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samedi 14 juillet 2018

La dentellière de la brume - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques semaines, j'ai lu Un été bigouden d'Anne-Marie Castelain. Son écriture m'avait beaucoup plu, c'est pourquoi j'ai emprunté un autre de ses romans disponibles à la médiathèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Angélique et sa famille, vaillants travailleurs de la mer, n'ont pas la vie facile dans ce petit port de pêche breton. Or Angélique aspire à un nouvel horizon. M. Jehan, contremaître de son usine, soupçonne en elle quelques talents cachés et la confie aux bons soins de la comtesse de Kéradec, directrice d'un atelier renommé de dentelle. Plus douée que ses camarades, rapidement distinguée, commence pour elle une ascension qui l'amènera jusqu'à Paris et ses lumières. Notre ambitieuse héroïne n'est pourtant pas au bout de ses surprises...

Le destin d'une jeune ouvrière bretonne qui deviendra une dentellière reconnue dans le Paris de la Belle Epoque. 

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue de ne pas retrouver le style si particulier d'Anne-Marie Castelain qui m'avait tant plu dans Un été bigouden. Non que La dentellière de la brume soit mal écrit, loin de là, mais c'est rédigé d'une plume plus classique mais très agréable.

La dentellière de la brume est un roman de terroir tout ce qu'il y a de plus traditionnel qui nous emmène à la pointe sud de la Bretagne, au tout début du XXème siècle. On découvre le quotidien des familles de pêcheurs à la sardine, qui après des années de profusion sont confrontées à une brusque pénurie de poissons. En découlent crise économique et disette, poussant les uns et les autres à chercher d'autres sources de revenus, comme les jeunes filles devenant dentellières...

La dentellière de la brume  m'a un peu rappelé La légende du pilhaouer, lu il y a peu, bien que l'atmosphère ne oit pas du tout la même : même époque, même coin de Bretagne, thème du "costume traditionnel opposé au costume moderne" en arrière plan, etc.

Malgré ma petite déception concernant le style, j'ai passé un bon moment avec ce roman.

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samedi 7 juillet 2018

La légende du pilhaouer - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire le dernier roman de Daniel Cario...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Dans toute tradition populaire circulent des croyances qui dépassent l'entendement. En Bretagne sans doute plus qu'ailleurs..." Ainsi débute en 1858 l'histoire du brodeur de Pont-l'Abbé qui créa un costume féminin d'une beauté exceptionnelle. Trois jeunes filles voulurent le porter le jour de leurs noces. Pour leur plus grand malheur.

Aux yeux de tous, Lazare Kerrec est considéré comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-l'Abbé. Péché d'orgueil ? Il a en tête de confectionner le plus beau des costumes mais que nul ne portera. La parure achevée, un gilet et un manchoù (sorte de petite veste) ornés de broderies somptueuses, révèle une telle maîtrise qu'on pourrait croire qu'elle est l'œuvre du diable. Qui sait... ? En 1860, à l'insu du brodeur, sa petite-fille décide de porter le costume pour son mariage. Folies et tragédies s'enchaîneront...

Des décennies plus tard, Zacharie Le Kamm, modeste pilhaouer – chiffonnier –, arrière-petit-fils du tailleur, a hérité de la parure. Même s'il désapprouve l'union de sa fille adoptive, Violaine, avec le fils d'un riche terrien, il accepte qu'elle revête les sublimes atours en ce jour de noces du printemps 1900. Comme pour défier la malédiction.

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Mon avis :


J'ai davantage apprécié La légende du pilhaouer que Trois femmes en noir (du même auteur) que j'ai lu dernièrement. Les personnages sont moins nombreux (on passe donc davantage de temps avec chacun) et j'ai aimé la façon dont le surnaturel s'invite dans le quotidien.

Dans le roman, on découvre la vie d'un pilhaouer, métier itinérant méconnu, ainsi que la vie d'un petit bourg breton au tournant du siècle partagé entre "francisation" et maintien des traditions.

La dernière partie m'a un peu moins plu car le récit devient un peu trop rocambolesque à mon goût, au point qu'on en oublierait presque le destin du costume maudit...

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vendredi 29 juin 2018

Les mains nues - Simonetta GREGGIO

Pourquoi je le lis :


J'ai lu ce roman pour la première fois il y a sept ou huit ans. Je l'avais beaucoup aimé, au point d'avoir envie de m'y replonger...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Emma, la quarantaine solitaire, est vétérinaire à la campagne. Giovanni, un adolescent fugueur de quatorze ans dont elle a autrefois connu les parents, resurgit dans sa vie. Petit à petit s'installe entre eux une histoire fiévreuse et tendre, mais quand Micol, la mère de l'adolescent, vient chercher son fils, tout vole en éclats. Les conséquences seront amères. Mais de quoi, et de qui, se venge-t-on ? D'un amour qui reste tabou ? Ou d'un passé dont les blessures ne se sont pas refermées ?

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Mon avis :


J'ai eu un peu de mal à entrer dans le roman qui ne correspondait pas aux souvenirs que j'avais gardés de ma première lecture. Et puis l'héroïne à fleur de peau a réussi à m'entraîner à sa suite dans un récit fragmenté, faits de souvenirs plus ou moins heureux et plus ou moins lointains qui permettent de comprendre ce qui a fait d'elle cette femme passionnée par son métier de vétérinaire, mais solitaire ; jusqu'à l'irruption dans sa vie de Gio, adolescent fugueur.

Tout est raconté avec énormément de délicatesse, à petites touches qui laissent autant de choses dans l'ombre qu'elles n'en dévoilent. Et finalement j'ai beaucoup aimé ce court roman, tout en sensibilité, et plus encore le dénouement, inattendu, réjouissant.

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Le goût de tes lèvres - Emilie COLLINS

Pourquoi je le lis :


Il s'agit d'un spin off d'une soixantaine de pages d'un autre roman d'Emilie Collins, Les délices d'Eve, que je n'ai pas lu. Mais ce court texte proposé en téléchargement gratuit est l'occasion de découvrir cette auteure de romance.

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En résumé (quatrième de couverture) :


À l'approche de Noël, la pâtisserie Les Délices d'Ève se prépare à la saison des fêtes. Entre deux essais de nouvelles recettes, Claude n'attend qu'une chose, que la jolie Julie vienne déguster son dessert préféré. S'il a terriblement envie de mieux la connaître, encore faut-il qu'il ose enfin franchir le pas...

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Mon avis :


C'est bien écrit mais dans un style trop "scolaire" : c'est beaucoup trop lisse aussi bien pour l'écriture que pour l'intrigue ; même la scène de rupture se déroule sans le moindre heurt.

Malgré la brièveté su texte, j'ai trouvé que l'histoire s'étirait encore trop en longueur : les personnages sont tout le temps en pleine introspection, même lorsqu'ils ne sont pas seuls, et cela ralentit le rythme.

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mardi 26 juin 2018

Summerhill . 6 . How sweet it is - Kate PERRY

Pourquoi je le lis :


Je poursuis ma lecture de la série Sumerhill avec le sixième tome, How sweet it is...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Viola Summerhill loves her sisters… Except when they suggest a rebound fling is just the thing to wash away the bad taste left from her recently crumbled marriage.

Viola knows she can't find happiness in sex or another person. She needs to find happiness within.

But reinventing herself to regain the identity she lost being a wife and a mother isn't easy. And starting an art gallery in London is even less so — especially when the artist she wants most distracts her from her purpose. 

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Mon avis :


Ce sixième tome m'a bien plu. Même si l'intrigue suit toujours le même plan, elle prend un peu plus de profondeur avec des personnages qui ont "davantage vécu" sans que cela ne devienne trop abracadabrant non plus. J'ai tout particulièrement apprécié l'histoire de Chloé, une adolescente qui vit sa toute première histoire d'amour, alors que sa mère fraîchement divorcée tombe elle aussi amoureuse. J'ai trouvé ces premiers émois très joliment racontés... Et je vais de ce pas m'attaquer au dernier tome de la série Sumerhill, Give a little...

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mardi 12 juin 2018

Péril en mer d'Iroise - Jean-Luc BANNALEC

Pourquoi je le lis :


J'ai déjà lu les précédents romans de Jean-Luc Bannalec :

J'ai beaucoup aimé ces quatre romans, surtout pour la carte postale si pittoresque de la Bretagne que l'auteur nous offre à chaque fois.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Immersion agitée en mer d'Iroise pour le commissaire Dupin, qui, de Douarnenez, à la découverte de l'histoire de la cité sardinière, jusqu'à l'île de Sein, mène l'enquête.

Trois cadavres en trois lieux de crime, et le commissaire Dupin est sur le pont ! Le premier corps est retrouvé au petit matin dans un local de la criée de Douarnenez ; la victime est une pêcheuse professionnelle. Sur l'île de Sein, une jeune chercheuse spécialiste des dauphins gît dans le cimetière dit "des cholériques". Le troisième cadavre, enfin, sur la presqu'île de Crozon, est celui d'un professeur de biologie à la retraite, passionné d'histoire. Ces trois meurtres sont liés, cela ne fait aucun doute... Mais qui pourrait être le coupable parmi les travailleurs de la mer ?

Périls et mystères en mer d'Iroise sont au cœur de cette cinquième enquête de Dupin, forte en iode ! 

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Mon avis :


 Péril en Mer d'Iroise n'est pas une lecture désagréable, mais elle ne m'a pas enthousiasmée non plus.

En effet, aucune surprise avec ce nouvel opus du commissaire Dupin : du pittoresque avec la Bretagne en premier plan et une enquête qui semble parfois secondaire.

L'image donnée de la Bretagne est tellement idéalisée (avec des personnages passionnés, mais qui parlent comme des guides sur n'importe quel sujet pourvu que cela concerne la Bretagne) que je ne l'ai pas reconnue. Personne ne se lance dans de tels exposés sur la culture, l'économie, l'écologie aussi bien que sur la politique ou l'histoire à la moindre occasion.

Concernant l'enquête, je suis restée dans le flou jusqu'au bout, d'autant que pour maintenir une part de mystère, l'assassin n'a pas l'occasion de s'exprimer après avoir été démasqué. On ne sait donc pas exactement ce qui l'a poussé à tuer trois personnes, ni même ce qui liait vraiment les trois victimes. C'est assez frustrant.
 
Pas sûre que je lise le prochain tome...

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samedi 9 juin 2018

Les petites distances - Camille BENYAMINA & Véronique CAZOT

Pourquoi je le lis :


C'est d'abord la couverture avec la jeune femme lisant dans son canapé qui a attiré mon attention sur cette bande-dessinée. Puis le résumé a piqué ma curiosité : comment ne pas s'intéresser à l'histoire de Max et Léo ?

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Je suis là.
Je suis Max.
On vit ensemble depuis deux semaines.
Enfin c'est surtout moi qui vis chez toi, mais je crois que je ne te dérange pas.
Tu ne m'entends vraiment pas ?"

Max est un homme tellement insignifiant qu'il finit par devenir vraiment invisible. Léo est une femme peureuse qui vit dans ses rêves. Max s'installe chez Léo et observe sa vie.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé cette bande-dessinée, autant pour son histoire très touchante que pour les dessins doux et chaleureux, les deux s'harmonisant parfaitement pour nous immerger dans l'atmosphère intimiste de ce récit qui sort des sentiers battus. En effet, Max, devenu invisible à force d'indifférence, emménage chez Léo, jeune femme hantée par des terreur nocturnes et seule personne capable de percevoir ne serait-ce que vaguement la présence du jeune homme. Au fil de la cohabitation, une étrange relation se noue entre Léo et Max... 
 
J'ai trouvé que le dénouement arrivait un peu rapidement, surprenant le lecteur et changeant complètement la perspective qu'on avait de l'histoire de Léo et Max, mais cela ne m'a  pas empêcher d'adorer Les petites distances.

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lundi 4 juin 2018

Juste quelqu'un de bien - Angéla MORELLI

Pourquoi je le lis :


J'ai bien aimé les autres textes d'Angéla Morelli que j'ai lus et comme la quatrième de couverture de Juste quelqu'un de bien me tente beaucoup, je n'avais aucune raison de résister...

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En résumé (quatrième de couverture) :


À trente-quatre ans, Bérénice n’a plus aucune certitude. Tout ce qu’elle croyait savoir sur la vie a pris l’eau, elle multiplie les amants, mais ne tombe jamais amoureuse et, cerise sur le gâteau, voilà qu’elle n’arrive plus à écrire une ligne, alors que l’écriture est sa raison d’être. Heureusement, elle peut compter sur les trois femmes de sa vie : sa mère et sa grand-mère, avec qui elle partage une jolie maison cachée au cœur de Paris, et Juliette, son amie d’enfance. Mais ça ne suffit plus.
 
Bérénice n’a donc plus le choix. Elle doit enfin affronter les questions qu’elle a toujours refusé de se poser et accepter de faire une place… aux hommes de sa vie. En commençant par son père, dont elle ne sait rien, et par Aurélien, un homme surgi du passé, qu’elle vient de croiser et qui ne l’a pas reconnue.

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Mon avis :


J'ai passé un très bon moment avec Juste quelqu'un de bien, un roman qui verse un peu moins dans la comédie que les précédents livres de l'auteur que j'ai pu lire. Le ton est en effet peut-être un peu moins léger, avec une héroïne, Bénédicte, qui se remet totalement en question tant dans sa vie professionnelle que personnelle et qui, à travers ses fragilités, se révèle finalement très attachante.

De même le "héros", Aurélien, d'abord présenté comme l'homme idéal objet de tous les fantasmes de Bénédicte, est rapidement descendu de son piédestal pour en faire quelqu'un de plus humain et de ce fait de plus intéressant.
 
Si Juste quelqu'un de bien est avant tout une jolie histoire d'amour, une grande place est également laissée à d'autres aspects de la vie de l'héroïne (famille de femmes hautes en couleurs, quête du père, amitié avec une jeune maman surmenée, syndrome de la page blanche, etc) ce qui permet à l'intrigue de se démarquer des schémas habituels de la romance.

J'ai donc beaucoup aimé ce roman même s'il m'a semblé trop court : j'aurais bien passé un peu plus de temps avec Bénédicte et Aurélien...

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samedi 2 juin 2018

La belle n'a pas sommeil - Eric HOLDER

Pourquoi je le lis :


C'est la couverture et tous ces livres empilés qui a attiré mon attention sur ce roman et la quatrième de couverture a fait le reste. En plus, ce sera l'occasion de découvrir un auteur que je ne connais que de nom...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Une presqu'île qui s'avance sur l'Océan, on y devine le Médoc venteux et ensoleillé de tous les derniers livres d'Éric Holder. L'intérieur de la presqu'île est boisé. Dans une grange au milieu de la végétation épaisse, Antoine a installé sa bouquinerie. L'endroit est quasi introuvable, et, sans l'intervention d'une mystérieuse madame Wong, le libraire crèverait de faim.

Antoine paraît heureux dans sa tanière. Il caresse ses spécimens, les habille de papier cristal, nourrit ses chats, s'interroge sur un voleur qui lui chaparde des livres, toujours du même auteur. C'est alors que déboule la blonde Lorraine, une conteuse professionnelle qui tourne de ville en ville. Antoine est vieux, aime se coucher à heure fixe : la belle n'a pas sommeil.

Ce sera donc l'histoire d'une idylle saisonnière, mais de celles qui laissent sous la peau des échardes cuisantes. Qui a dit que la campagne était un endroit tranquille ?

Dans une langue merveilleusement ouvragée, Holder décrit un monde à la fois populaire et marginal, profondément singulier, qu'il connaît comme personne. Le sien.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé cette jolie histoire d'amour douce-amère que l'on sent condamnée à ne pas durer dès la rencontre. Mais comme le héros, Antoine, on ne peut s'empêcher d'espérer malgré tout, jusqu'à la dernière ligne.

Le style d'Eric Holder m'a bien plu aussi. Avec beaucoup de tendresse pour ses personnages et une langue joliment travaillée, il nous entraîne dans l'univers un peu en marge d'Antoine marqué de rencontres importantes chacune à leur manière.

Une belle lecture qui m'a en plus permis de découvrir un auteur dont je lirai avec plaisir d'autres textes...


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jeudi 31 mai 2018

De battre la chamade - Sophie TAL MEN

Pourquoi je le lis :


J'ai beaucoup aimé Les yeux couleur de pluie et Entre mes doigts coule le sable, je ne pouvais donc pas passer à côté du troisième volet des aventures de Marie-Lou...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En commençant son internat de médecine à Brest, Marie-Lou est très vite happée par le tumulte de l'hôpital. Un concentré d'humanité où les rencontres, les émotions, les disparitions aussi, font grandir, mûrir. Plus qu'un apprentissage, c'est une prise de conscience, sur soi et sur le monde. C'est là que bat le cœur de la vie.

Côté sentimental, les choses ne sont pas moins compliquées... Comment retenir l'instable et insaisissable Matthieu dans ses filets ? Lui qui a dû mettre la médecine entre parenthèses pour retrouver son père disparu ?

On retrouve l'énergie et la fraîcheur de l'auteur des Yeux couleur de pluie et de Entre mes doigts coule le sable dans ce roman du quotidien mouvementé de Marie-Lou et Matthieu. Un chassé-croisé amoureux sans répit, un portrait sans fard du monde hospitalier, des histoires d'amitié, beaucoup de résilience pour une vraie surprise.

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Mon avis :


De battre la chamade est dans la même veine que Entre mes doigts coule le sable.

On rencontre cette fois encore de nouveaux personnages hauts en couleurs, soignants ou patients, mais ils restent très nettement en arrière-plan, les aléas de la relation amoureuse de Marie-Lou et Matthieu occupant le plus gros du roman.

Le style de Sophie Tal Men, tout en légèreté, traduit avec justesse les émotions de son héroïne qui est toujours aussi attachante.

Une lecture très agréable donc même si le premier tome, Les yeux couleur de pluie, reste mon préféré.

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mardi 29 mai 2018

Trois femmes en noir - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Daniel Cario et en plus l'intrigue de ce roman se déroule en Bretagne, pas très loin de chez moi...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les années 1990, Port-Louis est le lieu de vie, d'attente et de solidarité, des femmes guettant le retour des marins. La découverte, un matin de printemps, du cadavre d'Eugénie à quelques mètres de la jetée plonge la petite communauté dans un climat lourd de suspicion...

A Port-Louis, près de Lorient, la vie suit son cours entre rythme des marées et horizon du grand large. Mais ce matin-là, deux vieilles pêcheuses de palourdes, Guite et Fanch, découvrent sur une petite plage le cadavre d'Eugénie, "brave fille un peu bizarre". Des indices sur le lieu du crime orientent l'enquête vers trois marins, estimés et respectés. Parti en mer, leur chalutier ne répond pas aux appels radio et tarde à revenir. Au cœur de la tourmente, trois femmes guettent fébrilement le retour des marins, l'une, son mari, la seconde, son frère, la troisième, son fils.

L'un d'eux serait-il l'assassin d'Eugénie ? 

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Mon avis :


Au-delà de l'enquête policière, Trois femmes en noir c'est surtout le portrait d'une petite ville côtière bretonne dans les années 1990, avec son bourg, sa citadelle-musée sa plage et son port qui rythment le quotidien de ses habitants hauts en couleurs.

J'ai trouvé l'atmosphère un peu trop sombre pour que le roman me plaise vraiment, mais ce n'est pas si surprenant étant donné mon peu de goût pour les romans policiers en général. En plus, on suit beaucoup de personnages et comme finalement on passe peu de temps avec chacun, aucun ne m'a vraiment touchée et j'ai eu du mal à me sentir concernée par l'histoire.

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lundi 14 mai 2018

La maison du Chat-qui-pelote - Honoré de BALZAC

Pourquoi je le lis :


Il y avait longtemps, très longtemps même, que je n'avais pas lu de textes de Balzac. La maison du Chat-qui-pelote, une longue nouvelle, est l'occasion de remédier à cette omission...

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En résumé (quatrième de couverture) :


L'action prend place au début de 1811. Monsieur Guillaume, marchand drapier, successeur de monsieur Chevrel et ami de Jean-Jérôme Cardot, mène, quoique aisé, une vie austère avec son épouse, ses deux filles, Virginie et Augustine, et ses trois commis. Cependant, cette existence rythmée par la seule marche des affaires est troublée par l'intrusion de Théodore de Sommervieux, aristocrate, peintre, amoureux de la beauté en général, volage, mais voué corps et âme à son art. Au début du récit, Théodore est en admiration devant Augustine, qui vient d'apparaître à la fenêtre de sa chambre dans un vieux quartier de Paris. Théodore semble ne plus pouvoir détacher son regard de ce portrait vivant. Éperdument amoureux d’Augustine, ou de l’idée qu’il se fait d’elle, il en a peint un portrait qui connaît un certain succès et une certaine notoriété. Il demande sa main et l’épouse malgré les réticences de monsieur Guillaume, et encore plus de sa femme, qui voit d’un mauvais œil ce "changement de classe" pour sa fille. À juste titre car, les premiers feux de l’amour passés — deux ans et demi —, Théodore ne trouve plus aucun intérêt à sa femme, qui lui paraît fade et sans culture. Pour satisfaire son besoin de sensations fortes, il fréquente la duchesse de Carigliano, une personne cruelle, à qui Augustine finit par demander de l’aide en lui donnant des recettes de séduction. Mais les conseils de la duchesse — qui lui rend le fameux tableau d'Augustine peint par Théodore et qu'elle a exigé de son amant — n’auront aucun effet et déclencheront une violente réaction du peintre, si bien qu'Augustine dépérit et meurt de chagrin.

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Mon avis :


J'ai bien aimé La maison du Chat-qui-pelote, une longue nouvelle où Balzac nous offre le portrait pittoresque d'une certaine bourgeoisie commerçante, disséquant le fonctionnement des Guillaume, une famille de drapiers qui a réussi.

Le mariage des deux filles de la famille est l'occasion d'illustrer ce qui pourrait être la morale de cette nouvelle : mieux vaut éviter de se marier hors de son milieu si on ne veut pas être malheureux. Ainsi l'aînée est mariée au premier commis de son père afin d'assurer la continuité du commerce familial, un mariage de raison qui s'avère plutôt heureux. De son côté la cadette s'obstine à épouser un artiste, mais même s'ils sont très amoureux l'un de l'autre, cela ne suffit bientôt plus à compenser les différences d'éducation, de culture, etc qui existent entre eux.

Un classique très agréable à lire...

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vendredi 11 mai 2018

Le Chat, l'Ankou et le Maori - Michel RIO (avec les dessins de Marie BELORGEY)

 
Pourquoi je le lis :


J'ai trouvé ce conte joliment illustré à la médiathèque...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Jules Joseph Chamsou était un chat à quatorze rayures et trois prénoms, de la famille féline Tabby (son état civil complet était donc Jules Joseph Chamsou Tabby), pas mal du tout de sa personne. En d’autres termes, c’était un très beau grand fort chat." M. R.

Renouant avec l’art du conte, Michel Rio nous entraîne aujourd’hui sur les traces du chat qui, lassé de sa crêperie, décide d’aller voir si tous les lieux se valent. Au gré de ses tribulations sur les chemins de sa Bretagne natale, Jules Joseph Chamsou comprend bien vite que, livré à lui-même, il ne lui sera pas si facile de trouver sa pitance. Mais sa malice et son audace raisonneuse le tireront de bien des mauvais pas, et il nouera même quelques amitiés, notamment avec les korrigans de la lande, à qui il chantera un branle.

Répondant au charme et à la verve du conte, les dessins de Marie Belorgey, par leur précision et leur mystère conjugués, invitent le lecteur, enfant ou adulte, dans l’irrésistible tourbillon de cette aventure de chat cultivé et trompe-la-mort.

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Mon avis :


L'auteur nous propose ici un véritable voyage initiatique ponctué de rencontres avec toutes sortes de créatures (animaux, humains, korrigans et autres personnages mythiques.) et d'épreuves qui vont permettre au héros, un chat fugueur qui s'ennuyait chez lui, de gagner en sagesse...

A travers cette histoire originale, l'auteur nous projette dans l'univers des contes bretons traditionnels : on retrouve ici tous les éléments habituels de ces récits, y compris le mystère et une bonne dose d'ironie.

Le Chat, l'Ankou et le Maori est émaillé des illustrations de Marie Belorgey, des dessins en noir et blanc qui viennent souligner l'atmosphère onirique du texte de Michel Rio.


En bref, j'ai passé un excellent moment avec Jules Joseph Chamsou le chat.

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jeudi 10 mai 2018

Dis, t'en souviendras-tu ? - Janine BOISSARD

Pourquoi je le lis :


J'aime bien ce qu'écrit Janine Boissard, ce qui fait que je n'ai pas hésité en trouvant son dernier roman à la médiathèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Que se passe-t-il lorsque le poids des secrets est si lourd à porter ? Au cœur de la Provence, Aude tente de dénouer les fils de sa vie : qu'est-il arrivé à son mari ? Pourquoi ses souvenirs lui échappent ? Drames, mystères et affaires familiales se déploient dans le nouveau roman de Janine Boissard.

Aude a 23 ans, elle est l'épouse d'un parfumeur connu à Grasse. Et voilà que ce matin, elle se retrouve à l'hôpital, privée d'une partie de sa mémoire. Elle apprend qu'on l'a retrouvée, inanimée, sur un chemin désert. Non loin, la voiture de son mari, portières ouvertes, vide. Quel leur est-il arrivé ?

Avec l'aide d'un psychiatre, elle va tenter de recouvrer sa mémoire. Mais le veut-elle vraiment ? Avec le retour de ses souvenirs, ne devra-t-elle pas faire face à une redoutable vérité ?

Un suspense haletant et une belle histoire d'amour dans les paysages parfumés de la Haute Provence

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Mon avis :


Dis, t'en souviendras-tu ? m'a beaucoup plu et je me suis tout de suite laissée prendre au piège par cette lecture captivante. En effet, Janine Boissard nous offre une histoire au suspense sans faille avec une héroïne très attachante, Aude. Au fil des pages, on s'inquiète autant de découvrir la vérité sur l'agression d'Aude et la disparition de son mari que de savoir si Aude va parvenir à se remettre de tout ce qui lui arrive, son amnésie cédant peu à peu la place à des souvenirs cauchemardesques alors qu'elle se découvre enceinte.

Le style de Janine Boissard est plus "sobre" que d'habitude dans ce roman, s'accordant à la tension qui règne sur le récit. Mais tandis que le mystère se dissipe, on retrouve peu à peu la fantaisie si caractéristique de l'auteure.

J'ai donc beaucoup aimé Dis, t'en souviendras-tu ? qui va rejoindre Histoire d'amour, Voulez-vous partager ma maison ? et Un amour de déraison parmi mes titres favoris de l'auteur...

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jeudi 3 mai 2018

La petite herboristerie de Montmartre - Donatella RIZZATI

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire ce roman. En plus, je trouve très belle la couverture de cette édition.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Paris, novembre 2004.

Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d'une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d'étudier la médecine alternative, choix que n'a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l'amour en la personne de Michel. S'ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d'un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l'esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?

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Mon avis :


J'ai passé un très bon moment avec ce roman plein de douceur qui nous raconte le parcours d'une jeune femme pour retrouver goût à la vie après le décès de son mari en retournant à Paris, ville où elle a été si heureuse lorsqu'elle était étudiante.

Le retour à la boutique qu'elle considère presque comme un cocon, (une herboristerie dont la gérante est comme une seconde mère pour elle ) est l'occasion d'explorer de nouveaux aspects de son métier de naturopathe, de nouer nouvelles amitiés, d'affronter ses difficultés avec ses parents et de se risquer à aimer à nouveau…

La petite herboristerie de Montmartre m'a un peu rappelé Le Parfum des sentiments de Cristina Caboni avec leurs héroïnes italiennes exilées en France et passionnées par leurs métiers étroitement liés aux plantes (naturopathie pour l'une et parfumerie pour l'autre).

Si les deux romans m'ont beaucoup plu, je dois dire que Le Parfum des sentiments m'a davantage séduite car j'ai trouvé plus facile de me perdre dans l'univers des parfums que dans celui de la naturopathie même si cette lecture a été l'occasion de découvrir des "sciences" qui me laissaient sceptiques jusque là. Et bien que cela n'ait pas suffi faire de moi une adepte de l'iridologie ou du reiki, j'ai apprécié la manière dont l'auteur nous entraîne à la suite d'une soignante passionnée pour nous initier à ces pratiques...

Le style de Donatella Rizzatti m'a beaucoup plu, tout comme l'histoire qu'elle nous raconte et j'espère pouvoir la lire à nouveau bientôt.

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lundi 23 avril 2018

Jouez cœur et gagnez - Dominique MARNY

Pourquoi je le lis :


J'ai lu Jouez cœur et gagnez pour la première fois il y a une dizaine d'années et j'ai eu envie de me replonger dans cette délicieuse histoire...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ilot préservé de la capitale, le passage du Cœur-Navré, rue du faubourg Saint-Antoine, abrite un monde attachant et bigarré.

Dans cette allée fleurie, artistes, artisans et gens de tous métiers ont choisi de cohabiter. Pablo, gardien et peintre à ses heures perdues, veille sur le quotidien de Rosalie, propriétaire des maisons et des ateliers, de Violette, graphiste et nouvelle locataire, du tapissier Jacques et de Karine qui vient d'ouvrir une boutique de thés et de cafés...

A l'abri de l'agitation et du bruit, tous jouent la carte du cœur en privilégiant la solidarité et la convivialité.

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Mon avis :


Je ne regrette pas cette relecture qui m'a permis de passer un très bon moment avec Jouez cœur et gagnez.

Les personnages sont sympathiques et attachants (pour la plupart, car il y a quand même quelques "méchants" dans l'histoire) et l'atmosphère de ce petit coin de Paris est chaleureuse, plus proche de l'image qu'on se fait de la vie de village que de la froideur des grandes villes. Comme dans beaucoup de ses autres romans, dont Crystal palace que j'ai lu dernièrement, Dominique Marny multiplie les personnages, reconstituant un microcosme foisonnant qui empêche tout temps mort dans le récit.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman léger et chaleureux.

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jeudi 19 avril 2018

Encore une danse - Katherine PANCOL

Pourquoi je le lis :


Il y a une dizaine d'années, j'ai lu Un homme à distance que j'avais beaucoup aimé pour son côté mélancolique. Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas lu les autres romans de Katherine Pancol par la suite.

Encore une danse me donne l'occasion de réparer cette omission.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ils forment une bande d'amis : Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha. Ils ont grandi ensemble à Montrouge, banlieue parisienne. Ils ont habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés.Lorsqu'ils sont devenus adultes, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Leurs espoirs, leurs illusions se sont réalisés ou envolés. Ils se retrouvent comme avant, pratiquent toujours leurs rites d'amitié même si leur musique, parfois, émet des fausses notes qu'ils s'empressent d'oublier de peur de troubler cette belle harmonie qui leur est nécessaire pour affronter la vie, la peur de vivre.Mais une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s'annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu'ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ? C'est le sujet de ce roman où les enfants ont grandi, ont vieilli et doivent abandonner le trouble paradis de l'enfance, des apparences, pour affronter la vie, et conjurer la peur qui nous saisit tous quand il s'agit de devenir grands...

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Mon avis :


Il y a quelques années, la lecture des Yeux jaunes des crocodiles m'avait laissé une impression très mitigée et c'est avec une certaine réticence que je me suis lancée dans Encore une danse qui attendait depuis très, très longtemps dans ma pal et qui, je l'avoue, ne m'a pas réconciliée avec la plume de Katherine Pancol.

Dans ce roman, l'auteur nous propose une vision peu optimiste, voire même parfois sordide, de l'amitié et du couple, encore assombrie par la menace du sida qui plane sur tout le groupe d'amis. Secrets, tromperies, mensonges, jalousies, l'auteur ne nous épargne rien n'offrant en contrepoint que l'image d'une histoire d'amour passionnelle plus destructrice qu'autre chose.

La première partie du livre qui juxtapose des portraits des uns et des autres m'a plutôt ennuyée même si l'auteur varie la forme lorsqu'elle passe d'un personnage à l'autre ; par contre la seconde moitié du roman (lorsque les personnages interagissent enfin) est plus intéressante.

Objectivement, je ne peux pas dire que c'est un mauvais roman, mais ni l'histoire ni le style ne sont à mon  goût : je crois que Katherine Pancol n'est vraiment pas faite pour moi...

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lundi 16 avril 2018

Un été bigouden - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Je me suis laissé tenter par ce roman qui se déroule en Bretagne et dont la quatrième de couverture m'a bien plu...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Michèle s'ennuie sur une plage du Pays bigouden et ressasse ses échecs affectifs. A quarante ans, l'avenir ne lui apparaît pas sous les couleurs les plus riantes. Un robuste et amical vieillard viendra la sortir de sa morosité. Après tout, pourquoi l'amour lui serait-il désormais interdit ? Une rencontre providentielle fera basculer sa vie. J'ai laissé filer mon amour de jeunesse, j'ai joué à cache-cache avec un mari-enfant, je ne vais pas perdre celui-ci par pruderie. 

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Mon avis :



Un été bigouden est un roman de l'instant, qui s'attarde beaucoup sur les descriptions, aussi bien des lieux que du ressenti de la narratrice. Cela donne une vision très pittoresque et poétique de la Bretagne, impression qui est encore renforcée par le fait qu'on a du mal à situer l'histoire dans le temps. Le roman ayant été publié en 1999, on imagine qu'il se déroule un peu avant et puis on nous parle de disco, de télégramme, etc et on est ramené vingt ans plus loin en arrière, ce qui finit de brouiller les repères. Enormément de descriptions donc, mais sans que cela ne devienne jamais ennuyeux : c'est comme si on était porté par les pensées de la narratrice qui vont et viennent au gré des paysages, des rencontres,...

A noter que cette femme seule en vacances en bord de mer en Bretagne n'est pas sans rappeler le roman de Marie Sizun, Plage, que j'avais beaucoup aimé également.

Malgré l'écriture savoureuse d'Anne-Marie Castelain, j'ai été déçue par la direction qu'a pris l'intrigue dans la seconde partie du roman. La rencontre amoureuse, prévisible autant qu'espérée, m'a beaucoup moins plu car elle m'a semblé incompréhensible : l'homme n'est pas "aimable", au sens premier du terme. Comment l'héroïne peut-elle tombée si vite amoureuse un homme lunatique, coléreux, égocentrique, etc ? Et du coup tout le reste semble un peu bancal, en particulier sa décision finale.

Bien que le dénouement ait été décevant, j'ai beaucoup aimé la plume d'Anne-Marie Castelain et j'ai très envie de lire ses autres romans.

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mercredi 11 avril 2018

La maison au bout du village - Nelly BUISSON

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Nelly Buisson avec Le jardin de Madeleine que j'avais beaucoup aimé et je poursuis donc la découverte de son univers avec La maison au bout du village...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Malmenée par la vie et nouvelle retraitée, Cécile, la citadine, décide de tout abandonner pour s'installer dans le village de son enfance, dans une maison isolée à rénover pour laquelle elle a eu un véritable coup de cœur. A ses amis qui ne comprennent pas son choix, elle oppose sa farouche volonté de rompre avec son passé, de donner un sens à sa vie et de trouver la paix intérieure. Son arrivée va bouleverser la vie paisible de Saint-Médard. La nouvelle maison dissimule un lourd secret, son grenier recèle une malle refermée sur des fragments d'histoires familiales et même ses planchers craquent comme s'ils voulaient parler. Cécile est déterminée à en savoir plus Elle plonge alors dans une histoire de famille, dans un secret qui lie tous les villageois et dans les passions qui les animent. Il lui faudra franchir bien des turbulences, apprendre à reconnaître les amitiés sincères, pour accéder dans un premier temps à la vérité, puis à la sérénité.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé retrouvé l'écriture simple et chaleureuse de Nelly Buisson qui raconte ici le retour dans son village natal d'une jeune retraitée ayant passé presque toute sa vie en ville.

Entre les petits riens qui le font le quotidien de l'héroïne, la vie d'un petit village et les secrets du passé que l'héroïne découvre peu à peu, l'auteur parvient à tisser un roman tour à tour prenant, émouvant ou réjouissant.

Vu le plaisir que j'ai pris à cette lecture, je lirai très certainement les autres romans de Nelly Buisson pour retrouver l'atmosphère si particulière qu'elle sait créer.

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jeudi 5 avril 2018

Le café des petits miracles - Nicolas BARREAU

Pourquoi je le lis :


J'ai lu plusieurs autres romans de Nicolas Barreau que j'ai plus ou moins aimés selon les histoires, mais à chaque fois j'ai apprécié la bonne humeur et la légèreté qui caractérisent ses textes. Me voici donc avec son dernier livre...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Timide et romantique, Éléonore adore s’évader dans la lecture et croit aux présages, petits messagers du destin. N’ayant pas hérité de l’intrépidité de sa grand-mère, elle n’est pas le genre à prendre une décision sur un coup de tête. Mais la vie est parfois imprévisible ! Et une phrase énigmatique trouvée dans un vieux livre peut avoir des conséquences inattendues, de celles qui bouleversent une existence. Éléonore l’ignore encore, par ce froid matin de janvier, quand elle saute dans un train pour Venise…

Destination la Sérénissime où Nicolas Barreau nous embarque dans une magnifique histoire, d’un campo l’autre, au gré des calli et au pied des campanili. Son Café des petits miracles nous invite à prendre le bonheur par la main et à croire en l’amour.

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Mon avis :


Nicolas Barreau nous livre ici un roman tendre et pétillant comme il sait les faire. On retrouve son style si caractéristique (notamment ses interventions pour commenter ce qui se passe ou ce qui va arriver à ses protagonistes) ainsi que l'atmosphère particulière qui donne l'impression que ses personnages évoluent dans une bulle un peu protégée plutôt que dans la vraie vie.

Même si l'histoire est un peu longue à démarrer et que le dénouement laisse un arrière-gout très sucré, j'ai passé un très bon moment avec Le café des petits miracles, titre qui ne trouve pleinement son explications que dans l'épilogue que j'ai trouvé particulièrement bien fait.

Cependant s'agissant de jeune femme au cœur brisé et de Venise en hiver, ma préférence va quand même au très beau roman de Claudie Gallay, Seule Venise...

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