dimanche 30 août 2015

Toi et moi - Kristan HIGGINS

Pourquoi je le lis :


Parce que je suis victime d'un cas sévère d'addiction aux romans de Kristan Higgins. Et comme à chaque fois je passe un très bon moment avec ses livres, ce n'est pas prêt de s'arrêter...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ça y est, Harper est décidée à se marier. Le temps passe et puis ça fait deux ans qu'elle sort avec Dennis, il faut bien finir par se caser. L'amour ? Non merci ! Elle a déjà donné. Et quand le divorce des autres est votre métier, on ne croit plus à ces sornettes. Il n'y a que sa sœur qui ose encore, malgré deux échecs manifestes. D'ailleurs Willa vient d'annoncer son... troisième mariage, Nick sera présent à la cérémonie, bien sûr. Nick, l'ex-mari de Harper. Enfin, la page est tournée, il n'y a donc aucun problème à le croiser le temps d'un week-end.

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Mon avis :


Je ne vais pas être originale, mais comme les autres romans de Kristan Higgins, j'ai adoré Toi et moi pour son subtil cocktail d'humour et de romance.

L'héroïne, Harper, m'a un peu agacée avec son cynisme et sa vision ultra-rationnelle de l'amour. Et bien qu'elle s'amende par la suite, je l'ai trouvée moins attachante que Poppy dans C'est toi que j'attendais ou Chastity dans Amis et rien de plus. De même, le héros ne m'a pas semblé si séduisant (la faute à son caractère plutôt intransigeant) au point que leur histoire était loin de me paraître évidente.

Malgré ce petit bémol sur les personnages, l'histoire qui nous embarque dans des situations tour à tour émouvantes ou hilarantes m'a beaucoup plu et j'ai passé un excellent moment avec ce roman très sympathique...


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vendredi 28 août 2015

Un jour après l'autre - Anita SHREVE

Pourquoi je le lis :


J'adore les romans d'Anita Shreve qui écrit aussi bien sur des sujets actuels (scandale vidéo dans un lycée dans Une scandaleuse affaire) que sur des thèmes liés à l'Histoire (la seconde guerre mondiale dans Un amour volé).

J'aime beaucoup son style, sa sensibilité, les situations très variées qu'elle décrit, ses personnages nuancés, etc.

J'ai déjà lu :
  • Une lumière sur la neige
  • Un amour volé
  • Un mariage en décembre
  • Un seul amour
  • La maison du bord de mer
Et je vous recommande surtout Une scandaleuse affaire et Le tumulte des vagues qui m'ont tout particulièrement touchée.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Webster, jeune ambulancier secouriste, sauve chaque nuit des vies. C'est sa raison d'être. Un soir comme beaucoup d'autres, il est appelé sur les lieux d'un accident de voiture. La victime se prénomme Sheila : c'est le coup de foudre. Webster en est convaincu, cette beauté farouche de vingt-quatre ans, hantée par un passé difficile, a besoin de lui.

Mais peut-on protéger quelqu'un contre lui-même ? Après la lune de miel des premiers mois et la naissance de la petite Rowan, Sheila se renferme et se met à boire. Malgré tout l'amour dont l'entoure Webster, la situation dégénère, jusqu'au drame.

Quinze ans plus tard, Webster élève seul Rowan. Depuis quelque temps, il ne reconnaît plus sa fille dans cette adolescente irritable, qui joue avec le feu et se met délibérément en danger.

Mort d'inquiétude, prêt à tout pour empêcher que l'histoire se répète, Webster va être forcé de réveiller le passé pour venir en aide à sa fille.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous raconte une histoire de famille très émouvante, avec en toile de fond le quotidien des ambulanciers d'une petite ville américaine.

Le personnage de Webster est particulièrement touchant, perdu face au difficultés que rencontrent sa femme, puis sa fille des années plus tard. Partagé entre amour et volonté d'agir au plus juste, c'est un homme en proie aux doutes que nous suivons dans Un jour après l'autre.
 
Malgré quelques maladresses dans la traduction, le style est très agréable, très fluide et la lecture rapide.

J'ai passé un très bon moment avec ce roman plein d'émotions.

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mercredi 26 août 2015

Le Peintre d'éventail - Hubert HADDAD

Pourquoi je le lis :


Il y a déjà un moment que j'ai très envie de lire ce roman, notamment à cause d'un article sur le blog Sur la route de Jostein...

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En résumé (quatrième de couverture) :


C'est au fin fond de la contrée d'Atôra, au nord-est de l'île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de dame Hison dont Matabei apprend peu à peu à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques. 
Attenant à l'auberge, se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s'attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d'éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki. 
Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du zen - en attendant d'autres bouleversements... 
Avec le Peintre d'éventail, Hubert Haddad nous offre un roman d'initiation inoubliable, époustouflant de maîtrise et de grâce.

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Mon avis :


Objectivement, je me rends bien compte que c'est un bon livre et qu'il mérite les excellentes critiques qu'il a reçues, mais je ne me suis pas sentie touchée par l'histoire du Peintre d'éventail et je me suis même un peu ennuyée par moment.

Le texte d'Hubert Haddad, plein de poésie, est dense avec des descriptions fournies et originales des paysages aussi bien que des personnages, au point que je me suis presque perdue dans le récit par moment.

C'est vrai que je m'attendais à quelque chose de plus épuré, mais j'ai quand même bien aimé l'atmosphère qui règne dans la pension de Dame Hison où se passe presque toute l'histoire : c'est un lieu retiré où le temps semble aboli, comme une parenthèse à l'abri d'un quotidien trépidant.

Au final, je suis surtout déçue d'être déçue : j'étais tellement certaine que Le Peintre d'éventail me plairait...

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mardi 25 août 2015

Un été de canicule - Françoise BOURDIN

Pourquoi je le lis :


Un roman de Françoise Bourdin que je n'ai pas encore lus...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Un soleil éclatant, un mariage d'amour, un charmant troquet provençal : il ne manque que le chant des cigales pour parfaire le tableau. À Cucuron, c'est jour de fête : les Soubeyrand nagent dans le bonheur, Emma en tête, mère du marié et patronne incontestée du bien nommé Café des Tilleuls. On en oublierait presque les lettres infâmes, signées d'un mystérieux corbeau, qu'elle reçoit depuis le retour de son fils du Brésil.

Quelqu'un, au village, n'a vraisemblablement pas oublié la disparition de Laurent Labaume, survenue sept ans plus tôt. Quelqu'un, au village, sait pertinemment que les Soubeyrand, mère et fils, n'y sont pas étrangers. Et la justice, alertée, ne tarde pas à s'intéresser de près à la famille. Parmi les figuiers trop tranquilles et les champs de genêts, la vérité ne tardera pas à éclater, à l'image de cet été caniculaire : brûlante, dévastatrice...

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Mon avis :


Ce livre ne restera pas parmi mes favoris de Françoise Bourdin...

J'ai déjà été un peu déçue de découvrir en lisant les premières pages qu'Un été de canicule est la novélisation de la série du même titre. J'aurais préféré que ce soit l'inverse : les romans adaptés de films ou de séries télé sont souvent moins passionnants...

L'histoire n'est pourtant pas sans intérêt, mais j'ai trouvé qu'à vouloir trop en  raconter on ne faisait qu'effleurer rapidement les événements. De même, les personnages sont trop nombreux pour ne pas être traités trop superficiellement à mon goût. Cela s'explique sans doute par le fait que l'auteur a été obligée de condenser quatre épisodes d'une heure et demie en 330 pages...

Dans le style des "sagas de l'été" j'avais préféré, et de loin, Les vendanges de Juillet qui m'avait paru plus abouti.

Si cette lecture n'a pas été transcendante, elle m'a néanmoins permis d'atteindre un objectif : je crois que cette fois j'ai lus tous les romans de Françoise Bourdin...

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Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


Ce court roman est l'occasion idéale pour réparer une lacune : je n'ai encore jamais lu de texte de Stefan Zweig...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprendre cette "créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimé chez la fugitive.

Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses incontestables réussites.

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Mon avis :


J'ai adoré ce court roman.
D'ailleurs, et c'est assez rare pour que je le souligne, pour une fois la brièveté du texte ne m'a pas gênée du tout. En effet, de sa plume magistrale, Stefan Zweig nous fait passer comme son héroïne par toutes les émotions dans ce récit vibrant de passion (la passion du jeux, la passion amoureuse...).

Le texte est tour à tour fiévreux, sensuel, désespéré et tellement vivant qu'on oublie qu'il s'agit de souvenirs vieux de vingt ans ; qu'on oublie que c'est un roman...
Un très bon moment de lecture qui m'a donné envie de découvrir très vite d'autres romans de Stefan Zweig...

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Et pour conclure, un passage que j'ai particulièrement aimé : les dernières lignes du roman...


Elle était debout en face de moi et elle me tendit la main, en manière d’adieu. Sans le vouloir, je regardai son visage, et il me parut singulièrement attendrissant, le visage de cette vieille dame qui était là devant moi, affable et en même temps légèrement gênée. Était-ce le reflet de la passion éteinte ? Était-ce la confusion, qui soudain colorait d’une rougeur inquiète et croissante ses joues jusqu’à la hauteur de ses cheveux blancs ? Toujours est-il qu’elle était là comme une jeune fille, pudiquement troublée par le souvenir et rendue honteuse par son propre aveu. Ému malgré moi, j’éprouvais un vif désir de lui témoigner par une parole ma déférence. Mais mon gosier se serra. Je m’inclinai profondément et baisai avec respect sa main fanée, qui tremblait un peu comme un feuillage d’automne.

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dimanche 23 août 2015

Les Lames du cardinal - tome 3 - Le Dragon des arcanes - Pierre PEVEL

Pourquoi je le lis :


Après Les Lames du cardinal et L'Alchimiste des ombres, je poursuis la lecture de la trilogie de Pierre Pevel. Passionnant !

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En résumé (quatrième de couverture) :


Un immense dragon noir menace Paris. C'est du moins les informations dont disposent les fameuses Lames du Cardinal. Mais l'ordre des Sœurs de Saint-Georges, pourtant chargé de contrer les dangers draconiques, ne semble pas décidé à intervenir et fait même obstruction à l'enquête d'Agnès de Vaudreuil. Les hommes du capitaine La Fargue ont déjà payé un lourd tribut à la défense du royaume de France, mais il se pourrait que cette mission soit la plus difficile.
 
Qui se cache vraiment derrière le complot qui se prépare ? Des forces incontrôlables n'ont-elles pas été libérées ?

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue par ce dernier tome...

Le dragon des Arcanes réunit pourtant les mêmes qualités que les deux précédents volumes : la plume très agréable de Pierre Pével, le contexte historique si bien restitué, le côté fantastique de plus en plus présent, une intrigue au rythme trépidant et pleine de suspense.


Même si la lecture a été plus qu'agréable, je termine cette trilogie avec l'impression de ne toujours pas connaître certains des personnages principaux. Trop de zones d'ombres persistent, et ce malgré un épilogue sensé apporter les ultimes réponses.

Je referme donc Le Dragon des Arcanes avec un léger regret...

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vendredi 21 août 2015

Amours - Léonor de RECONDO

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Léonor de Recondo il y a seulement quelques semaines avec Pietra Viva dont j'avais beaucoup aimé l'écriture très élégante...

J'espère passer un aussi bon moment avec Amours, d'autant plus que la quatrième de couverture me plaît beaucoup et que les avis des lecteurs sont plutôt unanimes...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d'une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s'épanouir le sentiment amoureux le plus pur - et le plus inattendu. 
Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant espéré. 
 
Comme elle l'a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s'apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n'a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. 
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l'enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s'éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles... 
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d'un sentiment qui balayera tout.

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Mon avis :


J'avais beaucoup aimé Pietra Viva, mais j'ai encore préféré Amours, sans doute parce que l'histoire m'a davantage touchée.

Il s'agit d'une histoire d'amour et de maternité très émouvante et magnifiquement servie par l'écriture épurée et élégante de Léonor de Recondo qui laisse si bien transparaître les émotions.

Tout au long du roman, il y a comme un voile de mélancolie qui plane sur le récit laissant entrevoir que le bonheur des deux femmes, aussi intense et inattendu qu'il soit, ne peut durer. La tension créée par Et cette certitude que la fatalité frappera crée une tension qui m'a empêchée de refermer le livre avant la dernière page.

Un très beau texte...

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mercredi 19 août 2015

Les Lames du cardinal - tome 2 - L'Alchimiste des ombres - Pierre PEVEL

Pourquoi je le lis :


C'est la suite des Lames du cardinal que j'ai lu il y a quelques jours et que j'ai beaucoup aimé.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours royales d'Europe. 
 
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal. 

 
Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : I'Alchimiste des ombres...

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Mon avis :



Comme je le pressentais, j'ai préféré L'Alchimiste des ombres au premier tome, Lames du cardinal, qui faisait un peu office de scène d'exposition pour reprendre le vocabulaire du théâtre.

Cette fois on est très vite plongé dans les intrigues et le rythme va en s'accélérant tandis que l'auteur mêle toujours aussi habilement Histoire et fiction dans un récit riche en action et en suspense qui nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages.

L'aspect fantastique, qui était très discrètement présent dans le premier tome, occupe ici une place plus importante sans que l'existence de la magie ou de dragons ne paraissent incongrus dans le Paris de Lousi XIII et de Richelieu si bien reconstitué.

D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé la plume de Pierre Pével, très agréable à lire et légèrement archaïsante grâce à quelques expressions et tournures de phrases qui nous plongent dans le XVIIème siècle.

Les zones d'ombre, encore nombreuses, et un tome qui se termine alors que le suspense est à son paroxysme laissent présager un troisième et dernier tome au moins aussi passionnant...

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mardi 18 août 2015

Le rouge et le noir - STENDHAL

Pourquoi je le lis :


Je profite de l'été pour relire un classique que j'avais étudié au lycée.

Même si c'était une lecture imposée pour la préparation du bac de français et, malgré la façon dont le prof nous a fait disséquer le texte, j'avais bien aimé ce roman...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En 1827, dans une église, un jeune homme tire à bout portant sur la femme qu'il aime, dont il a élevé les enfants. Stendhal veut passionner ses lecteurs, il s'inspire d'un fait divers.
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Son héros, Julien Sorel, est aussi un fils d'artisan renié par sa famille parce qu'il lit. Toute sa vie, il se sentira exclu. Séminariste vêtu de noir, il rêve de pourpre et de gloire napoléonienne. Précepteur fier de son savoir, il n'est que domestique, un pauvre dans un monde de riches. Aimé à la folie par Mme de Rénal et par Mathilde de La Mole, il oublie de laisser parler son cœur ; tenir leur main ne lui sera pas une joie mais un devoir à accomplir.
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Ce roman psychologique, le plus grand du XIXe siècle, fut mal accueilli. Quelle satire, en effet, par petites phrases cruelles, du mariage de convenance, de la bourgeoisie provinciale, de l'aristocratie parisienne ! Quelle révolte contre une église de caste, quel mépris pour la politique sans idéal de la Restauration !

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Mon avis :


Evidemment, c'est très bien écrit et finement analysé, mais j'ai eu du mal à me passionner pour l'histoire de ce jeune homme à l'esprit tortueux, tiraillé entre ambition et valeurs personnelles, amour, probité, idéaux politiques...

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dimanche 16 août 2015

Accabadora - Michela MURGIA

Pourquoi je le lis :


C'est d'abord le titre qui sonne un peu comme une formule magique (Abracadabra !) qui a attiré mon attention sur ce livre. La quatrième de couverture et l'illustration de la couverture qui transpire le mystère ont fini de me convaincre...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d'accueillir chez elle Maria, quatrième fille d’une veuve d’humbles origines.
 
Ce sera sa "fille d’âme", à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l’obligeant à s’appliquer à l’école, ce qui n'est guère courant pour une fille à l'époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. 

En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d'âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.
 
Dans une langue à la fois poétique et essentielle, Michela Murgia décrit merveilleusement les plis et replis les plus intimes du rapport très singulier qui unit la vieille Tzia Bonaria et la jeune Maria, dans une Sardaigne archaïque, aux us et coutumes fascinants.

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Mon avis :


Accabadora évoque dans un style épuré et avec beaucoup de pudeur des sujets sensibles comme l'adoption ou l'euthanasie. Michela Murgia n'émet pas de jugement mais elle nous propose des visions opposées à chaque fois : la mère naturelle et la mère adoptive de Maria qui envisagent très différemment leur rôle de mère ; Maria qui rejette la tradition d'Accabadora (une forme d'euthanasie) perpétuée par Tzia Bonaria.

J'ai bien aimé aussi la peinture que l'auteur nous propose d'un petit village de Sardaigne : les traditions encore très présentes, comme l'accobadora ou les pleureuses aux veillées funèbres, cèdent peu à peu la place à plus de "modernisme".

Le roman m'a plu, mais le style épuré et la façon dont quinze ou vingt années sont condensées en seulement 212 pages confèrent une certaine distance ou froideur au texte, ce qui fait que j'ai eu du mal à me sentir vraiment concernée par moment.

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