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jeudi 28 juin 2018

Le joueur d'échecs - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Stefan Zweig il n'y a pas si longtemps avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme que j'avais adoré.

Depuis, j'ai aussi lu Marie Stuart et Marie-Antoinette que j'ai beaucoup aimés également.

Je poursuis donc mon exploration de l'univers de Stefan Zweig, avec de la fiction cette fois...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.

Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".

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Mon avis :


Dans Le joueur d'échecs, Stefan Zweig nous propose le portrait de deux hommes aux personnalités diamétralement opposées, tous deux joueurs émérites d'échecs : d'une part le champion mondial, intellectuellement limité et dépourvu de toute finesse, et de l'autre un homme discret et cultivé pour qui les échecs ont été la seule échappatoire pendant la guerre au point de mettre en péril sa raison.

Tout au long du roman, l'auteur s'attache aux détails qui rendent le récit si réel malgré l'abstraction du propos parfois et qui rendent captivant un jeu qui, habituellement, me laisse plutôt indifférente. Car comme dans  Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le plus remarquable dans Le joueur d'échecs c'est la passion que Stefan Zweig retranscrit si bien ; la passion du jeu qui envahit tout et prend possession du joueur jusqu'à le rendre fou.

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mercredi 18 mai 2016

Marie-Antoinette - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Stefan Zweig il y a moins d'un an avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme que j'avais adoré. Depuis, j'ai aussi lu Marie Stuart que j'ai beaucoup aimé également.

Je poursuis maintenant ma découverte de l’œuvre de Stefan Zweig avec Marie-Antoinette, la célèbre reine de France dont je me rends compte que je n'ai qu'une vision assez floue de son existence...

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En résumé (quatrième de couverture) :

Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, "l'Autrichienne" Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité.

S'appuyant sur les archives de l'empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du Collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la Cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple.

Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'œuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois Poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.

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Mon avis :


J'ai du mal à terminer ce livre...

En effet, la Révolution Française ne fait pas partie des périodes de l'Histoire que j'affectionne (trop de noirceur, trop de politique, etc ; rien dont je ne puisse me vanter, mais c'est ainsi...) et j'avoue que ma lecture en a pâti dès que je suis arrivée à cette partie de la biographie de Marie-Antoinette. Voilà pourquoi j'ai préféré laisser ce livre de côté pour l'instant.

J'ai pourtant beaucoup aimé le portrait de Marie-Antoinette que nous propose ici Stefan Zweig, sans concession mais plus nuancé que ce qu'on lit souvent sur la "dernière reine de France". Et le style de l'auteur est toujours aussi agréable, rendant très vivants tous ces grands personnages sans trahir pour autant la vérité historique.

Promis : le temps de me changer les idées avec quelques lectures plus légères et j'y reviens...

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vendredi 30 octobre 2015

Marie Stuart - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


Comme je me l'étais promis après avoir adoré Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, je n'attends pas pour lire un autre livre de Stefan Zweig. Cette fois j'ai choisi une biographie, celle de Marie Stuart, une reine au destin hors norme...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Reine d’Écosse à l’âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est veuve en 1560. Elle rentre alors en Écosse et épouse lord Darnley, avant de devenir la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Élisabeth Ire, reine d’Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamorphoser celle que l’on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique…

Sur cette figure fascinante et controversée de l’histoire britannique, le biographe de Marie-Antoinette et romancier de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme a mené une enquête rigoureuse. Ce récit passionné et critique nous la restitue avec ses ombres et ses lumières, ses faiblesses et sa grandeur.

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Mon avis :


Si je n'ai pas été séduite par Marie Stuart comme je l'avais été par Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, je suis néanmoins retombée sous le charme de la plume élégante de Stefan Zweig. Il a rédigé cette biographique dans un style très agréable, proche du roman, sans s'appesantir sur les références bibliographiques ou sur de longues analyses politico-socio-économiques. D'ailleurs l'auteur s'attache surtout à nous peindre un portrait de la femme plus que de la souveraine (même si les deux sont indissociables) et il porte un regard tour à tour tendre ou critique sur Marie Stuart, ainsi que sur les personnages qui l'entourent, les rendant très humains et accessibles malgré les siècles et le fossé culturel qui nous séparent.

Ce n'est pas un roman et pourtant les péripéties sont nombreuses et rocambolesques. En effet, Marie Stuart a une destinée extraordinaire qui est marquée par la fatalité et dont elle ne maîtrise pas la trajectoire. Ainsi tout paraît être décidé pour elle, et les rares fois où elle a enfin  la possibilité de choisir elle semble prendre systématiquement la mauvaise décision et être entraînée encore plus loin vers un dénouement tragique qu'on sait inévitable.

Outre la biographie de Marie Stuart, Stefan Zweig nous propose aussi dans ce livre un portrait (ou du moins une esquisse du seul point de vue de ses relations avec sa cousine la reine d'Ecosse) d'Elisabeth d'Angleterre, autre reine mythique. Elle apparaît ici comme une femme autoritaire et ambiguë, parfois fragile ou manipulatrice, mais en tout cas toujours fine politicienne. D'ailleurs, le moins que je puisse dire, c'est que Marie Stuart ne m'aura pas réconciliée avec la politique : tout semble n'être que calculs, hypocrisie, recherche de l'intérêt personnel avant toute chose, etc.

Voilà donc une lecture que j'ai adorée et qui m'a fait passer, comme son héroïne, par toutes les émotions...

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mardi 25 août 2015

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


Ce court roman est l'occasion idéale pour réparer une lacune : je n'ai encore jamais lu de texte de Stefan Zweig...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprendre cette "créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimé chez la fugitive.

Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses incontestables réussites.

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Mon avis :


J'ai adoré ce court roman.
D'ailleurs, et c'est assez rare pour que je le souligne, pour une fois la brièveté du texte ne m'a pas gênée du tout. En effet, de sa plume magistrale, Stefan Zweig nous fait passer comme son héroïne par toutes les émotions dans ce récit vibrant de passion (la passion du jeux, la passion amoureuse...).

Le texte est tour à tour fiévreux, sensuel, désespéré et tellement vivant qu'on oublie qu'il s'agit de souvenirs vieux de vingt ans ; qu'on oublie que c'est un roman...
Un très bon moment de lecture qui m'a donné envie de découvrir très vite d'autres romans de Stefan Zweig...

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Et pour conclure, un passage que j'ai particulièrement aimé : les dernières lignes du roman...


Elle était debout en face de moi et elle me tendit la main, en manière d’adieu. Sans le vouloir, je regardai son visage, et il me parut singulièrement attendrissant, le visage de cette vieille dame qui était là devant moi, affable et en même temps légèrement gênée. Était-ce le reflet de la passion éteinte ? Était-ce la confusion, qui soudain colorait d’une rougeur inquiète et croissante ses joues jusqu’à la hauteur de ses cheveux blancs ? Toujours est-il qu’elle était là comme une jeune fille, pudiquement troublée par le souvenir et rendue honteuse par son propre aveu. Ému malgré moi, j’éprouvais un vif désir de lui témoigner par une parole ma déférence. Mais mon gosier se serra. Je m’inclinai profondément et baisai avec respect sa main fanée, qui tremblait un peu comme un feuillage d’automne.

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