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samedi 23 décembre 2017

Trois éclats toutes les vingt secondes - Françoise KERYMER

Pourquoi je le lis :


J'ai découvert Françoise Kerymer avec Il faut laisser les cactus dans le placard et sa suite Seuls les poissons, deux romans dont j'avais beaucoup aimé l'écriture.

J'espère passer un aussi bon moment avec Trois éclats toutes les vingt secondes...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Au large du Finistère, là où la terre finit, où le plus grand cimetière marin du monde murmure ses légendes, une île : l’île de Sein. 
Emma et son fils, Camille, sept ans, y débarquent pour passer les deux mois d’été. 
La jeune mère est désespérée : contrainte à cet exil par son mari, elle éprouve les plus grandes difficultés à comprendre son fils, à l’intelligence aiguë et au caractère imprévisible. Et si le jeune garçon s'enthousiasme immédiatement pour l’île, Emma résiste malgré le soutien d’Armelle, la restauratrice au grand cœur, de Ronan marin de la navette quotidienne avec la grande terre, et de Louis-Camille compositeur solitaire. 
Entre ciel et mer un drame se joue. 
La magie de l’ile bretonne réussira-t-elle à sauver la mère et son enfant ?

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Mon avis :


J'ai trouvé Trois éclats toutes les vingt secondes un petit peu déstabilisant au début, alors que l'auteur esquisse à peine ses personnages et les raisons de leur retraite forcée sur l'île de Sein. Puis peu à peu, elle complète leur portrait à petites touches légères, apportant parfois des explications, gardant le silence sur d'autres questions, et subtilement l'atmosphère évolue.

Mais outre un roman d'atmosphère, Trois éclats toutes les vingt secondes c'est d'abord l'histoire d'une mère et de son fils qui ne se comprennent pas et en attendent trop l'un de l'autre au point de se déchirer continuellement. J'ai trouvé très émouvante la façon dont ils finissent par se retrouver, mais seulement après avoir trouvé chacun leur place grâce aux rencontres faites sur l'île.
 
L'épilogue aussi m'a beaucoup plu, apportant les réponses qu'on espérait après un dernier chapitre de séparation un peu triste.

Avec Trois éclats toutes les vingt secondes, Françoise Kerymer nous offre donc un superbe roman plein de sensibilité qui évoque magnifiquement l'île de Sein et ses habitants, iliens de naissance ou d'adoption.

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lundi 7 juillet 2014

Seuls les poissons - Françoise KERYMER

Pourquoi je le lis :


Après avoir lu quelques pages de Il faut laisser les cactus dans le placard, je suis allée jeter un œil sur Internet pour voir si Françoise Kerymer avait écrit d'autres romans car celui-là me plaisait déjà beaucoup.

C'est ainsi que j'ai découvert par hasard que Seuls les poissons est la suite de Il faut laisser les cactus dans le placard. Même si ce n'est signalé nulle part sur la quatrième de couverture, ce n'est pas très compliqué à déduire à partir de deux quatrièmes de couverture

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En résumé (quatrième de couverture) :


A Paris, Marie ressasse des pensées solitaires. Alex, son mari, a rejoint Corfou pour se consacrer au piano, et ses filles ont leurs propres défis à relever. Sarah, mère célibataire, dirige seule l'entreprise familiale depuis la disparition de son compagnon. Quant à Elsa, son "petit phare de l'autre côté de l'Atlantique", elle a intégré une unité de recherche en médecine.

Mais le passé refait brutalement surface. Et de Paris à New York, de Corfou à la Bretagne, ce sont les vies de tous les membres de la famille qui vont soudain basculer.

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Mon avis :


J'ai bien aimé ce roman, mais pas autant que la première partie, Il faut laisser les cactus dans le placard.

J'ai eu plaisir à retrouver l'écriture douce et poétique de Françoise Kerymer, mais l'histoire m'a paru moins captivante et des pans entiers de l'intrigue ont donné l'impression de n'être qu'effleurés. C'est sûrement dû à la multiplication des narrateurs qui sont dispersés aux quatre coins du monde (avec la Bretagne au centre, comme le dit très justement un des personnages).

Seuls les poissons parle de la famille au sens large du terme, mais c'est aussi une belle réflexion sur la solitude, qu'elle soit choisie (pour échapper aux soucis ou trouver l'inspiration) ou subie (suite à une rupture, un deuil...).

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vendredi 4 juillet 2014

Il faut laisser les cactus dans le placard - Françoise KERYMER

Pourquoi je le lis :


Le titre a attiré mon attention et la quatrième de couverture m'a plu, tout simplement.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Trois sœurs.

Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie ancienne à Paris, et ses deux filles. Cérébrale, sérieuse et responsable, elle tente de maintenir l’équilibre familial, au prix de sacrifices personnels qu’elle ne mesure pas elle-même.

La cadette, Anne, vit en plein vent, « dans les grandes largeurs » et pourtant modestement, au pied de son phare, dans la magnifique petite bourgade bretonne de Port Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnue – mais est-ce vraiment important pour elle ? – elle dévore la vie, les hommes, et s'obstine à attendre un horizon qui réalise entièrement ses désirs.

La benjamine, Lise, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s'accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie.

Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Sa mort les force à se pencher malgré elles sur leur héritage familial, à comprendre cet homme silencieux, ses choix, son histoire. Elles doivent alors repenser leur vie, leur relation, libres enfin de choisir et d’être ce qu’elles veulent vraiment.

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Mon avis :


Voilà un roman qui attendait, sans raison particulière, depuis trois ans sur une étagère de ma bibliothèque et je ne regrette pas de l'avoir enfin lu (et pas seulement parce que cela fait descendre ma P.A.L.) : il m'a fait passer un excellent moment de lecture, entre douceur, mélancolie et optimisme.

J'ai beaucoup aimé l'écriture de Françoise Kerymer et ses subtiles variations de style selon la narratrice (les trois sœurs prennent la parole tour à tour au fil des chapitres), et j'ai encore davantage aimé l'histoire touchante de cette famille avec sa part d'ombre qui ne sera jamais vraiment éclaircie. Les trois sœurs doivent apprendre à vivre avec, chacune à leur manière, avec leurs personnalités bien distinctes, leurs passés, leurs aspirations, leurs désillusions...

Un autre point fort du roman, c'est le personnage du père, tellement contrasté qu'il en devient impossible à comprendre pour le lecteur comme pour tous c eux qui l'ont connu (des pistes sont avancées, mais rien de définitif). Je n'en ai pas croisé beaucoup des personnages comme celui-là au cours de mes lectures. La plupart du temps, on fini par obtenir les explications sur les actes ou les motivations de ces figures imposantes qui marquent le destin de leur entourage.

Et puis alors que tout se mettait tranquillement en place pour un happy-end survient une fin déstabilisante, inattendue.

J'ai hâte d'en apprendre plus en retrouvant les personnages du roman dans Seuls les poissons... Et cette fois je n'attendrai pas trois ans !

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