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mercredi 4 juillet 2018

Le manuscrit perdu de Jane Austen - Syrie JAMES

Pourquoi je le lis :


Je me suis laissée tenter par la quatrième de couverture...

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En résumé (quatrième de couverture) :


« À l'instant où je découvris la lettre, j'en identifiai l'auteur avec certitude. Une seule personne au monde était susceptible de l'avoir rédigée : Jane Austen. »

Lors d'un voyage à Oxford, Samantha McDonough achète un vieux livre dans lequel se cache une lettre évoquant un manuscrit "qui a disparu à Greenbriar, dans le Devon". L'auteur de cette missive, elle en est sûre, ne peut être que Jane Austen ! Elle se rend à Greenbriar et demande au séduisant maître des lieux, Anthony Whitacker, de le chercher avec elle. Lorsqu'ils découvrent les feuillets, ils sont immédiatement absorbés par la lecture de ce roman inédit. Au fil des pages, tous deux vont alors écrire leur propre histoire...

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Mon avis :


Le manuscrit perdu de Jane Austen m'a beaucoup plu même si son contenu m'a un peu surprise.

En effet, le roman se divise en deux récits bien distincts : le premier correspond à ce qui est annoncé en quatrième de couverture et je dois avouer que j'ai été un peu déçue car tout se passait trop vite, trop facilement...

Et puis après quelques chapitres commence un second récit, un roman dans le roman, et c'est cette partie qui m'a le plus plu. En effet, Syrie James écrit là un roman "à la manière de" Jane Austen et c'est vraiment très bien fait tant pour le fond que pour la forme : on retrouve beaucoup d'échos aux personnages, aux intrigues, etc de l'illustre auteur.

J'ai ainsi passé un délicieux moment avec Le manuscrit perdu de Jane Austen qui m'a laissé un peu rêveuse à l'idée qu'il puisse exister un roman de Jane Austen à découvrir...

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samedi 2 juin 2018

La belle n'a pas sommeil - Eric HOLDER

Pourquoi je le lis :


C'est la couverture et tous ces livres empilés qui a attiré mon attention sur ce roman et la quatrième de couverture a fait le reste. En plus, ce sera l'occasion de découvrir un auteur que je ne connais que de nom...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Une presqu'île qui s'avance sur l'Océan, on y devine le Médoc venteux et ensoleillé de tous les derniers livres d'Éric Holder. L'intérieur de la presqu'île est boisé. Dans une grange au milieu de la végétation épaisse, Antoine a installé sa bouquinerie. L'endroit est quasi introuvable, et, sans l'intervention d'une mystérieuse madame Wong, le libraire crèverait de faim.

Antoine paraît heureux dans sa tanière. Il caresse ses spécimens, les habille de papier cristal, nourrit ses chats, s'interroge sur un voleur qui lui chaparde des livres, toujours du même auteur. C'est alors que déboule la blonde Lorraine, une conteuse professionnelle qui tourne de ville en ville. Antoine est vieux, aime se coucher à heure fixe : la belle n'a pas sommeil.

Ce sera donc l'histoire d'une idylle saisonnière, mais de celles qui laissent sous la peau des échardes cuisantes. Qui a dit que la campagne était un endroit tranquille ?

Dans une langue merveilleusement ouvragée, Holder décrit un monde à la fois populaire et marginal, profondément singulier, qu'il connaît comme personne. Le sien.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé cette jolie histoire d'amour douce-amère que l'on sent condamnée à ne pas durer dès la rencontre. Mais comme le héros, Antoine, on ne peut s'empêcher d'espérer malgré tout, jusqu'à la dernière ligne.

Le style d'Eric Holder m'a bien plu aussi. Avec beaucoup de tendresse pour ses personnages et une langue joliment travaillée, il nous entraîne dans l'univers un peu en marge d'Antoine marqué de rencontres importantes chacune à leur manière.

Une belle lecture qui m'a en plus permis de découvrir un auteur dont je lirai avec plaisir d'autres textes...


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vendredi 9 février 2018

A l'encre russe - Tatiana de ROSNAY

Pourquoi je le lis :


Tatiana de Rosnay fait partie des auteurs que j'aime beaucoup. Parmi ses romans, j'ai lu :

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En résumé (quatrième de couverture) :


Nicolas Duhamel découvre à plus de vingt ans qu’un troublant mystère entoure ses origines. Pourquoi sa famille a-t-elle délibérément rayé un pan de son histoire ? Son père, disparu au large de la côte basque alors qu’il était encore enfant, n’est plus là pour lui répondre. Affecté par l’onde de choc de ces révélations, le jeune homme se lance sur la piste de ses ancêtres, jusqu’à Saint-Pétersbourg.

De cette enquête découlera un roman qui rencontrera un succès phénoménal. Grâce à ce livre, Nicolas pense en avoir fini avec les fantômes du passé. Pourtant, lors d’un séjour dans un hôtel de rêve sur une île toscane, il verra s’accumuler orages et périls, défiler sa vie et se jouer son avenir.

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Mon avis :



Parmi mes bonnes résolutions (non officielles) du nouvel an, il y a avait : essayer de diversifier mes lectures. Cela m'a plutôt bien réussi jusque là, sauf que cette fois je n'ai pas "accroché". Tatiana de Rosnay est pourtant un auteur que j'aime beaucoup, mais L'encre russe me donnait l'impression de trop papillonner d'un sujet à l'autre et j'ai refermé le livre au bout d'une cinquantaine de pages.

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samedi 30 décembre 2017

Le manuscrit de Port-Ebène - Dominique BONA

Pourquoi je le lis :


J'ai lu Le manuscrit de Port-Ebène peu après sa sortie, il y a bientôt vingt ans. Si je garde un excellent souvenir de ce texte merveilleusement évocateur des tropiques, j'avoue que les détails de l'intrigue m'échappent un peu et que cette relecture ne sera pas de trop.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Saint-Domingue, au dix-huitième siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayée par l'île opulente, se laisse peu à peu envoûter : les chevauchées à cru sur la plage, les peaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. Une nuit tropicale et dangereuse, une nuit vaudoue. La dame de Saint-Domingue va risquer sa vie et l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port-Ebène.

De nos jours, au mas de Maguelonne, l'éditeur Jean Camus lit dans la hâte le récit de la dame d'autrefois. De sa voix si claire, cette femme possédée révèle ses amours interdites. Le sang qui baigna l'île, alors, fut-il seulement celui de la Révolution française ? Le manuscrit retrouvé est-il exorcisme ou confession ?

Dominique Bona a écrit un roman voluptueux et magique où passe comme en rêve toute histoire de Saint-Domingue, Haïti aujourd'hui : planteurs despotes, esclaves en fureur, docteurs-feuille jeteurs de sort, métis préparant le renversement de la colonie, traîtresses et innocents. Une fresque noir ébène et rouge sang d'où se détache le visage d'une femme libre d'aimer.

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Mon avis :


Cette relecture m'a rafraîchi la mémoire, mais si l'intrigue n'était pas tout à fait celle dont je me rappelais, l'atmosphère, elle, était aussi envoutante que dans mes souvenirs. J'ai adoré le style de Dominique Bona : elle nous livre un récit passionnant qu'on dévore malgré les longues descriptions et l'absence presque totale de dialogues. Le texte est foisonnant, à l'image de Saint-Domingue et de sa nature exubérante où nous entraîne une héroïne éprise de liberté. 

Le récit de la jeune femme envoyée à Saint-Domingue pour se marier est entrecoupé de chapitres consacrés à l'éditeur à qui on a confié ce manuscrit pour le publier. Le texte du XVIIIème fait écho à l'histoire personnelle de cet homme solitaire et c'est aussi une réflexion intéressante sur le métier d'éditeur et sur la place que les livres peuvent prendre.

Une très belle lecture qui fait voyager...

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dimanche 10 septembre 2017

Le libraire - Régis de SA MOREIRA

Pourquoi je le lis :


Pour le titre bien sûr...

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En résumé (quatrième de couverture) :


- Vous l'avez lu?
- Oui, dit le libraire.
- Moi aussi, répondit le jeune homme.
Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance :
- Mais je l'ai offert à quelqu'un… à qui je n'aurais pas dû l'offrir.
- C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire.
- Oui, dit le jeune homme.
- Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement…


Ce livre raconte le libraire, sa vie, ses joies, ses peines, ses anciens amis, son amour perdu, ses dix frères et sœurs, et tous ses clients, auxquels s'ajoutent quelques témoins de Jéhovah, et Dieu aussi parfois. Mais ce n'est pas un roman d'amour dans une librairie, ou un roman policier dans une librairie, ou un roman d'aventures dans une librairie... C'est un tableau, un tableau vivant cependant, d'un libraire dans sa librairie

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Mon avis :


Je ne sais pas exactement ce à quoi je m'attendais en empruntant ce roman à la médiathèque, mais en tout cas pas à ça...

Le style est plutôt agréable pourtant. La preuve, c'est que je suis allée jusqu'au bout du livre alors que le fonds ne m'a pas plu du tout. L'auteur nous raconte la journée d'un libraire pas comme les autres, une journée à l'image de sa vie. Cela aurait pu être passionnant, mais c'est tellement décalé, détaché du réel que je suis restée totalement hermétique au propos de Régis de Sa Moreira.

On dira que cela aura été une "expérience intéressante" à défaut d'une lecture plaisante...

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lundi 7 août 2017

Face à la mer - Françoise BOURDIN

Pourquoi je le lis :


J'ai évidemment craqué pour le dernier roman de Françoise Bourdin lors de mon dernier passage dans une librairie...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Mathieu tient une librairie indépendante au Havre depuis plus de vingt ans. Il a consacré sa vie à son entreprise, ce qui lui a valu un divorce et l'a empêché de voir grandir sa fille, Angélique. Passionné par son métier, entouré de collaborateurs qui l'admirent, il réussit pleinement. Mais le succès a un prix, et un jour, c'est le burn-out. Impossible pour Mathieu de pousser la porte de sa librairie.

Déprimé, apathique, il décide de tout plaquer et de se réfugier à Sainte-Adresse, dans la maison de son vieil ami César qui vient de mourir. Alors qu'il n'aspire qu'à la solitude, ses proches s'invitent les uns après les autres. Tess, sa compagne amoureuse mais impuissante à l'aider, son ex-femme, ses quatre frères, qui ne comprennent pas les raisons d'une telle crise. Seule Angélique prend la mesure de la situation et, malgré sa jeunesse, décide de veiller sur la librairie et de motiver chaque jour les employés, quitte à négliger ses études.

Tandis que Mathieu tente de trouver dans son passé l'origine du mal qui l'anéantit, la détermination sans faille d'Angélique pourrait bien l'aider à se reconstruire et à envisager une nouvelle façon d'exercer son métier. Surtout si des dangers surgissent...

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé le dernier roman de Françoise Bourdin, bien que j'aie eu quelques doutes en commençant ma lecture.

Après les premières pages légèrement déroutantes où le personnage principal, Matthieu, apparaît complètement amorphe et renfermé sur lui-même, je me suis prise de sympathie pour ce héros, ou plutôt cet anti-héros qui souhaite seulement qu'on lui fiche la paix. Bien conscient que ça ne va pas, il est cependant tout à fait incapable de réagir, même lorsque son entourage intervient, le plus souvent avec maladresse, tentant un peu tout et n'importe quoi pour le sortir de son apathie. En vain. J'ai trouvé très intéressant cette façon de mettre la maladie qui reste énigmatique au centre du roman et si finalement le rétablissement de Matthieu semble presque miraculeux, c'est un plaisir de le voir retrouver goût à la vie et faire des projets même s'il n'a pas encore retrouvé toute son assurance.

Outre la maladie de Matthieu, Françoise Bourdin nous dépeint une famille dont les liens sont distendus et qui ne partagent plus rien que quelques obligations. Cela donne des situations assez tristes où l'indifférence et l'exaspération prennent le pas sur l'inquiétude et la compassion qui devraient prévaloir lorsqu'un membre de la famille a des problèmes.

Comme toujours, le style de Françoise Bourdin est fluide, nous offrant le point de vue des différents protagonistes ce qui permet d'apporter des nuances au récit. J'ai également apprécié de découvrir Le Havre à travers les yeux de personnages qui adorent leur ville ; et aussi le métier de libraire qui apparaît autant comme un commerçant inquiet de ses chiffres que comme un passionné soucieux de partager ses trouvailles.

Enfin bref, j'ai passé un très bon moment avec Face à la mer.

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samedi 27 mai 2017

Le livre du roi - Arnaldur INDRIDASON

Pourquoi je le lis :


A la médiathèque, je suis tombée sur ce roman que j'avais repéré pour sa quatrième de couverture au moment de sa sortie, il y a déjà un bon moment...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En 1955, un jeune étudiant islandais arrive à Copenhague pour faire ses études. Là il va se lier d’amitié avec un étrange professeur, bourru, érudit et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable qu’ont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur, l’Edda poétique, le précieux Livre du roi, dont les récits sont à l’origine des mythes fondateurs germaniques, lui a été volée pendant la guerre par des nazis avides de légitimité symbolique.

Ensemble, le professeur et son disciple réticent, qui ne rêve que de tranquillité, vont traverser l’Europe à la recherche du manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et qu’on peut aimer sans en connaître la valeur.

Une histoire inhabituelle et une aventure passionnante sur ce qu’on peut sacrifier et ce qu’on doit sacrifier pour un objet aussi emblématique qu’un livre. Arnaldur Indridason met son talent et son savoir-faire de conteur au service de son amour des livres. Et de ce livre mythique en particulier.

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Mon avis :


J'ai interrompu assez vite ma lecture : je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire sans qu'il n'y ait vraiment de raison.

Je retenterai peut-être ma chance dans quelques jours ou quelques semaines, lorsque je me sentirai plus inspirée..

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dimanche 30 avril 2017

Keep calm and love me - Catherine KALENGULA

Pourquoi je le lis :


J'avais envie d'une lecture plus légère et la quatrième de couverture de roman m'a bien plu...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Pour quelle raison me suis-je retrouvée agenouillée sur le pont des Arts, en plein milieu de la nuit et à moitié soûle ? Pour casser le cadenas que mon ex et moi y avions posé avant qu’il ne me quitte afin de se fiancer avec ma sœur! Voilà aussi pourquoi je suis partie à Londres. Pour refaire ma vie et retrouver mon ancien flirt, Jaimee. Mais entre mon éditeur qui me demande d’écrire de la romance érotique alors que je n’y connais rien et les numéros de charme de mon voisin, un Irlandais qui se croit sexy en diable, ma nouvelle vie est finalement loin d’être simple…

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Mon avis :


Keep calm and love me a été une lecture agréable, légère et parfaite pour un dimanche après-midi pluvieux,  mais tout au long du livre j'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose même si je n'ai pas réussi à mettre le doigt dessus.
  
Les personnages, Lina et Swann, sont sympathiques et j'ai beaucoup aimé la façon dont évolue leur relation. Par contre, j'ai trouvé que l'auteur effleurait trop les choses et se lançait sur des pistes qui ne menaient finalement à rien (comme par exemple, Swann qui va en Irlande pour "régler ses comptes" avec sa mère, mais la rencontre n'a finalement pas lieu, ce qui est d'autant plus frustrant que cet épisode n'était pas vraiment nécessaire pour le bon déroulement du roman).

De même, l'épilogue est de trop à mon avis. Alors que le dernier chapitre se terminait juste comme il faut (beaucoup d'émotions, une touche d'humour), l'auteur veut en rajouter pour arriver à un happy-end tellement parfait que cela en devient presque écœurant.

Finalement, ce que j'ai trouvé le plus intéressant dans Keep calm and love me, c'est la mise en abîme du roman dans le roman. Catherine Kalengula nous raconte l'histoire d'une jeune femme, Lina, qui est écrivain de romances tout comme elle et l'on suit au fil des pages le travail de création de Lina à qui son éditeur a réclamé une romance dans l'air du temps, c'est à dire érotique, alors que ce n'est pas du tout son style mais qui, à force d'efforts et de compromis, parvient à écrire un texte répondant aux exigences de l'éditeur et à ses propres convictions : une véritable histoire d'amour épicée de sensualité (définition qui correspond aussi tout à fait à  Keep calm and love me). En plus, l'histoire qu'écrit Lina ressemble beaucoup à ce qu'elle-même vit avec Swann, ce qui donne une forte impression d'échos entre les différentes strates de narration.

J'ai donc passé un bon moment avec Keep calm and love me même si, décidément, j'ai l'impression qu'il manque "quelque chose".

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vendredi 14 avril 2017

La femme au carnet rouge - Antoine LAURAIN

Pourquoi je le lis :


J'ai lu ce roman pour la première fois en 2014 et je l'ai tellement aimé que je me le suis fait offrir pour mon anniversaire...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Un matin à Paris, alors qu'il ouvre sa librairie, Laurent Letellier découvre dans la rue un sac à main abandonné.

Curieux, il en fait l'inventaire et découvre, faute de papiers d'identité, une foule d'objets personnels : photos, parfum... et un carnet rouge rempli de notes. Désireux de retrouver la propriétaire du sac, Laurent s'improvise détective. A mesure qu'il déchiffre les pages du carnet contenant les pensées intimes de l'inconnue, le jeu de piste se mue progressivement en une quête amoureuse qui va chambouler leurs vies.

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Mon avis :


Trois ans et une relecture plus tard, le charme de La femme au carnet rouge opère toujours, au point que je peux reprendre a première critique à quelques mots près...

Comme la première fois, j'ai tout adoré dans le roman, sans la moindre réserve.

C'est une jolie histoire, tendre et pétillante, avec des personnages attachants. Après la brutalité inattendue des premiers chapitres (qui racontent l'agression et le vol du sac à main qui est au centre du récit), le roman se déroule tout en douceur et légèreté tandis que le libraire s'attache peu à peu à une inconnue dont il ne sait presque rien. Il s'attache jusqu'à en tomber amoureux et arriver à la charmer sans jamais l'avoir rencontrée, juste par sa prévenance et sa persévérance.

Terriblement romantique...

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mercredi 12 avril 2017

La vie en Rosalie - Nicolas BARREAU

Pourquoi je le lis :


La lecture Du sourire des femmes, il y a deux ans, ne m'avait tellement convaincue, mais j'ai eu envie de retenter ma chance avec cet auteur...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Rosalie, jeune propriétaire d’une jolie papeterie au cœur de Saint-Germain-des-Prés, passe ses journées à peindre les vœux des autres sur des cartes postales en attendant que les siens se réalisent. Jusqu’au jour où Max Marchais, le célèbre auteur jeunesse, débarque dans sa boutique pour lui proposer d’illustrer son nouvel album, Le Tigre bleu. Rosalie est comblée ! Mais c’était compter sans l’irruption d’un professeur de littérature américain qui assure que ce conte lui appartient. Commence alors une enquête haletante pour démêler le mystère qui entoure le manuscrit.

Une promenade savoureuse et romantique dans un Paris littéraire où le destin et l’amour s’écrivent à l’encre bleue.

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Mon avis :


J'ai bien fait de persister avec les romans de Nicolas Barreau car, si Le sourire des femmes m'avait laissée quelque peu dubitative, j'ai bien aimé La vie en Rosalie.

L'intrigue est assez prévisible, mais c'est surtout l'atmosphère qui m'a plu ici. On est dans un Paris un peu idéalisé, très romantique, loin de la grisaille des grandes villes. De même, les trois personnages principaux, Rosalie, Roger et Max, sont sympathiques avec leurs petits travers qui les rendent encore plus attachants et le ton du roman reste toujours léger même lorsque la situation semble dramatique, et ce grâce aux interventions d'un narrateur omniscient qui commente les événements passés et avenir avec avec humour et bienveillance.

La vie en Rosalie m'a ainsi permis de passer un moment bien agréable...

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dimanche 26 mars 2017

Jolie libraire dans la lumière - Frank ANDRIAT

Pourquoi je le lis :


Je suis tombée sur ce roman par hasard à la médiathèque : je ne connaissais pas du tout l'auteur, mais le titre m'a tout de suite attirée...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Elle a lu la quatrième de couverture, a frissonné d'étonnement. Ce récit ressemblait à s'y méprendre à un épisode de son existence. Elle a déposé l'ouvrage sur le comptoir et est allée ouvrir la porte de la librairie. À neuf heures, les clients sont encore rares et, dans la lumière du matin qui glissait sur la vitre, elle a commencé à lire ce texte inattendu". Les événements de notre vie, même les plus obscurs, sont posés dans la main des anges. Dans le cocon de sa librairie, une jeune femme tombe sur un récit bouleversant : elle y reconnaît un drame enfoui dans son passé. Et si cela donnait un sens nouveau à sa vie ? Un roman fort, un hommage à la puissance des livres. 

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé cette jolie histoire de rencontres et plus encore l'écriture toute en délicatesse de l'auteur.

Frank Andriat rend ici un bel hommage à tous ceux qui aiment les livres : écrivain, éditeur, libraire, lecteurs, toute la "chaîne du livre" est représentée dans le roman et tous apparaissent portés par la passion des livres. Et la librairie où se déroule l'histoire, un lieu habité par la lumière (et les ombres) autant que par les romans, m'a fait l'effet d'un refuge douillet difficile à quitter...

Outre l'hommage aux livres, Jolie libraire dans la lumière est aussi un beau portrait de femme ; une femme fragilisée par un passé difficile et qui peine à s'ouvrir aux autres jusqu'à ce qu'elle tombe sur ce roman qui fait étrangement écho à son histoire personnelle.

Complètement sous le charme de la plume pleine de tendresse de Frank Andriat, j'ai déjà noté d'autres titres que j'aimerais lire très vite, dont Le vieil enfant qui fait suite à Jolie libraire dans la lumière.

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lundi 23 janvier 2017

Le cœur entre les pages - Shelly KING

Pourquoi je le lis :


Parce que j'avais envie d'une lecture plus légère, parce ça parle de livres, parce que c'est une romance...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Maggie, 34 ans, vient d'être licenciée de la start-up branchée de la Silicon Valley où elle travaillait. Que faire sinon traîner au Dragonfly, la pittoresque librairie de livres d'occasion ? Lassé de la voir végéter, Dizzy, son meilleur ami, lui propose de participer à un club de lecture. Au programme : L'Amant de Lady Chatterley. Dans l'édition ancienne qu'elle déniche, Maggie découvre une mystérieuse correspondance amoureuse. 
 
Cette découverte va bouleverser la vie de la jeune femme et celle de la petite librairie menacée de fermeture par la concurrence. Le tout sous les yeux espiègles de Grendel, le chat qui a élu domicile parmi les rayonnages.

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Mon avis :


Le cœur entre les pages a été une lecture agréable, mais qui ne m'a pas touchée comme je l'avais espéré. Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour donner un roman à mon goût : une librairie cozy, des passionnés de lecture, une histoire d'amour,... Mais cela n'a pas suffi.

Tout d'abord j'ai trouvé que les personnages n'étaient pas très attachants (y compris l'héroïne qui m'a plus d'une fois agacée avec ses questionnements sans fin sur sa vie professionnelle aussi bien qu'amoureuse) et les préoccupations des uns et des autres m'ont semblé bien lointaines la plupart du temps.

De plus, les passionnés de lecture ne sont pas très présents. En dehors des libraires du Dragonfly, on ne rencontre pas vraiment de lecteurs passionnés : il y a bien quelques habitués qu'on croise de temps en temps, mais l'auteur ne leur laisse pas la parole.



De même, Shelly King évoque dans Le cœur entre les pages de nombreux romans mais sans s'attarder sur aucun d'entre eux (sauf pour L'Amant de Lady Chatterley qui tient un rôle tout particulier dans l'intrigue) ce qui fait qu'on ne sait pas trop ce qui a plu à l'auteur dans ces livres et qu'on n'a pas spécialement envie de les découvrir à notre tour.

Quant à l'histoire d'amour, doublée de la mystérieuse correspondance trouvée dans un vieil exemplaire de L'Amant de Lady Chatterley, elle aurait pu être magnifique. Tout était en place pour que se développe une belle romance, mais elle se retrouve très vite reléguée au second plan et on en apprend finalement très peu sur Rajhit, le héros, tandis que l'essentiel de leur histoire se déroule "hors champs" et n'est que rapidement évoqué dans l'épilogue. Un épilogue trop "sucré",  avec un happy-end généralisé qui m'a paru trop exagéré pour rester crédible.


En me relisant, je me dis que l'auteur a peut-être voulu parler de trop de choses et elle n'a pas réussi à trouver le bon équilibre, et c'est d'autant plu dommage que j'ai bien aimé son style, simple et léger...

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dimanche 6 novembre 2016

Une année particulière - Thomas MONTASSER

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire ce roman : livres, librairie, littérature, que des sujets passionnants...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Une petite librairie, un travail herculéen, et un livre mystérieux qui va tout changer.
 
« Ma nièce Valérie doit s'occuper de tout. »
 
Se retrouver un beau matin avec une librairie sur les bras, Valérie ne s'y attendait pas. Pour elle qui se destinait à une brillante carrière de consultante internationale en économie, quel cadeau empoisonné !
  
La jeune femme va pourtant se laisser prendre au jeu et, indépendamment des comptes de la boutique au bord de la faillite, découvrir peu à peu la littérature. Kafka, Dickens, Calvino, Pessoa... Une tasse de thé à ses côtés, elle dévore avec joie tout ce qui lui tombe sous la main.
  
Texte après texte, échange après échange avec les clients peu banals du magasin, Valérie commence à prendre goût à sa nouvelle vie, mais c'est un roman singulier intitulé Une année particulière et la rencontre d'un charmant inconnu qui l'aideront à écrire le chapitre décisif de son existence...

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Mon avis :



J'ai été un peu déçue par cette lecture. J'imaginais une atmosphère tout à fait différente. S'agissant d'une "histoire de librairie", j'avais déjà en tête d'autres lectures sur le même thème que j'avais beaucoup aimées : Le club de la petite librairie, L'amour est à lalettre A, 84, Charing Cross Road, etc.

Chacun de ces romans a sa propre atmosphère, mais ils expriment tous la même passion partagée pour les livres et la lecture. Or dans Une année particulière, je n'ai pas ressenti cet enthousiasme pour les livres alors même qu'on ne parle que d'eux, ou presque.

Tout au long de ce court roman, l'auteur paraît survoler les choses. Ainsi, arrivée à la fin du livre, j'avais toujours l'impression de ne pas tellement connaître l'héroïne, Valérie. De la même façon, les rencontres que Valérie fait à la librairie restent très superficielles. Jusqu'à la petite touche de fantastique (ou de mystère) juste à la fin du récit qui aurait pu être davantage exploitée.

Enfin bref, une lecture vraiment pas captivante...

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dimanche 31 juillet 2016

Un homme à distance - Katherine PANCOL

Pourquoi je le lis :


C'est une relecture.

J'ai lu Un homme à distance pour la première fois il y a près de quinze ans et j'avoue que je garde un souvenir un peu flou même si je me rappelle avoir beaucoup aimé cette histoire très émouvante...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.

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Mon avis :


J'ai passé un délicieux moment avec cette relecture qui nous plonge dans l'univers des livres et des lecteurs passionnés. Les références littéraires sont nombreuses et variées et on sent l'enthousiasme et l'admiration pour ces auteurs et leurs textes poindre sous la plume de Katherine Pancol.

Impossible de ne pas penser à 84, Charing Cross Road, d'Helen Hanff, en commençant la lecture : l'échange de lettres entre une libraire et un client, les discussions littéraires qui mènent ensuite à des sujets plus personnels. Cette référence est d'ailleurs pleinement assumée puisque Katherine Pancol cite Helen Hanff dans les remerciements.

Mais très vite, Un homme à distance prend sa propre voie et on découvre une histoire d'amour magnifique et terrible, une de ces histoires passionnelles qui ne laissent que des ruines derrière elles.

J'aurais préféré un dénouement un peu plus heureux, mais j'ai beaucoup aimé Un homme à distance...

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dimanche 10 juillet 2016

Jeune libraire cherche roman d'amour - Joanie MAILHOT POISSANT

Pourquoi je le lis :


C'est un article sur le blog Mon coin lecture qui m'a fait découvrir cette comédie romantique qui ne peut que me plaire puisqu'on y parle de romans et d'amour...

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En résumé (quatrième de couverture) :

 
Vous êtes-vous déjà demandé ce que les livres et les hommes avaient en commun ? Pourtant, quand on y pense, ça saute aux yeux !
 
Certains sont comme des Nouvelles Littéraires (ou Érotiques) avec qui on entretient des relations courtes, qui nous laissent souvent sur notre faim. Il y a les Romans d’Aventures, qui nous promettent mers et mondes, mais qui nous abandonnent pour assouvir leur soif de liberté. Il y a les Romans Noirs, ceux qu’on meurt d’envie de percer à jour. Et il y a le Roman d’Amour, notre Roman d’Amour, celui qu’on espère toutes…
 
Malheureusement, mon histoire n’est pas un « Livre dont vous êtes le héros ». Vous ne pourrez pas m’aider à choisir la bonne voie, m’évitant ainsi des déceptions. Une chance, que je peux compter sur mon frère, Charles, et sur mon escouade en talons hauts pour m’accompagner dans ma quête du véritable Roman d’Amour.

J’ai vraiment hâte (ou pas du tout) de découvrir ce que me réserve la dernière page…

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Mon avis :


J'ai passé un excellent moment avec cette petite comédie romantique pleine de bonne humeur et son héroïne très sympathique.


L'histoire n'est pas d'une grande originalité (des rencontres, jusqu'à la bonne) mais après tout c'est une comédie romantique... Quant à l'idée de comparer les hommes à des romans, c'est davantage un prétexte qu'un véritable ressort de l'intrigue.

Par contre le style de Joanie Mailhot Poissant est agréable, plein d'humour et pimenté d'expressions québecoises joliment imagées. J'ai aussi beaucoup aimé l'héroïne, Arielle, une jeune femme attachante et sensible, entourée de personnages secondaires tout aussi sympathiques.

Une très jolie lecture...

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dimanche 19 juin 2016

La jeune épouse - Alessandro BARICCO

Pourquoi je le lis :


J'ai beaucoup aimé Soie il y a quelques mois et la quatrième de couverture de La jeune épouse est vraiment intrigante...

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En résumé (quatrième de couverture) :

I
Italie, début du XXe siècle. Un beau jour, la Jeune Épouse fait son apparition devant la Famille. Elle a dix-huit ans et débarque d'Argentine car elle doit épouser le Fils. En attendant qu’il rentre d’Angleterre, elle est accueillie par la Famille. La Jeune Épouse vit alors une authentique initiation sexuelle : la Fille la séduit et fait son éducation, dûment complétée par la Mère, et le Père la conduit dans un bordel de luxe où elle écoutera un récit édifiant, qui lui dévoilera les mystères de cette famille aux rituels aussi sophistiqués qu'incompréhensibles. Mais le Fils ne revient toujours pas, il se contente d’expédier toutes sortes d’objets étranges, qui semblent d’abord annoncer son retour puis signifient au contraire sa disparition. Quand la Famille part en villégiature d’été, la Jeune Épouse décide de l'attendre seule, une attente qui sera pleine de surprises.

Avec délicatesse et virtuosité, l'auteur de Soie et de Novecento pianiste ne se contente pas de recréer un monde envoûtant, au bord de la chute, qui n'est pas sans rappeler celui que Tomasi di Lampedusa dépeint dans Le Guépard. Il nous livre aussi, l'air de rien, une formidable réflexion sur le métier d'écrire.

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Mon avis :


Voilà une lecture des plus déroutantes.

La quatrième de couverture me paraissait intrigante, et le roman en lui-même l'est encore plus.

Dans La jeune épouse, nous suivons une jeune femme fiancée qui arrive dans la famille de son promis alors que celui-ci est en voyage à l'étranger. La Jeune Epouse (on ne connaît pas son prénom, ni ceux des membres de la famille) s'installe donc pour l'attendre dans cette famille des plus étranges régie par des règles et manies immuables et dont chaque membre l'initiera à sa manière aux choses de l'amour. Toute cette partie du roman sonne un peu comme un conte philosophique baigné de folie douce dont on peine à décrypter le message.

En parallèle du récit de la Jeune Epouse arrivant dans la famille de son fiancé, l'auteur fait des apartés où il évoque son travail d'écrivain, exprime ses opinions sur le processus créatif,  explique ses choix narratifs (comme les changements de narrateur inattendus de la troisième à la première personne, cette première personne ne désignant pas toujours le même personnage), etc. Je crois que c'est cet aperçu de ce qu'il se passe de "l'autre côté" qui m'a le plus intéressée dans La jeune épouse.

La frontière pas toujours claire entre les deux "parties" du livre, tout comme les changements intempestifs de narrateurs m'ont fait perdre le fil de ma lecture plus d'une fois et j'ai eu l'impression d'être prise dans la douce folie qui habite cette famille et d'être encore plus perdue que La Jeune Epouse. Au point qu'après avoir tourné la dernière page, je suis toujours aussi perplexe et vraiment pas séduite...

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samedi 11 juin 2016

L'éveil de mademoiselle Prim - Natalia SANMARTIN FENOLLERA

Pourquoi je le lis :


Il y a un moment que j'ai très envie de lire ce roman à la quatrième de couverture si tentante...

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En résumé (quatrième de couverture) :

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Cherche esprit féminin détaché du monde. Capable d'exercer fonction de bibliothécaire. Pouvant cohabiter avec chiens et enfants. De préférence sans expérience professionnelle. Titulaires de diplômes s'abstenir.

Mademoiselle Prim, bardée de diplômes et sans expérience d'enfants et de chiens, ne répondait qu'en partie à ce profil... Engagée par un étrange gentleman, aussi cultivé que peu délicat, elle va découvrir la singularité et les secrets du petit village de Saint-Irénée d'Arnois. Loin du monde moderne, les habitants semblent s'être mis d'accord pour faire de leur vie un bonheur permanent. Prudence Prim tombe vite sous le charme de ce paradis perdu et de sa devise : profitez de la splendeur des choses simples de la vie !  .

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Mon avis :


J'ai été assez déroutée par ce roman qui ne ressemble pas du tout à l'idée que je m'en étais faite à partir de la quatrième de couverture.

L'auteur fait preuve d'une certaine érudition, accumulant tout au long du récit les références littéraires, philosophiques, religieuses, etc. Natalia Sanmartin Fenollera nous propose aussi un certains nombres de théories (certaines sans doute un peu utopiques) sur la préservation des traditions, l'éducation, l'amour, le couple...

Toutefois l'auteur a peut-être été trop ambitieuse : à force d'étaler ses connaissances et ses idées, elle a négligé de grands pans de son histoire. Par exemple, arrivée à la fin du roman, j'avais l'impression de ne toujours pas connaître les personnages et d'avoir à peine effleuré l'histoire d'amour entre Prudence et son mystérieux "homme du fauteuil" ; une histoire d'amour qui m'a laissée plutôt insensible, tout comme les états d'âmes de la jeune héroïne. Tout cela me semblait trop lointain, trop abstrait...

Alors c'est vrai que L'éveil de mademoiselle Prim est une lecture qui sort des sentiers battus, mais j'en ressors avec le sentiment d'être passée à côté de l'essentiel...

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mardi 26 avril 2016

La mer en hiver - Susanna KEARSLEY

Pourquoi je le lis :


J'ai craqué ! Malgré l'état déplorable de ma pal, j'ai fini par céder à la tentation que représente ce roman...
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La quatrième de couverture repend tous les thèmes qui me plaisent et les critiques sur les blogs sont très positives (notamment sur Le blog d'une passionnée de lecture et sur A livre ouvert).


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En résumé (quatrième de couverture) :


Printemps 1708, une flotte jacobite de soldats français et écossais échoue à faire revenir James Stewart, le roi exilé, sur ses terres d'Écosse afin de réclamer sa couronne.
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De nos jours, Carrie McClelland s'inspire de cet épisode historique dans son nouveau roman. Installée aux abords du château de Slains, au cœur d'un paysage écossais désolé et magnifique, elle crée une héroïne portant le nom d'une de ses ancêtres, Sophia, et commence à écrire.
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Mais elle se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l'intrigue de 1708, elle découvre une histoire d'amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé...
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Une histoire d'amour puissante et ensorcelante, entre passé et présent.

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Mon avis :


J'ai passé un très bon moment avec ce roman mais je n'ai peut-être pas été tout à fait aussi charmée par l'histoire que ne le laissaient présager une quatrième de couverture prometteuse et des critiques élogieuses sur les blogs.

En effet j'ai eu du mal à prendre tout à fait au sérieux l'histoire de Sophia, au XVIIIème siècle, qui nous est d'abord présentée comme une fiction rédigée par Carrie, puis comme le fruit de souvenirs hérités d'une ancêtre via la mémoire génétique. Le sujet est abordé beaucoup plus subtilement dans le roman et rien n'est affirmé trop catégoriquement, laissant ainsi une place au mystère, mais je n'ai jamais réussi à y croire complètement...

D'ailleurs j'ai trouvé vraiment dommage que l'histoire de Sophia occupe de plus en plus de place par rapport au récit de Carrie, jeune romancière du XXIème siècle, car j'ai trouvé passionnant de suivre le processus de création littéraire, depuis le choix des personnages, du point de vue, du lieu et de la période, etc jusqu'au moment où l'auteur décide qu'il est arrivé au terme de son histoire, en passant par les recherches en tout genre, les doutes sur les choix narratifs, les personnages qui "prennent leur indépendance", les pannes d'inspiration, etc.

Cela donne une mise en abîme étonnante entre Susanna Kearsley et Carrie, deux romancières en plein processus créatif (l'une réelle, l'autre fictive), puis entre les deux héroïnes, Carrie et Sophia, leurs existences se faisant étrangement écho.

Enfin, voilà, même si La mer en hiver ne correspondait pas tout à fait à ce que j'attendais, j'ai passé un très bon moment grâce à ce récit riche en information sur une époque que je connaissais mal (je connaissais surtout le soulèvement jacobite de 1745 grâce aux romans de Diana Gabaldon) et surtout grâce aux deux belles histoires d'amour à quelques siècles d'intervalle...


Le château de Slains, au cœur des deux récits

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vendredi 1 avril 2016

Un petit livre oublié sur un banc - tome 2 - JIM et MIG

Pourquoi je le lis :

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En résumé (quatrième de couverture) :


Camélia a trouvé un petit livre oublié sur un banc. Dedans, des mots sont soulignés ici et là, et ces mots sont comme autant de mystérieux messages... qui semblent ne s'adresser qu'à elle. Alors va commencer un bien étrange jeu de piste où, tels un chat et une souris, Camélia et un inconnu vont se laisser des messages par petit livre interposé.
Jusqu'à ce que Camélia découvre qu'elle n'est pas la seule en possession d'un petit livre oublié sur un banc.

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Mon avis :


Ce second tome m'a moins plu que le premier, peut-être parce qu'on n'y retrouve pas la même légèreté mêlée de mystère, de romantisme et d'espoir. L'héroïne est tellement obnubilée par sa quête qu'elle semble parfois perdre contact avec la réalité.
Par contre, j'ai bien aimé le dénouement à la fois surprenant et très juste, qui permet de renouer avec l'atmosphère du premier tome.

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samedi 5 mars 2016

Un petit livre oublié sur un banc - tome 1 - Jim et Mig

Pourquoi je le lis :


Je ne lis quasiment pas de bandes-dessinées, mais celle-ci me faisait envie depuis un moment à cause de la quatrième de couverture et des très bonnes critiques sur les blogs.

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Certains livres peuvent changer une vie..."

Camélia est assise sur un banc. À côté d'elle, un livre est posé là, abandonné. Elle le feuilleté. Dedans, un mot de la main d'un inconnu l'invite à l'emporter...

Chez elle, Camélia découvre que certains mots sont entourés ici et là, et que ces mots forment des phrases... L'inconnu dit s'ennuyer dans sa vie de tous les jours et rêve d'une vie amoureuse forte et bouleversante, comme on en lit seulement dans les romans. "Mais combien sommes-nous à rêver d'une vie romanesque ?".
 
Camélia entoure six mots en réponse : "nous" "sommes" "deux", "vous" "et" "moi"... Et elle retourne déposer le petit livre tout là-bas, sur un banc...

À l'heure des textos et du livre numérique, "En petit livre oublié sur un banc" est une histoire pleine de charme entre deux amoureux des livres... Une liaison épistolaire tendre et attachante, à contrecourant du flot numérique actuel...

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Mon avis :


J'ai passé un bon moment avec Un petit livre oublié sur un banc même si je trouve les bandes-dessinées toujours assez frustrantes. Outre le fait qu'une une cinquantaine de pages, c'est beaucoup trop court (même si, je sais, c'est le format standard), les dessins ne laissent pas la même liberté à l'imagination que les seuls mots d'un roman...

A part ces considérations toutes personnelles qui expliquent que je ne lise que très peu de bandes-dessinées, j'ai beaucoup aimé cette histoire qui fleure bon le mystère et le romantisme, et ce d'autant plus que le quotidien de Camélia, l'héroïne, en est totalement dénué.

Bien qu'elle soit un peu détournée ici, j'aime beaucoup l'idée des livres voyageurs qui poursuivent leur vie de lecteur en lecteur (il m'arrive aussi d'en laisser à disposition et j'avoue que j'adorerais savoir ce qu'ils deviennent ensuite).

Et cette belle histoire est joliment servie par les dessins de Mig, pleins de justesse et très lumineux.

Maintenant, il ne me reste qu'à patienter pour lire le second tome et découvrir la clé du mystère...

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