanc qui viennent souligner l'atmosphère onirique du texte de Michel Rio.


En bref, j'ai passé un excellent moment avec Jules Joseph Chamsou le chat.

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lundi 16 avril 2018

Un été bigouden - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Je me suis laissé tenter par ce roman qui se déroule en Bretagne et dont la quatrième de couverture m'a bien plu...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Michèle s'ennuie sur une plage du Pays bigouden et ressasse ses échecs affectifs. A quarante ans, l'avenir ne lui apparaît pas sous les couleurs les plus riantes. Un robuste et amical vieillard viendra la sortir de sa morosité. Après tout, pourquoi l'amour lui serait-il désormais interdit ? Une rencontre providentielle fera basculer sa vie. J'ai laissé filer mon amour de jeunesse, j'ai joué à cache-cache avec un mari-enfant, je ne vais pas perdre celui-ci par pruderie. 

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Mon avis :



Un été bigouden est un roman de l'instant, qui s'attarde beaucoup sur les descriptions, aussi bien des lieux que du ressenti de la narratrice. Cela donne une vision très pittoresque et poétique de la Bretagne, impression qui est encore renforcée par le fait qu'on a du mal à situer l'histoire dans le temps. Le roman ayant été publié en 1999, on imagine qu'il se déroule un peu avant et puis on nous parle de disco, de télégramme, etc et on est ramené vingt ans plus loin en arrière, ce qui finit de brouiller les repères. Enormément de descriptions donc, mais sans que cela ne devienne jamais ennuyeux : c'est comme si on était porté par les pensées de la narratrice qui vont et viennent au gré des paysages, des rencontres,...

A noter que cette femme seule en vacances en bord de mer en Bretagne n'est pas sans rappeler le roman de Marie Sizun, Plage, que j'avais beaucoup aimé également.

Malgré l'écriture savoureuse d'Anne-Marie Castelain, j'ai été déçue par la direction qu'a pris l'intrigue dans la seconde partie du roman. La rencontre amoureuse, prévisible autant qu'espérée, m'a beaucoup moins plu car elle m'a semblé incompréhensible : l'homme n'est pas "aimable", au sens premier du terme. Comment l'héroïne peut-elle tombée si vite amoureuse un homme lunatique, coléreux, égocentrique, etc ? Et du coup tout le reste semble un peu bancal, en particulier sa décision finale.

Bien que le dénouement ait été décevant, j'ai beaucoup aimé la plume d'Anne-Marie Castelain et j'ai très envie de lire ses autres romans.

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mardi 20 février 2018

Adélaïde, au bord de la falaise - Jean-Paul MALAVAL

Pourquoi je le lis :


J'ai lu plusieurs romans de Jean-Paul Malaval (Le carnaval des loups, Les compagnons de Maletaverne, Les Césarines, Grand-Mère Antonia, Le notaire de Pradeloup), mais il y a un moment que je ne m'étais pas laissée tenter par un de ses livres. Cette fois, c'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de le lire : la Bretagne, le mystère qui entoure cette fillette...

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En résumé (quatrième de couverture) :


2002, en Bretagne. En pleine crise de couple, Gaspard Seize, un architecte toulousain, part en vacances en solitaire sur la presqu’île de Crozon. Au cours d’une promenade au cap de la Chèvre, il découvre au bord de la falaise une petite fille égarée. Celle-ci paraît traumatisée, elle ne s’exprime pas.

Ne trouvant personne aux alentours, l’architecte n’a pas d’autre solution que de remettre l’enfant – qui finit par dire qu’elle se prénomme Adélaïde – à la gendarmerie. Adélaïde est ensuite confiée au foyer de l’enfance de Brest en attendant que quelqu’un vienne la réclamer.

Lui-même enfant de l’Assistance publique, Gaspard reste obsédé par le sort de la fillette. Au point de tout faire pour la revoir et de mener sa propre enquête afin de retrouver sa famille. Bientôt, il apprend que sa mère s’est suicidée : première révélation sur le chemin d’une vérité terrible et dérangeante qu’il redoutera d’affronter…

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue par cette lecture. L'histoire est intéressante, mais le style de Jean-Paul Malaval ne me convient décidément pas. Ce n'est pas qu'il écrit mal, pas du tout, mais sa manière de dépeindre ses personnages fait qu'aucun d'eux n'attire vraiment la sympathie. C'est comme si on ne nous montrait que leurs défauts...

Par contre j'ai trouvé touchante la quête de cet homme qui cherche à comprendre ce qui a poussé une mère à se suicider en laissant sa fille seule au bord d'une falaise ; une quête qui fait écho à sa propre histoire d'enfant abandonné à la naissance et qui l'amène à changer sa façon d'envisager son existence et ses priorités.

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samedi 3 février 2018

Entre mes doigts coule le sable - Sophie TAL MEN

Pourquoi je le lis :


C'est la suite de Les yeux couleur de pluie, un roman que j'ai adoré...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Pas facile de concilier médecine et vie privée quand on est internes à l'hôpital ! Marie-Lou - qui a quitté sa Savoie natale pour Brest - et Matthieu - le ténébreux surfeur - sont tombés amoureux au premier regard. Mais entre leurs stages en psychiatrie et en neurochirurgie, les nombreuses gardes à effectuer, les apéros au "Gobe-mouches" et les fêtes carabines, leur histoire d'amour n'est pas un long fleuve tranquille. C'est plutôt la valse des sentiments... Surtout quand leurs proches deviennent leurs patients.

Matthieu parviendra-t-il à vaincre ses peurs et à laisser Marie-Lou entrer dans sa vie ? Marie-Lou apprendra-t-elle à laisser glisser le sable entre ses doigts ?

Après le formidable succès des Yeux couleur de pluie,, Sophie Tal Men poursuit sa chronique drôle et tendre de la vie à l'hôpital à travers une galerie de personnages attachants et qui nous ressemblent.

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Mon avis :


J'ai bien aimé Entre mes doigts coule le sable, mais pas autant que Les yeux couleur de pluie, que j'avais adoré.

On retrouve Marie-Lou tandis qu'elle continue sa formation d'interne, cette fois dans un service de psychiatrie, tout en essayant de mener de front son histoire d'amour avec Matthieu, un jeune homme tourmenté. On rencontre de nouveaux personnages hauts en couleur, patients ou soignants, et on apprend davantage sur ceux qu'on connaissait déjà ; les anecdotes médicales succèdent aux petites intrigues de la vie étudiantes et aux aléas de la vie sentimentale de Marie-Lou dans un récit sans temps mort.

Par contre, j'ai trouvé un peu dommage qu'on alterne entre les points de vue de Marie-Lou et de Matthieu. Ce n'est pas inintéressant d'avoir deux regards sur les événements, mais le récit perd un peu de son "suspense" et devient parfois inutilement redondant. De même, en voulant apporter une note dramatique ou du moins plus "intense" à l'histoire, on perd de la fraîcheur et de la légèreté qui m'avait tant plu dans le premier livre.

J'ai donc passé un bon moment avec ce deuxième roman, même s'il ne m'a pas autant touchée que le précédent.

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vendredi 2 février 2018

Les yeux couleur de pluie - Sophie TAL MEN

Pourquoi je le lis :


J'ai lu ce roman il n'y a pas si longtemps, mais je n'ai pas pu résister à l'envie de relire Les yeux couleur de pluie avant de commencer Entre mes doigts coule le sable qui lui fait suite...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Étudiante en médecine, Marie-Lou est, du jour au lendemain, affectée à Brest. Autant dire le bout du monde pour celle qui n’a jamais quitté sa Grenoble natale. Une nouvelle existence commence alors pour elle, loin des siens, de ses montagnes : il va falloir s’habituer au climat, à la région, à la collocation, aux collègues…

Surtout, c’est l'insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans qui vont être confrontées à la dure réalité du monde hospitalier. Une nuit, elle croisera Matthieu, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie  ?

Rencontres, passions, non-dits, péripéties drôles ou dramatiques… un plaisir de lecture, un roman sensible et plein de fraîcheur qu'on ne lâche pas.

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Mon avis :


Comme lors de la première lecture, j'ai adoré Les yeux couleur de pluie, et peut-être même un peu plus que la première fois. Et comme tout était dit dans ma première  critique, je me contenterai de la reprendre :


J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman.
Alors, ce n'est sans doute pas de la grande littérature et le dénouement est un peu prévisible, mais j'ai vraiment aimé l'atmosphère légère qu'installe l'auteur entre les petites anecdotes de l'hôpital et le quotidien d'une étudiante qui s'acclimate peu à peu à Brest et à la Bretagne.
Et puis j'ai vraiment apprécié cette héroïne toute en simplicité et très attachante, qui nous raconte ses espoirs et ses tracas avec une bonne dose de sensibilité et d'humour ; ainsi que l'histoire d'amour vraiment touchante qui s'installe au fil des pages, entre complicité immédiate et retenue sans fin...
Un très bon moment de lecture...

Et j'ai tellement aimé que je vais sans attendre me plonger dans la suite des aventures brestoises de Marie-Lou, Entre mes doigts coule le sable...

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samedi 6 janvier 2018

Le goût du vent sur les lèvres - Cédric MORGAN

Pourquoi je le lis :


Je connais Cédric Morgan pour avoir déjà lu Une femme simple et Oublier l'orage. J'ai adoré le premier, nettement moins le second, mais je retente ma chance avec Le goût du vent sur les lèvres dont la quatrième de couverture me plaît beaucoup.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Louane vit à Belle-Ile-en-Mer chez Marlène, sa mère adoptive. Surdouée, mais réfractaire au système scolaire, elle s'apprête à passer le bac en candidate libre à douze ans. Toujours par monts et par vaux sur les sentiers côtiers, elle communie avec le vent, le soleil, les tempêtes. Née sous X, elle porte en elle une absence : l'identité de sa vraie mère.

Dans la chambre d'hôte que tient Marlène débarque un jour un homme d'une cinquantaine d'années, Guillaume, dont le comportement intrigue Louane. Le visiteur arpente toujours les mêmes lieux de l'île, pose des questions étranges, dit remonter les traces d'un jeune garçon, « colon » de l'ancien bagne d'enfants.

Louane écoute avec constance les propos des uns et des autres ; elle sait que la vie qu'on raconte est plus intéressante que celle qu'on vit. De même, au passé de Belle-Ile s'entremêlent ses légendes ; aux souvenirs, nos lectures et nos rêves.

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Mon avis :


Comme Une femme simple, Le goût du vent sur les lèvres m'a beaucoup plu malgré quelques longueurs, notamment dans les descriptions des paysages de Belle-Ile. Cependant la plume de Cédric Morgan est très agréable, à la fois toute en simplicité et très évocatrice. On se laisse porter par le texte plein de poésie au point que l'intrigue peut sembler presque secondaire, comme étant juste un prétexte pour nous entraîner à Belle-Ile et nous faire découvrir ses recoins sauvages, son histoire, ses légendes...

Une belle lecture.

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samedi 23 décembre 2017

Trois éclats toutes les vingt secondes - Françoise KERYMER

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Françoise Kerymer avec Il faut laisser les cactus dans le placard et sa suite Seuls les poissons, deux romans dont j'avais beaucoup aimé l'écriture.

J'espère passer un aussi bon moment avec Trois éclats toutes les vingt secondes...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Au large du Finistère, là où la terre finit, où le plus grand cimetière marin du monde murmure ses légendes, une île : l’île de Sein. 
Emma et son fils, Camille, sept ans, y débarquent pour passer les deux mois d’été. 
La jeune mère est désespérée : contrainte à cet exil par son mari, elle éprouve les plus grandes difficultés à comprendre son fils, à l’intelligence aiguë et au caractère imprévisible. Et si le jeune garçon s'enthousiasme immédiatement pour l’île, Emma résiste malgré le soutien d’Armelle, la restauratrice au grand cœur, de Ronan marin de la navette quotidienne avec la grande terre, et de Louis-Camille compositeur solitaire. 
Entre ciel et mer un drame se joue. 
La magie de l’ile bretonne réussira-t-elle à sauver la mère et son enfant ?

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Mon avis :


J'ai trouvé Trois éclats toutes les vingt secondes un petit peu déstabilisant au début, alors que l'auteur esquisse à peine ses personnages et les raisons de leur retraite forcée sur l'île de Sein. Puis peu à peu, elle complète leur portrait à petites touches légères, apportant parfois des explications, gardant le silence sur d'autres questions, et subtilement l'atmosphère évolue.

Mais outre un roman d'atmosphère, Trois éclats toutes les vingt secondes c'est d'abord l'histoire d'une mère et de son fils qui ne se comprennent pas et en attendent trop l'un de l'autre au point de se déchirer continuellement. J'ai trouvé très émouvante la façon dont ils finissent par se retrouver, mais seulement après avoir trouvé chacun leur place grâce aux rencontres faites sur l'île.
 
L'épilogue aussi m'a beaucoup plu, apportant les réponses qu'on espérait après un dernier chapitre de séparation un peu triste.

Avec Trois éclats toutes les vingt secondes, Françoise Kerymer nous offre donc un superbe roman plein de sensibilité qui évoque magnifiquement l'île de Sein et ses habitants, iliens de naissance ou d'adoption.

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samedi 18 novembre 2017

Ceux de Ker-Askol - Hervé JAOUEN

Pourquoi je le lis :

 
C'est un cadeau d'anniversaire qui date déjà de quelques années. Un cadeau tellement bien trouvé que j'en avais déjà un exemplaire d'une autre édition dans ma bibliothèque. Mais c'est l'intention qui compte...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ceux de Ker-Askol raconte le destin tragique d’une jeune Bretonne, Maï-Yann, au début du XXe siècle. Encore enfant, elle a été séparée de sa sœur Jabel et conduite dans un couvent de Haute-Savoie. À l’âge du noviciat, un homme abuse de sa naïveté. Pour étouffer le scandale, les religieuses la renvoient en Bretagne, dans un hameau perdu, et scellent sa vie à celle d’un vieux garçon, mi-paysan mi-bedeau, autre âme en peine qui n’est pas le mari que Maï-Yann espérait.

Dans les terres isolées de Ker-Askol, marquées par les saisons et le travail de la terre, le petit Martial va grandir "comme une bête sauvage, dans l’innocence de ses origines et dans l’ignorance de la folie de sa mère…".

Hervé Jaouen dépeint un monde en vase clos, où la religion exerce son emprise sur les esprits simples. Il ressuscite le passé, pas si lointain, d’un couple frappé de malédiction, dans une Bretagne impressionnante de réalisme. Un grand roman, sombre et digne, servi par une admirable écriture.

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Mon avis :


Ceux de Ker-Askol m'a beaucoup plu malgré le côté un peu sombre de l'histoire de Maï-Yann.
 
Maï-Yann, le personnage principal, c'est la sœur de Jabel, l'héroïne des Filles de Roz-Kelenn, que j'ai lu il y a bientôt dix ans et que j'avais beaucoup aimé (c'est bien pour cela que j'ai acheté Ceux de Ker-Askol, même s'il est resté un certain temps dans ma pal). Comme dans Les filles de Roz-Kelenn, on suit le destin d'une jeune orpheline et de sa descendance dans la Bretagne du début du vingtième siècle, mais cette fois la jeune fille n'a aucune prise (ou si peu) sur ce qui lui arrive. Prise en charge par des religieuses alors qu'elle est encore enfant, celles-ci lui choisissent un mari quand Maï-Yann se retrouve enceinte, scellant son destin et celui de son fils à naître.

Dans Ceux de Ker-Askol, on est loin du folklore et du passé idéalisé qui servent trop souvent de toile de fond aux "romans du terroir" : d'une plume sans compromis émaillée d'expressions bretonnes, Hervé Jaouen nous dépeint une vie rurale âpre, faite de bons et de mauvais moments, dans un petit village reculé du Finistère. Cela donne une lecture très prenante que j'ai beaucoup aimée.

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lundi 11 septembre 2017

Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande - Sandrine GESTIN

Pourquoi je le lis :


C'est la jolie couverture et mon faible pour les légendes arthuriennes qui m'ont fait craquer pour ce livre...

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En résumé (quatrième de couverture) :


On trouve dans ce "grimoire ancien" le récit des fées et des princesses qui ont nourri la légende arthurienne mais aussi les grands mythes du Moyen-Age. Morgane, Guenièvre, Viviane ou encore Dahut et Mélusine, dévoilent, sous la plume de Sandrine Gestin, le secret de leur destinée. 

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé ce bel album dont les dessins élégants et délicats illustrent un texte joliment onirique.

Au fil des pages, on suit une vieille femme à la mémoire défaillante qui cherche qui elle est  : chacune de ses rencontres avec des fées, dryades, nymphes et autres esprits des bois et des eaux est l'occasion d'évoquer les grands personnages féminins des légendes arthuriennes.

Une très jolie lecture...

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vendredi 1 septembre 2017

L'inconnu de Port Bélon - Jean-Luc BANNALEC

Pourquoi je le lis :


J'ai déjà lu les trois précédents romans de Jean-Luc Bannalec :
J'avoue que si j'ai bien aimé ces trois romans, c'est davantage pour la jolie image que l'auteur propose de ma chère Bretagne que pour les enquêtes en elles-mêmes.

Et c'est aussi ce qui m'a donné envie de lire ce quatrième volume des enquêtes du Commissaire Dupin.

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En résumé (quatrième de couverture) :



Port Bélon, perle de Bretagne, célèbre dans le monde entier pour ses huîtres... Et théâtre de nouveaux mystères pour le commissaire Dupin appelé à la rescousse après la découverte d'un corps, inerte, ensanglanté. Aussitôt signalé, celui-ci a disparu. Volatilisé ? Dans les monts d'Arrée, on trouve un second cadavre Il s'agirait d'un Ecossais, modeste pêcheur et saisonnier dans les parcs à huîtres. Sur son bras gauche était gravé le Tribann, symbole d'une association druidique...
 
De l'Ecosse aux monts d'Arrée jusqu'à Port Bélon, y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Pour le découvrir, Dupin plonge en eaux troubles au cœur du milieu, très concurrentiel, des ostréiculteurs...

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Mon avis :


J'ai passé un bon moment avec ce roman qui mêle enquête policière et régionalisme breton poussé à son maximum.
 
En effet, comme chaque fois, c'est la Bretagne qui tient le premier rôle dans cette enquête du Commissaire Dupin, mais j'avoue que la carte postale était parfois trop caricaturale pour ne pas m'agacer (et pourtant, je suis chauvine quand il s'agit de ma chère région). Cette manière tellement systématique de portée aux nues des particularismes frôle le fanatisme, et le ridicule aussi parfois.

L'enquête policière par contre m'a bien plu. Les mystères s'accumulent (même le premier cadavre n'est pas certain !) et le brouillard reste épais jusqu'aux dernières pages tandis que les investigations nous permettent de rencontrer une jolie brochette de personnages tout en découvrant les milieux ostréicoles.

Le dénouement m'a paru un peu nostalgique, un peu doux-amer. Entre le désappointement du commissaire et la petite fête anniversaire de ses 5 ans en Bretagne on se demanderait presque s'il ne s'agit pas de la dernière enquête (mais j'ai vérifié sur Internet, et d'autres romans ont déjà été publiés en Allemagne)...

L'inconnu de Port Bélon a été une lecture agréable, même si ce n'est pour les raisons auxquelles je m'attendais...

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mercredi 2 août 2017

Les couleurs de la vie - Lorraine FOUCHET

Pourquoi je le lis :


J'ai beaucoup aimé Entre ciel et Lou, lu il y a peu, et je n'ai donc pas résisté lorsque je suis tombée sur le dernier roman de Lorraine Fouchet à la librairie.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Fraîchement débarquée de son île bretonne à Antibes pour devenir la dame de compagnie de Gilonne, Kim est frappée par la complicité qui unit cette ancienne actrice à son fils unique. Aussi, quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle apprend que celui-ci aurait disparu des années plus tôt… Gilonne est-elle victime d’un imposteur ? Guidée par son désir de protéger celle qui pourrait être sa grand-mère, Kim va tenter de percer le secret de cette mystérieuse famille.

Résolument optimiste, Les Couleurs de la vie déploie toute la magie de Lorraine Fouchet : des vagues de tendresse, un parfum de Bretagne, une pincée de suspense et de l’humour à foison… Un merveilleux hymne à la vie en Technicolor !

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé Les couleurs de la vie, presque autant qu'Entre ciel et Lou qui m'avait tout particulièrement touchée.

Dans Les couleurs de la vie, Lorraine Fouchet évoque la difficile question de la fin de vie des personnes âgées : la façon dont elles passent leurs dernières années (la lente déchéance physique et parfois mentale, l'attention ou le manque d'attention de la famille, la vie en maison de retraite,...) ainsi que le choix qu'elles font (ou n'ont pas la possibilité de faire) pour s'épargner les ultimes souffrances ou la dépendance vis à vis des proches ou au contraire leur désir de profiter jusqu'au bout des plaisirs de la vie...

L'autre grand thème du roman, c'est la maternité. L'héroïne, une jeune femme qui n'a jamais connu sa mère, découvre qu'elle est enceinte juste au moment où sa grand-mère qui l'a élevée se donne la mort. Et au cours de son séjour à Antibes, elle côtoie une vieille dame qui a été une mère exécrable, tyrannique et égoïste, et un jeune homme profondément blessé par le désamour de sa mère, une jeune mère qui veut protéger son jeune fils au risque de le priver d'une partie de son histoire... Lorraine Fouchet nous offre ainsi des portraits de mères sans concession, parfois excessifs, violents ou pitoyables, mais toujours très humains et nuancés.

Malgré des sujet pas très gais et le passé dramatique des personnages, le ton reste toujours optimiste et on sent que l'auteur déborde de tendresse pour ses personnages. En plus, le style de Lorraine Fouchet est très vivant, truffé de petites trouvailles (jeux de mots originaux, objets qui interviennent en aparté pour donner leur point de vue, etc) qui nous happent dans le texte.

J'ai donc passé un très bon moment avec ce roman qui se dévore avec le sourire.

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mercredi 21 juin 2017

La promesse de l'océan - Françoise BOURDIN

Pourquoi je le lis :


J'ai lu ce roman il y a bientôt cinq ans. A l'époque, je n'avais pas été tout à fait séduite par cette lecture, mais j'ai quand même eu envie de me replonger dans cette histoire...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les Côtes d'Armor, Mahé dirige avec intelligence et détermination l'entreprise de pêche familiale. Mais entre les aléas de la crise et le caractère irascible de son père, son quotidien est loin d'être un long fleuve tranquille Sans compter qu'à 30 ans, Mahé n'a toujours pas trouvé l'homme de sa vie. Elle n'est pas indifférente au charme d'un séduisant dentiste aux yeux gris, mais son douloureux passé amoureux est sur le point de la rattraper de la manière la plus inattendue 

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Mon avis :


Voilà une relecture qui en valait la peine : les souvenirs que j'avais de ce roman étaient complètement erronés. Et je n'ai aucune idée du livre avec lequel j'ai confondu des pans entiers de l'intrigue de La promesse de l'océan.

J'ai donc complètement redécouvert cette histoire que j'ai beaucoup appréciée et plus encore les deux personnages principaux, avec leurs forts caractères et leurs difficultés à se comprendre malgré une attirance évidente. Autour d'eux évoluent une galerie de personnages plus stéréotypés mais sympathiques

Comme dans Rendez-vous à Kerloc'h, j'ai bien aimé l'image que Françoise Bourdin donne de ma région, mêlant tout le pittoresque que peut offrir la Bretagne aux réalités plus pragmatiques du quotidien d'une petite ville côtière.

La promesse de l'océan m'a donc offert un agréable moment de lecture, rehaussé d'une pointe de nostalgie car j'ai vécu dans cette région il y a quelques années...

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dimanche 23 avril 2017

Croyances et superstitions en Bretagne - James EVEILLARD & Patrick HUCHET

Pourquoi je le lis :


Toujours ma curiosité pour ma chère région...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Depuis la nuit des temps, mille et une croyances et superstitions fleurissent en terre de Bretagne ; en 1799, Jacques Cambry en évoque quelques-unes : "Un bruit fortuit répété trois fois leur prédit un malheur ; les hurlements d'un chien leur annoncent la mort ; le mugissement lointain de l'océan, le sifflement des vents entendus dans la nuit, sont la voix du noyé qui demande un tombeau. Des trésors sont gardés par des gérants et par des fées ; chaque pays a sa folie, notre Bretagne les a toutes..."

Au XXe siècle, la carte postale témoigne de la permanence de ces étranges croyances : "le menhir de Saint-Samson (près de Trégastel) est toujours l'objet d'un culte secret de la part des femmes du pays"... Les pardons, par centaines, permettent aux humains, comme aux bêtes, de se mettre sous la protection d'un saint guérisseur... Qu'en est-il à l'aube du troisième millénaire ?

A l'heure du règne de la science et de l'ordinateur (et d'Internet !), des jeunes femmes viennent encore se frotter contre certains menhirs "doués d'un pouvoir de fécondité"... des saints pour le moins peu "catholiques" sont vénérés dans des bois et forêts... un chat noir fait toujours aussi peur... Qui oserait passer sous une échelle ?

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue par ce livre qui ne correspondait pas trop à ce que j'attendais, mais les illustrations restent très pittoresques.

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jeudi 9 mars 2017

Nos adorables belles-filles - Aurélie VALOGNES

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture a l'air amusante...

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En résumé (quatrième de couverture) :



Un père, despotique et égocentrique, Jacques.
Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.
Leurs fils. Matthieu éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.

Et surtout... trois belles-filles délicieusement insupportables !
Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l'arrivée va déstabiliser l'équilibre de la tribu.

Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d'une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le Dalai Lama, et un chien qui s'invite dans la famille et dont personne ne veut. 

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Mon avis :



Nos adorables belles-filles, c'est l'histoire pleine d'humour d'une famille bien sympathique où chacun peine à trouver sa place (enfin, surtout les trois belles-filles) la faute aux fortes personnalités des uns et des autres. Les "affrontements" ayant lieu à chaque réunion de famille sont l'occasion de scènes et qui sentent le vécu, plus drôles les unes que les autres.

J'ai trouvé la plume d'Aurélie Valognes agréable, même si le récit, essentiellement constitué de dialogues, manque un peu de fluidité à mon goût.

En bref, c'est la lecture idéale pour un bon petit moment de détente...


P.S. : le livre a été réédité en poche sous le titre En voiture, Simone !, et franchement je ne comprends pas la raison de ce changement alors que le titre initial allait si bien avec l'histoire et qu'en plus il n'y a aucune Simone dans le roman...

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samedi 4 mars 2017

Entre ciel et Lou - Lorraine FOUCHET

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Lorraine Fouchet et en plus cette fois l'histoire se passe en Bretagne...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Bretagne. Jo prévoit de profiter d'une joyeuse retraite sur l'île de Groix. Mais la deuxième vie qu'il imaginait aux côtés de sa bien-aimée, il devra l'inventer seul. Son épouse est partie avant lui, en lui lançant un ultime défi : celui d'insuffler le bonheur dans le cœur de leurs enfants. Il n'a d'autre choix que d'honorer Lou, sa mémoire et ses vœux. Entre un fils sur la défensive et une fille cabossée par l'amour, la mission s'avère difficile mais réserve son lot d'heureuses surprises – car il n'est jamais trop tard pour renouer. En famille, on rit, on pleure, on s'engueule et, surtout, on s'aime !

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Mon avis :


J'ai adoré Entre ciel et Lou même si je craignais avant de commencer ma lecture que le roman ne soit un peu trop larmoyant.

En effet, le texte de Lorraine Fouchet déborde d'émotions : il y a des larmes bien sûr car c'est d'abord une histoire de deuil, mais aussi des rires et beaucoup de tendresse. Et toutes ces émotions sont encore amplifiées par la façon dont les personnages (y compris les personnages secondaires) prennent la parole pour raconter leur part de l'histoire.

Et pour ne rien gâcher, Lorraine Fouchet nous offre une belle image de l'île de Groix, à la fois pittoresque et réaliste.

J'ai passé un très bon moment avec cette belle lecture qui fait chaud au cœur...

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