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mardi 26 décembre 2017

La maison des Aravis - Françoise BOURDIN

Pourquoi je le lis :


C'est une relecture...

Parce que j'avais envie d'une lecture chaleureuse comme sait si bien les écrire Françoise Bourdin.

J'ai lu La maison des Aravis il y a dix ans et l'histoire m'avait beaucoup plu : j'espère passer un aussi bon moment à nouveau...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Clément, quarante-sept ans, agent immobilier au chômage, et Bénédicte, vétérinaire dans un cabinet parisien, vivent à Levallois avec leurs grands enfants, Louise et Laurent. Lorsque Bénédicte reçoit en héritage la maison de sa tante Mathilde, en Haute-Savoie, Clément propose de partir s'y installer. Après maintes hésitations, toutes la famille se lance dans l'aventure.

Soutenue par l'accueil chaleureux des gens du village, Bénédicte s'adapte rapidement et avec enthousiasme à sa nouvelle vie. Mais bientôt Clément, dans l'un de ses revirements coutumiers, se lasse de cette vie rude et austère, tandis que Bénédicte se sent étrangement troublée par son voisin, Ivan Charlet, un maître verrier passionné et secret qui disparaît chaque jour dans la forêt en compagnie de ses deux loups apprivoisés.

À travers le chaleureux portrait d'une femme authentique et de sa rencontre avec une région sauvage et magnifique, Françoise Bourdin aborde avec finesse des thèmes contemporains comme le chômage et l'exode des citadins en quête d'une meilleure qualité de vie.

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Mon avis :


J'ai beaucoup aimé ce roman qui offre un récit très ancré dans le quotidien (avec des personnages auxquels il est facile de s'identifier) mais émaillé de quelques touches plus romanesques comme les loups d'Ivan.

D'une plume très agréable, Françoise Bourdin nous emmène en montagne et nous plonge dans le quotidien d'une famille qui quitte la région parisienne et son rythme effréné pour s'installer dans un village rural de Haute-Savoie où chacun s'adapte avec plus ou moins de bonheur à cette nouvelle vie.

J'ai passé un très bon moment avec La maison des Aravis même si je serais bien restée un peu plus longtemps avec Bénédicte et les siens...

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samedi 18 novembre 2017

Ceux de Ker-Askol - Hervé JAOUEN

Pourquoi je le lis :

 
C'est un cadeau d'anniversaire qui date déjà de quelques années. Un cadeau tellement bien trouvé que j'en avais déjà un exemplaire d'une autre édition dans ma bibliothèque. Mais c'est l'intention qui compte...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ceux de Ker-Askol raconte le destin tragique d’une jeune Bretonne, Maï-Yann, au début du XXe siècle. Encore enfant, elle a été séparée de sa sœur Jabel et conduite dans un couvent de Haute-Savoie. À l’âge du noviciat, un homme abuse de sa naïveté. Pour étouffer le scandale, les religieuses la renvoient en Bretagne, dans un hameau perdu, et scellent sa vie à celle d’un vieux garçon, mi-paysan mi-bedeau, autre âme en peine qui n’est pas le mari que Maï-Yann espérait.

Dans les terres isolées de Ker-Askol, marquées par les saisons et le travail de la terre, le petit Martial va grandir "comme une bête sauvage, dans l’innocence de ses origines et dans l’ignorance de la folie de sa mère…".

Hervé Jaouen dépeint un monde en vase clos, où la religion exerce son emprise sur les esprits simples. Il ressuscite le passé, pas si lointain, d’un couple frappé de malédiction, dans une Bretagne impressionnante de réalisme. Un grand roman, sombre et digne, servi par une admirable écriture.

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Mon avis :


Ceux de Ker-Askol m'a beaucoup plu malgré le côté un peu sombre de l'histoire de Maï-Yann.
 
Maï-Yann, le personnage principal, c'est la sœur de Jabel, l'héroïne des Filles de Roz-Kelenn, que j'ai lu il y a bientôt dix ans et que j'avais beaucoup aimé (c'est bien pour cela que j'ai acheté Ceux de Ker-Askol, même s'il est resté un certain temps dans ma pal). Comme dans Les filles de Roz-Kelenn, on suit le destin d'une jeune orpheline et de sa descendance dans la Bretagne du début du vingtième siècle, mais cette fois la jeune fille n'a aucune prise (ou si peu) sur ce qui lui arrive. Prise en charge par des religieuses alors qu'elle est encore enfant, celles-ci lui choisissent un mari quand Maï-Yann se retrouve enceinte, scellant son destin et celui de son fils à naître.

Dans Ceux de Ker-Askol, on est loin du folklore et du passé idéalisé qui servent trop souvent de toile de fond aux "romans du terroir" : d'une plume sans compromis émaillée d'expressions bretonnes, Hervé Jaouen nous dépeint une vie rurale âpre, faite de bons et de mauvais moments, dans un petit village reculé du Finistère. Cela donne une lecture très prenante que j'ai beaucoup aimée.

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