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samedi 30 décembre 2017

Le manuscrit de Port-Ebène - Dominique BONA

Pourquoi je le lis :


J'ai lu Le manuscrit de Port-Ebène peu après sa sortie, il y a bientôt vingt ans. Si je garde un excellent souvenir de ce texte merveilleusement évocateur des tropiques, j'avoue que les détails de l'intrigue m'échappent un peu et que cette relecture ne sera pas de trop.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Saint-Domingue, au dix-huitième siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayée par l'île opulente, se laisse peu à peu envoûter : les chevauchées à cru sur la plage, les peaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. Une nuit tropicale et dangereuse, une nuit vaudoue. La dame de Saint-Domingue va risquer sa vie et l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port-Ebène.

De nos jours, au mas de Maguelonne, l'éditeur Jean Camus lit dans la hâte le récit de la dame d'autrefois. De sa voix si claire, cette femme possédée révèle ses amours interdites. Le sang qui baigna l'île, alors, fut-il seulement celui de la Révolution française ? Le manuscrit retrouvé est-il exorcisme ou confession ?

Dominique Bona a écrit un roman voluptueux et magique où passe comme en rêve toute histoire de Saint-Domingue, Haïti aujourd'hui : planteurs despotes, esclaves en fureur, docteurs-feuille jeteurs de sort, métis préparant le renversement de la colonie, traîtresses et innocents. Une fresque noir ébène et rouge sang d'où se détache le visage d'une femme libre d'aimer.

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Mon avis :


Cette relecture m'a rafraîchi la mémoire, mais si l'intrigue n'était pas tout à fait celle dont je me rappelais, l'atmosphère, elle, était aussi envoutante que dans mes souvenirs. J'ai adoré le style de Dominique Bona : elle nous livre un récit passionnant qu'on dévore malgré les longues descriptions et l'absence presque totale de dialogues. Le texte est foisonnant, à l'image de Saint-Domingue et de sa nature exubérante où nous entraîne une héroïne éprise de liberté. 

Le récit de la jeune femme envoyée à Saint-Domingue pour se marier est entrecoupé de chapitres consacrés à l'éditeur à qui on a confié ce manuscrit pour le publier. Le texte du XVIIIème fait écho à l'histoire personnelle de cet homme solitaire et c'est aussi une réflexion intéressante sur le métier d'éditeur et sur la place que les livres peuvent prendre.

Une très belle lecture qui fait voyager...

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mercredi 16 août 2017

L'espoir est une terre lointaine - Colleen MCCULLOUGH

Pourquoi je le lis :


J'ai lu plusieurs romans de Colleen McCullough Les oiseaux se cachent pour mourir, Le temps de l'amour, la maison de l'ange. Je les aimés, cependant celui-ci attend depuis très, très longtemps sur les étagères de ma bibliothèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :


1775. Richard Morgan tient avec son père une taverne au cœur de Bristol. L'Angleterre connaît alors des soubresauts politiques sans précédent : les colons d'Amérique réclament leur indépendance tandis que, au sein du royaume, libéraux et conservateurs s'affrontent dans une atmosphère de fin de règne et de mutations philosophiques et religieuses. C'est aussi l'époque de l'ouverture de routes maritimes qui permettent d'accéder à des terres exotiques. Le climat social est tendu et la répression très dure. On emprisonne pour le vol d'un chapeau ou sur une simple dénonciation. Les prisons sont si pleines qu'il faut songer à de nouvelles mesures pour caser les détenus. Un noble, lord Sidney, propose alors de les expédier dans les terres lointaines. Lorsque Richard Morgan est injustement condamné pour vol, il connaît l'horreur des geôles anglaises. A Bristol d'abord, puis à Londres, ou il subit de terribles épreuves. Pourtant, celles-ci ne sont rien comparées au sort qui l'attend sur les bateaux qui l'emmèneront jusqu'à une petite île perdue au large de l'Australie : Norfolk Island. Comme tant d'autres forçats, il perd tout contact avec son ancienne vie et doit affronter une existence sans repères sur une île gouvernée par des hommes cruels. Il sait qu'il a atteint le point de non-retour. A moins que sa sagesse, son bon sens, son endurance n'aient raison de cette fatalité...

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Mon avis :


J'avais déjà fait une tentative avec ce roman acheté il y a une douzaine d'années mais j'avais très vite baissé les bras, incapable d'entrer dans l'histoire. Je l'avais alors laissé de côté en attendant un moment plus propice.

La réédition tout récente du roman en deux tomes aux éditions l'Archipel m'a donné envie de retenter ma chance, en vain. L'espoir est une terre lointaine n'est vraiment pas fait pour moi...

Je ne suis pas allée assez loin dans ma lecture pour pouvoir donner un véritable avis, mais je suis décidée à offrir une autre chance à ce roman en lui rendant sa liberté : je le déposerai dans une boîte à livres à la première occasion.

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jeudi 13 avril 2017

Le philtre d'amour - Anne ROSSI

Pourquoi je le lis :


Encore un cadeau des éditions Harlequin...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Quand Mabelle a une idée en tête, rien ne peut l'en faire changer. Son destin, elle le sait, est de rejoindre le monde des pirates, et de prouver aux hommes impitoyables qui le composent qu'elle peut être encore plus impitoyable qu'eux. Et si, pour l'heure, elle se morfond dans une maison close de l'Ile de la Tortue, elle peaufine son plan : à la première occasion, elle séduira un capitaine en escale, et l'obligera à l'emmener à bord, où son courage et son intrépidité sauront faire la différence. Aussi, quand elle apprend qu'un certain Rosemond Enkoutan, capitaine du Galipot, vient d'arriver au port avec son équipage, elle se prépare à jouer de ses charmes pour le conquérir. Et pour être sûre de ne pas laisser passer sa chance, elle se procure un philtre d'amour, qui l'aidera peut-être à forcer le destin...

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Mon avis :


Début XVIIIème, une jeune jeune femme se met en tête de séduire un capitaine de vaisseau pirate, n'importe lequel pourvu qu'il lui permette de quitter la maison close où elle travaille et de devenir pirate à son tour.

L'idée de départ pourrait avoir du potentiel, mais le récit est bien trop court pour ne pas paraître un peu caricatural...

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dimanche 27 novembre 2016

Dans le lit des reines - Juliette BENZONI

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques années, j'ai lu Reines tragiques, du même auteur. Malgré leur brièveté, j'avais bien aimé ces récits historiques

J'espère que ce recueil me plaira tout autant...

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En résumé (quatrième de couverture) :


De Messaline jusqu'à Marie-Louise en passant par Isabeau de Bavière, Marie-Antoinette et Joséphine, la destinée galante des reines ayant marqué l'histoire.

Reines ou impératrices, le mariage leur a presque toujours été imposé par la raison d'Etat, et c'est dans la passion, l'excentricité ou le dévergondage qu'elles ont tenté de vivre leur aventure personnelle. Messaline est ainsi devenue l'impératrice des lupanars de Rome, tandis qu'Isabelle d'Angleterre ou Marguerite de Navarre ont été prodigues de leurs faveurs. La plupart du temps, ces reines, dont la fonction est sacrée, ont été confondues dans leurs forfaits, et le crime de leurs complices a été noyé dans le sang. Sous Bonaparte, l'amour à la hussarde est en vogue, et nos premières dames de France savent flirter avec d'irrésistibles cavaliers. Pourtant, ce sont peut-être les derniers reflets de l'amour courtois qui illuminèrent l'attirance de Marie-Antoinette pour Fersen, comme celle de la reine Hortense pour le comte de Flahaut.

  

Les 18 récits (tables des matières du livre) :


  1. Messaline : la dolce vita à Subure
  2. Isabelle, reine d'Angleterre : un curieux ciel de lit
  3. Marguerite, Blanche et Jeanne de Bourgogne, reines de France : la maudite tour des reines maudites
  4. Isabelle, reine d'Angleterre : on l'appelait La Louve...
  5. Isabeau, reine de France : des sacs au fil de l'eau
  6. Marguerite, reine d'Angleterre : la Marguerite et la rose écarlate
  7. Catherine, reine d'Angleterre : le dortoir des grandes
  8. Marguerite, reine de Navarre : treize à la douzaine
  9. Les épouses de Pierre Le Grand :
    - Eudoxie : la fille du boyard    
    - Katinka : la servante du pasteur de Riga
  10. Sophie-Dorothée, reine d'Angleterre : le dernier rendez-vous de Koenigsmark 
  11. Caroline-Mathilde, reine de Danemark :les charmes de la médecine
  12. Marie-Antoinette, reine de France : "tout me conduit vers toi..."
  13. Joséphine et son hussard : l'irrésistible Hippolyte Charles
  14. Hortense, reine de Hollande : l'amant des reines, Charles de Flahaut
  15. Les cavaliers de Pauline Borghèse, princesse de Gustalla
  16. Marie-Louise et son général borgne, le comte de Neipperg

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Mon avis :


Juliette Benzoni nous propose ici une série de récits variés qui nous entraîne d'un bout à l'autre de l'Europe depuis la Rome Antique jusqu'à Napoléon. Romantiques, ambitieuses ou dévoreuses d'hommes, ces femmes ont pour principal point commun de ne pas être maîtresse de leur destin, obligée de se soumettre à la raison d'état.

Les dernières histoires m'ont moins captivée, sans doute à cause de l'accumulation qui a fini par me lasser un peu. Malgré cela et bien que le récit reste superficiel, j'ai aimé le ton caustique de l'auteur qui ne semble prendre au sérieux aucun de ces grands noms de l'Histoire...

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mercredi 23 novembre 2016

Le cercle de pierres - tome 8.2 - A l'encre de mon cœur (2ème partie) - Diana GABALDON

Pourquoi je le lis :


C'est la deuxième partie d'A l'encre de mon cœur, le huitième tome de la la saga de Diana Gabaldon, Le cercle de pierres... Et j'enchaîne sans perdre un instant car le précédent tome s'est brusquement interrompu alors que le suspense était à son comble...

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Pour mémoire :

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En résumé (quatrième de couverture) :


1778

Dans la foulée de la bataille de Monmouth, Claire et Jamie doivent déterminer leur prochaine destination. Resteront-ils à Philadelphie, où Fergus, le fils adoptif de Jamie, possède toujours son imprimerie, ou se hasarderont-ils à revenir à Fraser's Ridge, en Caroline ? Jamie souhaite aussi se réconcilier avec William, qui ne veut rien savoir de son père biologique et qui a choisi la cause loyaliste.

Brianna tentera elle aussi de retisser la toile familiale en partant à la recherche de son mari, Roger,  qui a regagné le passé.

L'amour et la famille triompheront-ils dans cette quête entre l'Amérique révolutionnaire et l'Écosse ?

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Mon avis :



J'ai passé un bon moment avec cette seconde partie d'A l'encre de mon cœur bien qu'il m'en subsiste une toute légère amertume de ne pas avoir eu le même coup de cœur, le même enthousiasme que pour les tous premiers tomes.

Comme pour la première partie d'A l'encre de mon cœur, même si je ne me suis jamais ennuyée au cours de ma lecture, j'ai parfois eu l'impression que l'auteur faisait du "remplissage", insérant des micro-événements qui remplissent quelques chapitres mais qui n'apportent finalement pas grand-chose au roman.

De même, j'avais beaucoup aimé les aventures de Brianna en 1980 dans le volume précédent, mais la jeune femme est très peu présente dans ce second volet et ses péripéties sont nettement moins palpitantes, ce que j'ai trouvé bien dommage.

D'ailleurs, à l'instar de Brianna, les personnages sont si nombreux dans le roman qu'on ne suit certains d'entre eux que de très loin ou qu'on les perd de vue.

Malgré ces reproches, je me suis laissée complètement happer par le récit où les péripéties s'enchaînent à un rythme soutenu, saupoudré d'humour autant que de drames.

Enfin bref, c'était bien, mais pas aussi bien que...




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NB : J'ai vu sur le site de l'auteur (ici), qu'un neuvième tome était en préparation, mais je ne pense pas que je le lirai. J'ai adoré les premiers tomes, mais la lassitude commence à s'installer : il est arrivé tellement de choses aux deux héros que, tout en lisant leurs nouvelles aventures, j'en suis à me dire des trucs du genre : "Quoi ? Il est encore entre la vie et la mort ?" ou "Je n'ai pas déjà lu quelque chose comme ça dans tel ou tel tome ?". Voilà pourquoi je préfère m'arrêter maintenant. Bien sûr, on n'a pas toutes les réponses, mais les personnages sont tous en sûreté, à bon port si on peut dire... 

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jeudi 17 novembre 2016

Le cercle de pierres - tome 8.1 - A l'encre de mon cœur (1ère partie) - Diana GABALDON

Pourquoi je le lis :

Après Les Fils de la liberté lu il y a un peu plus d'un an, je poursuis la saga de Diana Gabaldon, Le cercle de pierres avec ce huitième tome inédit...

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Pour mémoire :

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En résumé (quatrième de couverture) :


Juin 1778
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L'armée britannique quitte Philadelphie, talonnée par les troupes de George Washington, qui ont délaissé Valley Forge.
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Jamie Fraser, prétendument mort, réapparaît et découvre que son meilleur ami a épousé sa femme, Claire. Il apprend également que son fils illégitime connaît maintenant l'identité de son père.
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Enfin réunis, Jamie et Claire se réjouissent que leur fille soit en sécurité au XXe siècle... mais il n'en est rien. Le fils de Brianna et Roger a été enlevé par un homme déterminé à percer le secret de la famille Fraser. Et alors que Roger s'est aventuré dans le passé pour suivre sa trace, le ravisseur peut désormais jeter son dévolu sur sa véritable cible : Brianna.

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Mon avis :


Cette première partie du huitième tome, A l'encre de mon cœur, est une digne suite des précédents livres de la saga : on retrouve avec bonheur le style dynamique et émaillé d'humour de Diana Gabaldon pour un récit riches en  péripéties et en détails historiques. Le récit démarre sur les chapeaux de roues en enchaînant sans le moindre temps mort avec les derniers événements du tome précédent, Les Fils de la liberté. 
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J'ai adoré l'intrigue qui se déroule en 1980 et qui met en scène Brianna et ses enfants : le suspense est insoutenable et le mystère s'épaissit de plus en plus tandis que la jeune femme cherche à comprendre qui s'en prend à elle et pourquoi.
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Par contre, la partie du roman racontant les aventures de Claire et Jamie en 1778, en pleine Guerre d'Indépendance, m'a paru moins prenante. J'ai même eu parfois un peu l'impression que l'auteur faisait du remplissage : on ne s'ennuie à aucun moment, mais si on fait une pause et qu'on regarde un peu en arrière, on se rend compte qu'il ne s'est pas passé grand-chose de déterminant au cours des cent ou deux cent dernières pages...

Cela n'empêche que j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver tous les personnages de la saga, dont certains que je côtoie depuis bientôt vingt ans (je viens de me rendre compte en jetant un œil sur mes notes que je connais Claire et Jamie depuis 1997, année où j'ai acheté le premier tome Le chardon et le tartan !)
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Enfin bref, j'ai passé un bon moment avec A l'encre de mon cœur même s'il ne m'a pas tout à fait passionnée...

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mardi 11 octobre 2016

L'herbe à la reine - Colette VLERICK

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Colette Vlérick en général car je trouve qu'elle raconte très bien la Bretagne.

Parmi ses romans, j'ai déjà lu :

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En résumé (quatrième de couverture) :


En 1740, s'ouvre la nouvelle manufacture royale des tabacs de Morlaix.

L'herbe à la reine, surnom du tabac inspiré par Catherine de Médicis, assure aux ouvriers un salaire régulier et des avantages sociaux uniques. Dans le port arrivent des navires chargés de marchandises du monde entier, source de richesse pour l'ensemble de la ville.

La prospérité bénéficie à tous : à Anna, la jolie domestique, à l'opulente famille Le Dantec, négociants en gros, qui l'emploie ; à Loïc Madec, le cousin corsaire...

Jusqu'aux années difficiles de la Révolution et à la fermeture de la manufacture, les destins heureux ou chahutés des trois familles s'entrecroisent sur les pavés de Morlaix.

 

Mon avis :


J'ai beaucoup aimé L'herbe à la reine et je me suis tout de suite laissée prendre par l'histoire que nous raconte Colette Vlérick grâce au prologue qui ancre le roman historique dans l'actualité en évoquant la fermeture en 1998 de la Manufacture de tabac à Morlaix et son impact sur la ville de Morlaix.

Puis on retourne aux origines de cette Manufacture et le récit démarre au XVIIIème siècle, quelques années avant l'ouverture de la manufacture royale des tabacs de Morlaix. On suit alors les destins de plusieurs familles morlaisiennes qui s'entremêlent en une saga qui s'étale plusieurs décennies et se retrouvent mêlés au vicissitudes de l'Histoire.

Cette saga est avant tout un prétexte pour nous faire découvrir le fonctionnement de la manufacture des tabacs (métiers, circuit commercial, etc) et la vie quotidienne pour les membres des différentes classes de la société dans la ville prospère de Morlaix.

L'herbe à la reine regorge donc d'informations passionnantes, mais j'aurais quand même préféré que l'aspect "roman" soit davantage développé. Peut-être dans le prochain volume, Les mains de Gabrielle....





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lundi 15 août 2016

La musique de verre - Louise MARLEY

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture a piqué ma curiosité.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Londres, 1761. Eilish Eam est irlandaise et orpheline. Afin de subsister, elle joue de la musique dans la rue. Un soir Benjamin Franklin l'entend et l'engage pour l'aider à accorder, puis jouer de sa dernière invention : l'harmonica de verre. Mais malgré la passion d'Eilish pour cet instrument et l'amitié de la célèbre Marianne Davies, des fantômes du passé et du futur viennent hanter la jeune fille.

Seattle, 2018. Erin Rushton est une musicienne prodige, la plus grande joueuse contemporaine d'harmonica de verre. Cet instrument connaît un regain de popularité grâce à la vague de nostalgie qui touche le pays - les grandes villes ont été transformées en parcs à thème du passé, dont les pauvres, peu décoratifs, ont été évacuées. Lorsqu'Erin donne un concert, des visions viennent parfois rompre l'harmonie, des images d'une fille étrange, habillée à l'ancienne mode... 

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Mon avis :


Le roman fait alterner, à deux époques différentes, l'histoire de deux jeunes musiciennes jouant d'un instrument méconnu, l'harmonica de verre (tellement méconnu que j'ai dû aller vérifier s'il existait réellement...).

La première partie du récit se déroule dans le Londres du XVIIIème siècle marqué par le contraste entre l'extrême pauvreté des quartiers défavorisés et l'opulence relative des quartiers bourgeois. On y suit une adolescente, orpheline, qui quitte un quotidien misérable de musicienne de rue pour travailler pour Benjamin Franklin, l'inventeur de l'harmonica de verre. Mais cette amélioration de sa condition ne suffira pas à lui assurer un bel avenir...

La seconde partie du roman se déroule en 2018, dans un univers légèrement futuriste (le roman a été publié en 2000 et l'auteur se projetait une petite vingtaine d'années en avant, mais maintenant qu'on est tout près de l'échéance, difficile de croire à toutes ces innovations...). Ici on suit le parcours d'une jeune concertiste prise en pleine tourmente entre son frère jumeau, compositeur de génie atteint d'ataxie qui cherche à tout prix à marcher à nouveau ; le médecin de son frère aux méthodes controversées, ambitieux et charismatique ; sans oublier des hallucinations inquiétantes...

Si le style de Louise Marley est très agréable à lire, l'intrigue m'a laissé une impression d'inachevé : il manquait une certaine tension, un enjeu plus papable pour que j'arrive à me laisser vraiment happer par le roman ; et ce d'autant plus que le lien entre les deux héroïnes est très ténu, si ce n'est quelle joue du même instrument de musique, au point que je me suis demandé "Tout ça pour ça ?".

Au final, j'ai passé un assez bon moment avec La musique de verre même si l'histoire m'a laissée un peu sur ma faim...

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mercredi 18 mai 2016

Marie-Antoinette - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Stefan Zweig il y a moins d'un an avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme que j'avais adoré. Depuis, j'ai aussi lu Marie Stuart que j'ai beaucoup aimé également.

Je poursuis maintenant ma découverte de l’œuvre de Stefan Zweig avec Marie-Antoinette, la célèbre reine de France dont je me rends compte que je n'ai qu'une vision assez floue de son existence...

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En résumé (quatrième de couverture) :

Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, "l'Autrichienne" Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité.

S'appuyant sur les archives de l'empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du Collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la Cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple.

Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'œuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois Poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.

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Mon avis :


J'ai du mal à terminer ce livre...

En effet, la Révolution Française ne fait pas partie des périodes de l'Histoire que j'affectionne (trop de noirceur, trop de politique, etc ; rien dont je ne puisse me vanter, mais c'est ainsi...) et j'avoue que ma lecture en a pâti dès que je suis arrivée à cette partie de la biographie de Marie-Antoinette. Voilà pourquoi j'ai préféré laisser ce livre de côté pour l'instant.

J'ai pourtant beaucoup aimé le portrait de Marie-Antoinette que nous propose ici Stefan Zweig, sans concession mais plus nuancé que ce qu'on lit souvent sur la "dernière reine de France". Et le style de l'auteur est toujours aussi agréable, rendant très vivants tous ces grands personnages sans trahir pour autant la vérité historique.

Promis : le temps de me changer les idées avec quelques lectures plus légères et j'y reviens...

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jeudi 28 avril 2016

Les liaisons dangereuses - Pierre CHODERLOS DE LACLOS

Pourquoi je le lis :


C'est une relecture.

J'ai lu Les liaisons dangereuses il y a plus de 20 ans, en 1995, après avoir vu Valmont, l'adaptation du roman au cinéma par Milos Forman, avec Colin Firth dans le rôle titre.
J'avais beaucoup aimé cette lecture et c'est en voyant Colin Firth dans un tout autre film et en me rappelant que Valmont était, à mon humble avis, un de ses meilleurs rôles que j'ai eu envie de relire le livre de Choderlos de Laclos.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Trompée par le comte de Gercourt, dont elle fut l'amante, la marquise de Merteuil ourdit sa vengeance aux dépens de la jeune fille qu'on destine au comte pour épouse, la fort naïve Cécile Volanges. Exécuteur de ce châtiment, son complice et correspondant. le vicomte de Valmont, se fera fort de séduire l'innocente, à peine sortie du couvent... Jouet de désirs et de volontés qu'elle ignore, la pauvre Cécile ne se doute pas des manœuvres dont son destin et sa vertu font l'objet. Quant à Valmont, stratège autant que libertin, il entend aussi pervertir une femme mariée connue pour sa grande piété, la présidente de Tourvel. Il est prêt pour cela à toutes les hypocrisies. Mais, alors qu'elle croit triompher, l'ultime perfidie de Mme de Merteuil lui sera fatale...

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Mon avis :


Dans ce recueil de lettres, Choderlos de Laclos nous propose une vision pleine de cynisme de la société des Lumières et des rapports "amoureux" même si la morale triomphe finalement, les plus coupables étant les plus sévèrement punis par le destin à l'image de Mme de Merteuil, ruinée, défigurée et rejetée par la société.

Bien que le roman ait été écrit au XVIIIème siècle, la langue reste très agréable à lire et l'intrigue est vraiment prenante, avec des personnages hauts en couleurs qu'on suit avec beaucoup de plaisir dans leurs péripéties pour atteindre leurs objectifs, la conquête amoureuse apparaissant comme une véritable campagne militaire où tous les coups sont permis.

Un très bon moment de lecture...

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mardi 26 avril 2016

La mer en hiver - Susanna KEARSLEY

Pourquoi je le lis :


J'ai craqué ! Malgré l'état déplorable de ma pal, j'ai fini par céder à la tentation que représente ce roman...
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La quatrième de couverture repend tous les thèmes qui me plaisent et les critiques sur les blogs sont très positives (notamment sur Le blog d'une passionnée de lecture et sur A livre ouvert).


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En résumé (quatrième de couverture) :


Printemps 1708, une flotte jacobite de soldats français et écossais échoue à faire revenir James Stewart, le roi exilé, sur ses terres d'Écosse afin de réclamer sa couronne.
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De nos jours, Carrie McClelland s'inspire de cet épisode historique dans son nouveau roman. Installée aux abords du château de Slains, au cœur d'un paysage écossais désolé et magnifique, elle crée une héroïne portant le nom d'une de ses ancêtres, Sophia, et commence à écrire.
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Mais elle se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l'intrigue de 1708, elle découvre une histoire d'amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé...
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Une histoire d'amour puissante et ensorcelante, entre passé et présent.

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Mon avis :


J'ai passé un très bon moment avec ce roman mais je n'ai peut-être pas été tout à fait aussi charmée par l'histoire que ne le laissaient présager une quatrième de couverture prometteuse et des critiques élogieuses sur les blogs.

En effet j'ai eu du mal à prendre tout à fait au sérieux l'histoire de Sophia, au XVIIIème siècle, qui nous est d'abord présentée comme une fiction rédigée par Carrie, puis comme le fruit de souvenirs hérités d'une ancêtre via la mémoire génétique. Le sujet est abordé beaucoup plus subtilement dans le roman et rien n'est affirmé trop catégoriquement, laissant ainsi une place au mystère, mais je n'ai jamais réussi à y croire complètement...

D'ailleurs j'ai trouvé vraiment dommage que l'histoire de Sophia occupe de plus en plus de place par rapport au récit de Carrie, jeune romancière du XXIème siècle, car j'ai trouvé passionnant de suivre le processus de création littéraire, depuis le choix des personnages, du point de vue, du lieu et de la période, etc jusqu'au moment où l'auteur décide qu'il est arrivé au terme de son histoire, en passant par les recherches en tout genre, les doutes sur les choix narratifs, les personnages qui "prennent leur indépendance", les pannes d'inspiration, etc.

Cela donne une mise en abîme étonnante entre Susanna Kearsley et Carrie, deux romancières en plein processus créatif (l'une réelle, l'autre fictive), puis entre les deux héroïnes, Carrie et Sophia, leurs existences se faisant étrangement écho.

Enfin, voilà, même si La mer en hiver ne correspondait pas tout à fait à ce que j'attendais, j'ai passé un très bon moment grâce à ce récit riche en information sur une époque que je connaissais mal (je connaissais surtout le soulèvement jacobite de 1745 grâce aux romans de Diana Gabaldon) et surtout grâce aux deux belles histoires d'amour à quelques siècles d'intervalle...


Le château de Slains, au cœur des deux récits

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jeudi 31 décembre 2015

Point de lendemain - Dominique VIVANT DENON

Pourquoi je le lis :


Pour finir l'année 2015 sur un classique de la littérature française... Ou moins sérieusement, pour clore l'année, un petit conte libertin qui me permet en plus de commencer à mettre en œuvre une de mes bonnes résolutions pour la nouvelle année : faire fondre ma pal de manière drastique.

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En résumé (quatrième de couverture) :


"J'aimais éperdument la Comtesse de... j'avais vingt ans et j'étais ingénu, elle me trompa. Je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai : j'avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. Elle était amie de Madame de T...qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût compromise. Comme on le verra, Mme de T... avait des principes de décence auxquels elle était scrupuleusement attachée. "
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En quelques pages, avec un rythme impeccable, il raconte une histoire de séduction, de tromperie et de bonheur qui se déroule au cours d'une seule nuit. Par des touches légères et précises, Vivant Denon a su saisir, comme par jeu, toute la magie de l'éphémère érotique.

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Mon avis :


L'écriture du XVIIIème est très élégante et le texte ne manque pas de piquant, mais il ne m'aura pas séduite pour autant. En effet, le récit est trop court à mon goût : difficile de s'impliquer quand tout est à peine esquisser...
PS : J'ai lu la version de 1777, mais il n'est pas sûr du tout que je lise celle de 1812 même si elle ne fait qu'une vingtaine de pages (j'ai les deux réunies en un seul volume en e-book).

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jeudi 12 novembre 2015

Le rideau levé ou l'éducation de Laure - MIRABEAU

Pourquoi je le lis :


Ce titre, comme beaucoup d'autres classiques du genre, apparaissait dans La fille qui dévorait les livres de Sacha Black que je viens de lire et j'étais curieuse de découvrir le philosophe de la Révolution Française sous un autre jour...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Mirabeau, corédacteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, n'en oublie pas pour autant les plaisirs de la femme. Dans ce roman, il lève le rideau et le voile sur l'éducation sexuelle de la jeune Laure. Le précepte essentiel de son mentor est qu'à partir du moment où tous les actes sont consentis et source de volupté aucun ne peut être considéré comme immoral. Laure multiplie donc les rencontres et les expériences sans éprouver le moindre sentiment de culpabilité ni la moindre honte. 
Et comme il n'est de meilleur plaisir que celui partagé, le récit de cet éveil aux délices de la chair, sous la forme d'un manuscrit, est adressé par une femme à son amant, dont elle se trouve provisoirement séparée, dans l'attente de leurs retrouvailles et d'une relecture commune du texte. Ah ! la coquine mise en abyme !

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Mon avis :


Une lecture émoustillante, où Mirabeau mêle érotisme et philosophie pour mettre en garde contre les excès et prôner les vertus de l'éducation, y compris (ou surtout) dans le domaine des plaisirs sexuels.

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mercredi 5 août 2015

Doña Isabel, La véritable et très mystérieuse histoire d'une voyageuse perdue dans la forêt des Amazones - Christel MOUCHARD

Pourquoi je le lis :


Le titre d'abord, puis la quatrième de couverture m'ont intriguée...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Pérou, octobre 1769.

Une noble Créole quitte son hacienda avec trente et un porteurs et s'enfonce dans la forêt d'Amazonie pour rejoindre en Guyane son mari, le Français Jean Godin des Odonais, qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans. Mais son expédition se perd, disparaît... Les semaines passent. De la cordillère à la côte, on tient les voyageurs pour morts, noyés par les crues, rongés par les fièvres, massacrés par les sauvages ou mangés par les fauves. Quand soudain, dans les méandres de la rivière Bobonaza, près de la mission d'Andoas, une femme sort de la forêt, seule... Doria Isabel. Comment a-elle pu survivre ? Pour Jean, seuls l'amour et l'espoir de le revoir ont permis à sa belle épouse de triompher de l'horreur.
 
Très loin de là, dans un salon parisien, un savant réputé, homme des Lumières et grand voyageur, Charles de La Condamine, entend parler de cette émouvante aventure. Il n'est pas dupe car il a bien connu Isabel et Jean... Pour découvrir ce qui se cache sous les apparences, il va entreprendre un dernier voyage, une dernière enquête.

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Mon avis :



Dès les premières pages, je me suis rendue compte que ce roman historique se basait sur des faits avérés : l'expédition de La Condamine entre 1735 et 1745 et le périple d'Isabel Godin des Odonais, en 1769. Christel Mouchard s'est appuyée sur les archives d'époques pour nous offrir un texte à la fois érudit et très vivant (la dernière partie du livre est d'ailleurs consacrée aux références, chapitre par chapitre, ce qui permet que la lecture reste fluide).

Ce sont les quelques blancs qui demeurent dans l'histoire incroyable de cette femme perdue seule dans la forêt amazonienne qui permettent à l'auteur de bâtir une intrigue tout à fait originale qui fait basculer le roman historique vers le roman policier tandis que l'atmosphère vire à la suspicion et que le narrateur chez coûte que coûte à découvrir la vérité.

Le récit (fait par un narrateur âgé, sourd et malvoyant) qui mêle passé et présent, souvenirs et fantasmes, demi-vérités et mensonges garde le lecteur dans le flou jusqu'au bout : Christel Mouchard ne donne pas la solution à l'énigme, mais elle propose quelques hypothèses, plus ou moins probables, plus ou moins réalistes, qui n’ôtent riens au mystère qui entoure la disparition de Doña Isabel dans la forêt amazonienne.

Le personnage de Doña Isabel est d'ailleurs particulièrement mystérieux. On ne parle que d'elle et de son incroyable aventure, on la sait présente dans la maison, mais alors qu'elle détient toutes les réponses, elle reste étrangement absente tel un fantôme qui hanterait le récit...

Malgré toutes ces qualités indéniables, je n'ai pas vraiment aimé le roman, tout simplement parce que l'histoire n'est pas à mon goût. J'aurais préféré des réponses plus définitives, même si imaginées par l'auteur, car après tout, il s'agit d'un roman...

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samedi 23 mai 2015

Le cercle de pierres . tome 7.2 . L'écho des choeurs lointains, les fils de la liberté - Diana GABALDON

Pourquoi je le lis :


Et voici la suite du Prix de l'indépendance le dernier volume (à ce jour et en français) de la série Le cercle de pierres.

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Pour mémoire :

En résumé (quatrième de couverture) :


Tandis que la guerre d'Indépendance bat son plein dans les colonies sécessionnistes américaines, Jamie Fraser et Claire, sa femme infirmière, parviennent enfin à rentrer en Ecosse où ils souhaitent récupérer leur presse d'imprimerie. Mais, retenu par des problèmes familiaux, Jamie doit à regret laisser Claire repartir dans les colonies, où ses patients ont besoin d'elle. Séparés par les circonstances, Jamie et Claire réussiront-ils à se retrouver dans un pays où la guerre fait rage ?

Pendant ce temps-là, au XXème siècle, leur fille Brianna et son mari Roger ont racheté et retapé le manoir de Lallybroch, propriété des Fraser. Ils suivent les aventures de Claire et de Jamie grâce aux lettres que ces derniers leur ont laissées dans un coffre...

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Mon avis :


Si le tome précédent, Le prix de l'indépendance, m'avait laissée un peu dubitative, j'ai beaucoup aimé celui-ci. 
En effet, même si on ne perd pas de vue les autres personnages, Claire et Jamie retrouvent leur place sur le devant de la scène et c'est un vrai plaisir de les suivre dans leurs aventures entre les champs de bataille de la Guerre d'Indépendance et une Ecosse pleine de souvenirs doux-amers. Je regrette juste que les événements s'enchaînent trop vite car j'aurais aimé passer plus de temps avec chacun...
Les fils de la liberté se termine sur une série de points d'interrogation, laissant tous les personnages dans l'incertitude quant à leur avenir, voir même en danger ; et laissant le lecteur terriblement frustré car il lui reste plus qu'à se jeter sur le tome suivant... qui n'est pas encore publié en France

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NB : cette lecture permet à ma pal de repasser sous la barre des 100 livres à lire dans ma bibliothèque, même si ce n'est que très provisoirement. En effet, j'attends une commande de plusieurs romans, dont le dernier tome (à l'heure actuelle) de la série Le cercle de pierres; un tome que je lirai en V.O. puisque Written in my own heart's blood n'a pas encore été traduit en français et que je suis trop impatiente de savoir ce que deviennent Claire, Jamie et tous les autres pour attendre qu'il sorte chez nous...

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lundi 18 mai 2015

Le cercle de pierres . tome 7.1 . L'écho des cœurs lointains, le prix de l'indépendance - Diana GABALDON

Pourquoi je le lis :


Cette fois c'est avec un inédit que je poursuis la lecture de la saga de Diana Gabaldon, Le cercle de pierres.

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Pour mémoire :

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Juillet 1776. Les treize colonies sécessionnistes ont signé leur déclaration d'indépendance, mais la guerre contre l'Empire britannique n'est pas pour autant terminée. Installé en Caroline du Nord avec sa femme Claire, l'Ecossais Jamie Fraser soutient corps et âme la cause des Américains. Mais plutôt que de s'engager dans l'armée de George Washington, il décide de regagner l'Ecosse afin de retrouver sa presse d'imprimerie et revenir se battre aux côtés des rebelles à coups de pamphlets.

Pendant ce temps, William, comte d'Ellesmere et fils adoptif de lord John Grey, débarque dans les colonies avec les armées envoyées par Sa Majesté pour écraser l'insurrection. A l'aube des grandes batailles qui scelleront le destin d'une nation naissante, William, qui ne rêve que de gloire, est loin de se douter qu'il trouvera en Amérique le secret de ses origines...

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Mon avis :


J'ai passé un bon moment avec Le prix de l'indépendance, mais il ne m'a pas charmée comme l'avait fait les premiers tomes de la série.

J'ai surtout regretté que le récit s'éparpille entre les différents narrateurs. On suit trop de personnages et, du coup, on passe peu de temps avec chacun au point que j'ai parfois eu l'impression que Claire et Jamie n'étaient plus les personnages principaux de cette grande fresque. C'est intéressant d'en apprendre un peu plus sur Lord John et William en mettant nos pas dans les leurs et plus encore de découvrir ce que deviennent Brianna et Roger de retour dans le présent, mais ce n'est pas ce que j'attendais vraiment...

Par contre la plume de Diana Gabaldon est toujours aussi élégante et vive, pleine d'humour : il n'y a pas le moindre temps morts dans le roman et on ne s'ennuie pas un instant... même si la magie n'est plus vraiment là.

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dimanche 10 mai 2015

Le cercle de pierres . tome 6.2 . Les canons de la liberté - Diana GABALDON

Pourquoi je le lis :


C'est la suite de La Neige et la cendre et la fin du sixième tome. C'est aussi le dernier des livres de la série Le cercle de pierres de Diana Gabaldon que j'ai déjà lus. Les prochains volumes (Le prix de l'indépendance et Les Fils de la liberté) seront donc des découvertes.

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Pour mémoire :

En résumé (quatrième de couverture) :


Il reste moins de deux ans à Claire et Jamie Fraser avant la parution de leur nécrologie dans une gazette locale. Moins de deux ans pour changer le cours de leur destin... Par une nuit d'avril 1775, un cavalier solitaire quitte à toute bride Boston assiégée et chevauche à travers la campagne, alertant les colons de l'arrivée des soldats anglais et les appelant à prendre les armes. La guerre d'Indépendance américaine a commencé, prélude à des luttes fratricides où les idéaux s'entrechoquent et les conflits de loyauté se résolvent dans le sang. La petite communauté de Fraser's Ridge n'échappe pas à la règle : chacun doit choisir clairement son camp, au péril de sa vie. Jamie et Claire voient avec effroi la vague de l'histoire déferler sur eux. Emportés dans un tourbillon de violence, de règlements de comptes et de perfidies, seul leur amour inébranlable leur permet de ne pas perdre pied... ainsi qu'une faible lueur d'espoir : sur une île au large de la Caroline, il existe une autre porte de pierre. La fuite vers le futur est-elle la seule issue possible ? Et au prix de quels sacrifices ?

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Mon avis :

J'ai passé un bon moment avec Les canons de la liberté sans être complètement emballée. Soit l'intrigue s'essouffle, soit mon intérêt s'émousse après neuf tomes... Je ne sais pas trop. En tout cas, j'ai encore eu l'impression que le récit s'éparpillait, entre petites anecdotes et grands événements, sans qu'on ne les distingue vraiment.
Par contre j'ai apprécié que les multiples intrigues ébauchées dans les précédents tomes trouvent leur dénouement dans Les canons de la liberté. On a toutes les réponses, un peu comme si Diana Gabaldon remettait les comptes à zéro avant d'aborder une nouvelle phase des aventures de Claire et Jamie. 

Je ne vais d'ailleurs pas laisser passer trop de temps avant de me lancer dans la première partie de L'Écho des cœurs lointains, Le prix de l'indépendance, un inédit pour moi...

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