Affichage des articles dont le libellé est Anne-Marie CASTELAIN. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Anne-Marie CASTELAIN. Afficher tous les articles

samedi 14 juillet 2018

La dentellière de la brume - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques semaines, j'ai lu Un été bigouden d'Anne-Marie Castelain. Son écriture m'avait beaucoup plu, c'est pourquoi j'ai emprunté un autre de ses romans disponibles à la médiathèque.

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Angélique et sa famille, vaillants travailleurs de la mer, n'ont pas la vie facile dans ce petit port de pêche breton. Or Angélique aspire à un nouvel horizon. M. Jehan, contremaître de son usine, soupçonne en elle quelques talents cachés et la confie aux bons soins de la comtesse de Kéradec, directrice d'un atelier renommé de dentelle. Plus douée que ses camarades, rapidement distinguée, commence pour elle une ascension qui l'amènera jusqu'à Paris et ses lumières. Notre ambitieuse héroïne n'est pourtant pas au bout de ses surprises...

Le destin d'une jeune ouvrière bretonne qui deviendra une dentellière reconnue dans le Paris de la Belle Epoque. 

_____

 

Mon avis :


J'ai été un peu déçue de ne pas retrouver le style si particulier d'Anne-Marie Castelain qui m'avait tant plu dans Un été bigouden. Non que La dentellière de la brume soit mal écrit, loin de là, mais c'est rédigé d'une plume plus classique mais très agréable.

La dentellière de la brume est un roman de terroir tout ce qu'il y a de plus traditionnel qui nous emmène à la pointe sud de la Bretagne, au tout début du XXème siècle. On découvre le quotidien des familles de pêcheurs à la sardine, qui après des années de profusion sont confrontées à une brusque pénurie de poissons. En découlent crise économique et disette, poussant les uns et les autres à chercher d'autres sources de revenus, comme les jeunes filles devenant dentellières...

La dentellière de la brume  m'a un peu rappelé La légende du pilhaouer, lu il y a peu, bien que l'atmosphère ne oit pas du tout la même : même époque, même coin de Bretagne, thème du "costume traditionnel opposé au costume moderne" en arrière plan, etc.

Malgré ma petite déception concernant le style, j'ai passé un bon moment avec ce roman.

________________________________________________

lundi 16 avril 2018

Un été bigouden - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Je me suis laissé tenter par ce roman qui se déroule en Bretagne et dont la quatrième de couverture m'a bien plu...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Michèle s'ennuie sur une plage du Pays bigouden et ressasse ses échecs affectifs. A quarante ans, l'avenir ne lui apparaît pas sous les couleurs les plus riantes. Un robuste et amical vieillard viendra la sortir de sa morosité. Après tout, pourquoi l'amour lui serait-il désormais interdit ? Une rencontre providentielle fera basculer sa vie. J'ai laissé filer mon amour de jeunesse, j'ai joué à cache-cache avec un mari-enfant, je ne vais pas perdre celui-ci par pruderie. 

_____

 

Mon avis :



Un été bigouden est un roman de l'instant, qui s'attarde beaucoup sur les descriptions, aussi bien des lieux que du ressenti de la narratrice. Cela donne une vision très pittoresque et poétique de la Bretagne, impression qui est encore renforcée par le fait qu'on a du mal à situer l'histoire dans le temps. Le roman ayant été publié en 1999, on imagine qu'il se déroule un peu avant et puis on nous parle de disco, de télégramme, etc et on est ramené vingt ans plus loin en arrière, ce qui finit de brouiller les repères. Enormément de descriptions donc, mais sans que cela ne devienne jamais ennuyeux : c'est comme si on était porté par les pensées de la narratrice qui vont et viennent au gré des paysages, des rencontres,...

A noter que cette femme seule en vacances en bord de mer en Bretagne n'est pas sans rappeler le roman de Marie Sizun, Plage, que j'avais beaucoup aimé également.

Malgré l'écriture savoureuse d'Anne-Marie Castelain, j'ai été déçue par la direction qu'a pris l'intrigue dans la seconde partie du roman. La rencontre amoureuse, prévisible autant qu'espérée, m'a beaucoup moins plu car elle m'a semblé incompréhensible : l'homme n'est pas "aimable", au sens premier du terme. Comment l'héroïne peut-elle tombée si vite amoureuse un homme lunatique, coléreux, égocentrique, etc ? Et du coup tout le reste semble un peu bancal, en particulier sa décision finale.

Bien que le dénouement ait été décevant, j'ai beaucoup aimé la plume d'Anne-Marie Castelain et j'ai très envie de lire ses autres romans.

________________________________________________