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samedi 14 juillet 2018

La dentellière de la brume - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques semaines, j'ai lu Un été bigouden d'Anne-Marie Castelain. Son écriture m'avait beaucoup plu, c'est pourquoi j'ai emprunté un autre de ses romans disponibles à la médiathèque.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Angélique et sa famille, vaillants travailleurs de la mer, n'ont pas la vie facile dans ce petit port de pêche breton. Or Angélique aspire à un nouvel horizon. M. Jehan, contremaître de son usine, soupçonne en elle quelques talents cachés et la confie aux bons soins de la comtesse de Kéradec, directrice d'un atelier renommé de dentelle. Plus douée que ses camarades, rapidement distinguée, commence pour elle une ascension qui l'amènera jusqu'à Paris et ses lumières. Notre ambitieuse héroïne n'est pourtant pas au bout de ses surprises...

Le destin d'une jeune ouvrière bretonne qui deviendra une dentellière reconnue dans le Paris de la Belle Epoque. 

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Mon avis :


J'ai été un peu déçue de ne pas retrouver le style si particulier d'Anne-Marie Castelain qui m'avait tant plu dans Un été bigouden. Non que La dentellière de la brume soit mal écrit, loin de là, mais c'est rédigé d'une plume plus classique mais très agréable.

La dentellière de la brume est un roman de terroir tout ce qu'il y a de plus traditionnel qui nous emmène à la pointe sud de la Bretagne, au tout début du XXème siècle. On découvre le quotidien des familles de pêcheurs à la sardine, qui après des années de profusion sont confrontées à une brusque pénurie de poissons. En découlent crise économique et disette, poussant les uns et les autres à chercher d'autres sources de revenus, comme les jeunes filles devenant dentellières...

La dentellière de la brume  m'a un peu rappelé La légende du pilhaouer, lu il y a peu, bien que l'atmosphère ne oit pas du tout la même : même époque, même coin de Bretagne, thème du "costume traditionnel opposé au costume moderne" en arrière plan, etc.

Malgré ma petite déception concernant le style, j'ai passé un bon moment avec ce roman.

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samedi 7 juillet 2018

La légende du pilhaouer - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


C'est la quatrième de couverture qui m'a donné envie de lire le dernier roman de Daniel Cario...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Dans toute tradition populaire circulent des croyances qui dépassent l'entendement. En Bretagne sans doute plus qu'ailleurs..." Ainsi débute en 1858 l'histoire du brodeur de Pont-l'Abbé qui créa un costume féminin d'une beauté exceptionnelle. Trois jeunes filles voulurent le porter le jour de leurs noces. Pour leur plus grand malheur.

Aux yeux de tous, Lazare Kerrec est considéré comme le meilleur tailleur-brodeur de Pont-l'Abbé. Péché d'orgueil ? Il a en tête de confectionner le plus beau des costumes mais que nul ne portera. La parure achevée, un gilet et un manchoù (sorte de petite veste) ornés de broderies somptueuses, révèle une telle maîtrise qu'on pourrait croire qu'elle est l'œuvre du diable. Qui sait... ? En 1860, à l'insu du brodeur, sa petite-fille décide de porter le costume pour son mariage. Folies et tragédies s'enchaîneront...

Des décennies plus tard, Zacharie Le Kamm, modeste pilhaouer – chiffonnier –, arrière-petit-fils du tailleur, a hérité de la parure. Même s'il désapprouve l'union de sa fille adoptive, Violaine, avec le fils d'un riche terrien, il accepte qu'elle revête les sublimes atours en ce jour de noces du printemps 1900. Comme pour défier la malédiction.

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Mon avis :


J'ai davantage apprécié La légende du pilhaouer que Trois femmes en noir (du même auteur) que j'ai lu dernièrement. Les personnages sont moins nombreux (on passe donc davantage de temps avec chacun) et j'ai aimé la façon dont le surnaturel s'invite dans le quotidien.

Dans le roman, on découvre la vie d'un pilhaouer, métier itinérant méconnu, ainsi que la vie d'un petit bourg breton au tournant du siècle partagé entre "francisation" et maintien des traditions.

La dernière partie m'a un peu moins plu car le récit devient un peu trop rocambolesque à mon goût, au point qu'on en oublierait presque le destin du costume maudit...

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jeudi 28 juin 2018

Le joueur d'échecs - Stefan ZWEIG

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Stefan Zweig il n'y a pas si longtemps avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme que j'avais adoré.

Depuis, j'ai aussi lu Marie Stuart et Marie-Antoinette que j'ai beaucoup aimés également.

Je poursuis donc mon exploration de l'univers de Stefan Zweig, avec de la fiction cette fois...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.

Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".

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Mon avis :


Dans Le joueur d'échecs, Stefan Zweig nous propose le portrait de deux hommes aux personnalités diamétralement opposées, tous deux joueurs émérites d'échecs : d'une part le champion mondial, intellectuellement limité et dépourvu de toute finesse, et de l'autre un homme discret et cultivé pour qui les échecs ont été la seule échappatoire pendant la guerre au point de mettre en péril sa raison.

Tout au long du roman, l'auteur s'attache aux détails qui rendent le récit si réel malgré l'abstraction du propos parfois et qui rendent captivant un jeu qui, habituellement, me laisse plutôt indifférente. Car comme dans  Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le plus remarquable dans Le joueur d'échecs c'est la passion que Stefan Zweig retranscrit si bien ; la passion du jeu qui envahit tout et prend possession du joueur jusqu'à le rendre fou.

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vendredi 8 juin 2018

Only you - Fayrene PRESTON

Pourquoi je le lis :


Je faisais du tri dans ma bibliothèque et je me suis dit qu'une relecture s'imposait avant de décider du sort de cette petite romance que j'ai lu la dernière fois il y a plus de vingt ans...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Faith Corvatch est la romantique par excellence. À l'âge de onze ans, pendant une séance de spiritisme, alors qu'elle questionne les esprits afin de connaître le nom de celui qui sera l'homme de sa vie, le nom de D-A-M-O-N B-R-A-D-L-E-Y lui apparaît. Trois ans plus tard, une voyante lui confirme la prédiction.

Peu de temps avant son mariage, un coup de télé-phone va bouleverser la vie de Faith. Un ami d'enfance de son fiancé, en transit pour l'Italie, appelle de l'aéroport pour le féliciter. Lorsqu'elle entend le nom de Damon Bradley, Faith décide sur un coup de tête de retrouver l'inconnu avant qu'il ne s'envole pour Venise.

Accompagnée de sa meilleure amie, Kate, elle se lance à la poursuite de Bradley. Après avoir perdu sa trace entre Venise et la Toscane, c'est à Rome, qu'elles sont entraînées par leur recherche. Des eaux de l'Adriatique aux falaises de la côte d'Amalfi, la quête de Faith se transforme en une expédition romantique dans un territoire sans repères : l'Amour.

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Mon avis :


Only you est une adaptation du scénario du film du même titre et cela se sent au niveau de la narration : on ne s'éloigne pas des péripéties du film et les personnages ne sont pas du tout approfondis.

Malgré cela, Only you reste une comédie romantique sympathique, sans surprise mais au style léger et agréable.

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jeudi 7 juin 2018

Héritage - Nicholas SHAKESPEARE

Pourquoi je le lis :


C'est un cadeau de noël que j'ai très fortement suggéré au Père-Noël car la quatrième de couverture, avec son atmosphère british et son histoire intrigante, m'a plu.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Se rendant à l'enterrement d'un de ces anciens professeurs, Andy Larkham, employé dans une maison d'édition de guides pratiques, se trompe de chapelle et assiste aux funérailles d'un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, dans son testament, que seules les personnes présentes à la cérémonie hériteraient de sa fortune. Du jour au lendemain, la vie d'Andy, devenu millionnaire, bascule. Pris de scrupules, il décide d'enquêter sur son mystérieux bienfaiteur.

Qui était Madigan ? Comment ce réfugié d'origine arménienne est-il devenu un nabab du minerai de fer en Australie, avant de finir sa vie reclus dans son manoir londonien ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Et de quels autres secrets Andy est-il devenu le dépositaire malgré lui ? Héritage débute comme un roman d'aventures, se transforme en comédie satirique et s'achève en fable. British à souhait.

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Mon avis :


L'auteur nous offre ici un récit original, mais inégal, qui mélange plusieurs genres (roman classique, journal intime, etc) et plusieurs histoires (celle de l'héritier et celle de l'homme à qui il doit ce mystérieux héritage). Je dois donc dire que j'ai trouvé le livre plus ou moins intéressant selon les passages.

Finalement, mon personnage "préféré" s'est avéré être le méchant de l'histoire, un escroc notoire qui réapparaît épisodiquement, tel un vautour qui revient menacer la quiétude des personnages principaux et de leurs proches. 

Malgré la qualité et l'originalité du texte, Héritage ne m'a pas vraiment enthousiasmée.

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mardi 29 mai 2018

Trois femmes en noir - Daniel CARIO

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Daniel Cario et en plus l'intrigue de ce roman se déroule en Bretagne, pas très loin de chez moi...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans les années 1990, Port-Louis est le lieu de vie, d'attente et de solidarité, des femmes guettant le retour des marins. La découverte, un matin de printemps, du cadavre d'Eugénie à quelques mètres de la jetée plonge la petite communauté dans un climat lourd de suspicion...

A Port-Louis, près de Lorient, la vie suit son cours entre rythme des marées et horizon du grand large. Mais ce matin-là, deux vieilles pêcheuses de palourdes, Guite et Fanch, découvrent sur une petite plage le cadavre d'Eugénie, "brave fille un peu bizarre". Des indices sur le lieu du crime orientent l'enquête vers trois marins, estimés et respectés. Parti en mer, leur chalutier ne répond pas aux appels radio et tarde à revenir. Au cœur de la tourmente, trois femmes guettent fébrilement le retour des marins, l'une, son mari, la seconde, son frère, la troisième, son fils.

L'un d'eux serait-il l'assassin d'Eugénie ? 

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Mon avis :


Au-delà de l'enquête policière, Trois femmes en noir c'est surtout le portrait d'une petite ville côtière bretonne dans les années 1990, avec son bourg, sa citadelle-musée sa plage et son port qui rythment le quotidien de ses habitants hauts en couleurs.

J'ai trouvé l'atmosphère un peu trop sombre pour que le roman me plaise vraiment, mais ce n'est pas si surprenant étant donné mon peu de goût pour les romans policiers en général. En plus, on suit beaucoup de personnages et comme finalement on passe peu de temps avec chacun, aucun ne m'a vraiment touchée et j'ai eu du mal à me sentir concernée par l'histoire.

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samedi 21 avril 2018

Valse-hésitation - Angela HUTH

Pourquoi je le lis :


Je n'ai pas résisté lorsque je suis tombée sur le dernier roman d'Angela Huth à la médiathèque : elle fait partie des auteurs que je suis toujours avec beaucoup de plaisir.

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En résumé (quatrième de couverture) :



Clare est de moins en moins sûre du rôle que les hommes devraient tenir dans sa vie. Son premier mari, Richard, était plus âgé qu’elle, et son mépris pour la jeunesse de Clare s’était peu à peu transformé en une glaciale indifférence. Jonathan, son deuxième mari dont elle est séparée provisoirement, est trop coulant : excessivement attentionné et inquiet, non sans une touche de pédanterie.

Joshua, rencontré à une fête, est d’un tout autre genre. Il commence par l’impressionner en écrasant sa cigarette sur son pouce, et sa désinvolture n’est pas loin de la séduire complètement. Si, le lendemain, elle hésite encore à essayer de le retrouver, c’est le conseil de sa nouvelle amie, Mrs Fox, qui achève de la convaincre : "Prends un amant, l’exhorte-t-elle. Mieux vaut avoir un amant quand on est jeune qu’une névrose quand on est vieille."

Tendre, mélancolique et ironique, Valse-hésitation est une histoire d’amour parfaitement maîtrisée.

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Mon avis :


Valse-hésitation m'a beaucoup rappelé La vie rêvée de Virginia Fly : dans les deux romans, il est question d'une jeune femme malheureuse en amour qui ne parvient pas à trouver sa place. Clare, l'héroïne de Valse-hésitation, est une jeune femme ballottée par les événements, qui subit ce qui lui arrive sans avoir jamais l'air vraiment heureuse, même lorsqu'elle obtient ce qu'elle désire.

Les hommes n'ont pas le beau rôle dans ce roman. Aussi bien le premier mari dont Clare est divorcée que le second dont elle est séparée pour quelques mois ou son amant  ; tous se révèlent profondément décevants (infidèles, velléitaires, étouffants, peu fiables...) et pourtant Clare semble incapable de se passer d'eux.

Le seul personnage réellement attachant dans le roman, à mon avis, c'est la nouvelle amie de Clare, Mrs Fox, une femme un peu excentrique et débordante de vie, qui apporte une touche de fantaisie dans l'existence de tous ceux qui l'entourent.

Même si j'ai trouvé que le dénouement est très triste (l'héroïne se retrouve complètement seule, sans autre perspective que l'organisation de l'enterrement de son amie) et que le récit manque un peu de rythme à mon goût, le style d'Angela Huth, toujours délicieux, m'a permis de passer un bon moment avec son premier roman.

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jeudi 19 avril 2018

Encore une danse - Katherine PANCOL

Pourquoi je le lis :


Il y a une dizaine d'années, j'ai lu Un homme à distance que j'avais beaucoup aimé pour son côté mélancolique. Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas lu les autres romans de Katherine Pancol par la suite.

Encore une danse me donne l'occasion de réparer cette omission.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ils forment une bande d'amis : Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha. Ils ont grandi ensemble à Montrouge, banlieue parisienne. Ils ont habité le même immeuble, sont allés dans les mêmes écoles et ne se sont jamais quittés.Lorsqu'ils sont devenus adultes, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Leurs espoirs, leurs illusions se sont réalisés ou envolés. Ils se retrouvent comme avant, pratiquent toujours leurs rites d'amitié même si leur musique, parfois, émet des fausses notes qu'ils s'empressent d'oublier de peur de troubler cette belle harmonie qui leur est nécessaire pour affronter la vie, la peur de vivre.Mais une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s'annonce. Face à elle, ils ne peuvent pas tricher. Les masques vont tomber. Le groupe menace de voler en éclats, de révéler des trahisons, grandes ou petites, et mille ressentiments longtemps cachés. Arriveront-ils à franchir cette étape inattendue qui les met chacun face à eux-mêmes, qui les oblige à faire le point sur ce qu'ils sont devenus sans complaisance ni lâcheté ? C'est le sujet de ce roman où les enfants ont grandi, ont vieilli et doivent abandonner le trouble paradis de l'enfance, des apparences, pour affronter la vie, et conjurer la peur qui nous saisit tous quand il s'agit de devenir grands...

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Mon avis :


Il y a quelques années, la lecture des Yeux jaunes des crocodiles m'avait laissé une impression très mitigée et c'est avec une certaine réticence que je me suis lancée dans Encore une danse qui attendait depuis très, très longtemps dans ma pal et qui, je l'avoue, ne m'a pas réconciliée avec la plume de Katherine Pancol.

Dans ce roman, l'auteur nous propose une vision peu optimiste, voire même parfois sordide, de l'amitié et du couple, encore assombrie par la menace du sida qui plane sur tout le groupe d'amis. Secrets, tromperies, mensonges, jalousies, l'auteur ne nous épargne rien n'offrant en contrepoint que l'image d'une histoire d'amour passionnelle plus destructrice qu'autre chose.

La première partie du livre qui juxtapose des portraits des uns et des autres m'a plutôt ennuyée même si l'auteur varie la forme lorsqu'elle passe d'un personnage à l'autre ; par contre la seconde moitié du roman (lorsque les personnages interagissent enfin) est plus intéressante.

Objectivement, je ne peux pas dire que c'est un mauvais roman, mais ni l'histoire ni le style ne sont à mon  goût : je crois que Katherine Pancol n'est vraiment pas faite pour moi...

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lundi 16 avril 2018

Un été bigouden - Anne-Marie CASTELAIN

Pourquoi je le lis :


Je me suis laissé tenter par ce roman qui se déroule en Bretagne et dont la quatrième de couverture m'a bien plu...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Michèle s'ennuie sur une plage du Pays bigouden et ressasse ses échecs affectifs. A quarante ans, l'avenir ne lui apparaît pas sous les couleurs les plus riantes. Un robuste et amical vieillard viendra la sortir de sa morosité. Après tout, pourquoi l'amour lui serait-il désormais interdit ? Une rencontre providentielle fera basculer sa vie. J'ai laissé filer mon amour de jeunesse, j'ai joué à cache-cache avec un mari-enfant, je ne vais pas perdre celui-ci par pruderie. 

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Mon avis :



Un été bigouden est un roman de l'instant, qui s'attarde beaucoup sur les descriptions, aussi bien des lieux que du ressenti de la narratrice. Cela donne une vision très pittoresque et poétique de la Bretagne, impression qui est encore renforcée par le fait qu'on a du mal à situer l'histoire dans le temps. Le roman ayant été publié en 1999, on imagine qu'il se déroule un peu avant et puis on nous parle de disco, de télégramme, etc et on est ramené vingt ans plus loin en arrière, ce qui finit de brouiller les repères. Enormément de descriptions donc, mais sans que cela ne devienne jamais ennuyeux : c'est comme si on était porté par les pensées de la narratrice qui vont et viennent au gré des paysages, des rencontres,...

A noter que cette femme seule en vacances en bord de mer en Bretagne n'est pas sans rappeler le roman de Marie Sizun, Plage, que j'avais beaucoup aimé également.

Malgré l'écriture savoureuse d'Anne-Marie Castelain, j'ai été déçue par la direction qu'a pris l'intrigue dans la seconde partie du roman. La rencontre amoureuse, prévisible autant qu'espérée, m'a beaucoup moins plu car elle m'a semblé incompréhensible : l'homme n'est pas "aimable", au sens premier du terme. Comment l'héroïne peut-elle tombée si vite amoureuse un homme lunatique, coléreux, égocentrique, etc ? Et du coup tout le reste semble un peu bancal, en particulier sa décision finale.

Bien que le dénouement ait été décevant, j'ai beaucoup aimé la plume d'Anne-Marie Castelain et j'ai très envie de lire ses autres romans.

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mardi 3 avril 2018

L'amour comme par enchantement - Nora ROBERTS

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Nora Roberts assez récemment avec les trilogies L'hôtel des souvenirs et Le secret des fleurs. Comme les deux m'ont bien plu, je me suis laissée tenter par cette romance hivernale...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En pleine tempête de neige dans les Rocheuses, Gabriel Bradley porte secours à un véhicule accidenté et découvre avec stupéfaction que la conductrice est une jeune femme belle à couper le souffle et… enceinte de plusieurs mois. Homme solitaire et secret, Gabriel accepte pourtant d’héberger l’inconnue dans le chalet où il s’est isolé pour peindre.

Bientôt, la jeune Laura sort de son silence. Mannequin célèbre, elle a interrompu sa carrière pour épouser un riche héritier de la côte Est. Mais, alors qu’elle venait d’apprendre qu’elle était enceinte, son mari s’est tué avec sa maîtresse dans un accident de voiture.

Emu par le récit de Laura, troublé par sa beauté, Gabriel est partagé entre le désir de la garder près de lui pour la protéger et l’envie de la voir partir au plus vite pour retrouver sa chère liberté. Mais Laura, désemparée, semble s’en remettre complètement à lui…

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Mon avis :


J'ai passé un excellent moment avec L'amour comme par enchantement.

Il ne s'agit pas d'un chef d’œuvre de la littérature sentimentale car il manque une touche d'originalité pour qu'il se démarque du lot, mais c'est justement ce qui m'a plu : le roman correspondait exactement à ce que j'en attendais. Une romance bien écrite, une histoire qui évolue lentement sans trop de heurts, rien de trop rocambolesque, des personnages attachants...

L'histoire se divise en deux parties et je dois avouer que j'ai nettement préféré la première, qui se déroule dans les montagnes et où les deux héros isolés de tout se rapprochent petit à petit.

Le roman a été écrit dans les années 1980 et cela se ressent un peu. Outre le fait qu'ordinateurs, internet et portables sont tout à fait absents, on sent bien que les mentalités ne sont pas vraiment les même qu'aujourd'hui (par exemple, la place des femmes est davantage à la maison plutôt qu'à mener une carrière...).

Une lecture bien agréable...

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vendredi 30 mars 2018

Sous le signe des gémeaux - Rosamunde PILCHER

Pourquoi je le lis :


Je profite d'un moment où j'ai du mal à me concentrer sur quoi que ce soit pour relire cette jolie roman que j'ai lu pour la dernière fois il y a plus de vingt ans...

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En résumé (quatrième de couverture) :


A vingt-deux ans, Flora découvre qu'elle a une sœur jumelle, Rose. Physiquement identiques, elles sont d'un caractère opposé. Flora accepte d'accompagner en Ecosse Antony, le fiancé de sa jumelle, en se faisant passer pour elle, afin de ne pas décevoir la grand-mère d'Antony. Flora va découvrir le passé de sa sœur mais, au fil des jours, l'engrenage dans lequel elle s'est laissé entraîner recèle de nouveaux pièges...

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Mon avis :


J'ai passé un délicieux moment avec cette romance au ton agréablement désuet. En effet Sous le signe des gémeaux a été écrit dans les années 1970 et cela se ressent beaucoup, surtout dans les attentes des personnages qui ne sont plus vraiment celles d'aujourd'hui, en particulier en ce qui concerne les aspirations des jeunes femmes.

Le style de Rosamunde Pilcher est très agréable est l'intrigue m'a beaucoup plu malgré une situation de départ pas forcément très crédible. Heureusement, le reste de l'histoire rattrape largement ce début incertain et j'ai adoré voir l'héroïne s'éprendre malgré elle du "héros" (qui n'est pas forcément celui qu'on penserait a priori).

Une lecture chaleureuse et douillette.

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mercredi 21 février 2018

Falaise des fous - Patrick GRAINVILLE

Pourquoi je le lis :


C'est d'abord la peinture de Monet en couverture qui a attiré mon attention sur ce roman dont le résumé a l'air passionnant.

En plus, c'est l'occasion de découvrir un auteur que je ne connais que de réputation.

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En résumé (quatrième de couverture) :


1868-1927 : de l'invention de l'impressionnisme à la traversée de l'Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Orphelin de mère, jamais reconnu par son père, il s'est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie.

Sous son regard, un homme peint : c'est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c'est un choc. La naissance d'un art et d'une époque se joue là, et, dès lors, il n'aura de cesse d'en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes, Mathilde, une bourgeoise mariée, sensuelle, puis Anna, passionnée. Elles l’initient à Monet, présent de bout en bout, mais aussi à Courbet, Boudin, Degas, Flaubert, Hugo, Maupassant… Tous passent à Étretat ou dans son voisinage.

De la débâcle de la guerre de 1870 à la découverte de New York, de l’affaire Dreyfus au gouffre de la Grande Guerre, c'est tout un monde qui surgit, passe et cède la place à un autre. Dans la permanence des falaises lumineuses, la folie de Monet affrontant l'infini des Nymphéas. Le tout sous la plume d'un homme qui a beaucoup vécu, beaucoup ressenti, aimé et perdu.

Fresque historique vertigineuse, saga familiale et amoureuse, évocation puissante de la pulsion créatrice : avec Falaise des fous, Patrick Grainville signe son roman le plus accompli, le roman d'une vie.

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Mon avis :


Je ne suis pas arrivée à entrer dans le roman. C'est très bien écrit, d'une belle plume qui donne vie aux œuvres des artistes évoqués aussi bien qu'au quotidien des gens "plus ordinaires". Cependant l'auteur survole trop les choses pour que j'arrive à entrer dans l'histoire de cet homme qui a côtoyé les grands artistes de son époque sur la côte normande (mais après tout, le roman retrace les mémoires du narrateur sur une soixantaine d'années et on ne peut s'attendre à ce que tout soit détaillé comme je l'aime).

Ce roman n'est pas fait pour moi, tout simplement...

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mardi 6 février 2018

Un mariage en eaux troubles - Sylvie ANNE

Pourquoi je le lis :


Voilà un auteur dont j'entends parler régulièrement et que je n'avais pas encore eu l'occasion de lire.

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En résumé (quatrième de couverture) :


A Brive, en 1935. Par son mariage, la douce Alice est au cœur des manigances et des ambitions de Paul Bersac et de sa mère. Lui, propriétaire de la source d'eau la Châteline, cache sa part d'ombre. Mais bientôt Alice se rebelle...

Jamais la timide Alice n'aurait pu rêver d'une si belle union... Le tout récent propriétaire de la source d'eau la Châteline, Paul Bersac, alliant charme et assurance, a demandé sa main à ses parents, prospères paysans corréziens. Alice est amoureuse. Pour la première fois. Et qu'importe si Marthe, sa future belle-mère, se montre si intrusive.

Or, au fil des mois de leur vie commune, la jeune épouse s'interroge. Paul est lointain. Est-il vraiment le mari dont elle rêvait ? Sa société perd de l'argent. Est-il le brillant entrepreneur qu'il a voulu faire croire ? Et surtout, comment peut-elle exister au sein du couple quasi fusionnel que forment Paul et sa mère ?

En ces années 1930, il est difficile pour une jeune femme sans expérience de s'affirmer. Et pourtant Alice Bersac va se rebeller...

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Mon avis :


L'histoire de cette jeune femme effacée qui finit par s'émanciper malgré un mari manipulateur et une belle-mère intrusive aurait pu être vraiment intéressante mais j'ai trouvé le récit manquait de subtilité. En effet, les personnages sont esquissés à grands traits, au point de paraître presque caricaturaux (notamment le mari et la belle-mère d'Alice, les deux méchants de l'histoire) et la "métamorphose" de l'héroïne m'a semblé trop rapide.

Le style de Sylvie Anne est plaisant, mais l'histoire n'est pas assez convaincante pour en faire une lecture vraiment agréable.

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mardi 30 janvier 2018

Le prix de l'innocence - Willa MARSH

Pourquoi je le lis :


J'aime beaucoup ce qu'écrit Willa Marsh (alias Marcia Willet). Jusqu'à présent j'ai lu trois de ses romans qui m'ont tous plu : 

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En résumé (quatrième de couverture) :


« - On danse ?
J’acquiesçai. Et c’est ainsi que tout commença. »


Pique-nique et virées en décapotable le week-end, premières cigarettes, premiers slows : poussée par ses amis Vanessa et Tony, si joyeusement délurés, l’innocente Fiona prend goût à la liberté. Ce n’est pas la même chanson pendant la semaine. Au grand magasin Winslow, elle doit subir les remontrances de la terrible Mme Ferrars, chef du rayon verre et porcelaine. Elle découvre, stupéfaite, un monde d’intrigues et de coups bas.

Trois décennies plus tard, Fiona reçoit une lettre de Vanessa lui annonçant la visite de son fils Alex. Les souvenirs affluent… Peu à peu, pour Fiona, tout s’éclaire.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé Le prix de l'innocence et son atmosphère "so british" pleine de nostalgie.

En effet, la narratrice, Fiona, reçoit un courrier qui la replonge dans des souvenirs vieux d'une vingtaine d'années, la ramenant à une période charnière de sa vie où, jeune fille encore très naïve, elle vivait sa première expérience professionnelle, dans un grand magasin ; l'occasion de se frotter au monde : nouvelles amitiés, premiers amours, prises de conscience, désillusions...

Le récit oscille entre les deux périodes et les personnages sont, pour la plupart, à peine esquissés au gré des souvenirs de la narratrice, ce qui ajoute à l'atmosphère éthérée du roman. Et même si la "grande révélation" est finalement assez prévisible, sauf pour la narratrice toujours un peu candide, cela ne gâche en rien le récit. Au contraire, cela apporte une certaine tension alors qu'on s'inquiète de la réaction de Fiona...

J'ai donc passé un excellent moment avec cette lecture délicieuse.

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mercredi 17 janvier 2018

Sucre noir - Miguel BONNEFOY

Pourquoi je le lis :


Comment ne pas se laisser tenter avec cette quatrième de couverture intrigante et les critiques enthousiastes sur les blogs, notamment chez Chaise longue et bouquins...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. A la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre, qui rêve à d'autres horizons. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.

Dans ce roman envoûtant, sensuel, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l'un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d'hommes et de femmes guidés par la quête de l'amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse, le tableau émouvant d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.

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Mon avis :


J'ai bien aimé Sucre Noir, mais pas autant que les critiques enthousiastes lues sur les blogs me l'avaient laissé espérer.  Le roman m'a paru trop impersonnel en quelque sorte : l'auteur maintient une certaine distance avec les personnages et il étire son histoire sur plusieurs décennies, survolant rapidement de longues périodes, ce qui m'a empêchée de rentrer vraiment dans l'histoire. Et puis le texte a un petit air de conte ou de fable, avec des repères temporels et géographiques un peu flous, des personnages proches de l'archétype et un dernier chapitre qui fait office de morale.

Par contre j'ai été complètement bluffée par le premier chapitre. En effet, le roman s'ouvre sur une scène de naufrage arboricole surréaliste, si bien décrite qu'on en perd ses repères entre mer et forêt, et qui illustre le talent de conteur de Miguel Bonnefoy.

Sucre noir est donc un bon roman, mais pas fait pour moi...

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mardi 16 janvier 2018

Trois fois dès l'aube - Alessandro BARICCO

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques temps, j'ai adoré Soie et un peu plus récemment, La jeune épouse m'a beaucoup intriguée. Je poursuis donc ma découverte de l'œuvre d'Alessandro Baricco avec ce recueil.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Deux personnages se rencontrent à trois reprises. Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l'héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l'homme s'ouvre à elle mais mal lui en prend.
Un portier d'hôtel aide une jeune cliente à s'enfuir afin d'échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux. Plus âgé qu'elle, il lui révèle qu'il a passé treize ans en prison à la suite d'un meurtre.

Malcolm, le personnage de la première rencontre, est encore enfant quand ses parents meurent dans l'incendie de leur maison. Pour le soustraire aux suites de ce drame et l'emmener dans un endroit sûr, une inspectrice de police le conduit chez un de ses amis.

Trois histoires nocturnes qui se concluent à l'aube et qui marquent, chacune à sa façon, un nouveau départ. Trois facettes qu'Alessandro Baricco rassemble en un récit hypnotique et puissant, non dépourvu d'élégance et même de sensualité.

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Mon avis :


Ce recueil réunit trois courts récits qui évoquent à travers trois rencontres aussi éphémères que déterminantes le temps qui presse et la fuite, avec à chaque fois une certaine forme de violence.

Les textes m'ont semblé trop courts, avec des personnages tout juste ébauchés, pour que j'apprécie vraiment Trois fois dès l'aube. Et pourtant Alessandro Baricco maîtrise parfaitement son œuvre, restituant précisément l'atmosphère oppressante qui caractérise les différentes rencontres, chaque épisode faisant écho aux autres par tout un tas de détails qui font que les trois nouvelles ne sont pas tout à fait indépendantes les unes des autres.

Outre la brièveté des textes, j'ai été gênée par la forme : de très longs paragraphes avec des dialogues qui ne sont pas formalisés (pas de guillemets, ni de tirets, même pas toujours des retours à la ligne).

Si je suis bien obligée de reconnaître que Trois fois dès l'aube n'est pas dénué de qualités, le récit est cependant trop "conceptuel" pour me plaire.

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lundi 15 janvier 2018

Les filles au lion - Jessie BURTON

Pourquoi je le lis :


Voilà un roman qui me tentait depuis un moment...

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En résumé (quatrième de couverture) :


En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire.

Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n'est qu'il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l'air d'en savoir plus qu'elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d'Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l'énigme des Filles au lion.

Sa quête va révéler une histoire d'amour et d'ambition enfouie au cœur de l'Andalousie des années trente, alors que la guerre d'Espagne s'apprête à faire rage. Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d'émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.

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Mon avis :


Les Filles au lion fait partie de ces romans dont on sait dès les premières lignes qu'on va l'adorer : le style réjouissant de Jessie Burton et son héroïne, Odelle, pour qui on se prend tout de suite de sympathie font qu'on est immédiatement entraîné dans l'histoire du mystérieux tableau qui donne son titre au livre...

Je dois dire que j'ai préféré la partie du roman qui se déroule à Londres en 1967, même si les clés du mystère sont à découvrir dans la partie de l'histoire se déroulant dans l'Espagne de 1936 : le personnage d'Odelle est tout particulièrement attachant, tandis que les personnages gravitant autour d'elle sont plus nuancés et m'ont davantage touchée que la famille Schloss, enfermée dans une sorte de huis-clos avec le frère et la sœur Robles alors que la guerre civile espagnole couve.

Les deux récits sont également l'occasion d'évoquer l'art : ce qui fait l'artiste, ce qui fait l'œuvre d'art, ce qui lie les deux, etc. Cette réflexion est très bien intégrée à l'histoire que nous raconte Jessie Burton grâce aux personnages d'Odelle et d'Olive, l'une écrivain, l'autre peintre, toutes deux au tout début de leur carrière et confrontées aux doutes quant à leur talent, à la nécessité pas forcément agréable de se mettre à nu en même temps qu'on dévoile ses œuvres au public,...

Enfin bref, j'ai beaucoup aimé et j'ai bien l'intention de lire Miniaturiste sans trop tarder.

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jeudi 4 janvier 2018

Quand tu n'étais pas là - Laura BLOOM

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a plu, elle laisse présager une grande histoire d'amour...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Summer Hill, en banlieue de Sydney. Comme tant d’autres en cette année 1940, le mari de Catherine est mobilisé dans le Pacifique. Elle attend de ses nouvelles... En vain. Persuadée d’être veuve, la jeune femme tombe amoureuse d’un soldat américain. Quand en 1946, son époux revient traumatisé des combats, Catherine est rongée par la culpabilité. Car l’adultère n’est pas son unique secret...

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Mon avis :


J'ai d'abord été un peu déçue parce que l'histoire ne correspondait pas à ce que je m'étais imaginé à partir de la quatrième de couverture. Ajoutez à cela le rythme assez lent, l'atmosphère un peu sombre... et en plus j'ai eu du mal à éprouver de la sympathie pour l'héroïne et c'est peut-être ce qui m'a le plus freinée.

Mais finalement, malgré un début difficile, j'ai bien aimé cette histoire qui m'a fait découvrir un aspect moins connu de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, loin du conflit européen auquel on pense d'abord, il est ici question des combats dans le Pacifique et des femmes qui font tourner le pays en attendant retour des soldats au front et qui devront alors leur céder la place et retourner aux fourneaux.

L'auteur s'attarde tout particulièrement sur les difficultés qu'ont Catherine et Robert à se retrouver après une si longue séparation alors qu'ils sont hantés par les souvenirs (les atrocités de la guerre pour lui, les remords d'avoir "fauté" pour elle). Le retour en arrière semble impossible pour eux et le conseil mille fois répété aux femmes de ne rien changer afin que leurs maris retrouvent leurs repères à leur retour semblent d'autant plus absurde que c'est seulement une fois qu'ils se décident à faire des projets et à s'écarter du chemin qu'ils s'étaient initialement choisis que Catherine et Robert finissent par se retrouver

Je ne regrette donc pas d'avoir persévéré pour suivre ces personnages plein de nuances qui donnent vie à une histoire émouvante qui évite les facilités.

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dimanche 31 décembre 2017

Partition amoureuse - Tatiana de ROSNAY

Pourquoi je le lis :


Parce que j'aime bien ce qu'écrit Tatiana de Rosnay et que la quatrième de couverture m'a bien plu...

 
NB : Ce roman a été précédemment publié sous le titre Le dîner des ex.

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En résumé (quatrième de couverture) :


"Quatre hommes, quatre notes. Toi un do, première note de la gamme comme alpha est la première lettre de l’alphabet. Manuel est un sol aux accents inquiétants, la dominante de la gamme de do. Pierre est un long ré tourmenté. Hadrien ne serait-il pas mon la, note de référence, celle dont un chef a besoin pour diriger un orchestre, celle qu’il me faut désormais pour apprendre à diriger ma vie ?"
 
Margaux, célèbre chef d’orchestre, décide, à l’approche de ses 40 ans, d’inviter à dîner les hommes qui ont le plus compté pour elle. C’est l’occasion d’un bilan, le moment d’assumer les échecs du passé afin de mieux savourer ses bonheurs présents. Avec lucidité, Margaux dresse l’inventaire de sa vie amoureuse, comme elle le ferait sur une partition, chacun de ses amants apportant sa cadence.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé Partition Amoureuse même s'il partait avec un sérieux handicap car en général je n'aime pas les romans rédigés à la deuxième personne... Mais c'est peut-être l'exception qui confirme la règle.
 
J'ai trouvé très touchante cette femme qui se penche sur son passé amoureux. Elle n'est pas parfaite, pas irréprochable, mais elle s'avère très attachante. En effet, Tatiana de Rosnay peint ici le portrait tout en nuances d'une femme d'exception, d'une femme comme tant d'autres : femme occupant un "poste d'homme", mère divorcée et dévouée, mais surtout femme esseulée inquiète à l'approche de la quarantaine de ne plus jamais connaître l'amour.

J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont l'auteur parle de la musique et du métier de chef d'orchestre, en particulier pour une femme. Même pour moi qui ne connaît rien à la musique classique, le texte est très évocateur, presque mélodique.
 
Enfin bref, j'ai passé un délicieux moment avec cette Partition Amoureuse rédigée de la plume toujours très élégante de Tatiana de Rosnay.

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samedi 30 décembre 2017

Le manuscrit de Port-Ebène - Dominique BONA

Pourquoi je le lis :


J'ai lu Le manuscrit de Port-Ebène peu après sa sortie, il y a bientôt vingt ans. Si je garde un excellent souvenir de ce texte merveilleusement évocateur des tropiques, j'avoue que les détails de l'intrigue m'échappent un peu et que cette relecture ne sera pas de trop.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Saint-Domingue, au dix-huitième siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayée par l'île opulente, se laisse peu à peu envoûter : les chevauchées à cru sur la plage, les peaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. Une nuit tropicale et dangereuse, une nuit vaudoue. La dame de Saint-Domingue va risquer sa vie et l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port-Ebène.

De nos jours, au mas de Maguelonne, l'éditeur Jean Camus lit dans la hâte le récit de la dame d'autrefois. De sa voix si claire, cette femme possédée révèle ses amours interdites. Le sang qui baigna l'île, alors, fut-il seulement celui de la Révolution française ? Le manuscrit retrouvé est-il exorcisme ou confession ?

Dominique Bona a écrit un roman voluptueux et magique où passe comme en rêve toute histoire de Saint-Domingue, Haïti aujourd'hui : planteurs despotes, esclaves en fureur, docteurs-feuille jeteurs de sort, métis préparant le renversement de la colonie, traîtresses et innocents. Une fresque noir ébène et rouge sang d'où se détache le visage d'une femme libre d'aimer.

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Mon avis :


Cette relecture m'a rafraîchi la mémoire, mais si l'intrigue n'était pas tout à fait celle dont je me rappelais, l'atmosphère, elle, était aussi envoutante que dans mes souvenirs. J'ai adoré le style de Dominique Bona : elle nous livre un récit passionnant qu'on dévore malgré les longues descriptions et l'absence presque totale de dialogues. Le texte est foisonnant, à l'image de Saint-Domingue et de sa nature exubérante où nous entraîne une héroïne éprise de liberté. 

Le récit de la jeune femme envoyée à Saint-Domingue pour se marier est entrecoupé de chapitres consacrés à l'éditeur à qui on a confié ce manuscrit pour le publier. Le texte du XVIIIème fait écho à l'histoire personnelle de cet homme solitaire et c'est aussi une réflexion intéressante sur le métier d'éditeur et sur la place que les livres peuvent prendre.

Une très belle lecture qui fait voyager...

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