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dimanche 1 juillet 2018

Ombres et mystères de l'Histoire - Philippe DELORME

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce livre grâce aux Masses Critiques du site Babelio, un titre que j'ai demandé parce que je trouvais cette approche "ludique" de l'Histoire intéressante...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Qui se cache derrière la momie hurlante ? Macron a-t-il trempé dans le meurtre de Tibère ? La machine d'Anticythère, inventée par les Grecs, est-elle l ancêtre antique de nos ordinateurs ? Qu'est devenue la Sainte-Ampoule ? Pourquoi a-t-on entièrement réinventé au XIXe siècle le mythe de Vercingétorix ? Le sang du prophète Mahomet coulait-il dans les veines de nos anciens rois ? Où se trouve le cœur de Saint Louis ? Shakespeare a-t-il vraiment existé ? La Joconde était-elle en réalité un homme ? L'assassinat de l'amiral Darlan à Alger en 1942 a-t-il été organisé par le comte de Paris ? La pègre chinoise a-t-elle fait assassiner Albert Londres ?

En Sherlock Holmes des temps enfuis, Philippe Delorme enquête sur 60 énigmes historiques, destins singuliers, étrangetés archéologiques, impasses judiciaires ou curiosités naturelles. De la plus haute Antiquité à l'actualité la plus récente, l'Histoire dévoile ses mystères, mais garde parfois sa part d ombre pour le plus grand plaisir de notre imagination !

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Mon avis :


Ca a été une lecture en demi-teinte.

L'auteur évoque de vrais mystères de l'Histoire, des cas célèbres et d'autres plus méconnus, à différentes époques, dans différentes région du monde... C'est très varié et cela aurait pu être très intéressant, mais chaque chapitre (et donc chaque mystère) ne se voyant consacrer que quatre à cinq pages, on reste trop à la surface des choses pour qu'on puisse vraiment s'immerger dans les différentes histoires. 

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samedi 26 mai 2018

Bride Stories - tome 10 - Kaoru MORI

Pourquoi je le lis :


Le dixième tome de Bride Stories vient de sortir : impossible de résister alors que j'ai adoré les précédents tomes, tout comme Emma, l'autre série de ...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Partis seuls faire une course, Umar et Pariya profitent de l'occasion pour apprendre à mieux se connaître... Plusieurs incidents surviennent sur la route du retour, mais l'aventure a rendu les deux jeunes gens plus complices, et ils esquissent déjà leur avenir ensemble !

De son côté, Karluk s'entête à vouloir s'entraîner au tir à l'arc depuis l'attaque des nomades, afin de devenir plus fort et d'être capable de protéger les siens... et pour cela, quoi de mieux que d'aller chasser dans les steppes avec son beau-frère ?

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Mon avis :


J'ai adoré ce dixième tome .

Quel plaisir de retrouver Karluk et Amir qui continuent à se rapprocher peu à peu tandis que Karluk essaye de grandir au plus vite pour plaire à son épouse. On en apprend d'ailleurs un peu plus sur le passé d'Amir et les circonstances de son mariage avec le jeune Karluk. Cependant, je crois que j'ai encore plus aimé découvrir que M. Smith était attendu à Ankara par la belle Talas qu'il avait dû laisser derrière lui, plein de regrets, à la fin du troisième tome...

Les dessins de Kaoru Mori sont toujours aussi magnifiques, richement détaillés et débordants de vie. Même arrivée au dixième tome, elle continue à nous faire découvrir de nouveaux paysages et de nouveaux aspects de la vie dans ces lointaines contrées : les scènes de chasse à l'aigle dans la steppe enneigée sont captivantes, tout comme les pérégrinations de la caravane qui chemine en montagne.

Ca a donc été une excellente lecture, mais je termine sur une note de frustration à l'idée des mois d'attente avant la parution du onzième tome, car vu la façon dont se termine ce volume, il semble impensable qu'il n'y ait pas une suite...

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jeudi 15 mars 2018

La trilogie de Mallaig . tome 3 . Sorcha de Mallaig - Diane LACOMBE

Pourquoi je le lis :


Il s'agit du dernier tome de La trilogie de Mallaig...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les Highlands du XVe siècle, l'histoire d'une femme au cœur des rivalités de succession de son clan, les MacNèil.

Ecosse, 1437. Fille d'un laird du clan MacNèil, Sorcha grandit dans un couvent sur l'île d'Iona. Durant six années, elle vit pratiquement cloîtrée mais entretient une correspondance secrète avec Baltair MacNèil, fils de la châtelaine de Mallaig. Lorsque celle-ci envoie son fils chercher la jeune fille pour en faire sa suivante, Sorcha a disparu. Lancé à sa poursuite, Baltair la retrouve enfin à Edimbourg. Au retour, un lien se crée entre eux. Malgré la bonté de sa protectrice, Sorcha, victime de révélations infâmes sur ses origines, s'intègre difficilement au château. Pourtant, elle parvient à affirmer sa position dans la famille MacNèil, qui vit des heures tumultueuses à la suite du décès du chef du clan...

Le portrait d'une femme forte et déterminée dans l'envoûtante Ecosse médiévale. 

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Mon avis :


J'ai bien aimé le troisième tome de La trilogie de Mallaig, davantage que lors de ma première lecture.

L'héroïne, Sorcha, est une jeune fille attachante qu'on a plaisir à suivre même si la première partie du roman m'a semblé s'étirer un peu en longueur alors que les événements se précipitent ensuite.

Comme pour les deux précédents tomes j'ai été un peu gênée par le changement de point de vue qui passe par le passage de la première à la troisième personne.

Une relecture qui en valait donc la peine...

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mercredi 14 mars 2018

La trilogie de Mallaig . tome 2 . La châtelaine de Mallaig - Diane LACOMBE

Pourquoi je le lis :


Il s'agit d'une relecture.

Chronologiquement, c'est le deuxième tome de La trilogie de Mallaig, même si en fait c'est le livre qui a été écrit en premier et qui m'a permis de découvrir cette histoire il y a un peu plus de douze ans...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans l'Ecosse médiévale, au cœur des Highlands, une jeune femme, mariée contre son gré à un chef de clan, se bat pour trouver sa place dans un univers hostile.

A dix-neuf ans, Gunelle Keith est donnée en mariage à Ian MacNèil, fils du chef du clan MacNèil à Mallaig. L'union est purement stratégique et sert à réconcilier deux clans en lutte depuis des générations. La jeune fille, indépendante et cultivée, voit ce mariage comme un désastre. Elle est précipitée dans l'univers rude de Mallaig, au sein d'une famille marquée par le deuil. En une année, elle devra faire l'apprentissage d'une nouvelle langue, combattre l'indignité d'un époux qui la rejette, subir l'incessante guerre entre les deux clans. Femme de devoir, parviendra-t-elle à imposer ses valeurs à sa belle-famille, à gagner son estime, et enfin à apprivoiser son époux ?

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Mon avis :


J'ai passé un très bon moment avec La châtelaine de Mallaig. J'ai beaucoup plus apprécié ce deuxième tome qui m'a semblé moins "technique" que L'hermine de Mallaig, un peu indigeste à force d'accumuler les détails historiques (dates, vocabulaire, etc).

Cette fois, l'histoire d'amour entre les deux héros et leur lent rapprochement est au premier plan : c'est un véritable concentré de romantisme et une ode à l'Ecosse médiévale, rude et magnifique. Même si l'auteur opte parfois pour la facilité (l'apprentissage d'une langue en deux semaines, etc), l'ensemble est vraiment agréable à lire...

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dimanche 11 mars 2018

La trilogie de Mallaig . tome 1 . L'hermine de Mallaig - Diane LACOMBE

Pourquoi je le lis :


C'est une relecture.

Il s'agit du premier tome de La trilogie de Mallaig, (même si c'est le roman qui a été écrit en dernier).

J'avoue que c'est celui qui m'avait le moins plu lors de ma première lecture, il y a une douzaine d'années.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Afin de fuir l'union détestable à laquelle elle est promise, Lite MacGugan épouse précipitamment Baltair MacNèil. Mercenaire au service du roi, celui-ci repart aussitôt guerroyer sur les routes. Restée seule, Lite entreprend de grands travaux pour Mallaig et tente de reconquérir un mari hostile. Mais une menace gronde : le royaume vacille sous les luttes persistantes des clans. De séparations en retrouvailles, Baltair et Lite seront en première ligne des conflits auxquels participe leur pire ennemi, Alexandre Stewart, celui à qui Lite était initialement destinée... 

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Mon avis :


La lecture a été plus agréable que mes souvenirs ne me le laissaient craindre, mais certains passages m'ont paru bien longs. L'aspect historique occupe une place importante dans le roman : le contexte politique, la vie quotidienne et même le vocabulaire d'époque sont si présents que j'ai parfois eu l'impression de lire une leçon d'histoire intitulée "Ecosse du XIVème siècle".

Ce n'est pas inintéressant mais cet excès de didactique donne au roman des airs de "chronique officielle" de la vie à Mallaig : les faits s'enchaînent mécaniquement, l'émotion n'a que peu de place dans le récit et au final je suis ressortie de ma lecture avec le sentiment de ne pas vraiment connaître les personnages.

Je vais tout de suite poursuivre avec La châtelaine de Mallaig en espérant que ce deuxième tome me séduira davantage...

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mercredi 21 février 2018

Falaise des fous - Patrick GRAINVILLE

Pourquoi je le lis :


C'est d'abord la peinture de Monet en couverture qui a attiré mon attention sur ce roman dont le résumé a l'air passionnant.

En plus, c'est l'occasion de découvrir un auteur que je ne connais que de réputation.

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En résumé (quatrième de couverture) :


1868-1927 : de l'invention de l'impressionnisme à la traversée de l'Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Orphelin de mère, jamais reconnu par son père, il s'est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie.

Sous son regard, un homme peint : c'est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c'est un choc. La naissance d'un art et d'une époque se joue là, et, dès lors, il n'aura de cesse d'en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes, Mathilde, une bourgeoise mariée, sensuelle, puis Anna, passionnée. Elles l’initient à Monet, présent de bout en bout, mais aussi à Courbet, Boudin, Degas, Flaubert, Hugo, Maupassant… Tous passent à Étretat ou dans son voisinage.

De la débâcle de la guerre de 1870 à la découverte de New York, de l’affaire Dreyfus au gouffre de la Grande Guerre, c'est tout un monde qui surgit, passe et cède la place à un autre. Dans la permanence des falaises lumineuses, la folie de Monet affrontant l'infini des Nymphéas. Le tout sous la plume d'un homme qui a beaucoup vécu, beaucoup ressenti, aimé et perdu.

Fresque historique vertigineuse, saga familiale et amoureuse, évocation puissante de la pulsion créatrice : avec Falaise des fous, Patrick Grainville signe son roman le plus accompli, le roman d'une vie.

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Mon avis :


Je ne suis pas arrivée à entrer dans le roman. C'est très bien écrit, d'une belle plume qui donne vie aux œuvres des artistes évoqués aussi bien qu'au quotidien des gens "plus ordinaires". Cependant l'auteur survole trop les choses pour que j'arrive à entrer dans l'histoire de cet homme qui a côtoyé les grands artistes de son époque sur la côte normande (mais après tout, le roman retrace les mémoires du narrateur sur une soixantaine d'années et on ne peut s'attendre à ce que tout soit détaillé comme je l'aime).

Ce roman n'est pas fait pour moi, tout simplement...

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lundi 15 janvier 2018

Les filles au lion - Jessie BURTON

Pourquoi je le lis :


Voilà un roman qui me tentait depuis un moment...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire.

Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n'est qu'il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l'air d'en savoir plus qu'elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d'Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l'énigme des Filles au lion.

Sa quête va révéler une histoire d'amour et d'ambition enfouie au cœur de l'Andalousie des années trente, alors que la guerre d'Espagne s'apprête à faire rage. Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d'émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.

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Mon avis :


Les Filles au lion fait partie de ces romans dont on sait dès les premières lignes qu'on va l'adorer : le style réjouissant de Jessie Burton et son héroïne, Odelle, pour qui on se prend tout de suite de sympathie font qu'on est immédiatement entraîné dans l'histoire du mystérieux tableau qui donne son titre au livre...

Je dois dire que j'ai préféré la partie du roman qui se déroule à Londres en 1967, même si les clés du mystère sont à découvrir dans la partie de l'histoire se déroulant dans l'Espagne de 1936 : le personnage d'Odelle est tout particulièrement attachant, tandis que les personnages gravitant autour d'elle sont plus nuancés et m'ont davantage touchée que la famille Schloss, enfermée dans une sorte de huis-clos avec le frère et la sœur Robles alors que la guerre civile espagnole couve.

Les deux récits sont également l'occasion d'évoquer l'art : ce qui fait l'artiste, ce qui fait l'œuvre d'art, ce qui lie les deux, etc. Cette réflexion est très bien intégrée à l'histoire que nous raconte Jessie Burton grâce aux personnages d'Odelle et d'Olive, l'une écrivain, l'autre peintre, toutes deux au tout début de leur carrière et confrontées aux doutes quant à leur talent, à la nécessité pas forcément agréable de se mettre à nu en même temps qu'on dévoile ses œuvres au public,...

Enfin bref, j'ai beaucoup aimé et j'ai bien l'intention de lire Miniaturiste sans trop tarder.

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samedi 30 décembre 2017

Le manuscrit de Port-Ebène - Dominique BONA

Pourquoi je le lis :


J'ai lu Le manuscrit de Port-Ebène peu après sa sortie, il y a bientôt vingt ans. Si je garde un excellent souvenir de ce texte merveilleusement évocateur des tropiques, j'avoue que les détails de l'intrigue m'échappent un peu et que cette relecture ne sera pas de trop.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Saint-Domingue, au dix-huitième siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayée par l'île opulente, se laisse peu à peu envoûter : les chevauchées à cru sur la plage, les peaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. Une nuit tropicale et dangereuse, une nuit vaudoue. La dame de Saint-Domingue va risquer sa vie et l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port-Ebène.

De nos jours, au mas de Maguelonne, l'éditeur Jean Camus lit dans la hâte le récit de la dame d'autrefois. De sa voix si claire, cette femme possédée révèle ses amours interdites. Le sang qui baigna l'île, alors, fut-il seulement celui de la Révolution française ? Le manuscrit retrouvé est-il exorcisme ou confession ?

Dominique Bona a écrit un roman voluptueux et magique où passe comme en rêve toute histoire de Saint-Domingue, Haïti aujourd'hui : planteurs despotes, esclaves en fureur, docteurs-feuille jeteurs de sort, métis préparant le renversement de la colonie, traîtresses et innocents. Une fresque noir ébène et rouge sang d'où se détache le visage d'une femme libre d'aimer.

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Mon avis :


Cette relecture m'a rafraîchi la mémoire, mais si l'intrigue n'était pas tout à fait celle dont je me rappelais, l'atmosphère, elle, était aussi envoutante que dans mes souvenirs. J'ai adoré le style de Dominique Bona : elle nous livre un récit passionnant qu'on dévore malgré les longues descriptions et l'absence presque totale de dialogues. Le texte est foisonnant, à l'image de Saint-Domingue et de sa nature exubérante où nous entraîne une héroïne éprise de liberté. 

Le récit de la jeune femme envoyée à Saint-Domingue pour se marier est entrecoupé de chapitres consacrés à l'éditeur à qui on a confié ce manuscrit pour le publier. Le texte du XVIIIème fait écho à l'histoire personnelle de cet homme solitaire et c'est aussi une réflexion intéressante sur le métier d'éditeur et sur la place que les livres peuvent prendre.

Une très belle lecture qui fait voyager...

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samedi 16 septembre 2017

L'été avant la guerre - Helen SIMONSON


Pourquoi je le lis :


J'ai adoré La dernière conquête du Major Pettigrew il y a quelques années, je ne pouvais donc que me laisser tenter par le dernier roman d'Helen Simonson .

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En résumé (quatrième de couverture) :


Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Nye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c'est l'occasion pour Beatrice Nash, vingt-trois ans, nouvelle professeure de latin récemment débarquée dans la petite ville, de faire plus ample connaissance avec les personnalités locales. Elle est chaperonnée par Agatha Kent, dont les deux neveux, Daniel et Hugh, ne la laissent pas insensible, bien qu'elle ait fait vœu de célibat. Orpheline et sous la tutelle d'une famille bien-pensante, Beatrice veut gagner son indépendance et devenir écrivain, des choix audacieux pour une jeune fille sans le sou en ce début de siècle. Ses projets, comme ceux de tous les habitants de Rye, vont être bouleversés par l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne. La petite communauté accueille les premiers réfugiés et les hommes s'engagent. Beatrice voit partir Hugh avec un sentiment qu'elle peine à nommer...

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé ce roman et ses personnages plus attachants les uns que les autres.

C'est vrai que le rythme est assez lent, mais l'auteur prend le temps de planter le décor et de laisser ses personnages s'y épanouir, créant une atmosphère douce amère dans laquelle j'ai eu plaisir à me glisser pendant quelques jours.

Outre la chronique d'un petit village anglais se préparant à entrer en guerre, L'été avant la guerre dresse le portrait société hyper-conformiste au point d'en devenir injuste : femmes célibataires, artistes bohèmes, Tziganes, divorcés ou toute autre personne n'entrant pas dans le cadre doit faire profil bas ou s'en aller. J'ai d'ailleurs été particulièrement révoltée par quelques scènes humiliantes où une jeune femme se voit rabaisser juste parce qu'elle veut les moyens d'être indépendante.

Mais le roman ne parle pas que de la guerre ou de la place de l'art, des femmes ou des minorités dans la société : il y est aussi question d'une amitié à toute épreuve entre deux cousins aux tempéraments diamétralement opposés et d'une jolie histoire d'amour qui éclot mine de rien... En plus, le texte ne manque ni d'humour, ni d'émotion, et j'ai aimé la façon dont l'auteur manie les non-dits et les sous-entendus, suggérant une dimension supplémentaire au récit et amplifiant encore les émotions.

Un délicieux moment de lecture...

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vendredi 18 août 2017

La Reine Margot - Alexandre DUMAS

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques jours, j'ai vu un reportage sur Marguerite de Valois, dite la Reine Margot. Cela m'a donné envie de relire le roman d'Alexandre Dumas...

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En résumé (quatrième de couverture) :


1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d'épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n'empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy.

Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s'éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d'intrigues, d'alliances, de trahisons. Les poignards luisent sous les pourpoints. René le Florentin fournit les poisons à l'implacable Catherine de Médicis. Le vieux Louvre avec ses fêtes brillantes, ses passages secrets, son peuple de soldats et de jolies femmes, est le théâtre où se déploient en mille péripéties les jeux de l'amour, de la politique, de la haine. Le père des Trois Mousquetaires nous en donne une passionnante chronique, où sa pétulante bonne humeur survit aux plus sanglants épisodes.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé cette relecture de La Reine Margot, un roman qui vibre des milles passions des personnages : amour, haine, ambitions, soif de pouvoir...

Comme je m'étais rafraichi la mémoire sur cette période de l'Histoire en lisant D'or et de sang, la malédiction des Valois de Catherine Hermary-Vieille il y a quelques jours, je n'ai pu qu'admirer la virtuosité d'Alexandre Dumas à insérer à petite touche la fiction qu'il a imaginée parmi les faits historiques avérés : rencontres secrètes, discussions privées, complots échoués, passages secrets et autres documents opportunément détruits offrent une nouvelle version de l'Histoire de France.

Et cette histoire captivante est servie par la belle plume pleine d'énergie d'Alexandre Dumas.

Une lecture passionnante !

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jeudi 10 août 2017

D'or et de sang, la malédiction des Valois - Catherine HERMARY-VIEILLE

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques jours, j'ai vu un reportage sur Marguerite de Valois, dite la Reine Margot. Non seulement, cela m'a donné envie de relire le roman d'Alexandre Dumas, mais en plus j'ai été incapable de résister lorsque je suis tombée sur le dernier roman de Catherine Hermary-Vieille à la médiathèque qui évoque également le destin de la sulfureuse Reine Margot...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ils ont été les derniers rois de la Renaissance. Violents, cruels, dégénérés, soumis à la férule de Catherine de Médicis, mère abusive, régente ambitieuse, qui tiendra jusqu'au bout un pouvoir que ses fils étaient incapables d'assumer. François II, Charles IX, Henri III, le duc d'Anjou... tous disparaitront dans la fleur de l'âge, assassinés, emportés par la maladie ou la folie.

Libre, rebelle, sensuelle, leur sœur Marguerite, « la perle des Valois », affiche une vie dissolue, collectionnant les amants. Elle acceptera pourtant de se plier à la raison d'Etat en épousant Henri de Navarre, le futur Henri IV.

Femme fatale, la reine Margot domine l'extraordinaire roman de Catherine Hermary-Vieille qui nous plonge dans les fastes et les horreurs d'une cour de France hantée par les espions, les empoisonneurs et les spadassins, gouvernée par des fauves sanguinaires qui s'entredéchireront jusqu'à la mort de leur dynastie.

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Mon avis :


J'ai bien aimé D'or et de sang même si j'ai trouvé un peu frustrant de voir de grands événements historiques évoqués en seulement quelques lignes ou quelques pages ; mais il est vrai que raconter plusieurs décennies d'une période très riche de l'Histoire de France en moins de 400 pages nécessite une certaine concision...

Par contre, cette concision nous permet de prendre toute la mesure de ces derniers Valois, une fratrie dominée par Catherine de Médicis, qui a donné trois rois à la France. Avec une grande précision historique et un style agréable, l'auteur nous immerge dans une période particulièrement tourmentée de l'Histoire où l'intérêt personnel des monarques et de leurs proches (rivalités, ambitions, vengeances, passions, etc) supplantaient bien souvent l'intérêt de l'Etat ou des peuples gouvernés. Cela donne un récit très vivant et plus riche en rebondissements que ne pourrait l'être n'importe quelle fiction.

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vendredi 7 juillet 2017

Indocile fiancée - Christine MERRILL

Pourquoi je le lis :


C'est le troisième et dernier volume de Ladies & Rebelles...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Angleterre, Régence

Lady Priscilla est hors d’elle. Sans même la consulter, son père veut lui imposer un mari qu’elle n’a jamais vu ! Il l’a promise au duc de Reighland, cet éleveur de chevaux qui n’a du gentleman que le titre, et n’aurait jamais accédé au rang de duc sans la mort prématurée de son cousin. Devra-t-elle se résoudre à épouser un homme qui conclut ses fiançailles comme on conclut la vente d’un cheval ? Plutôt mourir !
Hélas, non content de lui imposer sa main, le duc se fait insistant : plus elle est désagréable et plus il se montre pressant et attentionné. Si bien que Priscilla est prête au pire pour le détourner d’elle. Même à lui révéler le terrible secret qui la maintient depuis des mois à l’écart de la société. Et qui plongerait sa famille dans le déshonneur, s’il éclatait au grand jour.

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Mon avis :


J'ai moins aimé Indocile fiancée que les deux précédents tomes de la série Ladies & Rebelles. Le point de départ de l'intrigue est pourtant plus crédible cette fois, et le début de l'histoire de Priscilla et Robert, non dénuée d'humour, m'a bien plu. Cependant la seconde partie du roman qui s'attarde davantage sur les aléas du jeune couple qui doit affronter la désapprobation de la société m'a moins intéressée.

C'est dommage de terminer la trilogie sur une moins bonne impression, mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment avec les trois héroïnes de Ladies & Rebelles...

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jeudi 6 juillet 2017

La folle passion d'une lady - Christine MERRILL


Pourquoi je le lis :


Ce roman fait suite à Un époux à séduire dans la série Ladies & Rebelles...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Angleterre, 1815

Depuis qu’elle a passé l’âge où une lady se doit d’être mariée, Drusilla n’a plus qu’un rôle dans la vie : servir de chaperon à sa jeune sœur. Aussi, quand cette dernière prend la fuite avec son professeur de danse, se sent-elle obligée de partir sur les routes à sa poursuite. Elle ignore encore qu’à trop vouloir préserver la vertu de sa sœur elle risque de perdre la sienne. Car les chemins ne sont pas sûrs.
-
Harcelée par un individu un peu trop entreprenant dans une malle-poste, elle réussit à se débarrasser de l’importun en se faisant passer pour la sœur d’un autre voyageur, John Hendricks, qui se trouve là. Amusé et séduit, ce dernier accepte de jouer les grands frères, ce qui les conduit bientôt à partager la même chambre, puis le même lit.
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Une union sans lendemain, hélas, car Drusilla sait bien que le duc de Benbridge, son père, ne saurait tolérer que sa fille fréquente un roturier.

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Mon avis :


Comme pour le premier volume de la série, Un époux à séduire, il faut d'abord se faire à l'idée que toute l'intrigue du roman repose sur une situation de départ très improbable (quelle jeune fille anglaise de très bonne famille, au XIXème siècle, se lancerait seule sur les routes à la poursuite de sa petite sœur qui a fait une fugue amoureuse ?).

Une fois qu'on accepte de fermer les yeux sur ce point, l'intrigue est très plaisante, tout comme l'écriture de Christine Merrill qui fait se rencontrer dans ce roman deux personnages qui n'auraient jamais dû se côtoyer, même pas dans une romance Harlequin, puisque pour une fois le héros, John, est un roturier sans condition et l'héroïne, Drusilla, une jeune femme issue de la meilleure noblesse. D'ailleurs le dénouement est également plus inattendu que ce à quoi on s'attend habituellement dans ces romances.

Le fil conducteur entre Un époux à séduire et La folle passion d'une lady, c'est John Hendricks qui tient ici le premier rôle après n'être apparu qu'au second plan dans le premier tome. D'ailleurs, John et Drusilla, dont les antagonismes pimentent le récit, m'ont paru plus attachants que les héros du livre précédent, Emily et Adrian, qui font ici une brève apparition.

J'ai donc passé un bon petit moment avec cette romance et je vais me lancer tout de suite dans la lecture du troisième tome de Ladies & Rebelles, Indocile fiancée. Le personnage central de ce dernier tome n'est autre que la sœur de Drusilla, Priscilla, qui était présentée comme une jeune fille écervelée et légère : comment l'auteur va-t-elle parvenir à en faire une héroïne ?

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mercredi 5 juillet 2017

Un époux à séduire - Christine MERRILL

Pourquoi je le lis :


Juste envie d'une lecture plus légère...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Angleterre, 1815

Depuis que son mari l’a quittée au lendemain de leurs noces, Emily Longsley, comtesse de Folbroke, vit seule dans leur château du Derbyshire. Malgré sa colère, elle a d’abord patienté, refusant d’écouter les ragots faisant état des infidélités de son époux dans la capitale. Mais, après trois ans passés à l’attendre, elle n’en peut plus. Elle veut avoir des enfants et exige une confrontation.

Lorsqu’elle arrive à Londres, cependant, et parvient à retrouver le comte dans l’un des tripots mal famés qu’il a pris l’habitude de fréquenter, ce dernier ne la reconnaît pas, et elle découvre avec stupeur ce qu’il a voulu lui cacher : il a perdu la vue et refuse d’être un fardeau dans la vie de son épouse. Une idée folle naît alors dans l’esprit d’Emily : puisqu’il ne veut plus d’une épouse, elle lui cachera qui elle est et deviendra sa maîtresse.

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Mon avis :


Je souhaitais une lecture plus légère et cette romance a parfaitement rempli son rôle : j'ai passé un bon petit moment avec cette histoire sans surprise, mais bien écrite et aux personnages plutôt sympathiques.

Evidemment, il faut d'abord accepter l'idée qu'après trois ans de séparation un mari ne reconnaisse pas son épouse (c'est vrai qu'il est presque aveugle, mais même la voix de la jeune femme ne lui évoque absolument rien alors que leurs familles étaient voisines depuis des années...). Ensuite il ne reste qu'à se laisser porter par une intrigue plaisante qui ne manque pas d'ironie et qui évite ces grandes envolées dramatiques qui ont le don de m'agacer dans certaines romances.

Une bonne petite lecture pour me détendre alors que ma capacité de concentration est proche de zéro ces jours-ci. Je vais d'ailleurs enchaîner sans attendre avec le deuxième épisode de la trilogie Ladies & Rebelles, La folle passion d'une lady...

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samedi 1 juillet 2017

Les amants du presbytère - Marie-Bernadette DUPUY

Pourquoi je le lis :


J'avais envie de lire ce livre qui relate une histoire vraie depuis un moment, mais ma dernière lecture de Marie-Bernadette Dupuy ayant été mitigée, j'ai préféré attendre que le roman soit disponible à la médiathèque...

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En résumé (quatrième de couverture) :


1849. Le petit village de Saint-Germain-de-Montbron accueille son nouveau curé, Roland Charvaz, humble vicaire. Son prédécesseur, le père Bisette, a quitté la paroisse après la conduite trop familière de Mathilde de Salignac, la jolie épouse du docteur. Toujours en quête de passion, celle-ci se rapproche sans tarder du jeune curé au tempérament de séducteur. À l'insu de tous, les deux amants se lancent dans une liaison torride. Mais Mathilde commet l'erreur d'engager une servante pour le presbytère. Quand celle-ci menace le couple de tout révéler au mari trompé, elle ne sait pas que Roland et Mathilde sont prêts à tout pour sauver leur honneur. Quand la femme décède, c'est le début d'une longue enquête et d'un procès mouvementé.

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Mon avis :


Même si je ne suis pas une adepte des polars ou des faits divers, j'ai passé un bon moment avec Les amants du presbytère. Outre le récit des méfaits d'un couple adultère et criminel, c'est également le portrait d'un bourg de campagne où chacun doit se conformer au rôle qui lui a été attribué par sa naissance. Qu'on soit notable, domestique ou religieux, il est impossible d'échapper à sa classe sociale et aux attentes qu'en ont les autres.
 
Comme le roman s'inspire d'un fait divers, il y a une terrible inexorabilité dans la façon dont les faits s'enchaînent et dont la domestique s'avance vers son destin. J'ai d'ailleurs trouvé que l'auteur avait particulièrement bien retranscrit la cruauté de son agonie sans fin qui ferait presque espérer que les coupables l'achèvent finalement.

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mercredi 28 juin 2017

Les amants du chanvre - Gérard GEORGES

Pourquoi je le lis :


C'est un cadeau de mon frère pour service rendu...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En 1843, Justin Grenet, fils de paysans, est embauché à la filature de chanvre de Saint-Martin près de Riom. Justin découvre les conditions de travail rudes – danger, chaleur, enfermement – et les nombreux conflits avec les maraîchers locaux pour l'utilisation des "droits d'eau".

A dix-sept ans, l'avenir de Justin semble tout tracé lorsqu'il rencontre Géraldyne Chollet, la fille du patron. Ils n'ont rien en commun, le contraste de leurs quotidiens est saisissant, pourtant Justin tombe fou amoureux.

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Mon avis :


Les amants du chanvre a été une lecture agréable, mais pas vraiment enthousiasmante.

On apprend des tas de choses sur l'industrie du lin aussi bien que la vie dans les campagnes en Auvergne au milieu du 19ème siècle, le tout dans une langue légèrement archaïsante pour faire encore davantage "couleur locale".

Cependant si le décor est remarquablement planté, ce qui s'y passe ne m'a pas beaucoup touchée. Le "héros" du roman est plutôt passif, attendant et subissant sans jamais vraiment prendre d'initiative, même pas pour obtenir les faveurs de la femme qu'il aime. Et ce manque de personnalité explique à mon avis qu'on a du mal à se passionner pour ce que raconte l'auteur.

Une lecture plaisante dont le souvenir s'estompera sans doute très vite...

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samedi 10 juin 2017

Le marié de la Saint-Jean - Yves VIOLLIER

Pourquoi je le lis :


J'ai reçu ce roman grâce aux Masses Critiques du site Babelio et j'en suis d'autant plus contente qu'Yves Viollier fait partie des auteurs que j'aime bien.

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En résumé (quatrième de couverture) :


J'ai sa photo, là, sur mon cœur.

1977. Au cœur des trois jours et des trois nuits de juin qui précèdent son mariage, Zhida, jeune médecin, revit sa rencontre au lycée de Luçon avec la rousse Gabrielle. Et tandis qu'on cuisine et tend les nappes, il se rappelle son enfance éblouie au Cambodge puis l'exil, quand son père l'envoie en pension en France, à huit ans, avec son petit frère. Il se souvient des retours à Phnom Penh, l'été, et de ceux qui l'ont accueilli, petit garçon et adolescent, en France. Il rêve de sa mère disparue dans les ténèbres de la barbarie khmère. Et il attend son père dont il n'a cessé de chercher la reconnaissance et l'affection. Demain, tous ceux qui ont fait de sa vie un destin seront réunis, en cortège, autour de lui et de Gabrielle. Même l'absente.

Yves Viollier a écrit le roman vrai d'une intégration, avec grande justesse et sincérité. Une histoire d'exil et d'accueil qui nous bouleverse.

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Mon avis :


Voilà un roman que je n'aurais sans doute pas lu si Les Presses de la Cité, via une Masse Critique de Babelio, ne me l'avaient pas adressé. En effet, même si j'apprécie beaucoup Yves Viollier, la couverture de ce roman-ci ne m'attirait pas du tout. Et je serais passée à côté d'un très beau livre...

Le marié de la Saint-Jean, c'est l'histoire d'un jeune homme qui, à quelques jours de son mariage se remémore les moments marquants de sa vie : son enfance au Cambodge, puis l'exil en France où son père a décidé qu'il serait scolarisé avec son petit frère, le retour au pays pour les vacances, la rencontre avec celle qu'il épousera, l'angoisse pour les proches restés à Phnom Penh alors que les Khmers Rouges prennent le pouvoir, etc.

Tandis que les préparatifs du mariage se poursuivent, les souvenirs se bousculent pêle-mêle, bons comme mauvais, plus ou moins récents ; l'occasion de portraits débordant de tendresse ou d'amertume car le parcours des deux frères a été semé de bien des embûches qui ont rendu encore plus difficile leur exil dans ce pays qui finira par devenir le leur.

Et la journée du mariage est l'occasion de réunir le passé et le présent, la France et le Cambodge, à travers les traditions des deux pays ainsi que toutes les personnes qui ont compté pour le jeune homme. C'est un témoignage tellement criant de vérité, tellement chargé en émotions qu'on oublie qu'il s'agit d'un roman.

Une très belle lecture qui m'a profondément touchée...

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jeudi 11 mai 2017

La fille du pasteur Cullen - tome 2 - A l'abri du silence - Sonia MARMEN

Pourquoi je le lis :


C'est la suite de La fille du Pasteur Cullen...

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En résumé (quatrième de couverture) :


L'Ecosse, au cœur du XIX° siècle.

Bravant tous les interdits, Dana Cullen, la fille d'un pasteur rigoriste, s'est mariée avec son amour de jeunesse, un chirurgien progressiste. Ils ont eu une fille, Charlotte, qui s'apprête à faire son entrée dans le monde des adultes.

Elle se passionne pour la science de son père en même temps que son cœur s'ouvre à l'amour. Entêtée et curieuse, Charlotte défie les codes de la bonne société britannique. Un monde réservé aux hommes où elle ne trouve pas sa place.

Un séjour en Jamaïque, dans la plantation sucrière de la famille Elliot va bouleverser son destin. Dans ce cadre exotique, la jeune fille savoure son premier vertige amoureux. Mais l'ombre d'un secret plane sur la plantation. Et Charlotte va bientôt découvrir, avec effroi, que certains sont prêts à tout pour le protéger...

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Mon avis :


Sincèrement, je ne suis sans doute pas allée assez loin dans ma lecture (seulement une quarantaine de pages) pour me faire vraiment une opinion de ce deuxième tome, mais la lecture du premier livre m'avait semblé tellement longue et fastidieuse que je n'ai pas eu le courage de poursuivre lorsque A l'abri du silence a semblé prendre la même voie...

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mercredi 10 mai 2017

La fille du pasteur Cullen - tome 1 - Sonia MARMEN

Pourquoi je le lis :


Je profite d'avoir les deux tomes suivants dans ma pal (A l'abri du silence et Le prix de la vérité), pour relire le roman qui ouvre la série et que j'avais bien aimé lors de ma première lecture en 2009.

Parmi les romans de Sonia Marmen, j'ai également lu les quatre tomes de Cœur de Gaël (1. La Vallée des larmes - 2. La Saison des corbeaux - 3. La Terre des conquêtes - 4. La Rivière des promesses) qui m'avaient beaucoup plu aussi.

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En résumé (quatrième de couverture) :


1800-1815. Édimbourg
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Dans l'espoir de l'y voir se trouver un mari, la veuve du pasteur rigoriste Cullen envoie sa fille Dana vivre chez sa sœur, à Édimbourg. Jeune femme timide et réservée, bien que dotée d'une intelligence vive, elle conserve des séquelles de la paralysie infantile contractée pendant son enfance et a le regard vairon, traits physiques qui ont attisé la méchanceté des gens à plus d'une reprise. 
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Mais voilà que son séduisant cousin Timmy, jeune homme fougueux et rebelle, tombe sous son charme. Une idylle naît entre eux et laisse présager l'annonce d'un mariage prochain. Mais Dana rencontrera l'ombrageux chirurgien Francis Seton. Le cours de sa vie basculera irrémédiablement après sa rencontre avec cet homme qui fait tout pour lui cacher la relation qu'il entretenait avec Jonat, le frère de Dana, mort dix ans plus tôt dans des circonstances nébuleuses. 
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À travers les événements qui les opposent, l'amour les prend sournoisement dans ses filets. Mais les secrets deviennent lourds à porter et des incidents tragiques exhumeront petit à petit le passé obscur du chirurgien.

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Mon avis :


A priori, ce roman avait tout pour me plaire : l'Ecosse du XIXème, une histoire d'amour tourmentée, une jeune femme qui doit se faire une place dans une société où les femmes comptent pour peu, etc. D'ailleurs je gardais un bon souvenir de ma première lecture (assez bon pour acheter les deux autres tomes...)

Alors c'est vrai que Sonia Marmen nous offre dans ce roman une belle peinture du quotidien à Edimbourg au XIXème, nous promenant à travers les différentes strates de la société, nous offrant moult détails et anecdotes qui donnent vie à cette société contrastée.

Par contre j'ai trouvé le roman très, très long comme si l'auteur prenait plaisir à diluer son récit et à laisser les personnages se morfondre encore et encore sur leur situation : l'intrigue a une forte tendance à s'appesantir sur les événements malheureux, nombreux, qui jalonnent la vie de l'héroïne, ce qui donne un ton assez mélodramatique à tout le récit.

J'ai donc été un peu déçue  par cette relecture qui m'a en plus semblé si longue et fastidieuse que je ne me sens pas vraiment motivée pour lire les deux tomes suivants...

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dimanche 23 avril 2017

Croyances et superstitions en Bretagne - James EVEILLARD & Patrick HUCHET

Pourquoi je le lis :


Toujours ma curiosité pour ma chère région...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Depuis la nuit des temps, mille et une croyances et superstitions fleurissent en terre de Bretagne ; en 1799, Jacques Cambry en évoque quelques-unes : "Un bruit fortuit répété trois fois leur prédit un malheur ; les hurlements d'un chien leur annoncent la mort ; le mugissement lointain de l'océan, le sifflement des vents entendus dans la nuit, sont la voix du noyé qui demande un tombeau. Des trésors sont gardés par des gérants et par des fées ; chaque pays a sa folie, notre Bretagne les a toutes..."

Au XXe siècle, la carte postale témoigne de la permanence de ces étranges croyances : "le menhir de Saint-Samson (près de Trégastel) est toujours l'objet d'un culte secret de la part des femmes du pays"... Les pardons, par centaines, permettent aux humains, comme aux bêtes, de se mettre sous la protection d'un saint guérisseur... Qu'en est-il à l'aube du troisième millénaire ?

A l'heure du règne de la science et de l'ordinateur (et d'Internet !), des jeunes femmes viennent encore se frotter contre certains menhirs "doués d'un pouvoir de fécondité"... des saints pour le moins peu "catholiques" sont vénérés dans des bois et forêts... un chat noir fait toujours aussi peur... Qui oserait passer sous une échelle ?

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue par ce livre qui ne correspondait pas trop à ce que j'attendais, mais les illustrations restent très pittoresques.

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