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dimanche 1 juillet 2018

Ombres et mystères de l'Histoire - Philippe DELORME

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce livre grâce aux Masses Critiques du site Babelio, un titre que j'ai demandé parce que je trouvais cette approche "ludique" de l'Histoire intéressante...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Qui se cache derrière la momie hurlante ? Macron a-t-il trempé dans le meurtre de Tibère ? La machine d'Anticythère, inventée par les Grecs, est-elle l ancêtre antique de nos ordinateurs ? Qu'est devenue la Sainte-Ampoule ? Pourquoi a-t-on entièrement réinventé au XIXe siècle le mythe de Vercingétorix ? Le sang du prophète Mahomet coulait-il dans les veines de nos anciens rois ? Où se trouve le cœur de Saint Louis ? Shakespeare a-t-il vraiment existé ? La Joconde était-elle en réalité un homme ? L'assassinat de l'amiral Darlan à Alger en 1942 a-t-il été organisé par le comte de Paris ? La pègre chinoise a-t-elle fait assassiner Albert Londres ?

En Sherlock Holmes des temps enfuis, Philippe Delorme enquête sur 60 énigmes historiques, destins singuliers, étrangetés archéologiques, impasses judiciaires ou curiosités naturelles. De la plus haute Antiquité à l'actualité la plus récente, l'Histoire dévoile ses mystères, mais garde parfois sa part d ombre pour le plus grand plaisir de notre imagination !

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Mon avis :


Ca a été une lecture en demi-teinte.

L'auteur évoque de vrais mystères de l'Histoire, des cas célèbres et d'autres plus méconnus, à différentes époques, dans différentes région du monde... C'est très varié et cela aurait pu être très intéressant, mais chaque chapitre (et donc chaque mystère) ne se voyant consacrer que quatre à cinq pages, on reste trop à la surface des choses pour qu'on puisse vraiment s'immerger dans les différentes histoires. 

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samedi 10 juin 2017

Le marié de la Saint-Jean - Yves VIOLLIER

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques du site Babelio et j'en suis d'autant plus contente qu'Yves Viollier fait partie des auteurs que j'aime bien.

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En résumé (quatrième de couverture) :


J'ai sa photo, là, sur mon cœur.

1977. Au cœur des trois jours et des trois nuits de juin qui précèdent son mariage, Zhida, jeune médecin, revit sa rencontre au lycée de Luçon avec la rousse Gabrielle. Et tandis qu'on cuisine et tend les nappes, il se rappelle son enfance éblouie au Cambodge puis l'exil, quand son père l'envoie en pension en France, à huit ans, avec son petit frère. Il se souvient des retours à Phnom Penh, l'été, et de ceux qui l'ont accueilli, petit garçon et adolescent, en France. Il rêve de sa mère disparue dans les ténèbres de la barbarie khmère. Et il attend son père dont il n'a cessé de chercher la reconnaissance et l'affection. Demain, tous ceux qui ont fait de sa vie un destin seront réunis, en cortège, autour de lui et de Gabrielle. Même l'absente.

Yves Viollier a écrit le roman vrai d'une intégration, avec grande justesse et sincérité. Une histoire d'exil et d'accueil qui nous bouleverse.

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Mon avis :


Voilà un roman que je n'aurais sans doute pas lu si Les Presses de la Cité, via une Masse Critique de Babelio, ne me l'avaient pas adressé. En effet, même si j'apprécie beaucoup Yves Viollier, la couverture de ce roman-ci ne m'attirait pas du tout. Et je serais passée à côté d'un très beau livre...

Le marié de la Saint-Jean, c'est l'histoire d'un jeune homme qui, à quelques jours de son mariage se remémore les moments marquants de sa vie : son enfance au Cambodge, puis l'exil en France où son père a décidé qu'il serait scolarisé avec son petit frère, le retour au pays pour les vacances, la rencontre avec celle qu'il épousera, l'angoisse pour les proches restés à Phnom Penh alors que les Khmers Rouges prennent le pouvoir, etc.

Tandis que les préparatifs du mariage se poursuivent, les souvenirs se bousculent pêle-mêle, bons comme mauvais, plus ou moins récents ; l'occasion de portraits débordant de tendresse ou d'amertume car le parcours des deux frères a été semé de bien des embûches qui ont rendu encore plus difficile leur exil dans ce pays qui finira par devenir le leur.

Et la journée du mariage est l'occasion de réunir le passé et le présent, la France et le Cambodge, à travers les traditions des deux pays ainsi que toutes les personnes qui ont compté pour le jeune homme. C'est un témoignage tellement criant de vérité, tellement chargé en émotions qu'on oublie qu'il s'agit d'un roman.

Une très belle lecture qui m'a profondément touchée...

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jeudi 16 février 2017

La vie rêvée de Virginia Fly - Angela HUTH

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques du site Babelio et j'en suis d'autant plus heureuse qu'Angela Huth fait partie des auteurs que j'aime beaucoup.

Pour l'instant,  j'ai lu :
Et Quand rentrent les marins patiente dans ma pal...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait ? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand ? – qui saura combler ses attentes.

La Vie rêvée de Virginia Fly est un roman finement observé, à la fois tendre, un peu cruel et d’un humour malicieux. Écrit en 1972, il est étonnant de modernité.

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Mon avis :



La vie rêvée de Virginia Fly, c'est le portrait doux-amer d'une jeune femme qui n'a pas trouvé sa place dans la société de plus en plus libérale de l'Angleterre des années 1970. Institutrice vivant toujours chez ses parents et encore vierge à plus de trente ans, elle réunit tous les clichés de la vieille fille mais elle ne semble pas malheureuse de cette existence même si elle rêve de grandes passions amoureuses de façon presque obsessionnelle. Le désenchantement n'apparaît que lorsqu'elle se heurte à la réalité (sordide dans son cas) des relations amoureuses.

La plume d'Angela Huth est toujours aussi réjouissante (même si en fait il s'agit d'un de ses tous premiers romans) et j'ai tout particulièrement aimé la façon dont elle croque ses personnages : elle se moque volontiers de leurs travers tout en leur témoignant de beaucoup de tendresse malgré tout.

J'ai beaucoup aimé ce roman, même si l'histoire m'a paru très triste. Car même si certains passages sont franchement drôles, le destin de l'héroïne s'avère pathétique : elle accumule les déceptions et ne semble avoir de choix au final qu'entre deux existence dont elle ne veut pas vraiment, comme si elle n'était pas maîtresse de sa vie.




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vendredi 3 février 2017

L'Entre-Deux-Mers - Antoine LEBEGUE et Jacques GAYE

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce beau livre grâce aux Masses Critiques du site Babelio...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Entre Garonne et Dordogne s’étend un territoire aux paysages vallonnés qui abritent de nombreux pays ayant chacun leur identité. D’Ambès à Monségur, en passant par Créon et Sauveterre-de-Guyenne, ce livre vous propose de partir à la découverte de la personnalité profonde de ces territoires qui vous révéleront leurs trésors, parfois cachés.

Au fil des pages apparaîtront des bastides, églises romanes, moulins, maisons fortes, châteaux, allées couvertes qui dévoilent un passé extrêmement riche et remontant au néolithique. Mais aussi des univers industriels tournés vers l’avenir et des phénomènes naturels parfois étonnants comme le mascaret, cette grande vague venue de l’estuaire avec la marée et remontant les deux fleuves.
 
Terre attachée à ses traditions, l’Entre-deux-Mers, qui a inspiré des écrivains comme Mauriac, attire aujourd’hui de plus en plus de nouveaux habitants. Par le texte et l’image, ce livre vous fera comprendre pourquoi.

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Mon avis :


Dans ce très beau livre, les textes laissent la part belle aux nombreuses photos qui nous font pénétrer dans cette magnifique région de l'Entre-Deux Mers.

Au fil des pages, les auteurs passent en revue, terroir par terroir, l'histoire, l'architecture, la géographie, les traditions agricoles, culturelles, etc ; tout ce qui a façonné au cours des siècles les paysages si contrastés de l'Entre-Deux Mers.

Pour être tout à fait honnête, je me suis surtout intéressée aux photos, ne lisant que les articles qui attiraient mon attention, mais cela reste un beau livre richement illustré qui donne envie de partir...



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samedi 10 décembre 2016

Ysabel - Guy Gavriel KAY

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques du site Babelio. Parmi les romans proposés, celui-ci a tout de suite attiré mon attention à cause de son auteur. J'ai lu Le dernier rayon de soleil il y a un peu plus de deux ans et j'avais beaucoup aimé le style de Guy Gavriel Kay, malgré quelques longueurs.

En plus, la quatrième de couverture d'Ysabel me plaît beaucoup : tout laisse présager un bon moment de lecture...

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En résumé (quatrième de couverture) :

Ned, un jeune Montréalais de quinze ans, accompagne son père, Edward Marriner, dans le Midi de la France. Photographe de renommée internationale, Marriner – assisté de Mélanie, Steve et Greg, son équipe technique – a six semaines pour croquer des images inédites de ce magnifique coin de pays, qui regorge de ruines datant de l'époque des Celtes et des Romains.

Mais des événements inquiétants perturbent le séjour de Ned : un inconnu le menace dans la cathédrale d'Aix-en-Provence, un étrange malaise l'affecte aux abords de la montagne Sainte-Victoire, des chiens l'attaquent dans un café... sans compter qu'au cours de la nuit de la Beltaine, une antique fête celtique, il assiste à la "magique" disparition de Mélanie !

Dès lors, Ned comprend que, dans cette contrée plusieurs fois millénaire, des personnages mythiques ne veulent pas mourir et que, d'une mystérieuse façon, il est personnellement concerné par leur histoire.

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Mon avis :


J'ai d'abord été un peu décontenancée par le style du roman, avant de réaliser qu'il s'agissait d'une édition québecoise, avec des tournures et des expressions propres à cette région (par exemple, j'ai découvert les souriards : 😊 ). Cela faisait quand même un drôle de mélange, cette histoire traduite pour des québecois qui réunit dans la Provence du 21ème siècle un Canadien et une Américaine mêlés aux histoires d'un Celte et d'un Romain vieux de plus de plusieurs siècles...

Un drôle de mélange, mais très réussi au final car j'ai beaucoup aimé Ysabel, qui m'a happée dans son univers étrange pour une quête originale. Le héros, un adolescent "ordinaire", ne m'a pas vraiment convaincue, mais les personnages qui l'entourent m'ont bien plu, amenant nuances et profondeur au récit.

Dans cette Provence qui sert de cadre au récit, on est loin de la carte postale pour touristes même si tout commence par là, à l'occasion d'un voyage pour préparer un livre de photos sur la région. Ysabel va outre la beauté des paysages naturels et des vestiges archéologiques présents un peu partout en rappelant la réalité historique des peuples qui y ont vécu successivement, se sont affrontés, parfois massacrés et qui ont marqué la mémoire des lieux.

Le récit conserve une bonne part de mystère même après avoir tourné la dernière page : nous n'en savons pas plus que ce que le héros parvient à découvrir, non sans mal d'ailleurs et souvent sans certitude. C'est parfois très frustrant toutes ces explications qu'on n'obtient pas, mais c'est également à mon avis une des réussites de ce roman de Guy Gavriel Kay : il soulève à peine le voile pour nous laisser entrevoir un infime aperçu d'infinies possibilités.




P.S. : à noter qu'un des personnages secondaires, Kim, la tante du héros, pourrait en savoir bien plus qu'elle ne le dit. En effet tout le long du roman, Guy Gavriel Kay évoque très vaguement des événements du passé Kim qui ont fini par me laisser penser qu'elle avait déjà dû être présente dans un précédent roman de l'auteur. Là encore, rien n'est clairement explicité, mais après avoir fureté sur Internet et plus particulièrement sur les blogs de fans de Guy Gavriel Kay, il semblerait que Kim ait été l'une des héroïnes de la trilogie La tapisserie de Fionavar. Il n'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité : j'ai rajouté le titre sur la liste des livres que j'aimerais lire...




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mardi 18 octobre 2016

Le linguiste était presque parfait - David CARKEET

Pourquoi je le lis :


J'avais envie de lire ce roman depuis longtemps et j'ai eu la chance d'être tirée au sort pour le recevoir lors des dernières Masses Critiques de Babelio.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Quelqu'un traite Jeremy Cook de trou du cul devant la toute nouvelle et très charmante assistante du centre d'étude du langage des nourrissons où il mène ses recherches, et tout est bouleversé. S'il n'y avait que ça. mais l'affable Arthur Stiph, mystérieux collègue obsédé par l'étrange notion de contre-amitié, est retrouvé mort, assassiné, justement dans le bureau de Cook. Et, d'un coup, ce dernier doit élucider un meurtre, rédiger une conférence insipide dont le sujet change tous les jours, devenir éminemment désirable et, plus important que tout, découvrir - grâce à la linguistique bien entendu, mais aussi quelques coups tordus - qui a bien pu lancer cette foutue rumeur comme quoi il serait un mauvais coup au lit. Qui a dit que la vie d'un linguiste était un long fleuve tranquille ?

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Mon avis :


J'ai abandonné au bout d'un trentaine de pages : le ton décalé m'a tout de suite hérissée et je n'ai pas eu le courage de persévérer...

Dommage


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vendredi 29 juillet 2016

Les yeux d'Astrid - Jean-Marie KASSAB

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce au Masses Critiques de Babelio...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Victime d'un père autoritaire, Francis, travailleur acharné devenu millionnaire fait récemment faillite. En instance de divorce de surcroît, le cumul des problèmes le mène au désespoir. Envisageant pour un moment le suicide, il se retrouve au hasard des routes face à face sur une plage déserte avec une inconnue prénommée Astrid.

À travers quelques questions judicieuses, Astrid ouvre les yeux de Francis, l'aide à identifier ses problèmes réels et à poursuivre sa quête du bonheur pour retrouver la joie de vivre qui était en fait à portée de main. Leur débat prend la forme d'une vraie leçon de vie.

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Mon avis :


Je n'ai pas tellement aimé ce roman et c'est d'autant plus dommage que l'idée d'un homme qui trouve la voie de la rédemption grâce à une rencontre déterminante aurait pu être passionnante.

Sauf que Les yeux d'Astrid est trop court et qu'on reste tout le temps à la surface des choses. On ne fait qu'effleurer les personnages et le récit donne l'impression d'enfoncer des portes ouvertes en nous assenant des vérités évidentes sur les valeurs humaines.

En plus, le dernier chapitre est, à mon avis, de trop. Je pense que les pages précédentes nous avaient déjà permis de comprendre que Francis avait changé en profondeur. Le dernier chapitre donne l'impression qu'on veut en faire un saint homme, mort avant l'heure non sans avoir d'abord mis sa famille à l'abri du besoin, et dont le sacrifice a permis de rendre la vue à celle qui lui avait ouvert les yeux. A force de surenchère, cette partie du récit perd toute crédibilité.

Une lecture décevante donc...




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lundi 20 juin 2016

Sorbonne Plage - Edouard LAUNET

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques du site Babelio...

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En résumé (quatrième de couverture) :

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Au début du siècle dernier, des universitaires parisiens prennent leurs quartiers d’été sur la presqu’île de l’Arcouest, un joli coin de Bretagne. Ils y pêchent, se baignent, naviguent en famille. Le reste de l’année, ils mènent des combats politiques et scientifiques : dreyfusisme, pacifisme, rationalisme, antifascisme… et recherche atomique. Dans le groupe de l’Arcouest, aussi surnommé "Sorbonne Plage", quatre prix Nobel – Marie Curie, Jean Perrin, Frédéric et Irène Joliot-Curie – seront à deux doigts de prouver qu’une énergie formidable peut être extraite de l’infiniment petit pour être mise au service de l’humanité. Les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki feront s’effondrer le rêve de ces idéalistes ainsi que notre foi sans bornes en la science.

Tout en nous faisant découvrir cette histoire humaine et scientifique hors norme, Édouard Launet nous raconte aussi celle, plus dramatique, de la bombe atomique, aventure intellectuelle autant que politique.

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Mon avis :


Je pensais avoir reçu un roman, un peu dans l'esprit de Marie Curie prend un amant d'Irène Frain, mais pas du tout : Sorbonne Plage est un essai. Cela n'enlève rien à la qualité du texte, mais j'ai quand même été légèrement déçue car j'ai une nette préférence pour la fiction.
 
Je me suis d'ailleurs assez vite ennuyée dans ma lecture à cause de cet alignement de faits : personnages, dates, lieux, anecdotes, citations, etc. Il me manquait la fluidité d'un récit plus traditionnel pour arriver à entrer dans le livre.

Et pourtant, le texte est très documenté, émaillé d'anecdotes et de citations des personnages historiques en question et on sent transpirer l'enthousiasme de l'auteur pour son sujet. Le style d'Edouard Launet est agréable, dynamique et on a un peu l'impression qu'il s'adresse directement aux lecteurs, nous expliquant tout cela de vive voix, sans l'intermédiaire du papier.

J'avoue que je me suis aussi parfois sentie un peu perdue au milieu de la profusion de personnages et de faits scientifiques évoqués même si l'auteur fait tout pour rendre son sujet abordable en évitant de trop s'attarder sur les aspects très techniques.

Alors, même si ce livre n'est pas destiné à un public de spécialistes, je pense qu'un réel intérêt pour le monde scientifique et l'histoire des grandes découvertes du début du 20ème siècle (autrement dit quelques connaissances préalables sur le sujet) sont nécessaires pour pleinement apprécier Sorbonne Plage. Or ce n'est pas mon cas...





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vendredi 22 avril 2016

Vends maison de famille - François-Guillaume LORRAIN

Pourquoi je le lis :


Hasard de mes lectures, juste après Voulez-vous partager ma maison ? de Janine Boissard, j'enchaîne avec une autre couverture verte, une autre histoire de maison de famille...

Plus sérieusement, j'ai reçu ce roman à la quatrième de couverture intrigante grâce aux Masses Critiques de Babelio.

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Oui, je voulais bazarder cette maison. J'avais mes raisons. Autrement dit : des souvenirs."
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En faisant le portrait d'un homme partagé entre l'amour qu'il porte à sa mère et ce refus d'héritage qu'il lui oppose, François-Guillaume Lorrain nous raconte une histoire aussi singulière que collective, celle d'une maison de famille.

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Mon avis :



J'ai beaucoup aimé ce roman très touchant, plein de la mélancolie et de l'amertume d'une enfance malheureuse et d'une reconstruction difficile alors que le fantôme d'un père despote continue à hanter le narrateur.

J'ai été tout particulièrement émue par l'épisode de l'album photo qui confronte les souvenirs d'enfance du narrateur à ceux que sa mère a choisi de garder de cette période ; deux visions diamétralement opposées, une forme de chantage affectif de la part de la mère certainement, mais aussi l'occasion pour le narrateur d'offrir une seconde chance à cette maison...

Le style de François-Guillaume Lorrain m'a aussi beaucoup plu. D'une plume fluide exprimant très justement les émotions de ses personnages, il nous offre un témoignage poignant de vérité qui nous fait oublier qu'on lit un roman (à moins qu'il ne s'agisse pas seulement d'un roman ?).

Une belle lecture, douce-amère...




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jeudi 7 avril 2016

Rimbaud : l'explorateur maudit - Christian CLOT, Philippe THIRAULT & Thomas VERGUET

Pourquoi je le lis :


Le site Babelio proposait cette bande-dessinée à l'occasion d'une masse critique dédiée à la collection "Explora" des éditions Glénat. J'avoue que c'est la couverture et ses couleurs chaleureuses qui m'ont d'abord donné envie de lire ce livre...

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En résumé (quatrième de couverture) :


On connait Rimbaud le poète. Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'à l'âge de 29 ans, il partit seul étudier une région dangereuse et inexplorée de l'Ethiopie. Ce travail fut publié par la Société de Géographie française.

C'est sur les traces de ce Rimbaud "l'explorateur" que part Valentin Bracq, son ami d'enfance. En 1892, il arrive à Harrar dans l'ancienne maison de l'auteur. Rimbaud est déjà mort de la gangrène. Valentin va alors mener une véritable enquête, et revivre le voyage de son ami en Abyssinie comme si c'était le sien.

Grâce à la collection Explora, découvrez une autre facette de l'un des plus grands auteurs français : Rimbaud, l'explorateur maudit. Celui dont, toute sa vie durant, le goût du voyage accompagnera une œuvre tourmentée et flamboyante.

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Mon avis :


Je lis beaucoup, mais pas de poésie pour ainsi dire (vieux traumatisme scolaire ?). Le fait est que je ne connaissais Rimbaud qu'à travers les quelques poèmes étudiés au lycée et la courte biographie que nous avait donnée le prof à l'époque.
Rimbaud : l'explorateur maudit était donc l'occasion de combler agréablement cette lacune en se penchant sur les dernières années de la vie du poète ; des années passées en Afrique à découvrir des territoires inexplorés et tenter de faire fortune.
J'ai beaucoup aimé les dessins et leurs couleurs chaudes, à l'image de la couverture qui m'a attirée vers cette lecture.
J'ai aussi aimé le rythme syncopé qui nous égare entre le parcours de Rimbaud et celui de son ami Bracq parti sur ses traces après sa mort. Les quêtes des deux hommes se mêlent et se confondent jusqu'au dénouement inattendu, déroutant mais très bien trouvé en fin de compte.
J'ai donc passé un très bon moment avec cette bande-dessinée dépaysante.





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dimanche 21 février 2016

Six mois entre deux rives - Nicole LIGNEY

Pourquoi je le lis :


C'est Babelio (par le biais de ses Masses Critiques) qui m'a proposé ce roman. La quatrième de couverture évoquant une histoire d'amour pas si simple m'a bien plu et j'ai eu la chance d'être tirée au sort...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Après avoir bourlingué des années avec Lucas, Lili, journaliste, a envie de stabilité : elle s’ancre à Paris, il poursuit ses voyages, ils s’aiment… Mais une rencontre va faire vaciller toutes ses certitudes. Rubene est écrivaine, californienne, fragile, solitaire et mal dans sa peau. Pas douée pour aimer, elle s’accroche pourtant à l’idée que Lili peut la sauver.

Entre la Seine et le Delaware, six mois suffisent à tisser une histoire. Déraisonnée pour l’une, salvatrice pour l’autre. Sauf que l’avenir comme l’amour ne se maîtrisent pas. En un instant tout peut parfois basculer…

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Mon avis :


Six mois entre deux rives est une belle histoire d'amour, que j'ai trouvé un peu dérangeante, non parce qu'il s'agit d'une histoire entre deux femmes, mais parce que j'ai eu l'impression de m'immiscer dans l'intimité des deux jeunes femmes à leur insu (et ce alors que le récit est raconté à la première personne !).

C'est comme si l'auteur nous enfermait dans la bulle amoureuse où évoluent Lili et Rubene, oublieuses du monde extérieur et des contingences matérielles, et ne nous laissait pas d'autre choix que d'assister "de trop près" à leur rapprochement, leurs disputes, leurs réconciliations, leurs déchirements, leurs doutes, etc. Parce que dans l'histoire de ces deux femmes, tout semble toujours devoir tourner au mélodrame, faisant planer une ombre menaçante sur tout le roman.

Sinon j'ai bien aimé le style de Nicole Ligney, avec ses nombreux dialogues qui sonnent très juste tout comme les passages introspectifs, lorsque les jeunes femmes sont en proie aux doutes.
Par contre les dernières pages m'ont un peu dérangées, ou plutôt agacées : ces allusions au 11 septembre 2011 à New-York... Rien n'est dit, mais y avait-il besoin d'ajouter cette menace après tous les drames déjà traversés par les deux jeunes femmes ? 



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dimanche 31 janvier 2016

La Fosse aux louves - Bertrand CARETTE

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman dont la quatrième de couverture me plaît beaucoup  grâce aux Masses Critiques de Babelio....

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En résumé (quatrième de couverture) :


En digne fille de sa mère, Virginie assume pleinement sa façon d'être et de vivre. Célibataire convoitée élevant seule ses deux enfants, elle consacre toute son énergie à ses chevaux et à la Fosse aux Louves, son domaine au cœur de la Brenne qui s'étend entre fermes et étangs, sur plus de cinq cents hectares.

Libre, séduisante, puissante... Trop peut-être au regard de celui qui, dans l'ombre, nourrit une haine profonde envers elle et sa mère Hélène depuis le partage d'un héritage dont il s'est senti lésé. Antoine, le bon à rien de la famille, est prêt à tout pour faire main basse sur la Fosse aux Louves. Aux pires coups bas, aux pires accusations.

Seule échappée pour Virginie dont le cœur, enfin, chavire : sa rencontre avec Tristan, pianiste mondialement connu et cavalier émérite...

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Mon avis :


Amatrice de romans régionaux, je me réjouissais de découvrir grâce à cette Masse Critique une région que je ne connaissais pas : La Brenne. Avec une quatrième de couverture prometteuse et en personnage principal une femme au fort caractère, tous les ingrédients semblaient réunis pour un bon moment de lecture.

Cela n'aura malheureusement pas suffi. En effet, j'ai fait un blocage dès les premières pages du roman et j'ai eu énormément de mal à me motiver pour poursuivre ma lecture. La faute aux personnages et à la manière dont l'auteur les décrit à grands traits, les faisant apparaître comme des caricatures (le méchant pervers, la gentille toute dévouée, le notable cupide et véreux, etc), sans que rien ne vienne atténuer cette impression ni leur offrir un peu de nuance et d'humanité.

Cette mauvaise première impression m'aura sans doute empêchée d'apprécier l'intrigue autant que je ne l'aurais dû...



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lundi 26 octobre 2015

Des mensonges dans nos têtes - Robin TALLEY

Pourquoi je le lis :


Je me suis précipitée lorsque j'ai vu que Babelio proposait ce roman dans le cadre de ses Masses Critiques : la quatrième de couverture laisse présager d'une histoire passionnante, riche en émotions...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Deux jeunes filles vont braver leur entourage respectif pour vivre librement.
 
Les filles sont faites pour se marier… Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger… Une fille ne doit pas embrasser une autre fille… Linda ne doit pas aimer Sarah. 

Rien que des mensonges?
 
1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent — parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté.
 
C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent… mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer — parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours…

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Mon avis :


Des éditions Mosaïc, je ne connaissais que les romans de Kristan Higgins, des comédies romantiques très drôles. Alors autant dire tout de suite que Des mensonges dans nos têtes n'a rien à voir avec ces romances pleines d'humour même s'il y a aussi une histoire d'amour très touchante au centre de l'intrigue.
Le roman est écrit dans un style qui évoque tout à fait la façon dont pourraient s'exprimer des adolescentes. Mais la simplicité du langage, qui pourrait apparaître a priori comme une des faiblesses du livre, ne fait que souligner la violence des événements décrits et la peur dans laquelle Sarah et les siens vivent au quotidien. Les premiers chapitres, qui racontent la première journée de Sarah au lycée, sont d'ailleurs bouleversants, presque insoutenables...
Les années 1950 ne me paraissaient pas forcément si lointaines, mais avec Des mensonges dans nos têtes je me suis retrouvée dans un "monde" avec un système de valeurs qui nous est tout à fait étranger, qu'il s'agisse du racisme institutionnalisé, de l'importance de la religion au quotidien ou des relations amoureuses, en particulier des relations homosexuelles.

Comme pour La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, ce qui m'a le plus choquée c'est la façon dont la ségrégation raciale apparaît comme quelque chose de tellement ancré dans le quotidien que personne, ou presque, ne remet en question les injustices qui en résultent ; et que lorsque enfin quelques uns tentent de faire évoluer les choses cela entraîne des réactions qui semblent tellement disproportionnées et révoltantes à nos yeux de Français du XXIème siècle...

En bref, j'ai beaucoup, beaucoup aimé cette lecture si poignante...





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lundi 19 octobre 2015

Un hiver avec Schubert - Olivier BELLAMY

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert ce livre grâce aux Masses Critiques de Babelio. La quatrième de couverture a su aiguillonner ma curiosité...

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En résumé (quatrième de couverture) :


« En lisant Un été avec Montaigne d'Antoine Compagnon, et en y prenant un vif plaisir, je me suis dit sur le mode de la plaisanterie : à condition de passer l'hiver avec Schubert. L'idée a fait son chemin car si les grandes vacances offrent le temps de la lecture – les "pavés" sur la plage – le froid appelle la musique comme une nécessité, un besoin de douceur et d'élévation spirituelle. Quarante textes ont vu peu à peu le jour au moment des plus longues nuits de l'année.
  
Pourquoi Schubert ? Parce qu'il est le premier des romantiques tout en étant encore classique. Parce qu'il est le plus mystérieux des compositeurs. Parce que son Voyage d'hiver est à la fois profond et accessible, déchirant et réconfortant. Parce que sa musique éprouve la douleur sans cesser de sourire et qu'elle regarde la mort droit dans les yeux tout en nous faisant aimer la vie. Les temps des utopies beethovéniennes n'a pas empêché les guerres et la folie totalitaire.
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Le temps de Schubert est peut-être venu. Le temps de la lucidité, de l'introspection, de l'impermanence, mais aussi le temps de la beauté infinie et de l'amitié, pour regarder le monde avec une tendre curiosité, sans jamais se lâcher la main. »

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Mon avis :


Je ne connais pas la musique classique (même s'il m'arrive d'en écouter de temps en temps lorsque je lis) et j'avoue m'être sentie parfois un peu handicapée par mon ignorance en lisant Un hiver avec Schubert... Malgré ce désavantage indéniable, j'ai passé un très bon moment (et j'ai appris beaucoup de choses) avec le texte d'Olivier Bellamy.
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Avec précision et passion, celui-ci trace un portrait de Schubert, de l'homme et de l'artiste, à petites touches à travers de courts textes basés sur des souvenirs personnels ou sur un trait de caractère du compositeur, un épisode de sa vie, un thème récurrent dans ses œuvres, etc. Sans chronologie figée, ni étalage pompeux de connaissances, cela donne une biographie un peu floue, un peu impressionniste, très agréable à lire.





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samedi 3 octobre 2015

Un amour aussi grand que le désert de Gobi vu à travers une loupe - Tilman RAMMSTEDT

Pourquoi je le lis :


C'est Babelio (par le biais de ses Masses Critiques) qui m'a proposé ce roman. La quatrième de couverture laissant présager une histoire drôle et tendre m'a bien plu et j'ai eu la chance d'être tirée au sort...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Keith est né dans une famille tout à fait singulière : de sa mère, il sait peu de chose ; de son père, absolument rien. Tout comme ses quatre frères et sœurs supposés, il a été élevé par son grand-père et une succession de "grand-mères" toujours plus jeunes. 
À l'occasion du quatre-vingtième anniversaire du patriarche, les petits-enfants lui offrent un voyage pour la destination de son choix. Quand l'excentrique aïeul annonce qu'il a choisi de se rendre en Chine, c'est Keith, à son grand dam, qui est désigné pour l'accompagner.
  
Pour la première fois de sa vie, il décide de ne pas obéir et dépense tout l'argent du voyage au casino.
La situation se complique encore quand il apprend le décès de son grand-père. Afin d'éviter de tout avouer à sa famille, Keith commence à écrire des lettres racontant leurs aventures chinoises qui, au fur et à mesure, deviendront de plus en plus détaillées et extravagantes. 

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Mon avis :


Dans ce roman à l'intrigue originale, Tilman Rammstedt brouille avec talent la frontière entre la réalité et ce qui aurait pu arriver. Il le fait d'ailleurs si bien qu'il arrive à égarer le lecteur tandis que le héros choisit sa version des événements.

La façon dont les personnages restent flous m'a moins plu : on en apprend finalement très peu sur eux, sauf sur le grand-père dont le petit-fils et narrateur nous raconte une vie très romancée, trop pour que je me sente touchée...

J'ai bien aimé ce roman qui parle avec beaucoup de sensibilité du deuil et de relations familiales pleines de paradoxes, mais je ne crois pas qu'il me laissera un souvenir impérissable car, malgré son sujet, il ne m'a pas émue.




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vendredi 11 septembre 2015

L’Enfant rebelle - Christian LABORIE

Pourquoi je le lis :


Je connais Christian Laborie pour avoir lu il y a quelques années L'arbre d'or, une grande saga familiale dans les Cévennes du XIXème siècle.

Je n'ai donc pas hésité lorsque Babélio a proposé L’Enfant rebelle dans le cadre d'une de ses Masses Critique...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Janvier 1898. En espérant pour Raphaël une vie meilleure que la sienne, la jeune Adèle l'abandonne à l'institution des sœurs de la Charité de Nîmes. Le lendemain, un homme mystérieux, dépose également un nouveau-né. Confiés à un jour d'intervalle aux bons soins de sœur Angèle, les deux orphelins vont vivre des destinées singulières. Raphaël, endurci par les brimades de sa famille d'adoption, trouve refuge dans la solitude des montagnes cévenoles ; L'autre garçon, Vincent, grandit, heureux au sein d'une famille de paysans aisés. 

Quelques années plus tard, leurs chemins vont se croiser, à la faveur de l'histoire et la révélation d'un lourd secret, le secret de sœur Angèle...

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Mon avis :


Christian Laborie nous propose un très beau roman sur sa région d'adoption, les Cévennes, qui sert de décor à une grande fresque familiale, même si cette fois la famille en question est éclatée.
 
L’Enfant rebelle est à la fois une peinture sociale de la région au tournant du XXème siècle (vie dans les campagnes, quotidien des ouvriers du textile, contexte politique et première guerre mondiale) et une dénonciation des conditions de vie des plus démunis (enfants recueillis, mères célibataires, etc). J'ai été très touchée par l'histoire de cette femme obligée d'abandonner son enfant et plus encore par le destin de celui-ci marqué par l'injustice.
 
Si pendant la plus grande partie du roman on suit le destin de Raphaël, la dernière partie adopte soudain le point de vue d'un des personnages secondaires, Jean-Christophe Rochefort. Ce revirement marque une rupture trop prononcée dans le récit qui est en plus alourdi par des références trop nombreuses à l'histoire de la famille Rochefort (qui fait l'objet d'un autre roman, Les Rochefort) , au point qu'on se demande où l'auteur veut nous mener.

Malgré une dernière partie qui ne m'a pas du tout convaincue, j'ai bien aimé ce roman qui dresse les portraits émouvants d'un enfant maltraité qui ne se résigne pas et d'une femme victime des préjugés et des conventions sociales de son époque...

 


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jeudi 30 juillet 2015

Soudain, seuls - Isabelle AUTISSIER

Pourquoi je le lis :


Il y a environ deux ans, j'ai découvert Isabelle Autissier en tant que romancière avec L'amant de Patagonie, dont l'histoire m'avait beaucoup touchée.

Je n'ai donc pas hésité lorsque Babélio a proposé Soudain, seuls dans le cadre d'une Masse Critique...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. 
Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. 
Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. 
Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. 
Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. 
Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? 
Un roman où l'on voyage dans des conditions extrêmes, où l'on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.

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Mon avis :


Tout comme L'amant de Patagonie, j'ai beaucoup aimé Soudain, seuls. Malgré la difficulté des sujets qu'elle aborde à chaque fois, l'écriture d'Isabelle Autissier reste élégante, toute en simplicité. Mais cette sobriété dans l'écriture n'empêche pas que transparaissent la peur, le dégoût, l'horreur de la situation où se trouvent piégés les deux personnages.

J'ai d'ailleurs été tout de suite happée dans l'histoire de ce couple, une histoire qui nous parle de survie : survivre aux dangers sur l'île, au froid, à la faim, à l'isolement, au désespoir, mais aussi une fois de retour à la civilisation survivre aux souvenirs et aux remords, à sa conscience...
Une magnifique lecture, bouleversante...




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lundi 8 juin 2015

Changer la vie - Antoine AUDOUARD

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques de Babelio. C'est l'occasion idéale de découvrir un auteur que je ne connaissais pas jusque là.

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En résumé (quatrième de couverture) :


1981. Les murs de Paris se couvrent des affiches du candidat Mitterrand, avec le slogan socialiste «changer la vie». André et son ami François ont une vingtaine d'années. Par tempérament, fidélité ou rébellion, ils participent à la grande fête du 10 mai.
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L'occasion leur étant donnée de passer l'été à New York, les deux amis s'y précipitent, persuadés de croiser Bob Dylan dans le Village ou de rencontrer Lou Reed au Max's Kansas City. Tandis que François s'éclipse dans les recoins de la scène gay new-yorkaise, André, guidé par la jolie Giulia et par son employeur, Logan, gauchiste devenu patron d'une maison d'édition marginale, découvre le rythme frénétique de la «ville qui ne dort jamais»...
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Roman d'apprentissage, roman des illusions, des déceptions, Changer la vie est porté par une allégresse d'écriture nourrie par sa bande-son : un medley de titres rock impeccablement enchaînés, qui communique au lecteur son énergie et son goût de vivre.

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Mon avis :


J'ai abandonné à mi-chemin du deuxième chapitre...

Je n'ai pas du tout accroché au style d'Antoine Audouard.

N'ayant lu qu'une trentaine de pages, je n'en dirai pas davantage pour vous laissez vous faire votre propre opinion.








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mercredi 3 juin 2015

Les vacanciers - Emma STRAUB

Pourquoi je le lis :


C'est Babelio (par le biais de ses Masses Critiques) qui m'a proposé ce roman. La quatrième de couverture m'a bien plu et j'ai eu la chance d'être tirée au sort...

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En résumé (quatrième de couverture) :



C'est l'été, New York est une véritable fournaise mais Franny Post a tout organisé pour quitter Manhattan avec son mari et sa fille Sylvia. Direction Majorque pour quinze jours de rêve. Le prétexte officiel de ces vacances idylliques ? Fêter les trente-cinq ans de mariage du couple et récompenser Sylvia pour son diplôme de fin d'études. Ce sera aussi l'occasion de revoir Bobby, l'aîné de la fratrie installé à Miami avec sa compagne, Carmen.

Le soleil, les plages paradisiaques, la bonne nourriture et une somptueuse villa perchée un peu à l'écart sur une montagne promettent une échappatoire aux tensions latentes du quotidien. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Les soucis et les secrets ne restent pas longtemps tapis dans les bagages...

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Mon avis :


C'est un roman moins léger qu'il n'en a l'air a priori avec sa couverture très estivale. 
Bien sûr il y a de l'humour et une bonne dose d'ironie dans ce récit de vacances, mais il y a aussi beaucoup d'amertume : chaque personnage semble crouler sous le fardeau de ses espoirs déçus, ses frustrations ou ses regrets, incapable de communiquer avec les membres de sa famille. Cependant, dans une sorte de huis-clos sur l'île de Majorque, l'atmosphère s'allège peu à peu tandis que les secrets s'éventent et que la communication se rétablit non sans mal.
Les vacanciers proposent aussi une réflexion quelque peu décalée sur le couple aux différents âges, aux différentes étapes de son parcours, depuis les premiers flirts jusqu'au seuil de la vieillesse, en passant par la question du mariage et l'arrivée des enfants...
Les quelques jours passés en famille sur une île et l'atmosphère douce amère m'ont un peu rappelé Plan de table de Maggie Shipstead, même si l'histoire est complètement différente.

 

 

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