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samedi 3 octobre 2015

Un amour aussi grand que le désert de Gobi vu à travers une loupe - Tilman RAMMSTEDT

Pourquoi je le lis :


C'est Babelio (par le biais de ses Masses Critiques) qui m'a proposé ce roman. La quatrième de couverture laissant présager une histoire drôle et tendre m'a bien plu et j'ai eu la chance d'être tirée au sort...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Keith est né dans une famille tout à fait singulière : de sa mère, il sait peu de chose ; de son père, absolument rien. Tout comme ses quatre frères et sœurs supposés, il a été élevé par son grand-père et une succession de "grand-mères" toujours plus jeunes. 
À l'occasion du quatre-vingtième anniversaire du patriarche, les petits-enfants lui offrent un voyage pour la destination de son choix. Quand l'excentrique aïeul annonce qu'il a choisi de se rendre en Chine, c'est Keith, à son grand dam, qui est désigné pour l'accompagner.
  
Pour la première fois de sa vie, il décide de ne pas obéir et dépense tout l'argent du voyage au casino.
La situation se complique encore quand il apprend le décès de son grand-père. Afin d'éviter de tout avouer à sa famille, Keith commence à écrire des lettres racontant leurs aventures chinoises qui, au fur et à mesure, deviendront de plus en plus détaillées et extravagantes. 

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Mon avis :


Dans ce roman à l'intrigue originale, Tilman Rammstedt brouille avec talent la frontière entre la réalité et ce qui aurait pu arriver. Il le fait d'ailleurs si bien qu'il arrive à égarer le lecteur tandis que le héros choisit sa version des événements.

La façon dont les personnages restent flous m'a moins plu : on en apprend finalement très peu sur eux, sauf sur le grand-père dont le petit-fils et narrateur nous raconte une vie très romancée, trop pour que je me sente touchée...

J'ai bien aimé ce roman qui parle avec beaucoup de sensibilité du deuil et de relations familiales pleines de paradoxes, mais je ne crois pas qu'il me laissera un souvenir impérissable car, malgré son sujet, il ne m'a pas émue.




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mercredi 18 février 2015

Le rire est la source des larmes - Daniel JANNEAU

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert ce roman en consultant la liste des romans proposés pour l'opération Masse Critique sur le site Babélio.
  
La couverture et son ruban rouge ainsi que le titre qui sonne un peu comme un proverbe chinois ont tout de suite retenu mon attention. La quatrième de couverture a fait le reste : Histoire, voyage, aventures, humour, sensualité et romance. Tous les ingrédients semblent réunis pour passer un bon moment...

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En résumé (quatrième de couverture) :


1613. Le baron Amédée Foucher, officier du génie de 23 ans, se voit confier par la régente Marie de Médicis une mission de taille : organiser le plus grand spectacle pyrotechnique jamais réalisé à ce jour pour célébrer le mariage du jeune roi Louis XIII avec l'infante Anne d'Autriche. Totalement ignorant dans ce domaine, il décide de rejoindre la Chine - le pays inventeur des artifices - accompagné de son oncle, le comte Gaspard de Porcel. Ce dernier, grand voyageur, fin connaisseur de l'Empire du Milieu, et passionné de cheval, est prêt à quitter de nouveau ses Alpilles dans le but d'exporter la corrida espagnole et fonder la première école de tauromachie chinoise ! 

De Lisbonne à Beijing en passant par les Indes, ils vivront de multiples aventures. À bord du Thélème, ils franchiront miraculeusement le Cap de Bonne-Espérance, connaîtront la saudade des Portugais, éviteront les anthropophages, rencontreront les redoutables guerriers khoïkhoï, découvriront les lascives dévadâsîi, religieuses qui font commerce de leurs corps. Ils croiseront des tempêtes, des maladies, des religions inconnues, et tomberont aux mains de pirates. Puis ils parviendront en Chine où Amédée, parallèlement à son éducation pyrotechnique, sera initié à l'art de la chambre à coucher, quand les flûtes de jade visitent les petites maisons, et les pivoines se couvrent de rosée... Il y croisera l'incarnation de ses rêves, tombant amoureux d'un ruban rouge noué dans les cheveux d'une princesse…

Une épopée jubilatoire à l'humour décalé, un roman historique d'un érotisme raffiné. Un pur délice !

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Mon avis :


Comme l'annonçait la quatrième de couverture : un vrai délice !

J'ai passé un très bon moment avec Amédée au cours de ce voyage initiatique aux légers accents de conte philosophique. L'écriture de Daniel Janneau est très agréable et le ton reste toujours léger, même lorsqu'on frôle le drame ou que la mélancolie s'abat sur Amédée : l'humour et l'auto-dérision semblent ses meilleures armes pour affronter toutes les situations inédites auxquelles il est confronté au cours de son périple.

Le récit est agréablement dépaysant et, si chaque étape du voyage ne se voit consacrer que quelques pages (le roman en fait seulement 266), Daniel Janneau a le talent de nous immerger en quelques phrases dans l'atmosphère particulière de chaque ville. Quant au séjour en Chine, il est l'occasion de découvrir une civilisation raffinée et parfois cruelle, à mille lieues des valeurs européennes ; ce qui est encore plus vrai lorsqu'il est question des choses de l'amour. J'ai trouvé cet aspect du voyage initiatique d'Amédée joliment traité, reprenant les expressions très imagées du tao de l'art d'aimer pour évoquer de manière détournée et très directe la relation amoureuse et sensuelle avec la princesse au ruban rouge...

Un grand merci à Babelio pour cette belle découverte.





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lundi 15 septembre 2014

Quand reviennent les âmes errantes - François CHENG

Pourquoi je le lis :


Il y a déjà un moment que j'ai noté ce roman sur la liste des romans que j'aimerais lire. Je n'en suis plus tout à fait certaine, mais il me semble que c'est cet article qui m'a donné envie de lire Quand reviennent les âmes errantes.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Il y a dans cette œuvre atypique quelque chose de la tragédie grecque, de la poésie épique, ou même de l’oratorio (tant il est vrai que l’on imagine aisément une scène avec ces trois « voix » et ce chœur). Mais bien que l’on soit devant un grand poème spirituel en prose aux accents claudéliens, il y a bien là un récit, qui s’inscrit dans un cadre historique. Les trois personnages sont pris dans la tourmente de l’écroulement du dernier royaume indépendant devant le tyran qui prendra le nom de Premier empereur (fin du IIIe siècle avant J.-C.).

Au milieu de ce chaos, deux hommes sont épris de la même femme, sans jalousie aucune. Le premier, joueur de zhou (instrument traditionnel à percussion), est autant l’incarnation du yin que le second, valeureux chevalier, l’est du yang. Tous deux périront dans d’atroces souffrances après avoir tenté vainement de s’approcher du tyran pour le supprimer. Entre eux et avec eux, la femme aimée incarne le souffle de vie, le désir généreux de pureté qui élève l’homme jusqu’à sa plus haute dimension.

Et à cette hauteur, elle continuera à dialoguer par-delà la mort avec ses deux amours, dont lui reviennent les âmes errantes. Le livre se termine par une exaltation en vers de la « nuit mystique où la terre se donne au ciel », dans laquelle, comme dans le Cantique des cantiques biblique, on ne distingue pas toujours qui, des trois personnages, est le locuteur. Sublime !

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Mon avis :


François Cheng nous livre ici un récit plein de délicatesse et de poésie, à la forme originale. En effet, même si je ne connais pas grand-chose à la littérature chinoise, Quand reviennent les âmes errantes m'a évoqué un drame épique de la Chine Ancienne, avec de grandes passions, des batailles, un code de l'honneur inviolable, etc.

Inspiré de faits historiques (unification de la Chine par son "premier" empereur qui fut victime de plusieurs tentatives d'assassinats), ce roman est avant tout une histoire d'amour et d'amitié exceptionnelle qui lie une femme et deux hommes, par-delà la jalousie, les rancœurs ou même la mort.

J'admets sans hésitation qu'il s'agit d'un beau texte, rédigée d'une plume magnifique, mais le roman est trop court et trop épuré pour que je sois vraiment séduite par Quand reviennent les âmes errantes.

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dimanche 23 mars 2014

Une illusion passagère - Dermot BOLGER

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques mois j'ai lu Une seconde vie que j'ai beaucoup aimé. C'est pourquoi je récidive avec le dernier roman de Dermot Bolger.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Martin, haut fonctionnaire irlandais d'une cinquantaine d'années, rattaché à un ministère en bout de course, se retrouve, le temps d'un voyage officiel en Chine, seul dans sa luxueuse chambre d'hôtel. Accablé par une existence terne, entre une épouse avec qui il ne partage plus aucune intimité, et trois filles qui sont déjà absorbées par leur vie d'adultes, il décide de s'offrir un massage durant son séjour.

Le jeune femme chinoise qui vient le masser ne parle pas sa langue et ne partage rien de sa vie : mère célibataire, elle peine à joindre les deux bouts, mais ce qu'elle lui procure est autrement précieux : le plaisir d'être touché, la sensation d'être désiré. Une complicité naît entre eux, que rompt la proposition de la jeune femme de monnayer ses charmes. Martin va-t-il céder à cet appel qui le trouble ? En l'espace d'une nuit, l'écriture dense et acérée de Dermot Bolger, d'une grande sensibilité, condense la vie d'un homme, ses convenances, ses incertitudes et son trouble.

Dans une interrogation existentielle semblable à celle que traverse l'Irlande, Martin aura au moins retrouvé un peu de ce qu'il est.

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Mon avis :


Hasard de mes lectures : comme dans Fiançailles que j'ai terminé hier, la prostitution est au cœur de ce roman, comme un levier, un révélateur de la nature humaine.

Dermot Bolger nous livre un récit court au ton incisif et désabusé, marqué par l'amertume du personnage principal qui s'interroge sur le caractère illusoire de toute son existence.

C'est bien écrit (moi qui n'aime pas les romans courts habituellement, je n'ai pas eu l'impression que le texte avait été amputé) et c'est dérangeant aussi car l'introspection du personnage principal sur l'utilité de son métier, ses liens avec les membres de sa famille, etc nous renvoient à nos propres existences et à nos propres doutes.

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mardi 31 décembre 2013

La fabrique du monde - Sophie VAN DER LINDEN

Pourquoi je le lis :


C'est un article lu au moment de la rentrée littéraire qui m'a d'abord donné envie de lire ce petit roman. La quatrième de couverture, l'illustration en première page et différentes critiques lues ici et là m'ont confortée dans ce choix.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Et je me vois là, dans tout ça. Une petite Chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l'usine parce que son grand frère entrait à l'université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité.

De nos jours, en Chine, Mei, jeune ouvrière, vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi. Confrontant un souffle romantique à l'âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s'éveille à l'amour et à la vie.

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Mon avis :


J'ai adoré ce roman bouleversant qui nous fait passer par toutes sortes d'émotions très fortes en seulement 150 pages d'une belle écriture, très poétique.

On découvre d'abord le quotidien de Mei, ouvrière dans une usine de confection en Chine. Elle n'y est qu'une une pièce interchangeable parmi d'autres même si, contrairement aux autre ouvrières, elle a du mal à se résigner à cette vie morne régie par les contremaîtres, les délais à tenir, les tâches répétitives, etc.

Et puis vient la parenthèse enchantée pendant les congés du nouvel an alors que l'usine est déserte : quatre jours où elle découvre l'amour et l'espoir d'une vie meilleure.

Mais le bonheur de Mei prend fin avec la reprise du travail : de trahison en désillusion, le retour à la réalité est brutal et sa vie morose sans aucune échappatoire possible lui devient insupportable.
Malgré la fin tragique (qui est encore plus émouvante quand on sait que le rouge est la couleur du mariage en Chine), La Fabrique du monde est une belle histoire.

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jeudi 6 juin 2013

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus - Eric-Emmanuel SCHMITT

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a intriguée...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Madame Ming aime parler de ses dix enfants, maintenant installés dans divers lieux de la Chine. Elle détient un secret qui lui a permis de contourner la politique de l'enfant unique. Son histoire, empreinte de confucianisme, se mêle à celle de la Chine d'hier et d'aujourd'hui.

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Mon avis :

C'est une jolie fable qui nous amène à réfléchir (même si ce n'est que superficiellement) à des sujets comme la maternité, la répression totalitaire, la vérité, l'exploitation des masses, etc.

J'ai dévoré ce roman au style agréable, facile à lire.

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vendredi 10 mai 2013

Reines tragiques - Juliette BENZONI

Pourquoi je le lis :


J'aime l'Histoire, mais je n'aime les cours d'Histoire qui regorgent de dates et d'autres choses trop sérieuses pour ne pas devenir fastidieuses. Du coup je me suis dit que ce livre pourrait être un bon moyen de survoler plusieurs périodes, de découvrir des personnages historiques que j'aurai peut-être envie de mieux connaître par la suite, à travers d'autres romans.

C'est aussi l'occasion de lire quelque chose de Juliette Benzoni que je ne connais que de réputation...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les pages de ce volume, repose le destin de dix-huit femmes, dix-huit reines toutes célèbres par leur beauté et le tragique de leur existence. Des aventures de la paysanne du Kiang Sou aux appétits de puissance de Draga, reine de Serbie, quarante siècles d'histoire déroulent leurs fastes, de l'Egypte à Byzance, de la Chine aux rives de la Seine et de la Tamise. On vivra avec passion la lutte de Frédégonde contre Brunehaut, le règne sanglant d'une concubine impériale chinoise, les rancœurs d'Aliénor d'Aquitaine, deux fois reine et toujours déçue, la folie macabre de Jeanne, la pitoyable mère de Charles Quint, et le douloureux roman de Caroline Mathilde de Danemark, la prisonnière du Kroënberg... Magistralement orchestrées et contées par la plume romanesque et le talent d'historienne de Juliette Benzoni, les vies de ces reines tragiques vont nous entraîner dans une épopée dramatique, où l'amour, la haine, l'ambition côtoient le crime la folie et la raison d'Etat.

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Les 18 récits (tables des matières du livre) :


  1. Nit-aou-Qrit, la Cendrillon du Nil
  2. Lu, la paysanne du Kiang-Sou
  3. Agrippine, une cliente pour Locuste
  4. Théophano, la Basilissa des tavernes
  5. Frénégonde contre Brunehaut, les reines rivales
  6. Alienor d'Aquitaine, deux fois reine
  7. Isabelle d'Angoulême, le reine vassale
  8. Marguerite, Blanche et Jeanne de Bourgogne, les reines maudites
  9. Isabelle, la louve de France
  10. Blanche de Bourbon, la reine assassinée
  11. Catherine Cornaro, reine de Chypre
  12. Jeanne la Folle
  13. Catherine Howard, la cinquième victime d'Henry VIII
  14. Mary Tudor, la Sanglante
  15. Christine de Suède, la meurtrière de Fontainebleau
  16. Caroline-Mathilde de Danemark, la prisonnière de Kroenberg
  17. Marie-Joséphine de Savoie, une reine de France inconnue
  18. Draga, reine de Serbie : la victime de la Main noire

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Mon avis :


Comme je l'ai dit plus haut, je n'aime pas les romans historiques qui tournent en cours d'histoire rébarbatif à force de dates, de démonstrations géopolitiques ou socioéconomiques, etc. Toutefois j'aurais apprécié que l'auteur développe un peu plus chacun des 18 récits qui composent ce livre car une biographie d'une vingtaine de pages (en moyenne) est forcément sommaire. Surtout que Juliette Benzoni a su choisir des femmes, princesses ou reines, aux vies riches en rebondissements qui ont influé sur la destinée de leur royaume ou du monde.

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