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mardi 9 décembre 2014

Le ruisseau de cristal - Dermot BOLGER

Pourquoi je le lis :


J'aime bien ce qu'écrit Dermot Bolger en général, alors je n'ai pas hésité quand j'ai vu son dernier roman parmi les nouveauté de la bibliothèque municipale.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Le nouveau roman de Dermot Bolger, Le ruisseau de cristal (The Woman's Daughter), commence avec l'histoire d'une jeune fille vivant recluse et caché dans une petite chambre. Elle ne fait l'expérience du monde qu'à travers sa fenêtre et les histoires que lui raconte sa mère : l'arrivée de sa famille dans ce quartier résidentiel de banlieue, les jeux avec son frère, qui se muent en un amour incestueux dont on devine les conséquences tragiques, sa vie dans l'Irlande des années 1960, des usines aux salles de bal.

Le tour de force du roman est d'inclure cette vie d'isolement et de solitude dans une histoire plus vaste, qui commence au XIXe siècle avec la relation d'un jeune tuteur et de Bridget, une femme de chambre, en pleine ère victorienne, pour se poursuivre avec Joanie, une jeune femme contemporaine, hantée par un passé qu'elle n'a pas connu.

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Mon avis :


Le ruisseau de cristal a été une lecture assez difficile, si ce n'est carrément éprouvante, tant sur la forme que sur le fond.

Le texte, en trois grandes parties qui se font écho, est très déstructuré, avec des changements de points de vue et même d'époques d'un paragraphe à l'autre sans aucune transition. Je me suis sentie perdue en lisant les première pages et je me suis demandée dans quoi j'avais bien pu m'embarquer. Mais il suffit de faire confiance à l'auteur et se laisser porter par le texte, et petit à petit les éléments prennent place et tout devient compréhensible (ou presque...).

Quant à l'histoire en elle-même, ou plutôt les histoires car on suit plusieurs récits ayant tous eu lieu au même endroit (au bord du fameux ruisseau du titre) mais pas tout à fait à la même époque ; ces histoires sont toutes marquées par une atmosphère dérangeante, des relations amoureuses malsaines qui ne font que souligner la solitude profonde des personnages qui semblent hantés par des fantômes plus présents que les vivants.

Malgré la difficulté du texte et son âpreté, j'ai beaucoup aimé Le ruisseau de cristal qui m'a beaucoup touchée.


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dimanche 23 mars 2014

Une illusion passagère - Dermot BOLGER

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques mois j'ai lu Une seconde vie que j'ai beaucoup aimé. C'est pourquoi je récidive avec le dernier roman de Dermot Bolger.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Martin, haut fonctionnaire irlandais d'une cinquantaine d'années, rattaché à un ministère en bout de course, se retrouve, le temps d'un voyage officiel en Chine, seul dans sa luxueuse chambre d'hôtel. Accablé par une existence terne, entre une épouse avec qui il ne partage plus aucune intimité, et trois filles qui sont déjà absorbées par leur vie d'adultes, il décide de s'offrir un massage durant son séjour.

Le jeune femme chinoise qui vient le masser ne parle pas sa langue et ne partage rien de sa vie : mère célibataire, elle peine à joindre les deux bouts, mais ce qu'elle lui procure est autrement précieux : le plaisir d'être touché, la sensation d'être désiré. Une complicité naît entre eux, que rompt la proposition de la jeune femme de monnayer ses charmes. Martin va-t-il céder à cet appel qui le trouble ? En l'espace d'une nuit, l'écriture dense et acérée de Dermot Bolger, d'une grande sensibilité, condense la vie d'un homme, ses convenances, ses incertitudes et son trouble.

Dans une interrogation existentielle semblable à celle que traverse l'Irlande, Martin aura au moins retrouvé un peu de ce qu'il est.

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Mon avis :


Hasard de mes lectures : comme dans Fiançailles que j'ai terminé hier, la prostitution est au cœur de ce roman, comme un levier, un révélateur de la nature humaine.

Dermot Bolger nous livre un récit court au ton incisif et désabusé, marqué par l'amertume du personnage principal qui s'interroge sur le caractère illusoire de toute son existence.

C'est bien écrit (moi qui n'aime pas les romans courts habituellement, je n'ai pas eu l'impression que le texte avait été amputé) et c'est dérangeant aussi car l'introspection du personnage principal sur l'utilité de son métier, ses liens avec les membres de sa famille, etc nous renvoient à nos propres existences et à nos propres doutes.

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mercredi 5 juin 2013

Une seconde vie - Dermot BOLGER

Pourquoi je le lis :


Les critiques sont bonnes et la quatrième de couverture a piqué ma curiosité avec cette histoire de quête d'identité.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Sean Blake réchappe de justesse à un accident de voiture à la suite duquel il a été, pendant quelques secondes, déclaré cliniquement mort. À son réveil, bouleversé, Sean perçoit le monde tout à fait différemment, comme s'il débutait une nouvelle existence. Mais ce n'est pas la première fois que Sean voit sa vie modifiée. À six semaines, il a été retiré à sa mère, une jeune fille forcée par la société et l'Église de le laisser à l'adoption. Avec le sentiment d'être devenu étranger à sa femme et à ses deux enfants, et très certainement en premier lieu à lui-même, Sean décide de partir à la recherche de cette mère dont il ne sait rien. Avec beaucoup d'émotion et de sensibilité, Dermot Bolger nous entraîne dans une histoire particulière (déjà évoquée au cinéma dans le très émouvant Magdalene Sisters), celle de ces adolescentes irlandaises rompues et humiliées, dont le malheur se répercuta sur les générations futures.

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Mon avis :


Un roman émouvant sur la quête d'identité d'un orphelin et sur le drame vécu par ces jeunes filles irlandaises enceintes et célibataires enfermées dans des couvents et exploitées, à qui on arrachait leur bébé.

Le récit est dense, touffu, mais bien écrit et agréable à lire.

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