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samedi 26 septembre 2015

La galerie des maris disparus - Natasha SOLOMONS

Pourquoi je le lis :


Il y a bientôt deux ans, j'ai lu (et adoré) Le manoir de Tyneford...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Quand son mari se volatilise, Juliet Montague disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n'a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s'efforce pourtant de son mieux d'assumer le quotidien et d'élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin de l'hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l'achat d'un réfrigérateur, elle s'offre un portrait à son effigie. 
 
Ce tableau, premier d'une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie.
 
Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset l'aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider...

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Mon avis :


La galerie des maris disparus nous propose le portrait d'une femme qui vit en marge de sa communauté, non seulement parce que son mari l'a abandonnée sans aucune explication, mais aussi parce qu'elle a choisi de suivre sa propre voie, contre l'avis des siens, en ouvrant une galerie. En plus de l'évocation d'une femme qui s'émancipe, le livre est une critique acérée, mais aussi pleine de tendresse, d'une communauté juive très attachée aux valeurs familiales et aux traditions au point d'en devenir étouffante.

J'ai beaucoup aimé la façon dont Natasha Solomons nous parle de cette femme à travers les portraits réalisés par les peintre qu'elle rencontre tout au long de sa vie. Cela donne un récit peuplé de personnages pittoresques, un texte plein de vivacité et très agréable à lire.

Si j'ai beaucoup aimé l'histoire de Juliet, j'ai cependant parfois eu l'impression de survoler trop rapidement certains moments de sa vie et de ne connaître que très superficiellement certains personnages.

Au final, j'ai préféré Le manoir de Tyneford car on y suivait Elise, l'héroïne, de plus près, mais j'ai quand même passé un très bon moment avec la fantasque Juliet et La galerie des maris disparus.

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lundi 30 décembre 2013

Le manoir de Tyneford - Natasha SOLOMONS

Pourquoi je le lis :


J'ai entendu parler de ce roman il y a quelques mois. Le résumé m'avait plu et j'avais noté le titre sur un bout de papier en attendant d'avoir l'occasion de le lire...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Au printemps 1938, l’Autriche n’est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bourgeoisie viennoise, est contrainte à l’exil. Elle ne sait rien de l’Angleterre, si ce n’est qu’elle ne s’y plaira pas.

Tandis que sa famille attend un improbable visa pour l’Amérique, elle devient domestique dans une grande propriété du Dorset, c’est elle désormais qui polit l’argenterie et sert à table. Au début, tout lui paraît étranger. Elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l’humiliation du racisme, du déclassement, l’inquiétude pour les siens et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto.

Mais la guerre gronde, le monde change et Elise l’insouciante est forcée de changer à son tour. Elle s’attache aux lieux, s’ouvre aux autres, se fait aimer et provoque même un scandale en dansant avec le fils du maître des lieux lors d’une soirée inoubliable au manoir.

Il y a quelque chose d’enchanteur à Tyneford. Elise y apprendra qu’on peut vivre plus d’une vie et que l’on peut aimer plus d’une fois.

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Mon avis :


J'étais sûre d'avoir déjà rédigé ma chronique peu après avoir lu le roman, mais j'ai dû oublié de valider vu qu'elle n'y est plus aujourd'hui...

Je n'ai plus qu'à recommencer, une quinzaine de jours après avoir fini de lire Le manoir de Tyneford, alors que j'ai lu sept ou huit autres romans depuis. Mes impressions vont être moins fraîches.
Commençons par le plus évident : j'ai adoré ce roman.

J'ai beaucoup aimé le style, très vivant, de Natacha Solomons qui nous fait partager de manière très crédible les joies et les peines de son héroïne, une jeune femme attachante et émouvante plongée dans les tourments de l'Histoire et des sentiments.

Le manoir de Tyneford m'a aussi permis de découvrir un aspect de la Seconde guerre Mondiale dont j'ignorais tout : celui des jeunes filles juives allemandes ou autrichiennes qui s'engageaient comme domestiques à l'étranger pour échapper aux persécutions nazies.

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