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jeudi 7 juillet 2016

Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina BIVALD

Pourquoi je le lis :


J'ai adoré La bibliothèque des cœurs cabossés il y a un peu plus d'un an, alors je n'ai pas pu résister en découvrant le deuxième roman de Katarina Bivald dans les rayons de ma médiathèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :

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L’été de ses dix-huit ans, Anita Grankvist s’était fixé trois objectifs : apprendre à conduire une moto, acheter une maison et devenir complètement indépendante.
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Presque vingt ans plus tard, Anita n’a toujours pas réalisé ses rêves. Elle mène une petite vie tranquille, seule avec sa fille Emma, et travaille au supermarché local. Le départ d’Emma pour l’université va bouleverser ce quotidien un peu fade. Anita réalise qu’elle va devoir gérer quelque chose qui lui a cruellement manqué ces deux dernières décennies : du temps libre.
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Qu’à cela ne tienne, Anita commence à prendre des leçons de moto, se lance dans un projet impossible, apprend à connaître sa mère légèrement sénile, et tombe follement amoureuse.
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Finalement, n’est-ce pas merveilleux de réaliser ses rêves d’adolescence à l’approche de la quarantaine ?

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé ce roman ainsi que son héroïne, Anita, une femme très attachante, souvent drôle ou émouvante et qui malgré son manque d'assurance s'efforce de se montrer à la hauteur quoiqu'il lui arrive.

Après le départ de sa fille pour l'université, Anita trouve soudainement son existence très vide et décide de se raccrocher à ses rêves d'adolescente pour remettre un peu d'animation dans sa vie, en commençant par prendre des cours de moto qui entraîneront une cascade changements.

Le jour où Anita envoya tout balader est une jolie histoire d'amour qui sort un peu des sentiers battus, ainsi qu'une belle histoire d'amitiés qui nous permet de rencontrer de nombreux personnages plus piquants les uns que les autres. C'est peut-être d'ailleurs par cet aspect de l'histoire que les deux romans de Katarina Bivald se ressemblent le plus : la petite ville incarnée par ses habitants aux personnalités hautes en couleur qui sert de décor au récit.
Le jour où Anita envoya tout balader n'a pas été un coup de cœur comme l'avait été La bibliothèque des cœurs cabossés (à cause du sujet : les romans et leurs lecteurs), cependant j'ai trouvé que ce second roman de Katarina Bivald plus abouti. Dans La bibliothèque des cœurs cabossés, j'avais été gênée par des "facilités" dans l'intrigue qui n'était pas toujours très crédible alors qu'ici l'histoire reste réaliste et très bien écrite à mon avis. Evidemement, cela reste un roman, de la pure fiction avec le happy-end de rigueur, mais c'est tout ce que j'aime après tout.

J'ai donc passé un excellent moment avec ce roman plein d'optimisme qui m'a tour à tour émue et amusée...

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jeudi 9 juillet 2015

La bibliothèque des cœurs cabossés - Katarina BIVALD

Pourquoi je le lis :


J'avais très envie de lire ce roman depuis un moment déjà, et entre les articles dans les journaux et les avis sur les blogs (comme par exemple sur Des livres, des livres ! ou sur Thefrenchbokklover), tous élogieux, j'ai fini par craquer...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
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Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel.

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Mon avis :


Un petit bijou, une friandise... Voilà les premiers mots qui me viennent pour décrire La bibliothèque des cœurs cabossés, c'est vous dire à quel point j'ai adoré...
Pour être tout à fait honnête, le roman de Katarina Bivald n'est pas parfait : il y a quelques "faiblesses" dans l'intrigues qui m'ont parfois fait tiquer, des détails qui m'ont paru difficilement plausibles ; et puis le dénouement ou plutôt, les quelques derniers chapitres m'ont semblé un peu en décalage avec le reste du roman. Mais malgré ces défauts, la magie opère et le charme de Broken Wheel et des ses habitants m'a fait oublier ces détails.
J'ai été happée dans l'histoire de Sara dès les premières pages qui place la jeune femme dans une situation tellement impossible... Non que le dénouement ne soit si imprévisible (on se doute bien qu'elle s'en tirera d'une façon ou d'un autre), c'est plutôt de savoir "comment" qui m'a tenue en haleine dans ce roman riche en rebondissements.
Mais ce qui m'a vraiment séduite dans La bibliothèque des cœurs cabossés, c'est la place qu'y occupent les livres et la lecture. J'y ai croisé beaucoup d'auteurs que je connais et j'apprécie : Katarina Bivald multiplie les références à de grands classiques de la littérature autant qu'à des auteurs populaires (de Mark Twain à Helen Fielding, en passant par Helene Hanff, Stieg Larsson, Jane Austen ou Sophie Kinsella) et elle parle avec tellement de justesse des petites manies des lecteurs impénitents qu'elle doit forcément en être...
J'ai aussi été très émue par Sara, l'héroïne. Tout au long du roman on la voit évoluer et sortir de sa chrysalide : peu à peu elle quitte le refuge des livres pour s'intégrer dans la joyeuse petite communauté Broken Wheel. Certains aspects de sa personnalité de lectrice compulsive m'ont rappelé moi-même au point que cela en était presque dérangeant, mais je suppose qu'il en a été de même pour beaucoup de lecteurs...

Autre protagoniste essentiel du livre : Broken Wheel. La ville, incarnée par ses habitants amusants et attachants, souvent un peu farfelus, évolue au moins autant que Sara au fil des pages. Ces personnages secondaires et leurs intrigues, s'ils sont ne sont pas toujours très subtils, apportent néanmoins de l'épaisseur à l'histoire pour en faire plus qu'une petite romance sur fond de livres.
Assez bizarrement, l'un des personnages que l'on connaît le moins (du moins est-ce l'impression que j'en garde), c'est Tom, mais je suppose qu'il devait conserver un peu de son mystère, tel M. Darcy à qui Sara le compare... Car La bibliothèque des cœurs cabossés, c'est aussi et surtout une jolie histoire d'amour que l'auteur prend le temps de développer (contrairement à ce qui se passe dans le roman de Nicolas Barreau, Le sourire des femmes : je n'ai toujours pas compris comment ou pourquoi André et Aurélie tombaient amoureux...) ; donc une jolie histoire d'amour que Katarina Bivald dépeint à petites touches, entre désir et humour, tendresse et doutes.

Pour résumer, J'ai adoré La bibliothèque des cœurs cabossés et je me suis vraiment sentie chez moi dans cet univers où les livres et l'amour sont au centre de tout.

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