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mercredi 4 juillet 2018

Le manuscrit perdu de Jane Austen - Syrie JAMES

Pourquoi je le lis :


Je me suis laissée tenter par la quatrième de couverture...

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En résumé (quatrième de couverture) :


« À l'instant où je découvris la lettre, j'en identifiai l'auteur avec certitude. Une seule personne au monde était susceptible de l'avoir rédigée : Jane Austen. »

Lors d'un voyage à Oxford, Samantha McDonough achète un vieux livre dans lequel se cache une lettre évoquant un manuscrit "qui a disparu à Greenbriar, dans le Devon". L'auteur de cette missive, elle en est sûre, ne peut être que Jane Austen ! Elle se rend à Greenbriar et demande au séduisant maître des lieux, Anthony Whitacker, de le chercher avec elle. Lorsqu'ils découvrent les feuillets, ils sont immédiatement absorbés par la lecture de ce roman inédit. Au fil des pages, tous deux vont alors écrire leur propre histoire...

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Mon avis :


Le manuscrit perdu de Jane Austen m'a beaucoup plu même si son contenu m'a un peu surprise.

En effet, le roman se divise en deux récits bien distincts : le premier correspond à ce qui est annoncé en quatrième de couverture et je dois avouer que j'ai été un peu déçue car tout se passait trop vite, trop facilement...

Et puis après quelques chapitres commence un second récit, un roman dans le roman, et c'est cette partie qui m'a le plus plu. En effet, Syrie James écrit là un roman "à la manière de" Jane Austen et c'est vraiment très bien fait tant pour le fond que pour la forme : on retrouve beaucoup d'échos aux personnages, aux intrigues, etc de l'illustre auteur.

J'ai ainsi passé un délicieux moment avec Le manuscrit perdu de Jane Austen qui m'a laissé un peu rêveuse à l'idée qu'il puisse exister un roman de Jane Austen à découvrir...

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mardi 8 mai 2018

De Darcy à Wentworth - Sybil BRINTON

Pourquoi je le lis :


Adorant Orgueil et préjugé et Persuasion, je ne pouvais que remarquer le titre de ce roman qui évoque tout de suite l'univers de Jane Austen. Ajouter à cela une magnifique couverture et une quatrième de couverture qui laisse présager d'une austenerie très originale et il me devenait tout simplement impossible de ne pas lire De Darcy à Wentworth...

L'article de Claire sur le blog The French Book Lover n'a fait que me conforter dans cette opinion...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Fiancée au colonel Fitzwilliam, Georgiana Darcy n’est pas heureuse. Elle révèle son désarroi à sa belle-sœur, Elizabeth, et cette dernière s’empresse d’intervenir afin d’annuler les fiançailles. Soulagé, le colonel Fitzwilliam accompagne le couple Darcy à Bath tandis que Georgiana rend visite à la sœur d’Elizabeth, Jane Bingley. Ils vont alors, chacun à leur tour, croiser et rencontrer les héros des autres romans de Jane Austen, d’Emma au capitaine Wentworth. Mais au fil des intrigues, ces personnages hauts en couleur devront affronter maintes épreuves avant de connaître le parfait amour.

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Mon avis :


De Darcy à Wentworth s'est révélé être une lecture assez exigeante vu la "multitude" de personnages et la nécessité de resituer les uns et les autres par rapport à ce qui a pu leur arriver dans les romans originaux de Jane Austen.

En effet, Sybil Brinton fait preuve de beaucoup d'inventivité en concoctant une intrigue qui réunit la plupart des personnages créés par Jane Austen tout en respectant l'esprit des six romans d'origine. Sa plume est agréable, d'un style classique avec une pointe d'ironie qui apporte de la légèreté au récit de ces chassés-croisés amoureux.

J'ai eu plaisir à retrouver  mes personnages favoris d'Austen et à redécouvrir ceux que j'avais un peu oubliés : évidemment maintenant je meurs d'envie de relire tous ses romans, mais par lequel commencer ?

Au final, dans cette excellente austenerie, j'ai davantage admiré le travail de l'auteur, que je n'ai vraiment pris plaisir à la lecture.

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lundi 26 septembre 2016

Le journal de Mr Darcy - Amanda GRANGE

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques mois, j'ai lu Le journal du capitaine Wentworth, du même auteur. Ayant bien aimé cette autienerie, je ne résiste pas davantage au désir de découvrir à travers Le journal de Mr Darcy le point de vue du héros d'un de mes romans favoris : Orgueil et préjugé...

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En résumé (quatrième de couverture) :


« La seule chose qui me hante alors que j’écris est le regard que je surpris de la part de Miss Elizabeth Bennet lorsque je fis remarquer qu’elle n’était pas assez belle pour me donner envie de danser. Si je ne savais pas que c’est impossible, je dirais qu’il était ironique. »
  
À travers la rédaction de son journal, Darcy nous dévoile le tréfonds de son âme. Déchiré entre les devoirs de l’honneur dus à son rang et ses sentiments naissants pour la charmante Elizabeth Bennet, il s’interdit de tomber amoureux.

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Mon avis :


Bien que la lecture soit plaisante et rapide, on ne peut pas dire que Le journal de Mr Darcy m'ait enthousiasmée...

L'auteur applique ici la même recette que pour Le journal du capitaine Wentworth, mais avec moins de bonheur à mon avis. On y retrouve les mêmes défauts liés à la forme : ce journal intime n'en a pas vraiment les caractéristiques avec des pages de dialogues entièrement retranscrites et un récit au passé simple qui suit en plus strictement la chronologie quels que soient les événements et les émotions. Il me semble qu'un véritable journal ne serait pas si bien ordonné...

De ce côté donc, pas de surprise. Par contre j'ai été un peu déçue car Amanda Grange fait preuve de moins d'inventivité pour Darcy que pour Wentworth, suivant scrupuleusement la trame d'Orgueil et préjugé et n'insérant que de très rares éléments nouveaux par rapport au texte de Jane Austen. Les personnages secondaires ne sont pas davantage développés non plus (pas même les proches de Darcy qu'on voit davantage ici) et certains sont même représentés de façon assez caricaturale.

Les derniers chapitres, qui évoquent les premiers mois du mariage d'Elizabeth et Darcy, font toutefois exception et je dois avouer que c'est seulement à ce moment mon attention a vraiment été captivée. Peut-être Amanda Grange aurait-elle été mieux inspirée d'imaginer carrément une suite à Orgueil et préjugé.
J'ai aussi apprécié de découvrir au fil des pages un Darcy plus humain, moins idéalisé, qui prend peu à peu conscience de ses défauts.

Le journal de Mr Darcy a donc été une lecture distrayante mais elle n'apporte pas grand-chose de neuf à l’histoire créée par Jane Austen.

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mercredi 20 juillet 2016

Le journal du capitaine Wentworth - Amanda GRANGE

Pourquoi je le lis :


Après plusieurs lectures décevantes, j'ai tendance à me méfier des "austeneries". Je cède cependant cette fois à la tentation après avoir lu quelques bonnes critiques sur les blogs au sujet de ce livre qui propose le point de vue du "héros" d'un de mes romans favoris de Jane Austen, Persuasion...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"J'ai enfin admis ce que, je crois, je savais depuis le début : je suis toujours amoureux d'elle. Je n'ai jamais cessé de l'aimer. En huit ans, je n'ai jamais vu son égale, parce qu'elle n'a pas d'égale".

Lorsque Frederick Wentworth, promis à une brillante carrière dans la Marine, et Anne Elliot se rencontrent, ils tombent amoureux et se fiancent. Mais la marraine de la jeune femme la persuade de mettre fin à cette union. Des années plus tard, après être devenu capitaine et avoir fait fortune, Wentworth la retrouve. Il s'aperçoit très vite que ses sentiments pour Anne n'ont pas changé. Elle est toujours belle et pleine d'esprit. La vie leur accordera-t-elle une seconde chance ?

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Mon avis :


Malgré une certaine appréhension avant de commencer cette lecture (tellement d'austeneries sont si décevantes...), j'ai bien aimé Le journal du capitaine Wentworth qui m'a permis de me replonger délicieusement dans l'univers de Jane Austen.

Alors c'est vrai, Amanda Grange n'a pas le style plein d'esprit de Jane Austen. Et si la forme du journal intime est une bonne idée, elle n'a pas été exploitée au mieux ici (le livre évoque davantage un roman à la première personne avec ses dialogues entièrement retranscrits et le passé simple qui donne un style un peu ampoulé pour un journal intime).

Malgré ces quelques défauts qui n'ont finalement pas perturbé ma lecture, le roman d'Amanda Grange propose une relecture intéressante et pas si redondante de Persuasion. Bien sûr, certains passages des deux livres se ressemblent beaucoup puisqu'ils racontent la "même" histoire, mais l'auteur a su introduire suffisamment d'éléments nouveaux pour capter l'attention des lecteurs : des personnages secondaires qu'on voyait à peine dans le roman initial jouent ici un rôle plus important et certains événements reçoivent un nouvel éclairage alors que d'autres disparaissent presque du récit (mais après tout, Frederick Wentworth n'était pas toujours présent dans Persuasion).

J'ai aussi trouvé très intéressant que l'auteur fasse démarrer son histoire un peu avant la première rencontre entre le Capitaine Wentworth et Anne Elliot. Cette rencontre n'est évoquée qu'assez rapidement dans Persuasion et j'ai aimé en apprendre plus sur les débuts de l'une de mes histoires d'amour préférées de la littérature. C'est aussi très amusant de découvrir le Capitaine Wentworth avant qu'il ne devienne le héros romantique qu'on connaît, alors qu'il est encore volage, avide de rencontrer nombre de jolies demoiselles et désireux de ne surtout pas s'établir...

Le journal du capitaine Wentworth m'a donc beaucoup plu et je pense que je tenterai à nouveau ma chance avec les romans d'Amanda Grangé (peut-être avec M. Darcy la prochaine fois...)

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jeudi 31 décembre 2015

Caroline Bingley - Jennifer BECTON

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques mois, j'ai passé un très bon moment avec Charlotte Collins, du même auteur...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans Orgueil et Préjugés, Caroline n'a qu'une idée en tête : faire main basse sur le très convoité Mr Darcy. Peine perdue, ce dernier lui préfère Elizabeth Bennet, celle-là même dont Caroline n'a de cesse de se moquer.
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Bannie de la demeure de son frère, la voilà contrainte de retourner vivre chez ses parents, loin de Londres. Contre toute attente, ses rêves les plus fous - une lignée ancienne, un titre, un domaine - sont enfin à sa portée en la personne de Mr Charlton. 

Mais l'homme qui la séduit, Mr Rushton, n'a que l'amour à lui offrir. Caroline sera-t-elle prête à renoncer à ses ambitions pour écouter son cœur ? 

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Mon avis :


J'avais bien aimé  Charlotte Collins mais j'avoue que Caroline Bingley m'a laissé vraiment dubitative au départ. Son héroïne est détestable de snobisme, dans la pure continuité d'Orgueil et Préjugés, et il est tout simplement impossible de compatir à ses (soit-disant) malheurs. Il lui faut d'ailleurs beaucoup de temps pour s'amender (et encore partiellement !) mais peu à peu on s'attache quand même à Caroline Bingley, et on finit par adorer la détester...

Si l'intrigue m'a paru longue à démarrer, j'ai bien aimé la suite, lorsque les événements se précipitent, et plus encore le dénouement inattendu ; enfin, pas tout à fait inattendu, mais qui prend une forme assez surprenante et donne sa touche d'originalité à cette romance historique qui aborde aussi avec réalisme la question de la place de la femme dans la "bonne société" du XIXème siècle.
J'ai également apprécié que Charles Bingley, Darcy et Jane et Elizabeth Bennet fassent une brève apparition dans l'histoire : c'est toujours une plaisir de retrouver les héros d'un de mes romans préférés et en même temps je préfère qu'on ne m'en dise pas trop, pour préserver l'image que je me suis faite d'eux à travers la plume de Jane Austen...
Au final, malgré un début difficile, j'ai beaucoup aimé ce roman plein d'ironie.

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dimanche 20 décembre 2015

La fille qui voulait être Jane Austen - Polly SHULMAN

Pourquoi je le lis :


A cause du titre : encore une fois je me laisse tenter par une "austenerie"...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Julie, quinze ans, est habituée aux lubies de sa meilleure amie Ashleigh, même si, à cause d’elle, elle se retrouve parfois dans des situations improbables. Après le roi Arthur, la stratégie militaire ou le ballet, la dernière passion en date de cette éternelle enthousiaste : Jane Austen ! Ashleigh veut à tout prix trouver le M. Darcy d’aujourd’hui en participant au bal d’une prestigieuse école de garçons. 
  
Et voici les deux inséparables vêtues de crinolines, en chasse pour dénicher le parfait héros austenien… mais attention à ne pas choisir le même (heureux) candidat !

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Mon avis :


Après lecture, je ne pense pas que ce roman puisse vraiment être considéré comme une austenerie, quoi que son titre suggère (d'ailleurs le titre en V.O. ne mentionnait pas du tout Jane Austen). Il y a bien quelques rapides références à Jane Austen et à Orgueil et Préjugés, mais cela sert juste de déclencheur à l'histoire que nous raconte Polly Shulman.

Finalement le peu de place qu'occupe Jane Austen ne m'a pas vraiment dérangée (même si j'ai un peu ronchonné sur les dures loi du marketing qui cherche à exploiter à tout prix le filon...). Non, ce qui m'a ennuyée, c'est qu'il s'agit d'un roman pour adolescentes, et même pour jeunes adolescentes vu les préoccupations des deux héroïnes qui vivent leurs tout premiers émois amoureux. C'est mignon, mais les préoccupations d'Ashleigh et Julie sont si éloignées du "monde adulte" que je n'ai pas réussi à me sentir concernée...

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mardi 19 août 2014

Une saison à Longbourn - Jo BAKER

Pourquoi je le lis :


Lorsque j'ai vu ce roman en librairie, j'ai tout de suite eu envie de le lire : la couverture m'a beaucoup plu, tout comme la quatrième de couverture (avec en plus Orgueil et Préjugés et tout l'univers de Jane Austen en arrière plan de l'intrigue).

Et les nombreux articles sur les blogs, notamment celui de Céline, m'ont conforté dans cette idée.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. A l'étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons.

Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu'Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l'étage, relève d'eux seuls. Une histoire d'amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

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Mon avis :


J'ai bien aimé Une saison à Longbourn, mais moins que je ne m'y attendais après les avis très favorables que j'avais lus ici et là.

Ma (légère) déception est essentiellement due au rythme lent et monotone (comme celui de la vie des domestiques ?) qui donne l'impression qu'il ne se passe rien, ou presque, alors que Jo Baker nous raconte une jolie histoire d'amour contrariée. Et si le rythme un peu lent m'a dérangée, les cassures dans le rythme m'ont semblé assez malvenues, en particulier au moment du dénouement : le dernier chapitre s'interrompt juste au moment où la jeune Sarah aperçoit au loin, enfin, celui qu'elle aime et qu'elle a cherché longuement après sa disparition. L'épilogue qui vient ensuite (très bien fait par ailleurs) ne suffit pas à compenser la frustration des retrouvailles dont on nous a privé.

Par contre j'ai beaucoup aimé l'écriture de Jo Baker, très agréable à lire. L'auteur a aussi su rester fidèle au roman d'origine, Orgueil et préjugés, tout en créant une histoire tout à fait originale qui trace le parallèle entre le sort des maîtres et celui des domestiques. Jo Baker n'hésite à combler les "blancs" qui existent dans le roman de Jane Austen pour approfondir la personnalité des personnages qui existaient déjà dans Orgueil et Préjugés, adoucissant les traits un peu trop caricaturaux de Mary et de Mrs Bennet ou étoffant le passé amoureux de Mr Bennet par exemple.


Voilà pourquoi ce roman est certainement l'une des meilleures "austeneries" que j'ai lues depuis longtemps.

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mercredi 14 mai 2014

Les caprices de Miss Mary - Colleen MCCULLOUGH

Pourquoi je le lis :


Il y a peu, j'ai appris que ce roman était une suite du roman de Jane Austen, Orgueil et Préjugés. Et comme j'ai bien aimé les romans de Colleen McCullough que j'ai lus jusque là, je n'ai pas résisté quand j'ai vu Les caprices de Miss Mary dans les rayons de la bibliothèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Au décès de sa mère, Mary, la troisième des cinq sœurs Bennet, découvre la liberté. À trente-sept ans, elle qui n'a vécu que pour les autres est bien décidée à ne plus accepter d'entrave à la réalisation de ses rêves.Et surtout pas le triste chaperon que ses beaux-frères souhaitent lui imposer.

Sa décision est prise : comme le journaliste dont elle dévore les articles incendiaires, elle enquêtera sur les conditions de vie misérables des ouvriers du Nord.

Alors que sa famille craint qu'elle y perde sa réputation, Mary se lance avec fougue dans l'aventure. Mais son enthousiasme se heurte à la réalité de l'Angleterre en ce début de XIXe siècle...

Vingt ans après la fin d'Orgueil et Préjugés, ce roman - une suite du chef-d’œuvre de Jane Austen - brosse le portrait d'une femme à l'esprit libre, féministe avant l'heure, qui n'hésite pas à braver les interdits pour faire triompher ses convictions.

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Mon avis :


J'ai été très déçue par ce roman qui me semblait pourtant avoir un gros potentiel. J'aime bien ce qu'écrit Colleen McCullough habituellement. La quatrième de couverture m'avait laissé penser qu'en choisissant comme héroïne un des personnages secondaires les plus en retrait du roman de Jane Austen et en situant l'action une vingtaine d'années après Orgueil et préjugés, Colleen McCullough nous livrerait une histoire tout à fait "autonome", le récit de l'émancipation d'une femme dans l'Angleterre du XIXe siècle, laissant Elizabeth, Jane, Darcy et Pemberley en arrière plan.

Pour commencer, j'ai été gênée par l'emploi abusif du passé simple dans les dialogues (volonté d'approcher au maximum du style de Jane Austen ou excès de zèle du traducteur ?). Cela donne des conversations d'un style ampoulé, indigeste alors que le reste du roman est rédigé d'une plume très agréable.

Non, le vrai problème, c'est le sort réservé aux personnages au point même d'aller à l'encontre du message que Jane Austen souhaitait faire passer dans son roman. Je me suis hérissée en découvrant ce qu'étaient devenus les principaux personnages d'un de mes livres préférés...

Darcy, qui regrette amèrement d'avoir épousé Elizabeth et le lui jette sans pitié à la figure, est devenu pingre et despotique, dissimulant le souvenir d'un père qui jouait les malfaiteurs et les proxénètes à ses heures perdues (et oui, il faut bien s'occuper lorsqu'on est riche et qu'on s'ennuie...).

Elizabeth a perdu sa vivacité d'esprit, se contentant de lancer des piques cruelles à son époux pour le tirer de son indifférence. Pour le reste, elle est devenue aussi effacée que Jane. Celle-ci est décrite comme une poule pondeuse, constamment en larmes et perdue sans son époux en voyage alors que Caroline Bingley apparaît comme une vieille fille à la langue de vipère (ça, c'était déjà dans Orgueil et préjugés) qui semble finalement trouvé un certain épanouissement en devenant une sorte de gouvernante pour les nombreux enfants de Jane.

Quant à Mary, l'héroïne du roman, elle s'est tellement améliorée qu'on ne la reconnaît plus. Oubliés le physique ingrat, les idées toutes faites, etc ; à la place on découvre une femme particulièrement séduisante et brillante qui sait s'imposer. La métamorphose est telle que je n'ai pas réussi à faire la connexion avec la Mary d'Austen.

Ajouter à cela toute une série de péripéties plus invraisemblables les unes que les autres : un enlèvement par un bandit de grand chemin dans la forêt de Sherwood, des semaines de séquestration dans une grotte par une secte vénérant l'obscurité, le meurtre d'une des sœurs Bennet par le demi-frère de Darcy, etc.

La situation tend à s'arranger à la fin pour tous les personnages, y compris pour Darcy et Elizabeth qui se réconcilient, mais comment prendre tout cela au sérieux après la quantité d'invraisemblances qui a précédé...

Je fondais pourtant beaucoup d'espoirs sur cette lecture, mais j'ai dû manquer quelque chose (à commencer par de l'indulgence) car les avis sont plutôt favorables sur la blogosphère...

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samedi 4 janvier 2014

Charlotte Collins - Jennifer BECTON

Pourquoi je le lis :


J'adore Orgueil et Préjugés et une fois de plus je me laisse tentée par une "austenerie" qui cette fois s'attache à suivre un des personnages secondaires, Charlotte Collins, l'amie d'Elizabeth Bennet.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans Orgueil et Préjugés, Elizabeth fait un mariage d'amour avec Mr Darcy alors que Charlotte fait le choix de la raison en s'unissant au mielleux révérend Collins. Un mariage qui, à défaut de lui révéler l'amour, lui vaut une situation confortable. Lorsque son mari meurt, Charlotte est délivrée de ses pénibles sermons. Elle accepte alors de chaperonner sa petite sœur dans l'espoir de lui éviter une union malheureuse.

Les deux sœurs sont courtisées par des gentlemen américains peu soucieux des convenances. Alors que sa réputation est mise à mal par un libertin, et qu'elle se débat contre la calomnie, Charlotte qui n'a jamais cru au mariage d'amour va devoir reconsidérer son point de vue...

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Mon avis :


Disons-le tout de suite, ce n'est pas de la grande littérature. J'ai cependant passé un très bon moment avec Charlotte Collins. Malgré un dénouement prévisible (mais c'est le cas dans beaucoup de romans, non ?) et quelques maladresses de style, c'est une lecture plaisante et dépaysante grâce à ce retour dans l'Angleterre du XIXème siècle.

Comme Jennifer Becton ne s'efforce pas d'écrire à tout prix la suite de l'histoire de Darcy et d'Elizabeth Bennett, on n'a pas de déception quant au respect du style ou de l’œuvre de Jane Austen. Au contraire, elle a choisi de développer le personnage de Charlotte Colins (un des personnages secondaires que je préfère dans Orgueil et préjugés) en s'appuyant sur les éléments connus pour en faire une héroïne à part entière dans cette délicieuse romance.

De nombreux personnages et certains événements rappellent des épisodes des livres de Jane Austen et tout au long de ma lecture j'ai essayé de retrouver les titres des romans et les noms des personnages de Jane Austen à qui Jennifer Becton rend ainsi un bel hommage.

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lundi 14 octobre 2013

Coup de foudre à Austenland - Shannon HALE

Pourquoi je le lis :


Orgueil et préjugés de Jane Austen est un de mes romans préférés, ce qui fait que de temps à autre je me laisse tenter par des "austeneries" juste pour me replonger dans l'univers d'Elizabeth Bennet et Darcy.

Le plus souvent, c'est assez décevant parce qu'il faut bien dire que rares sont les écrivains à avoir le talent de Jane Austen.

Mais de temps en temps, j'ai de bonnes surprises : des textes inventifs, drôles ou émouvants, qui ne cherchent pas forcément à imiter Jane Austen, mais qui lui rendent juste hommage. C'est ce qui fait que je persiste dans la lectures de ces "austeneries"

J'espère que Coup de foudre à Austenland fera partie de ces bonnes surprises...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Jane Hayes est une jeune New Yorkaise en apparence tout à fait normale, mais elle a un secret : son obsession secrète pour Mr Darcy, ou plus précisément pour Colin Firth jouant Mr Darcy dans l'adaptation de la BBC de Pride and Prejudice.

Résultat, sa vie amoureuse est proche du néant : aucun homme n’est à la hauteur de la comparaison. 
Quand une riche parente lui laisse en héritage un séjour de 3 semaines dans un centre chic pour les Austen-addicts, les fantasmes de Jane impliquant une rencontre fortuite avec un héros tiré tout droit de l'époque de la Régence deviennent un peu trop réels. Cette immersion dans cet Austenland réussira-t-elle à débarrasser Jane de son obsession pour lui permettre de rencontrer un vrai Mr. Darcy ?

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Mon avis :


L'idée de départ était très bonne, amusante et originale, rendant hommage aux romans de Jane Austen sans forcément chercher à se calquer sur ses histoires. Et tout le roman est émaillé de ces petites trouvailles qui auraient pu faire de Coup de foudre à Austenland un vrai coup de cœur.

Malheureusement, ces idées ne sont pas assez exploitées. Le récit reste superficiel et un peu brouillon quand il ne frise pas la caricature. Jane, l'héroïne, se montre versatile au point que j'ai fini par la trouver franchement agaçante : elle change sans arrêt d'avis sur sa vie sentimentale (abstinence totale, frivolité, grand amour) sans qu'on comprenne trop pourquoi.

En plus j'ai été gênée par la narration à la troisième personne : le roman tourne uniquement autour de l'héroïne et pendant tout le roman on suit la moindre de ses pensées. Un récit à la première personne aurait paru plus naturel.

Je ne vais pas dire que j'ai détesté Coup de foudre à Austenland parce qu'il y a de bonnes idées dans ce livre ainsi que des tas de références plus ou moins évidentes aux romans de Jane Austen, mais je m'attendais à mieux...

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mardi 11 juin 2013

Betty et ses filles - Cathleen SCHINE

Pourquoi je le lis :


J'ai lu La lettre d'amour du même auteur il y a deux ou trois ans. J'avais bien aimé.

Pour Betty et ses filles, c'est la quatrième de couverture m'a donné envie de le lire.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Que faire quand on a 75 ans et que votre mari parle soudain de « différences incompatibles » et demande le divorce après cinquante ans de mariage ? Désespérée, Betty Weissmann se réfugie à Westport, dans le Connecticut, dans un cottage au bord de la mer. Bientôt ses deux filles quinquagénaires l’y rejoignent. Agent littéraire à succès, Miranda est tombée en disgrâce après plusieurs scandales retentissants. Quant à Annie, divorcée et mère de deux grands enfants, elle peine à joindre les deux bouts. Mais bientôt l’amour ressurgit dans la vie des deux sœurs.

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Mon avis :


Le début de la lecture a été un peu laborieux, mais c'est devenu beaucoup plus intéressant une fois que je me suis rendue compte que Betty et ses filles est une réinterprétation de Raison et sentiments de Jane Austen, un roman que j'adore.

Cathleen Schine est restée fidèle au classique anglais tout en se montrant inventive. Le récit se passe à notre époque et les héroïnes ont environ trente ans de plus que dans le roman d'origine, mais sinon tout y est : la mère obligée de réduire son train de vie après avoir perdu son mari, les deux sœurs aux caractères que tout opposent, les prétendants des unes et des autres, le cousin bruyant mais attachant, la rivale ambitieuse sous ses airs de Sainte-Nitouche, etc. Tout y est et même un peu plus vu que l'auteur aborde aussi des questions actuelles...

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lundi 10 septembre 2012

La mort s'invite à Pemberley - P.D. JAMES

Pourquoi je le lis :


Je ne connais pas P.D. James (il faut avouer que je lis peu de romans policiers), mais comme beaucoup de lectrices, j'adore Orgueil et préjugés de Jane Austen. Alors je me laisse tenter par La mort s'invite à Pemberley...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

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Mon avis :


J'ai été très déçue par ce livre.

Au point de me demandé si quelque chose ne m'avait pas échappé vu que jusque là les critiques que j'avais lues étaient élogieuses. Je suis retournée sur différents blogs pour tenter de comprendre... En fait il y a deux camps : ceux qui adorent et ceux qui n'aiment pas, et presque personne avec des avis mitigés.

Tout d'abord, je reconnais que PD James écrit très bien et qu'elle s'est efforcée de manier l'ironie avec le même talent que Jane Austen. Le début du roman, qui aurait pu être ennuyeux vu qu'il s'agissait de replacer l'histoire dans son contexte en résumant Orgueil et Préjugés, est amusant et j'ai pensé que si elle poursuivait dans cette veine je passerais un très bon moment avec ce livre.

Mais les choses se gâtent très vite. Je n'ai pas reconnu l'atmosphère du roman de Jane Austen, ni ses personnages (certains sont complètement absents alors qu'ils donnaient tout son sel à Orgueil et Préjugés). Elizabeth et Jane sont devenues deux femmes mariées très semblables et plutôt effacées alors que le contraste entre leur deux personnalités étaient un des rouages de l'intrigue du roman d'origine. Je me trompe peut-être, mais je n'imagine absolument pas Elizabeth Bennet rester s'occuper de son intérieur ou prétexter la fatigue alors qu'il y a eu un meurtre commis chez elle. Et parmi les grands absents, Mrs Bennet, avec ses palpitations et ses intrigues pour arriver à ses fins, laisse un énorme vide dans La mort s'invite à Pemberley.

Et même en essayant de faire comme si cette histoire n'avait aucun lien avec Orgueil et Préjugés, ce n'était pas ça. Je n'ai pas aimé l'enquête qui m'a paru laborieuse et redondante, avec les récits des différents témoins qui répétaient leur version des faits à chaque étapes de l'enquête. PD James est sûrement restée au plus près de la réalité historique pour le déroulement de la procédure judiciaire, mais j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas de suspense et que le dernier rebondissement arrivait comme un cheveu sur la soupe.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Faites-vous partie de ceux qui ont adoré ? Ou comme moi, avez-vous été déçue parce que cette histoire ne correspondait pas à ce à quoi vous vous attendiez ?

jeudi 1 janvier 1970

Georgiana Darcy's diary - Anna ELLIOTT

Pourquoi je le lis :


Cette romance proposée en téléchargement gratuit est à la fois l'occasion de travailler un peu mon anglais et de me replonger dans l'univers d'Orgueil et préjugé de Jane Austen...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Mr. Darcy's younger sister searches for her own happily-ever-after...

The year is 1814, and it is springtime at Pemberley. Elizabeth and Mr. Darcy have married. But now a new romance is in the air, along with high fashion, elegant manners, scandal, deception, and the wonderful hope of a true and lasting love.

Shy Georgiana Darcy has been content to remain unmarried, living with her brother and his new bride. But Elizabeth and Darcy's fairy-tale love reminds Georgiana daily that she has found no true love of her own. And perhaps never will, for she is convinced the one man she secretly cares for will never love her in return. Georgiana's domineering aunt, Lady Catherine de Bourgh, has determined that Georgiana shall marry, and has a list of eligible bachelors in mind. But which of the suitors are sincere, and which are merely interested in Georgiana's fortune? Georgiana must learn to trust her heart--and rely on her courage--for she also faces the return of the man who could ruin her reputation and spoil a happy ending, just when it finally lies within her grasp.

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Mon avis :


à venir...

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