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mardi 30 mai 2017

Sens dessus dessous - Milena AGUS

Pourquoi je le lis :


J'avais beaucoup aimé Mal de pierres, un peu moins les autres titres que j'ai lus (La comtesse de Ricotta, Mon voisin,  Quand le requin dort,), mais je tente quand même ma chance avec Sens dessus dessous dont la couverture m'a tapé dans l’œil.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Mr. Johnson, le monsieur du dessus, a toujours les lacets défaits et des vestes trouées. Pourtant, c’est un violoniste célèbre qui vit dans le plus bel appartement de l’immeuble, avec vue sur la mer. Anna, la voisine du dessous, partage un petit entresol obscur avec sa fille, taille ses robes dans de vieilles nappes et fait des ménages. Pourtant, elle cache dans ses tiroirs des dessous coquins et des rêves inavoués. Ces deux-là, plus tout jeunes, débordants de désirs inassouvis, étaient faits pour se rencontrer. Dans les escaliers, où montent et descendent des voisins occupés par une farouche quête du bonheur, se tricotent à tous les étages situations rocambolesques, amours compliquées, jalousies absurdes. Mais n’est-ce pas là la clef de voûte de toute vie?

Observatrice indiscrète, pourfendeuse de la normalité, Milena Agus fait la chronique de ce microcosme dans lequel souffle un vent délicieusement frondeur.

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Mon avis :



Le dernier roman de Milena Agus ne m'a pas vraiment enthousiasmée. Je n'ai rien de précis à lui reprocher, mais il m'a manqué ce petit quelque chose qui fait qu'on s'attache à un personnage, qu'on a envie de savoir ce qui va arriver... L'atmosphère ressemble beaucoup à celle des autres romans de l'auteur : le même décor (la Sardaigne, Cagliari) avec des personnages un peu en marge (elle en qualifie même certains d'extraterrestres),...

La seconde partie du livre est assez troublante car elle laisse planer le doute sur ce qui est réel et ce qui est de l'ordre de la fiction, ou du roman dans le roman. En effet, à la fin de la première partie l'héroïne promet à son amie d'écrire une jolie fin à son histoire et c'est cette petite "pirouette" littéraire qui m'a semblé le plus intéressant dans le roman.


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vendredi 23 septembre 2016

Quand le requin dort - Milena AGUS

Pourquoi je le lis :


Il y a un petit moment que je n'ai pas lu de Milena Agus...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Sardes depuis le Paléolithique supérieur, les Sevilla-Mendoza ignorent la normalité. Un père entiché de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui décrit l'étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable. Une liaison qu'elle cache à sa famille, où pourtant on parle d'amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n'arrive pas à décider s'il existe ou pas. Plutôt qu'à lui, autant s'en remettre à la superstition pour affronter les dangers de l'existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d'un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaye d'en sortir quand il dort...

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Mon avis :


Je n'ai pas été vraiment séduite par ce court roman, où Milena Agus nous brosse le portrait d'une famille sarde haute en couleurs racontée par une lycéenne qui pose sur les siens un regard tour à tour naïf ou acéré.

Malgré la plume agréable de l'auteur, j'ai eu l'impression de relire un peu la même chose que La comtesse de Ricotta avec tous ces personnages plus ou moins farfelus, chacun à leur manière, qui prennent le pas sur l'intrigue.

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dimanche 16 août 2015

Accabadora - Michela MURGIA

Pourquoi je le lis :


C'est d'abord le titre qui sonne un peu comme une formule magique (Abracadabra !) qui a attiré mon attention sur ce livre. La quatrième de couverture et l'illustration de la couverture qui transpire le mystère ont fini de me convaincre...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d'accueillir chez elle Maria, quatrième fille d’une veuve d’humbles origines.
 
Ce sera sa "fille d’âme", à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l’obligeant à s’appliquer à l’école, ce qui n'est guère courant pour une fille à l'époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. 

En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d'âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.
 
Dans une langue à la fois poétique et essentielle, Michela Murgia décrit merveilleusement les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier qui unit la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne archaïque, aux us et coutumes fascinants.

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Mon avis :


Accabadora évoque dans un style épuré et avec beaucoup de pudeur des sujets sensibles comme l'adoption ou l'euthanasie. Michela Murgia n'émet pas de jugement mais elle nous propose des visions opposées à chaque fois : la mère naturelle et la mère adoptive de Maria qui envisagent très différemment leur rôle de mère ; Maria qui rejette la tradition d'Accabadora (une forme d'euthanasie) perpétuée par Tzia Bonaria.

J'ai bien aimé aussi la peinture que l'auteur nous propose d'un petit village de Sardaigne : les traditions encore très présentes, comme l'accobadora ou les pleureuses aux veillées funèbres, cèdent peu à peu la place à plus de "modernisme".

Le roman m'a plu, mais le style épuré et la façon dont quinze ou vingt années sont condensées en seulement 212 pages confèrent une certaine distance ou froideur au texte, ce qui fait que j'ai eu du mal à me sentir vraiment concernée par moment.

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mercredi 14 novembre 2012

Mal de pierres - Milena AGUS

Pourquoi je le lis :


J'avais envie de lire ce court roman depuis longtemps et je l'ai enfin trouvé à la bibliothèque...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Entourée de jeunes hommes qui pourraient demander sa main, l'héroïne tarde pourtant à trouver un mari car elle rêve de l'amour idéal. À trente ans, elle est déjà considérée une vieille fille par les siens, dans une Sardaigne qui connaît les affres de la Seconde Guerre mondiale. Et lorsqu'elle conclut une union très attendue, c'est en affirmant haut et fort que ce n'est pas par amour mais par raison.

Comme son unique enfant, l'amour se fera attendre. Elle finira par le rencontrer sur le Continent, lors d'une cure thermale destinée à guérir son « mal de pierres », des calculs rénaux, mais qui aura raison aussi de son « mal d'amour ». À sa petite-fille, elle racontera quelques décennies plus tard ses émotions, ses cheminements, tout en laissant des zones d'ombres. La vérité ne se recomposera que longtemps plus tard, de façon inattendue, lorsque la dernière pièce du puzzle se retrouvera entre les mains de la narratrice.

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Mon avis :


Le dénouement, surprenant, apporte un nouvel éclairage sur tout le récit et permet de mieux comprendre l'ironie du narrateur envers le personnage principal. Des personnages secondaires pittoresques.

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