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mardi 27 septembre 2016

Le rouge vif de la rhubarbe - Audur Ava Ólafsdóttir

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Audur Ava Ólafsdóttir, au point que j'ai emprunté ce roman qui vient de sortir en France (mais qui est en fait son premier roman) sans même lire la quatrième de couverture...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices.

Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé ce court roman et son personnage principal, Ágústína, une jeune adolescente dont le handicap l'empêche de marcher mais pas d'avoir des rêves et d'essayer de les réaliser, y compris lorsqu'il s'agit de faire l'ascension de la montagne de l'île. On suit Ágústína dans son quotidien pas tout à fait comme celui des autres adolescentes et ponctué des lettres de sa mère, une chercheuse en mission en Afrique.
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Dans le roman, il est aussi question de l'Islande des années 1970 dépeinte au fil des saisons entre la beauté et la rudesse des  paysages et des éléments ; entre nuits sans fin, tempêtes de neige, soleil qui ne se couche pas, plage de sable noir, etc.

Et tout cela nous est raconté à petites touches pleines de délicatesse et de poésie, tout en simplicité et en tendresse. Un beau moment...

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dimanche 19 octobre 2014

L'exception - Audur Ava Ólafsdóttir

Pourquoi je le lis :


j'ai lu les deux autres romans d'Audur Ava Ólafsdóttir : Rosa candida et L'embellie. J'ai beaucoup aimé L'embellie, un peu moins Rosa candida...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Tu seras toujours la femme de ma vie". Dans le vacarme d'un réveillon de nouvel an, Maria n'entend pas ce que Floki, son mari, lui annonce : il la quitte pour son collègue, spécialiste comme lui de la théorie du chaos. 
Heureusement, dans la nuit de l'hiver polaire, Perla est là, charitable voisine d'à peine un mètre vingt, co-auteur de romans policiers et conseillère conjugale, qui surgit à tout moment de son appartement de l'entresol pour secourir fort à propos la belle délaissée...

Ni Perla la naine surdouée, ni Maria l'épouse idéale démunie devant une orientation sexuelle désormais incompatible, ni les autres acteurs de cette comédie dramatique à l'islandaise adorables bambins, belles-familles consternées ou complices, père génétique inattendu ne détournent le lecteur d'une alerte cocasserie de ton, d'une sorte d'enjouement tendre, de brio ininterrompu qui font de l'Exception un grand roman de la déconstruction et de la reconstruction narcissique à la portée du commun des mortels.

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Mon avis :


Des trois romans d'Audur Ava Ólafsdóttir que j'ai lus, c'est celui que j'ai préféré, peut-être à cause de Maria, le personnage principal, qui m'a semblé plus émouvante (peut-être parce que plus accessible) que les personnages de Rosa candida et de L'embellie.

J'ai beaucoup aimé l'écriture toute en douceur et en légèreté malgré les drames que traversent Maria. J'ai adoré ce personnage touchant de femme ébranlée dans son rôle d'épouse, de mère et de fille.

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mercredi 25 juin 2014

Rosa candida - Audur Ava Ólafsdóttir

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a plu et la critique de ce roman est très bonne, autant du côté des journalistes que des lecteurs...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

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Mon avis :


Rosa Candida est un joli roman, mas on peine à saisir où l'auteur veut vraiment en venir. En arrivant à la dernière page je me suis demandé "Et alors, c'est tout ? On abandonne Arnljótur là ?". Autant certaines péripéties dans la première partie du roman m'ont paru superflues, autant j'aurais voulu que l'histoire dure encore un peu...

J'ai bien aimé le style du roman et la façon on suit les pensées du personnage principal, Arnljótur, un garçon touchant et peu maître de son destin, qui semble encore plus jeune qu'il ne l'est. J'ai aussi beaucoup aimé l'histoire d'amour toute en pudeur et en retenue qui ne se termine pas aussi bien que je l'aurais souhaité.

Par contre j'ai été gênée dans ma lecture par l'absence de marqueurs spacio-temporels : j'ai trouvé difficile (et frustrant) de ne pas pouvoir situer la période et les pays où se passe l'histoire (en dehors des prénoms, les indices sont rares et manquent de précision même si on se doute que l'Islande et le point de départ). On voit bien qu'Audur Ava Ólafsdóttir nous garde volontairement dans le flou, mais quand même...

Enfin voilà, certains aspects m'ont plu, d'autres beaucoup moins, et du coup je ne saurais dire sans nuance si j'ai aimé ou pas Rosa Candida.

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jeudi 14 novembre 2013

L'embellie - Audur Ava Ólafsdóttir

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a plu : le roman a l'air à la fois tendre et drôle et les critiques que j'ai lues sont excellentes.

D'ailleurs, un autre roman d'Audur Ava Ólafsdóttir, Rosa candida, attend dans ma bibliothèque que je prenne le temps de le lire.

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En résumé (quatrième de couverture) :



C'est la belle histoire d'une femme libre et d'un enfant prêté, le temps d'une équipée hivernale autour de l'Islande.

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.

Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l'Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante, entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l'on se glisse dans l'Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d'exultation complice qui ne nous quitte plus.

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Mon avis :

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J'ai passé un très bon moment avec L'embellie.

C'est un roman où se mêlent tendresse et fantaisie pour dresser le portrait d'une femme attachante même si elle nous tient à distance et si la plupart des événements semblent lui glisser dessus.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais ce livre me rappelle un peu les romans de Katarina Mazetti. C'est peut-être à cause du côté farfelu et du fait que le récit se passe dans des contrées septentrionales que je connais très mal...

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