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samedi 7 juillet 2018

La légende du pilhaouer - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire le dernier roman de Daniel Cario...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Dans toute tradition populaire circulent des croyances qui dépassent l'entendement. En Bretagne sans doute plus qu'ailleurs..." Ainsi débute en 1858 l'histoire du brodeur de Pont-l'Abbé qui créa un costume féminin d'une beauté exceptionnelle. Trois jeunes filles voulurent le porter le jour de leurs noces. Pour leur plus grand malheur.

Aux yeux de tous, Lazare Kerrec est considéré comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-l'Abbé. Péché d'orgueil ? Il a en tête de confectionner le plus beau des costumes mais que nul ne portera. La parure achevée, un gilet et un manchoù (sorte de petite veste) ornés de broderies somptueuses, révèle une telle maîtrise qu'on pourrait croire qu'elle est l'œuvre du diable. Qui sait... ? En 1860, à l'insu du brodeur, sa petite-fille décide de porter le costume pour son mariage. Folies et tragédies s'enchaîneront...

Des décennies plus tard, Zacharie Le Kamm, modeste pilhaouer – chiffonnier –, arrière-petit-fils du tailleur, a hérité de la parure. Même s'il désapprouve l'union de sa fille adoptive, Violaine, avec le fils d'un riche terrien, il accepte qu'elle revête les sublimes atours en ce jour de noces du printemps 1900. Comme pour défier la malédiction.

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Mon avis :


J'ai davantage apprécié La légende du pilhaouer que Trois femmes en noir (du même auteur) que j'ai lu dernièrement. Les personnages sont moins nombreux (on passe donc davantage de temps avec chacun) et j'ai aimé la façon dont le surnaturel s'invite dans le quotidien.

Dans le roman, on découvre la vie d'un pilhaouer, métier itinérant méconnu, ainsi que la vie d'un petit bourg breton au tournant du siècle partagé entre "francisation" et maintien des traditions.

La dernière partie m'a un peu moins plu car le récit devient un peu trop rocambolesque à mon goût, au point qu'on en oublierait presque le destin du costume maudit...

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mardi 29 mai 2018

Trois femmes en noir - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Daniel Cario et en plus l'intrigue de ce roman se déroule en Bretagne, pas très loin de chez moi...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les années 1990, Port-Louis est le lieu de vie, d'attente et de solidarité, des femmes guettant le retour des marins. La découverte, un matin de printemps, du cadavre d'Eugénie à quelques mètres de la jetée plonge la petite communauté dans un climat lourd de suspicion...

A Port-Louis, près de Lorient, la vie suit son cours entre rythme des marées et horizon du grand large. Mais ce matin-là, deux vieilles pêcheuses de palourdes, Guite et Fanch, découvrent sur une petite plage le cadavre d'Eugénie, "brave fille un peu bizarre". Des indices sur le lieu du crime orientent l'enquête vers trois marins, estimés et respectés. Parti en mer, leur chalutier ne répond pas aux appels radio et tarde à revenir. Au cœur de la tourmente, trois femmes guettent fébrilement le retour des marins, l'une, son mari, la seconde, son frère, la troisième, son fils.

L'un d'eux serait-il l'assassin d'Eugénie ? 

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Mon avis :


Au-delà de l'enquête policière, Trois femmes en noir c'est surtout le portrait d'une petite ville côtière bretonne dans les années 1990, avec son bourg, sa citadelle-musée sa plage et son port qui rythment le quotidien de ses habitants hauts en couleurs.

J'ai trouvé l'atmosphère un peu trop sombre pour que le roman me plaise vraiment, mais ce n'est pas si surprenant étant donné mon peu de goût pour les romans policiers en général. En plus, on suit beaucoup de personnages et comme finalement on passe peu de temps avec chacun, aucun ne m'a vraiment touchée et j'ai eu du mal à me sentir concernée par l'histoire.

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lundi 18 juillet 2016

Les moissonneurs de l'Opale - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :

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Je poursuis mon exploration de l'univers de Daniel Cario, un auteur que j'aime beaucoup...

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En résumé (quatrième de couverture) :

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1900. Dans le Nord, entre Etaples et Le Touquet, Angèle fait partie de la communauté des sautrières, ces moissonneuses de la mer qui, chaque jour, se réunissent pour pêcher la crevette. Personne ne sait rien d'elle et personne ne s'en soucie : elle n'est pas d'ici. Une seule chose étonne, son affection passionnelle pour Cathy, quatorze ans, fille de marin pleine de vie. Jusqu'à ce que déboule, dans cette existence seulement rythmée par les marées, Gabin, le petit-fils adolescent d'agriculteurs voisins, lui aussi fasciné par la jeune fille.

Désormais au centre de l'éternelle rivalité qui oppose paysans et pêcheurs, Cathy doit affronter un inavouable secret.

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Mon avis :


Je ne connaissais Daniel Cario que pour ses "romans bretons", mais je n'ai pas été du tout déçue par cette incursion dans le Nord et dans l'univers des sautrières.

De son style toujours aussi agréable, l'auteur nous fait découvrir la Côte d'Opale et le quotidien des gens de la mer (aussi bien les marins pêcheurs que leurs épouses qui pêchent les crevettes sur la côte). Et cette peinture très vivante du quartier de la Marine d'Etaples sert de décor à une intrigue prenante : une jolie romance d'adolescence, un secret terrible et menaçant,...

En bref, j'ai passé un très bon moment avec ce roman...

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mardi 3 mai 2016

Petite Korrig - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


J'aime bien ce qu'écrit Daniel en général car il offre une belle image de la Bretagne et de ses traditions dans ses romans.

Parmi ses livres, j'ai déjà lu : 
Et La complainte de la grive attend toujours dans ma PAL... 

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En résumé (quatrième de couverture) :

Korrig habite une ferme isolée au cœur de la forêt du Faouët, pleine de croyances et de traditions en ce début du XXe siècle. Sa mère lavandière l'a élevée seule, dans l'acceptation de sa différence : sa petite taille. Après la mort de cette dernière, la jeune fille s'est retranchée dans une vie solitaire. Sa rencontre violente, quelques années plus tôt, avec quatre chasseurs a bouleversé à jamais le cours de son existence ; depuis, elle craint d'être démasquée...

Car, loin de tous, Korrig préserve son incroyable secret.

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Mon avis :


Je suis déçue par ce roman car certains aspects de l'histoire m'ont semblé impossibles à croire, au point que j'en ai abandonné la lecture à mi-chemin.

Dans un petit bourg de la campagne bretonne, une femme tombée enceinte suite à un viol décide, pour un certain nombre de raisons, de dissimuler le fait qu'elle a accouché de jumeaux. Elle ne déclare qu'un fils à la mairie, n'en fait baptiser qu'un et se débrouille pour cacher l'existence d'un second enfant. Lorsque le moment d'aller à l'école arrive, pour ne pas les pénaliser, elle les envoie en classe un jour chacun à leur tour.

Mais comment croire que des jumeaux soient en tout point identiques, non seulement physiquement mais aussi de par leur personnalité ? Au point que l'un puisse prendre la place de l'autre un jour sur deux, et ce pendant des années, sans que personne ne remarque rien ni qu'aucun faux-pas ne soit commis ?

Alors même si j'ai bien aimé la façon dont Daniel Cario raconte la vie de tous les jours dans un petit bourg rural, avec ses métiers oubliés, ses personnages pittoresques et leurs anecdotes amusantes ou dramatiques, je n'ai pas réussi à me faire à ces jumeaux dont on nie tellement la personnalité qu'ils n'ont même qu'un seul prénom pour deux...

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vendredi 3 juillet 2015

Le brodeur de la nuit - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


Daniel Cario fait partie des auteurs que je lis avec plaisir chaque fois que j'en ai l'occasion. J'aime beaucoup l'image qu'il offre de la Bretagne et des différents aspects de sa culture.
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J'ai déjà lu Le sonneur des halles, La musique en bandoulière et La maison des frères Conan. Et La complainte de la grive attend dans ma PAL...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Jacquot et Jacob deux êtres que tout sépare, à commencer par l'âge, et que le destin rapproche autour d'une même passion pour la broderie. Nous sommes au milieu du 19è siècle, en Basse Bretagne, et le jeune orphelin Jacquot perd son chemin dans la forêt de Locronan. Il est recueilli par Jacob, un vieux tailleur qui devient son père adoptif. Une nouvelle vie s'annonce pour l'artisan au métier si décrié dans les campagnes de l'époque. Et, alors même que, menacé de perdre la vue, happé par la nuit, son art méticuleux l'abandonne inexorablement.

Car c'est bien de la broderie des fastueux costumes de Cornouaille que découvre avec émerveillement le pauvre garçon, devenu apprenti. Les commandes à négocier, les noces à honorer, la concurrence et le mépris à combattre par l'excellence du travail : la rudesse du milieu s'impose à tous. Mais les temps sont au changement et les femmes s'y montrent sensibles, elles que la délicatesse et la faconde proverbiale des brodeurs ne laissent pas indifférentes... L'initiation de Jacquot fera un jour de lui un homme. Et un élève qui dépasse déjà le maître.

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Mon avis :


En lisant Le brodeur de la nuit, j'ai tout de suite pensé au roman d'Edouard Brasey, Les pardons de Locronan. L'histoire n'est pas du tout la même, la période non plus, mais il est difficile de ne pas leur trouver quelques points communs alors que les deux intrigues se déroulent à Locronan, ville marquée autant par le tissage qui fit sa fortune que par Saint Ronan et sa Grande Troménie.

Comme Les pardons de Locronan, j'ai beaucoup aimé Le brodeur de la nuit. D'une plume toujours aussi agréable, Daniel Cario nous entraîne dans l'histoire touchante d'un père et d'un fils qui se sont choisis. Le récit est riche en détails sur le métier des tailleurs-brodeurs, mais aussi sur le quotidien des Locronanais de manière plus générale.

Il y a bien eu quelques passages un peu longs, mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment avec ce roman qui aborde à travers des situations très diverses toutes sortes de questions toujours actuelles (deuil, refus du changement, place de l'enfant dans la famille, peur du handicap, etc)

Et en bonus, il y a le talent de conteur de Jacob, l'un des personnages principaux, qui nous offre quelques récits pittoresques dignes d'une veillée au coin du feu...

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vendredi 14 juin 2013

La maison des frères Conan - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


Je connais déjà Daniel Cario pour avoir lu Le sonneur des halles et La musique en bandoulière. J'ai beaucoup aimé ces deux romans qui donne une très belle image de la Bretagne et de sa culture en mutation à différentes périodes du XXème siècle.

En plus, l'intrigue de La maison des frères Conan se passe à Camors, un petit bourg pas très loin de chez moi, où je vais souvent me promener en forêt. Alors bien sûr ce roman a piqué ma curiosité.
Et La complainte de la grive attend dans ma PAL...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Louis-Marie et Céleste Conan ont grandi dans la forêt de Camors, en Bretagne, avec leur père sabotier. Anaïs, la mère, "épuisée de vivre comme des bêtes" dans leur hutte humide et bouleversée par la naissance de son cadet trisomique, a fui. On ne l'a plus jamais revue. Ne plus être à la marge, différent des autres... Depuis l'enfance, Louis-Marie a à cœur de concrétiser son rêve : construire sa maison. Une vraie, en pierre, avec un toit. Le jeune homme est tout à son œuvre, à son immense chantier. Alors que son frère Céleste, adolescent à la face de lune et à la force colossale, perçoit autour d'eux les dangers d'un monde troublé, en pleine Occupation.

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Mon avis :


J'ai bien aimé ce roman, et pas seulement parce qu'il parle d'un endroit que je connais. La maison des frères Conan reprend les ingrédients habituels des "romans du terroirs" (période, métiers disparus des personnages principaux, description du mode de vie, etc), mais l'auteur a su y ajouter sa touche personnelle, notamment en choisissant qu'un de ses personnages principaux soit trisomique (j'ai trouvé très touchante la façon dont il est décrit).

Et puis j'aime beaucoup le style de Daniel Cario, très agréable et plein de détails sur une Bretagne que j'adore

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jeudi 1 janvier 1970

La complainte de la grive - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


J'ai déjà lu Le sonneur des Halles et La musique en bandoulière de Daniel Cario. La complainte de la grive est troisième roman d'une trilogie sur la musique en Bretagne, et plus particulièrement sur les grands changements qu'elle a connus au cous du XXème siècle.

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes (mais chaque livre peut être lu indépendamment à mon avis) et si celui-ci attend sur les étagères de ma bibliothèque depuis quelques mois déjà, c'est seulement parce que je me laisse complètement débordée par ma "bibliophagie chronique"...

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En résumé (quatrième de couverture) :


L'histoire est centrée autour du parcours extraordinaire d'un enfant né avec une particularité physique qui lui fait non seulement «entendre haut», c'est-à-dire capter tous les sons autours de lui avec une acuité surdéveloppée mais qui lui donne aussi par là même «l'oreille absolue». Un don pour le chant que ses aventures confirmeront bientôt.

En fuite de chez sa pauvre mère dans la région de Poullaouen, le tout jeune garçon est d'abord recueilli par une vieille trégoroise chanteuse de «gwerz», puis par une riche famille bourgeoise qui l'adopte alors que se déclare la Seconde Guerre Mondiale et que bientôt la Bretagne est occupée. Ses multiples rencontres, dans divers milieux, sont l'occasion pour l'auteur de nous replonger dans les veillées des campagnes et les fêtes des travaux des champs, où le chant «kan ha diskan» fait encore danser les villageois. Mais aussi d'aborder les transformations sociales d'un univers rural qui abandonnera bientôt les chants sur feuilles volantes, distractions des foires et des pardons, au profit des airs à la mode déversés.

Ce jeune héros en quête d'identité, qui en changera plusieurs fois pour les besoins d'abord de sa fuite, puis des nouvelles vies qu'il adopte, n'aura de cesse de vouloir retrouver ses origines et l'amour de sa mère abandonnée.

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Mon avis :


à venir...

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